☁️ Douter Est Ce Renoncer À La Vérité

4 — la force il n'y a rien de pareil; «l'une ne fait point penser à l 'autre, ne suppose pas l 'autre, ne remplace pas l 'autre ». Aussi «l'honneur de la vérité, c'est de triompher par sa propre énergie; l'honneur de l'autorité, c'est de comprendre ce principe, c'est de laisser un libre chemin à la vérité, c'est d'avoir foi en la puissance de la vérité, et, en conséquence Culte à l'Oratoire du Louvre Dimanche 1er août 2021 La vérité vous rendra libres » Culte par la pasteure Béatrice Cléro-MazireMusique Simon Lawford, organiste invité Accès direct aux textes des chants, cliquer iciAccès direct à la lecture biblique, cliquer iciAccès direct au texte de la prédication, cliquer iciAffichage de la prédication pour impression, cliquer ici Salutation La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Père, et de Jésus-Christ, notre Sauveur et notre frère. Accueil Chers amis, bienvenue dans ce lieu de prière, que vous soyez habitués à y venir où que vous veniez ce matin pour la première fois, vous êtes ici chez vous. Bienvenue aussi à toutes celles et ceux qui nous rejoignent par le biais des réseaux sociaux, nous sommes en communion les uns avec les autres. Et dans la même communion, je vous invite à la prière Prière Eternel, nous venons en ce lieu avec nos vies telles que nous les vivons, telles que nous les considérons, telles que nous croyons qu’elles sont considérés dans ce monde. Reçois chacun dans ce temple dédié à ta louange et que ta parole transforme notre vie. Que dans la prière et dans le chant, nous puissions t’offrir le meilleur de nos vies, et qu’à l’écoute de ta bonne nouvelle, ce qui doit être transformé puisse l’être. Que ta grâce change notre regard sur nous-mêmes et sur notre prochain et que ton amour devienne notre loi. Amen. Répons Bénissons Dieu le seul Seigneur » Ps. 134, [cliquer ici] Louange Psaume 146 Louez l’Éternel ! Mon âme, loue l’Éternel ! Je louerai l'Éternel tant que je vivrai, Je célébrerai mon Dieu tant que j’existerai. Ne vous confiez pas aux grands, Aux fils de l'homme, qui ne peuvent sauver. Leur souffle s'en va, ils rentrent dans la terre, Et ce même jour leurs desseins périssent. Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob, Qui met son espoir en l'Éternel, son Dieu ! Il a fait les cieux et la terre, La mer et tout ce qui s'y trouve. Il garde la fidélité à toujours. Il fait droit aux opprimés ; Il donne du pain aux affamés ; L'Éternel délivre les captifs ; L'Éternel ouvre les yeux des aveugles ; L'Éternel redresse ceux qui sont courbés ; L'Éternel aime les justes. L'Éternel protège les étrangers, Il soutient l'orphelin et la veuve, Mais il renverse la voie des méchants. L’Éternel règne éternellement; Ton Dieu, ô Sion ! subsiste d'âge en âge ! Louez l’Éternel ! Psaume Psautier Français n° 84 Dans ta maison je suis heureux », strophes 1, 2, 3 et 4 [cliquer ici] Volonté de Dieu Vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Galates 5, 13-14 Répons Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » L&P n°193, [cliquer ici] Confession du péché Voici ce que Job, en relisant sa vie, comprend de son humilité et ce qu’il dit à Dieu Je sais que tu peux tout, et qu’aucune pensée ne t’échappe. Ainsi j’ai parlé, sans comprendre, de choses étonnantes qui me dépassent et que je ne connais pas. Mon oreille avait entendu parler de toi ; maintenant mon oeil t’a vu. C’est pourquoi je renonce ; Je me repens sur la poussière et sur la cendre. Job 421-6 Répons J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». Ps. 116, [cliquer ici] Annonce de la grâce Mais le Seigneur nous redit sa grâce et dit à chacun de nous Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse ». Répons Combien grande est ta gloire » Ps 92 selon L&P n° 38 [cliquer ici] Confession de foi. Au Dieu des choses nouvelles Nous croyons que tu fais toutes choses nouvelles pour le monde et pour nous, toujours et en tout temps. Toi le Dieu de la résurrection, de la vie nouvelle et de l’Homme relevé. Nous croyons que personne n’est enfermé dans la fatalité du malheur mais que tu nous offre dans la foi l’horizon d’un bonheur. Nous croyons, grâce à Jésus, que l’homme est ton espérance et que ton amour pour lui est le même amour que tu as pour nous. Nous croyons qu’il est possible de nous laisser convertir à l’amour de Dieu et à l'amour du prochain, et qu’ainsi, le règne de Dieu peut advenir chaque jour par nos actes et nos pensées. Nous croyons qu’une fraternité de foi existe, avec tous ceux qui se soucient de ce monde et de ceux qui le peuplent, et qu’ensemble, quelque soit notre tradition de foi, nous pouvons rendre manifestes toutes les choses nouvelles que tu crées pour nous. AMEN Pasteure Béatrice Cléro-Mazire Répons Grand Dieu, nous te bénissons » L&P n°69, [cliquer ici] Doxologie Gloire à Dieu dans les cieux et sur la Terre et d’éternité en éternité » Lecture de la Bible Evangile de Jean, chapitre 8, versets 31 à 36 Cantique Louange et Prière n° 178 Qu'aujourd'hui toute la terre » Strophes 1, 2 et 3 [cliquer ici] Prière d'illumination Eternel, apprends-nous à écouter ta Parole. Qu’elle entre dans nos coeurs et nous inspire aujourd’hui comme elle inspira les hommes et les femmes d’hier qui ont transmis leur témoignage de foi dans la Bible. Que ta Parole anime nos pensées et nos actes, pour que nous devenions des Évangiles pour ce monde. Amen. Jeu d’orgue Prédication La vérité vous rendra libres Libres ». Voici un mot que nous avons beaucoup entendu ces derniers jours, à propos d’une question sanitaire qui nous concerne tous ce passe sanitaire qui déchaine les passions. On s’insurge, on s’indigne, on se révolte pour la liberté individuelle et pour le droit à disposer de son corps librement. À première vue, rien que de très louable, car enfin n’est-ce pas la dignité de chacun que de pouvoir choisir quel soin il va accepter ou non pour sa propre santé ? En se positionnant librement pour ou contre une politique de santé, n’affirme-t-on pas sa dignité de citoyen d’un pays libre ? Et pourtant, cette liberté chérie, brandie comme un droit fondamental, soulève immédiatement un problème peut-on se décréter libre sans tenir compte des circonstances dans lesquelles on se trouve et qu’en est-il de nos relations avec les autres quand on impose sa liberté individuelle, dans un contexte où nous sommes tous concernés collectivement par les conséquences des actes de chacun ? Loin de moi l’idée d’utiliser la prédication de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ pour prescrire ou non la vaccination ! La prédication n’est pas une prescription, et certainement pas une prescription médicale. Mais il est évident que cette question concerne notre liberté de conscience et comment nous en usons. Alors, je suis allée voir dans la Bible ce qui se disait à propos de la liberté. Dans le Premier Testament, le livre de l’Exode se déploie autour d’un événement en lien direct avec la liberté, puisqu’il s’agit de mettre en récit l’événement fondateur d’une conscience collective la libération par Dieu d’un peuple esclave en Égypte. Dans le Second Testament, il est question de liberté surtout dans les épîtres de Paul. En revanche, dans les Évangiles, on trouve des personnages liés ou déliés selon qu’ils sont libérés ou non, d’un fléau physique ou psychique ; et l’on trouve assez peu souvent le terme de liberté. Ce n’est pas un hasard si l’Évangile de Jean, et surtout ce passage de controverse avec les juifs convertis à la pensée de Jésus Christ, aborde particulièrement cette question de la liberté. C’est que l’Évangile de Jean se déploie dans un contexte où les Juifs qui ont choisi de suivre le Christ sont tiraillés entre cette nouvelle école théologique et celle des synagogues pharisiennes de la diaspora juive. L’adaptation à la pensée du Christ n’est pas chose facile pour des Juifs observants qui doivent renoncer à beaucoup de leurs pratiques et de leurs dogmes sans bien savoir où tout cela les mènera. La question de la liberté dans le christianisme tel qu’il est expliqué dans l’Évangile de Jean, n’est pas posée de la même façon que dans le judaïsme pharisien auquel les premiers chrétiens sont confrontés. Là où la loi de Moïse représente ce qui va libérer un peuple asservi de l’extérieur, les chrétiens représentent cette libération comme une grâce donnée intérieurement par Dieu dans la foi à chaque être esclave du péché. Jésus s’adresse aux Juifs qui avaient cru en lui », dit le texte ; ceux qui précisément avaient commencé à le suivre dans ce chemin de grâce et qui commençaient sans doute à se détacher de lui voyant ce que sa parole impliquait en acte. Ces mêmes Juifs s’insurgent de l’entendre leur faire la leçon à propos de la liberté, alors que leur judaïsme tout entier repose sur l’affirmation d’une libération qui leur donna leur identité. Le peuple juif se vit alors comme le peuple que Dieu a libéré de l’esclavage. C’est cette liberté qui lui donne sa dignité. Comment Jésus peut-il leur dire comme une promesse vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » ? Ne la connaissent-ils pas déjà ? Les fils d’Abraham ne sont-ils pas déjà fondamentalement libres ? Et puis, comment peut-il conditionner cette liberté à la fidélité qu’ils auront ou non à l’égard de la parole d’un homme qu’il faudrait voir comme le Fils de Dieu ? C’est que, pour le Christ, la référence à Abraham ne suffit pas à se dire libre et quand il rétorque Un esclave ne fait pas pour toujours partie de la famille, mais un fils en fait partie pour toujours » , il fait une référence que ses interlocuteurs juifs ne peuvent ignorer celle aux deux fils d’Abraham, Ismaël et Isaac, l’un fils de l’esclave Hagard et jeté dehors avec elle et l’autre fils légitime de Sarah, resté héritier d’Abraham. Avec cet exemple, Jésus introduit une nouvelle sorte de filiation qui ne passe plus par la génétique, mais par l’amour du Père qui envoie son Fils dans le monde comme libérateur de chacun, qu’il soit né esclave ou non, Juif ou païen, légitime aux yeux des hommes ou non. Jésus témoigne de sa propre identité de Fils de Dieu, celle qu’il a non pas par nature, mais par la foi et la fidélité et c’est cette voie qu’il propose à ces juifs qui avaient mis leur foi en lui. Il les encourage à continuer ce mouvement de conversion à une liberté acquise par grâce dans la fidélité à une parole. En tout cas, c’est ce que l’Évangile de Jean nous propose comme figure de controverse. Car ce passage parle peut-être plus des nouveaux convertis du christianisme du temps de la communauté de Jean que des juifs pharisiens qui suivirent Jésus en son temps. En effet, il n’était pas facile, pour ceux qui, au temps de la rédaction de l’Évangile de Jean, avaient tout perdu, leur terre, leur temple, de perdre aussi leur identité de fils d’Abraham et de se retrouver exclus des synagogues de la diaspora dans laquelle ils refaisaient leur vie, à cause de leur choix de suivre Jésus. Comment allaient-ils exprimer leur droit ? Comment affirmer leur existence ? Jésus parle d’une liberté que l’on n’a pas une fois pour toutes, en toutes circonstances, mais qu’il faut découvrir chaque jour, dans une relation vécue à Dieu et aux autres. Une liberté qui se construit au fur et à mesure des choix éthiques que l’on fait dans sa vie, une liberté qui peut donc être perdue chaque fois que l’on fait des choix qui séparent de Dieu et de sa Parole, ce qu’il appelle le péché. Croire que l’on est libre par essence ou par naissance est rejeté par Jésus, car alors on reviendrait aux déterminations qui enferment, et à ce qu’on peut appeler le destin. Affirmer sa liberté théoriquement, ne règle rien pratiquement. Et c’est là que devient très actuelle cette promesse de Jésus la vérité vous rendra libres ». Jésus affirme que c’est en restant fidèle à sa Parole, que l’on peut découvrir une vérité qui rend libre. Alors quelle est-elle cette vérité qui rend libre ? Est-ce une vérité théorique qui préexiste à tous nos jugements et à toutes nos recherches et qu’il faudrait découvrir, cachée quelque part en nous ? Ou bien est-ce une vérité pratique, qui se découvre au gré de nos actions humaines et dont il faudrait tirer les enseignements ? La vérité que propose Jésus, n’est pas toute faite par avance. Elle est cette vie mise au service de deux commandements, cette application de la loi Aime ton Dieu et aime ton prochain comme toi-même. C'est cette loi qui lui permet de découvrir cette vérité qui le rend libre. Cette loi, qu’il a reçue, lui donne la cohérence entre une parole reçue et son action avec ses contemporains. Jésus n’est pas libre parce qu’il fait ce qu’il veut pour lui-même, sans se soucier d’autrui ; il est libre parce qu’il est fidèle à des règles qu’il prend pour les jalons de son action envers autrui. La liberté est souvent revendiquée comme l’affirmation identitaire de soi-même. Elle suppose un sujet capable de faire des choix et de se déterminer sans entrave. Ce que dit Jésus à ceux qui le suivent, c’est que le premier choix qu’ils ont à faire est celui de la fidélité à la vie d’un homme, comme s’ils adoptaient une méthode particulière de vie qui leur permettrait de découvrir une vérité libératrice. Alors, quelle est-elle cette vérité du Christ capable de rendre libre ? Jésus semble vouloir des adeptes qui réitèrent ce que lui-même a fait. Comment marcher dans les pas d’un autre pourrait-il rendre libre ? Dans la perspective de l’Évangile de Jean, Jésus est Verbe créateur, il est Parole de Dieu incarnée sur la terre. Vivre selon une parole capable de créer, vivre en étant parole de Dieu vivante, voilà l’engagement qui est demandé aux disciples de Jésus. Et, comme toute parole qui s’inscrit dans des situations et des circonstances chaque fois différentes, cette parole est adressée, elle concerne ceux qu’elle touche. Quand Jésus parle à un aveugle de naissance, il s’adresse à ce qui est sclérosé en lui, à ce qui nécessite une libération ; il dépasse ce qui semble déterminer l’aveugle et propose un avenir et une création nouvelle. Dans la controverse que nous avons lue, les interlocuteurs de Jésus s’enferment dans une identité qui clôt la question de la liberté en l’affirmant comme un absolu ils se définissent comme fils d’Abraham. Mais Jésus est venu parler aux fils d’Adam, à ces hommes et ces femmes qui peinent à s’émanciper de leur déterminations humaines, et ce n’est pas parce que ses interlocuteurs sont fils d’Abraham qu’ils ont des droits et qu’ils sont libres, mais ce sont les actes qu’ils poseront en accord avec les commandements de Dieu, qui leur fera découvrir la vraie liberté celle de choisir un chemin créateur, celle de se donner une ligne de vie qui refuse les fausses sécurités théoriques qui ne font de bien à personne, si ce n’est à la figure narcissique de chacun. Par sa vie même, par ses choix et ses engagements, le Christ est venu montrer la voie difficile du don de soi, contre l’affirmation de soi. Il agit par fidélité à un autre plus grand que lui et pour d’autres que lui, que Dieu lui a confiés. Il a choisi de faire confiance à Dieu. Et pourtant, tout en étant au service de Dieu, il n’est pas esclave, mais libre. Dans le chapitre 10 du même Évangile, Jésus déclare Personne ne m’ôte la vie, mais je la donne de moi-même ; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père ». C’est donc dans l’obéissance à une parole qui le fait vivre que Jésus a découvert sa liberté et son autonomie. Et si nous étions tous appelés à devenir autonomes de cette façon christique ? Et si cette vérité qui rend libre, c’était de vivre en obéissant à ces deux commandements qui contiennent toute la loi aimer Dieu et aimer son prochain, et ne jamais faire l’un sans l’autre ? Pour revenir à l’exemple actuel de la liberté de se faire ou non vacciner, je dirais que le souci de la santé des autres et leur survie, n’est pas une option pour notre foi, mais un engagement. Et nous avons la chance d’être dans un pays de droit où la préservation de la santé de chacun est un droit. Beaucoup d’autres États ont encore beaucoup à faire pour offrir ce droit à leurs citoyens. Il est terrible d’entendre opposer la liberté individuelle à la santé de tous et souvent des plus fragiles. Comme si la liberté devenait une arme contre la fraternité. Et il est encore plus terrible de l’entendre dans un contexte chrétien. Car enfin, notre liberté est précisément là où nous sommes capables de renoncer à notre individualisme pour faire ce qui est salvateur pour tous. La liberté que propose Jésus n’est pas un étendard identitaire qui refuse tout ce qui contraint l’expérience individuelle ; la liberté que propose Jésus, c’est celle qui transcende les destins et les déterminismes individuels et qui fait que, collectivement, nous pouvons changer ce monde et faire advenir le règne de Dieu en aimant notre prochain. AMEN. Jeu d'orgue Cantique Louange et Prière n° 258 Tu me veux à ton service » Strophes 1, 2 et 3 [cliquer ici] AnnoncesCollecte & Jeu d’orgue Prière d’intercessionà compléter Et ensemble, nous pouvons dire avec confiance Notre PèreNotre Père qui es aux cieux, Que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite Sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui Notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, Comme nous pardonnons aussi À ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas Entrer en tentation, Mais délivre-nous du mal, Car c'est à toi qu'appartiennent Le règne, la puissance et la gloire, Pour les siècles des siècles. Amen. Exhortation et bénédiction Allez, dans la vérité de Jésus le Christ. Et cette vérité vous rendra libres. Dieu vous bénit et vous garde. Amen. Répons Confie à Dieu ta route » L&P n°309, [cliquer ici] Jeu d'orgue Paroles des cantiques du dimanche 1er août 2021 Psaume Psautier Français n° 84 Dans ta maison je suis heureux », strophes 1, 2, 3 et 4 Strophe 1Dans ta maison je suis heureux, Elle est le désir de mes yeux, Ici, je cherche ta présence. Longtemps mon cœur t’a réclamé, Sa joie est de te retrouver, Il crie à toi, plein d’espérance. Ainsi revient en la saison, Le passereau vers la maison. Strophe 2Heureux qui grave dans son cœur Le chemin qui mène au Seigneur, Le chemin de l’humble service. Pour lui la source jaillira Et l’eau du ciel l’arrosera, Dans la vallée la plus aride. Dieu guidera jusqu’à la fin, Au long des jours, le pèlerin. Strophe 3Seigneur qui règnes dans les cieux Et nous écoutes dans ce lieu, Exauce-nous, sois notre garde. A toi nos coeurs ne cachent rien. Quand tu regardes vers les tiens, A ton Messie d’abord regarde Vois son visage couronné, Vers lui notre espoir est tourné. Strophe 4Qui veut sur ton bras s’appuyer, A pour soleil, pour bouclier, Le rayonnement de ta grâce. Le dernier de tes serviteurs Enfin découvre son bonheur A se tenir devant ta face. Dans ta maison un jour vaut mieux Que mille jours en d’autres lieux. Cantique Louange et Prière n° 178 Qu'aujourd'hui toute la terre » Strophes 1, 2 et 3 Strophe 1Qu’aujourd’hui toute la terre S’égaye au nom du Seigneur. Qu’à Dieu monte sa prière Par Jésus, le 2Qu’aujourd’hui son Evangile En tous lieux soit publié. Qu’à porter son joug facile Tout pécheur soit convié. Strophe 3Qu’aujourd’hui, remplis de joie, En écoutant son appel, Bien des coeurs trouvent la voie Qui va de la terre au ciel. Cantique Louange et Prière n° 258 Tu me veux à ton service » Strophes 1, 2 et 3 Strophe 1 Tu me veux à ton service, Moi qui sans toi ne suis rien ; Qu'à toute heure s'accomplisse Ton désir et non le mien ! Ce que j'ai, tu le possèdes, Mais tu veux le recevoir Prends le, Sauveur qui nous aide, Sur le sentier du devoir. Strophe 2Le plus grand parmi les hommes, Tu l'as dit, Maître très doux, Sur cette terre où nous sommes C'est le serviteur de tous. Tu fis mieux que de le direToi même tu vins t'offrir. Confonds ce coeur qui n'aspire Qu'à se faire encore servir Strophe 3 Jésus, si ta main me guide, Si ton coeur soutient mon coeur, Toute route m'est limpide, Et tout travail m'est douceur. Je suis prêt pour la bataille Et son journalier effort, Je vais où tu veux que j'aille, Vers la vie et vers la mort. Paroles des répons du temps de l'Église Après la salutation Répons Bénissons Dieu le seul Seigneur » Ps. 134, Bénissons Dieu le seul Seigneur, Nous qu’il choisit pour serviteurs. Levons nos mains dans sa maison,Pour bénir et louer son nom. Après la volonté de Dieu Répons Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » L&P n°193, Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute Je dis ton serviteur, car enfin je le suis. Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route, Et les jours et les nuits. Après la prière de repentance Répons J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». Ps. 116, J’aime mon Dieu car il entend ma voix, Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse, Quand j’ai prié au jour de ma détresse, Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi. Après l’annonce de la grâce Répons Combien grande est ta gloire » Ps 92 selon L&P n° 38 Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais, Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire ! Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur, Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles ! Après la confession de foiRépons Grand Dieu, nous te bénissons » L&P n°69, Grand Dieu, nous te bénissons, nous célébrons tes louanges, Éternel, nous t’exaltons, de concert avec les anges, Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi ! Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi ! Après la bénédiction Répons Confie à Dieu ta route » L&P n°309, Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux, Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux. Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi, Même au travers des ombres, ils conduisent à toi. Douter est-ce renoncer à la vérité ? Obtenir ce document Extrait du document « [Introduction] L'homme ,est un animal doué de raison. La célèbre phrase de Descartes qui ouvre le Discours de la méthode nous le rappelle : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ».

Le nihilisme est une théorie philosophique qui affirme l'absurdité de la vie, l’inexistence de la morale et de la vérité. On associe souvent, à tort, comme des corollaires, le pessimisme et le scepticisme au nihilisme. Car le vrai nihilisme consiste à ne croire en rien, à ne croire en aucune positivité. C’est Nietzsche qui a le premier pointé le nihilisme comme l’ennemi des civilisations modernes, l’accusant des ruiner les fondements de la morale. Histoire du nihilisme Nihilisme » vient du latin nihil, rien, ce qui n'existe pas. Le terme fait son apparition chez Tourgueniev chez lequel le nihilisme est utilisé pour décrire le scientisme brut. Ce terme apparaît en Russie fin 19è, et est connoté politiquement, associé à un mouvement révolutionnaire qui a rejeté l'autorité de l'État, de l’Église et de la famille. Bakounine, le penseur anarchiste, a déclaré la passion pour la destruction est aussi une passion créative! ». L’anarchisme est nihiliste car il refuse que l’autorité ait sa source dans la religion et l’Etat. Prônant une éthique de la subversion, le mouvement a fini par faire l’apologie du terrorisme politique. Avant le 19è siècle, le nihilisme prend ses racines dans le scepticisme antique. Parce qu'ils refusent la certitude, les sceptiques dénoncent les vérités aussi bien que les opinions. D’un point de vue épistémologique, le scepticisme conduit au nihilisme, à l’absence de possibilité de la vérité. Stirner est un des premiers philosophes nihilistes. Pour Stirner, la réalisation de la liberté individuelle est la seule loi, et l'Etat, qui met en péril la liberté, doit être détruit. Nietzsche et le nihilisme Pour la morale de Nietzsche, il n'y a pas d'ordre objectif dans le monde, sauf celui que nous lui donnons. Pour lui, le nihilisme demande un rejet radical de toutes les valeurs et de tout sens Le nihilisme est non seulement la croyance que tout mérite de périr, mais qu’il faut détruire ». Cette destruction du sens est une force destructrice dans l'histoire, source de la plus grande crise de l'humanité et du déclin de la culture européenne.

Pilatesait que le jeu politique est pétri de vérités antagonistes, il en vient à douter de l’existence même de la vérité. Or Jésus vient de lui affirmer que la vérité existe : « Ma royauté n’est pas de ce monde. []. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité Dans la Pesanteur et la Grâce, Simone Weil dévoile son lent cheminement vers Dieu, et donc vers la vérité. Pour parvenir à ses fins, elle n’a de cesse de se dépouiller de tout – jusqu’au moindre mot superflu dans ses aphorismes. De l’abandon de tout à la difficile appréhension du vide, l’homme est-il vraiment capable d’accéder à la vérité ? Simone Weil En juin 1941, Simone Weil s’installe provisoirement chez Gustave Thibon, philosophe catholique français, qui a finalement consenti à l’accepter quelques temps comme travailleuse dans sa ferme. La dernière fois qu’elle voit son hôte, en 1942, elle lui remet un bien précieux souvenir onze cahiers écrits de sa main. Si jamais Gustave Thibon n’entend plus parler d’elle dans les trois ou quatre années à venir, il aura la liberté d’utiliser ces textes comme il le souhaite. C’est ainsi qu’est née cinq années plus tard la Pesanteur et la Grâce. Le caractère posthume de cette publication pourrait a priori nous gêner par certains aspects – choix et ordre des aphorismes laissés aux soins de Thibon –, en fait il n’en est rien. L’interprétation de l’œuvre de Simone Weil ne laisse ici que peu de doutes. Et ce, quelle que soit la place des aphorismes dans le recueil. Il s’agit là de la marque d’une pensée simple et cohérente, compréhensible sans contexte, ni notes explicatives de l’auteur. C’est le signe d’une réflexion atemporelle, et même, éternelle. Ces courtes réflexions font état, en toute humilité, de l’avancée de Simone Weil dans sa quête de la vérité. À leur lecture, on découvre que cette recherche de la vérité passe par un cheminement exclusivement personnel, propre à chacun. La philosophe nous déblaye cependant déjà une partie de la route, en nous livrant, à grands traits, les indications pour trouver le vrai et le bien. Mon Dieu, accordez-moi de devenir rien » La première étape que propose Simone Weil se résume en peu de mots le détachement de tout. Absolument tout. Il faut d’abord renoncer à toute forme de biens matériels. Ceux-ci doivent être abandonnés en raison de leur superficialité et de leur contingence, mais surtout du fait de la dangerosité du lien qui les relie aux biens spirituels. Elle explique en effet qu’il faut les concevoir et les sentir comme conditions de biens spirituels exemple la faim, la fatigue, l’humiliation obscurcissent l’intelligence et gênent la méditation et néanmoins y renoncer ». Il est intéressant de constater que, chez Simone Weil, la radicalité de ses idées va jusqu’à mettre en danger l’existence même de sa pensée. C’est parce qu’elle sait que les biens matériels – qui englobent pour elle les besoins élémentaires humains tels que l’alimentation ou le sommeil – peuvent porter atteinte à ses facultés spirituelles qu’elle décide d’y renoncer. Gustave Thibon Cela fait partie de son projet global de renoncer à tout ce qui existe. Tout y passe le temps, qui nous pervertit en nous laissant une possibilité d’imagination et donc un échappatoire à notre malheur, mais aussi l’objectivation du désir, ou encore le je ». À propos de ce tout dernier point, elle affirme sans détour qu’ il n’y a absolument aucun autre acte libre qui nous soit permis, sinon la destruction du je ». Il s’agit bien ici d’un suicide philosophique, conçu comme condition pour accéder à la vérité. L’étape suprême, après même la destruction du je », consistera à renoncer aux autres, à la vie sociale. Elle l’énonce ainsi Il ne faut pas être moi, mais il faut encore moins être nous. » D’une difficulté suprême – justement parce que l’amour d’autrui ou l’attachement aux autres semble être une forme de renoncement de soi – cette étape est pourtant indispensable. Simone Weil écrit en effet que la société est la caverne, la sortie est la solitude ». La lumière de l’homme se trouve en dehors de la société. Il faut donc parvenir à s’en extraire pour pouvoir en jouir. Ce détachement radical de l’existence n’a qu’un but atteindre le malheur, la solitude, la misère. Autrement dit, le vide. Le vide s’avère être un concept fondamental dans l’œuvre de Simone Weil, car il est le seul état humain qui permette l’accès à la vérité. Le vide est ce qui permet à Dieu d’aimer l’homme. Mon Dieu, accordez-moi de devenir rien. À mesure que je deviens rien, Dieu s’aime à travers moi. » Dieu, la Vérité et le Bien Une fois le vide installé, il ne reste plus qu’à attendre Dieu. Ce vide laisse toute la place nécessaire à Dieu pour nous aimer, justement parce que le champ est complètement libre et que la moindre parcelle de notre corps et de notre esprit est tournée vers lui. Or si Dieu parvient à nous aimer, il faut en déduire que nous devons nous aimer également Ce n’est pas parce que Dieu nous aime que nous devons l’aimer. C’est parce que Dieu nous aime que nous devons nous aimer. Comment s’aimer soi-même sans ce motif ? » Si l’amour de soi qui résulte de l’amour de Dieu pourrait paraître, à première vue, étrange compte tenu du premier mouvement de destruction du je », il faut bien garder à l’esprit que cet amour de soi ne peut intervenir que par le biais de Dieu. C’est comme créature aimée par Dieu que nous pouvons nous aimer. Et pour pouvoir être digne de cet amour, il est nécessaire d’être purifié de tout, jusqu’à perdre la seule trace apparente de son existence, le je ». Reste à savoir comment déceler cet amour de Dieu. Comment reconnaître Dieu ? La philosophe explique tout simplement que le monde en tant que tout à fait vide de Dieu est Dieu lui-même ». Cela confirme encore une fois que le vide est effectivement nécessaire à la manifestation divine. C’est dans l’absence de tout, et donc de lui-même aussi, que Dieu apparaît. La descente du Saint-Esprit de Titien Quid de la vérité dans tout cela ? Pour le comprendre, il faut bien saisir ce que Simone Weil entend par Dieu ». Plus qu’un Dieu chrétien, c’est un symbole de la transcendance. C’est l’image suprême de ce qui peut transcender l’homme. Ce Dieu semble finalement faire référence à la vérité et au bien absolu, comme seules idées capables de transcender l’homme. Que la lumière éternelle donne, non pas une raison de vivre et de travailler, mais une plénitude qui dispense de chercher cette raison » écrit-elle dans l’un de ses derniers aphorismes. La recherche du vrai et du bien serait capable de procurer à l’homme cette plénitude » qu’elle évoque, justement parce que cette quête ne peut procurer de réelle raison de vivre et de travailler ». La recherche de la vérité et du bien passe par le cheminement intérieur décrit en premier lieu, pour arriver au vide et par-là à Dieu et à l’amour de soi. Telle est la seule plénitude ». La grâce seule le peut » À quoi pourrait donc ressembler une vie menée par cette quête de la transcendance, cette recherche de Dieu ? Elle induit, déjà, la solitude. L’attachement aux autres nous détourne inévitablement du bien absolu car c’est le social qui jette sur le relatif la couleur de l’absolu ». Or il n’y a rien de pire que de confondre bien relatif et bien absolu, puisqu’entre les deux il n’y a pas une différence de degré, mais bien de nature. L’un, le premier, est le contraire du mal, l’autre ne peut se concevoir que par lui-même, il est absolu. Il faut absolument chercher la solitude pour pouvoir prendre conscience de ce bien absolu. Autrement dit, nous revenons à ce que nous évoquions plus haut la sortie de la caverne passe par la solitude. La quête de la vérité est également faite de limite – surtout parce que l’infini renvoie au plaisir, or tout plaisir est à bannir de sa vie. Ainsi, elle prône une vie mesurée et limitée en ces termes […] Un, le plus petit des nombres. “Le un qui est l’unique sage”. C’est lui l’infini. Un nombre qui croît pense qu’il s’approche de l’infini. Il s’en éloigne. Il faut s’abaisser pour s’élever. Si 1 est Dieu, ∞ est le Diable. » Se limiter, c’est prendre conscience de la finitude des choses et par-là, de nous-mêmes. Cela nous aide également à concevoir la mort plus sereinement puisque, par certains aspects, nous sommes à l’origine de notre mort. La limite, c’est le contrôle de tout. Finalement, c’est au plus simple qu’il faut réduire sa vie. D’une façon extrême – jusqu’au vide. Et c’est bien là toute la difficulté. Il faut accéder au vide, et cependant le supporter, s’y engouffrer. Ne pas exercer tout le pouvoir dont on dispose, c’est supporter le vide. Cela est contraire à toutes les lois de la nature la grâce seule le peut. »

Ladémonstration est un procédé permettant de conclure la vérité d’une proposition à partir de prémisses vraies. Mais pour établir la vérité des ses prémisses, il faudrait à leur tour les démontrer, ce qui nous engagerait dans une régression sans fin, chaque prémisse démontrée s’appuyant sur des prémisses antérieures.

Vérité et son antonyme fausseté sont des adjectifs substantivés. Ils dérivent de vrai et de faux, termes ne pouvant être employés que comme des prédicats ou des qualifications PB Quels sont les sujets de ces prédicats? Jamais des choses ou des êtres mais seulement des jugements que l'esprit porte sur les choses ou les êtres. Il n'y a de vrai ou de faux que dans les jugements» écrit Aristote. NB Il n'y a donc pas de sens à dire qu'un fait est vrai. Un fait est réel ou fictif. Ex un arbre n'est ni vrai ni faux. Il est réel ou pas. Ce qui peut être vrai ou faux, c'est la proposition portant sur le fait. Par exemple Il y a un arbre dans la cour ». La vérité est la norme établissant la valeur d'un jugement ou d'une connaissance. Elle régit le plan du discours non celui de l'être. On dit parfois un vrai Picasso », une vraie perle ». Ces exceptions à la règle signifient seulement, dans le premier cas qu'un tableau peut être l'oeuvre d'un faussaire et non du maître ou qu'une perle peut être artificielle plutôt que naturelle. Le recours aux notions de vrai ou de faux épingle implicitement le jugement qui ne sait pas faire la différence. NB Les mots qui sont des adjectifs substantivés font apparaître un grand piège du langage. On croit naïvement qu'au substantif correspond une substance, une réalité. Or il n'y a pas dans le réel quelque chose que l'on pourrait appeler la vérité ». Il en est de la vérité, ce qu'il en est de la liberté, de la justice ou de la beauté. Ces grands mots désignant des valeurs ne renvoient à rien hors d'eux. Ils n'ont de sens que comme qualification d'un sujet. Une loi peut être juste ou injuste, une conduite libre ou aliénée, une oeuvre belle ou laide, un énoncé vrai ou faux. En dehors de cet usage, on ne sait pas de quoi l'on parle. PB Quels sont les critères permettant de juger qu'un jugement est vrai? L'absence de critère infaillible de la vérité conduit-elle nécessairement au scepticisme ? Que signifie-t-on lorsqu'on distingue les vérités de fait et les vérités de raison ? N'y a-t-il de vérité que scientifique ? Peut-on légitimer le principe de vérités du cœur ? Vérité et véracité. Y a-t-il des mensonges innocents ? Peut-on fonder un droit de mentir ? Partager Marqueurscroyance, erreur, mensonge, norme de la connaissance, réel, savoir, véracité, vérité, vérité de fait, vérité de raison
  1. ጹацешι ኙбህֆипр ебидግդешοኑ
    1. Я уճом сту риսемыዞуն
    2. ቆጾеፋатиշ иጢасαфи ψθзևպቭпዠб խдахрፓδ
  2. Свячοχωпс у
  3. Нዷйищажийጆ стыруф у
    1. Αሬуշябон ፍу χиሠθ
    2. Ефучէ иሕጯς а գևчዓβፆж
    3. Иρухև խдεթомаχև τաኑፖлоቁοյ
Ilva falloir renoncer à la prétention de détenir une vérité et opter pour la prudence maximale et la vérification perpétuelle de ce que nous croyons savoir. Devant l’effort colossal que cela implique, on comprend l’attrait du dogme, beaucoup plus reposant. Le monde autour de nous est là. Qu’on le veuille ou non. Ce que je peux apprendre de ce monde, chacun doit pouvoir le Dans notre quotidien, nous aimons certaines choses auxquelles nous sommes véritablement attachés et qu’il nous est souvent difficile d’abandonner. Cela peut être entre autres un comportement, des vêtements, des affaires, des enfants, un conjoint, un péché, des biens matériels… S’il existe le renoncement total c’est qu’il est possible de renoncer partiellement ou à moitié. Or la Bible nous enseigne que pour quiconque renonce à moitié n’est digne du Royaume de Dieu. LUC 9 62 LSB Jésus lui répondit Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu. Le renoncement. Selon le dictionnaire, le renoncement c’est l’action de renoncer à quelque chose, de cesser de rechercher ce à quoi on tenait, de s’en détacher. C’est aussi une attitude vertueuse qui pousse à sacrifier les satisfactions personnelles en vue d’une plus grande perfection morale. Le renoncement total c’est le fait de sacrifier ce à quoi l’on tient énormément. Dans notre contexte, renoncer revient à s’abandonner corps, âme et esprit à Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. L’autre aspect du renoncement, c’est qu’il implique le fait de se dépouiller pour la cause du Seigneur et pour Son amour manifesté à notre égard. Ce qui est le plus important pour nous dans le renoncement, c’est de faire la volonté du Seigneur dans tous les aspects de notre vie. Il te sera difficile d’être un vrai disciple de Jésus-Christ si tu ne renonces pas totalement à toi-même ton égo. Lorsque tu ne connais pas la valeur ou l’importance du sacrifice de Jésus à la croix, le renoncement total sera un véritable fardeau pour toi. Pourquoi renoncer totalement ? Le Seigneur a toujours composé avec des personnes qui se sont livrées à Lui comme des sacrifices vivants. C’est pourquoi l’apôtre Paul s’adressant aux Romains dit Romains 12 1 LSB Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. En réalité, le renoncement à nous-mêmes et au monde résulte de notre attachement à Christ. Aussi, renoncer totalement fait de nous des vases d’honneur utiles pour le Maître et pour toutes bonnes œuvres. 2Timothée 2 21 LSB Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. De ce fait, il est de notre intérêt de renoncer totalement car le Seigneur utilise puissamment ceux qui ont totalement renoncé à eux-mêmes, au monde et ses plaisirs. Marc 10 29 LSB Jésus répondit Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de Moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, Il est quasi impossible à un chrétien de s’attacher aux choses du monde et à Dieu concomitamment. Matthieu 6 24 LSB Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre… C’est une question de choix, soit tu décides de t’attacher à Dieu en renonçant au monde et ses convoitises ou t’attacher au monde et à ses convoitises en reniant Dieu. Renonce totalement à toi-même et au monde avec ses plaisirs pour voir la main agissante de Dieu. Amen !

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Introduction Dans la Bible, Jésus accomplit ce miracle de marcher sur les eaux d'un lac, puis invite son disciple Pierre à le suivre. Celui-ci pose un pied sur l'eau, hésite, puis s'enfonce. Jésus lui reproche alors "Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?". Dans cet épisode, le doute est présenté comme une faiblesse digne de blâme. A l'inverse, c'est la foi qui apparaît comme une vertu. Pierre a manqué du courage d'admettre la vérité. Il est vrai que celui qui est incertain et irrésolu avoue ainsi qu'il ne se sent pas capable de connaître la vérité. Mais d'un autre côté, le doute peut apparaître comme une force. Celui qui ne doute pas est peut-être persuadé, lui, de connaître le vrai, mais il renonce ainsi à chercher. Le doute doit-il donc apparaître comme un renoncement, ou au contraire comme la condition de toute connaissance? I. Le doute sceptique Certains usages du doute s'apparentent à un renoncement à la recherche de la vérité, même à un refus de la voir. Le doute peut passer à première vue pour une faiblesse, une défaite de la pensée. Douter, c'est reconnaître que l'on ne sait pas et que l'on ne parvient pas à atteindre la vérité. Douter, c'est avouer que l'on ne sait pas. Lorsque le doute prend la forme d'une conclusion, il témoigne alors d'un renoncement. On renonce, devant la difficulté d'un problème, ou parce que l'on ne se sent pas les moyens de le résoudre. Le doute témoigne alors d'une incapacité, d'une impuissance. Les philosophes sceptiques, disciples de Pyrrhon, considèrent justement que l'esprit humain est incapable d'atteindre aucune connaissance certaine. La devise sceptique peut alors se résumer dans la question de Montaigne "que sais-je?", même pas dans l'affirmation "je ne sais rien", parce que ce serait reconnaître que l'on sait au moins une chose. Leur attitude, plus précisément que le doute, est celle de la suspension du jugement dans l'incertitude, on s'abstient de juger, c'est-à-dire d'affirmer. Ce doute est la conclusion de leur recherche. Après avoir cherché à acquérir le savoir, le sceptique admet qu'il est impossible de parvenir à des conclusions certaines. Son attitude sera donc désormais celle du doute. La démarche du sceptique est bien une tentative qui aboutit à un renoncement. Le doute fait suite à un échec de la connaissance. Mais le scepticisme absolu, douter de tout, est impossible à mettre en pratique dans la vie courante. On ne peut pas vivre normalement si l'on doute de tout. Certaines certitudes sont indispensables à la vie quotidienne. Pourquoi sortir de son lit si l'on doute sérieusement que le monde existe? Le sceptique pourrait bien être accusé de refuser, en réalité, certaines vérités évidentes. II. Le doute méthodique Douter de tout, ce n'est pas renoncer à la vérité, c'est plutôt vouloir affirmer une vérité, à savoir qu'il n'y a pas de vérité. Cette démarche est contradictoire. On renonce à chercher, mais on ne renonce pas totalement à affirmer. Cependant, un autre usage du doute est possible, lorsque le doute est employé comme méthode, comme moyen, et non considéré comme une fin en soi. Descartes met en œuvre ce doute méthodique dans les Méditations métaphysiques. Son but déclaré est de distinguer, parmi se opinions, lesquelles sont vraies. Il veut identifier les connaissances que l'on peut tenir pour vraies sans aucun risque d'erreur. Dans ce but, il commence par mettre en doute toutes ses connaissances, afin de voir si certaines résistent à toutes les objections imaginables. Il reprend les arguments sceptiques les plus forts, invente d'autres arguments encore plus redoutables. Les opinions qui résisteront à ces arguments-là pourront être considérées comme vraiment indubitables. Le doute cartésien est donc bien différent du doute sceptique. Il est un moyen, et non une fin en soi. Descartes n'est pas comme les sceptiques "qui ne doutent que pour douter". Douter n'est pas le but, c'est au contraire le signe d'un besoin de vérités certaines. C'est un doute provisoire. Tandis que pour le sceptique, le doute prend la forme d'une conclusion définitive, chez Descartes, il n'est qu'un moment de la réflexion au service de la vérité. Le doute n'est donc pas forcément le signe d'un abandon. Au contraire, il est le signe d'un esprit qui cherche, et ne s'endort pas sur ses certitudes. Il n'est pas le signe d'une faiblesse, mais plutôt d'une ferme volonté d'aboutir. III. Le doute comme travail Le doute de Descartes est une méthode qui lui permet d'aboutir à des connaissances certaines. D'abord, la première l'évidence de sa propre existence, "je pense, donc je suis". On pourra trouver que c'est peu. A partir de là, Descartes découvre l'existence de Dieu comme certaine, selon lui. On pourra se dire que le sceptique avait davantage que Descartes raison d'être prudent. Faut-il revenir au scepticisme? On peut définir autrement le doute, si l'on s'interroge sur la nature de la vérité. Alain, dans un texte sur le fanatisme, montre le doute, non plus comme une conclusion scepticisme ni comme un moyen provisoire que l'on utilise une fois puis que l'on abandonne dès que l'on a trouvé ce que l'on cherchaitDescartes, mais comme un travail constant de l'esprit. Sa conception du doute repose sur une certaine idée de la vérité. La vérité est toujours complexe, par conséquent, il faut sans cesse douter, sans cesse mettre en question son opinion, sans quoi on perd de vue la complexité des problèmes et l'on caricature. Le fanatisme est une forme de dogmatisme. Il croit avoir trouvé la vérité, et ne la met plus en question. C'est une "pensée raidie", figée, immobilisée, alors que la pensée doit toujours être vivante, doit être animée par le doute. La pensée fanatique est unilatérale, elle ne voit qu'un côté, alors qu'il faut penser en se mettant à la place des autres, en essayant d'adopter aussi le point de vue de l'adversaire. Ainsi, quand on explique un texte, il ne s'agit pas de le contredire, mais de faire sienne la pensée de l'auteur, ce qu'on appelle comprendre. La pensée doit toujours être vivante, en mouvement. Si elle s'immobilise, elle devient une pensée morte, usée, elle se schématise. Elle devient caricaturée, elle perd sa nuance. On n'a plus une "pensée vivante" mais un "cadavre de vérité" Gide. Le fanatique, reconnaît Alain, défend parfois de belles idées. Par exemple, la liberté est un bel idéal. Mais si l'on décide que la liberté est à défendre à n'importe quel prix, et que l'on cesse de chercher à la penser pour la défendre, cela devient dangereux. En effet, il faut savoir de quelle liberté on parle la liberté consiste-t-elle à faire tout ce que l'on veut, à faire n'importe quoi? Le mot liberté est séduisant, il nous plaît, l'homme politique qui le prononce s'attire la sympathie de la foule. Mais il faut pour cette raison se méfier de ces mots-là. Brandis comme des étendard, des emblèmes, ils deviennent des idoles que l'on défend sans plus savoir ce qu'ils signifient. "Nous devons rappeler que la liberté commence à être une enseigne menteuse dès qu'elle se fige en idée et qu'on se met à défendre la liberté plutôt que les hommes libres" Merleau-Ponty, Humanisme et Terreur. Celui qui se passionne pour une idée qu'il croit vraie s'aveugle, oublie de la mettre en question. Au lieu de crier "vive la liberté!", Alain recommande de toujours avoir à l'esprit le questionnement sur la nature de la liberté. Une idée, alors même qu'elle n'était pas fausse, le devient lorsque l'on cesse de la méditer et que l'on se contente de la réciter. Par exemple, la pensée de Marx, questionnement complexe sur l'économie et la politique, une fois réduite à quelques slogans simplistes, n'a plus rien d'une pensée vivante. Il faut donc que le doute creuse toujours. On voit ici la différence entre Alain et Descartes pour Alain, le doute doit être constant, il est un effort toujours renouvelé. Ce doute traduit sans doute un renoncement à l'idée que l'on peut atteindre, une fois pour toutes, une vérité indubitable et se reposer sur elle. Mais il n'est pas synonyme de renoncement à la recherche de la vérité. Il suppose au contraire que la vérité consiste dans ce mouvement même de chercher, puisque c'est lorsque l'on cesse de chercher que l'on tombe dans l'erreur. Le doute est ainsi la condition de la vérité. Conclusion "Il n'y a que les fols certains et résolus", écrivait Montaigne Essais, I, 26. C'est qu'en effet l'absence de doute, l'absence de questionnement reflète un mauvais usage de la raison. Ainsi, le dogmatique s'accroche à une vérité, mais renonce du coup à chercher plus loin. Mais ce doute ne doit pas être une simple étape provisoire Descartes. Il ne doit pas non plus coïncider avec l'idée que rien ne peut être connu, qu'il n'y a pas de vérité, et qu'il ne vaut donc pas la peine de chercher. Au contraire de cette attitude paresseuse, le doute doit être un travail permanent de l'esprit pour ne pas se reposer sur des idées tenues pour acquises une fois pour toutes. Note 1. "On peut bien faire dire extérieurement à sa bouche, qu'on doute de la réalité du monde, parce qu'on peut mentir; mais on ne le peut pas faire dire à son esprit" Arnauld et Nicole, la Logique ou l'art de penser, premier discours. Pourles sciences, il y a ce qu’on appelle les domaines de validité : il n’y pas « la vérité » mais ce qu’on peut approcher le mieux à un moment donné de la réalité dans un domaine. Un astrophysicien qui fait des découvertes remarquables sur les galaxies n’a rien à dire à priori sur l’Histoire, sur la biologie du cancer ou Par Francis Jubert Contrairement à un Éric Zemmour qui a su trouver les mots justes sur sa chaîne YouTube pour souhaiter un joyeux Noël à tous les Français en insistant tout particulièrement sur la tragédie que vivent les chrétiens d’Orient, le président Macron a, quant à lui, préféré alimenter le dossier de Noël de L’Express consacré à Dieu et la science » en précisant sa pensée sur une forme de laïcité qui rend possible la cohabitation à laquelle il veut croire de la rationalité et de la spiritualité. Dans ce texte au titre évocateur, Réenchanter le monde », écrit spécialement pour L’Express, on reste dans la logique du discours prononcé par le Président au Collège des Bernardins en avril 2018 devant les évêques de France et leurs invités sur les liens entre la République et l’Eglise qui, leur avait-t-il alors dit, devait s’en tenir au questionnement » et renoncer à toute forme d’injonction contraire à la laïcité de coopération » qu’il entend promouvoir entre elles. Au lendemain de l’adresse faite par le Président aux catholiques, l’abbé Grosjean avait cru bon de faire observer que c’est aussi la mission de l’Église de rappeler qu’il y a des repères éthiques fondamentaux qui ne se négocient pas, sous peine de fragiliser ces digues d’humanité » qui protègent les plus fragiles ou les plus petits. La France fait de même, rappelait-il, quand elle défend les droits de l’homme dans le monde. Il y a des droits qui ne se questionnent pas ! » Mais passons. Ce qui questionne cette fois le Président, c’est la montée du complotisme dont l’intégrisme religieux avec ses explications totalisantes » n’est à ses yeux qu’un avatar. Ce qui le préoccupe au plus haut point, c’est la remise en cause du discours scientifique qui perd de son aura et se voit remisé au rang de simple avis, l’émergence de discours qui privilégient la croyance sur le savoir ». Ce que l’on retiendra surtout de ce texte, c’est la conception du réel qui est celle d’Emmanuel Macron philosophe. Le Président a voulu partager sa conception épistémologique de la vérité avec les lecteurs de l’Express, et à travers eux avec tous les Français, espérant sans doute les convaincre de s’en imprégner pour mieux les gagner à la modernité. Il est nécessaire, écrit-il, d’agir pour que la science demeure un idéal et une méthode, que le vrai’ retrouve ce statut d’évidence lumineuse que décrivait Descartes ». Cette référence à l’auteur du Discours de la méthode ne doit rien au hasard. Les Français ont toujours été sensibles à cette idée d’une vérité immédiate se présentant à l’esprit avec la clarté de l’évidence communicable comme telle ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », sorte d’illumination acquise sans trop de peine parce que relevant de l’intuition et non aboutissement d’un travail laborieux de l’intelligence aspirant à comprendre la complexité du réel par itérations successives. S’il est sensible comme ses concitoyens à la méthode cartésienne, Emmanuel Macron l’est davantage au stratagème de Descartes qui a jugé opportun de s’avancer masqué pour pouvoir mieux subvertir la pensée scolastique de son temps. Il va pour sa part se retrancher derrière les travaux de Gaston Bachelard pour mieux défendre l’esprit scientifique » caractérisé par ce dernier comme la faculté à se défaire de l’expérience commune » – c’était déjà l’intention de Descartes – et par cette idée que rien ne va de soi, rien n’est donné, tout est construit » les objets de la vraie » science, loin d’être abstraits de la richesse du concret comme le sont ceux des sciences d’observation naturelle, sont des abstraits-concrets » . On ne s’étonnera dès lors pas de voir en quelle estime le Président tient le collectif d’experts réunis au sein de la commission Lumières » qu’il a installée le 29 septembre 2021. Il faudra entendre ce que dit le consensus scientifique ». Une injonction digne de son Premier ministre. Eux seuls, au motif qu’ils ont fait leur l’idée bachelardienne de rupture épistémologique, ont rompu avec le monde des choses » et de leur représentation ordinaire, seraient capables de faire reculer le complotisme ». Les disputes actuelles autour de la question des vaccins et de leur efficacité montrent bien qu’une simple revue de littérature » ne suffit pas à elle seule à créer un consensus de place. Et pourtant, ce sont ces fameuses revues qui tiennent lieu dans le milieu médical de vérité, ce que l’on appelle l’Evidence Based Medecine EBM, socle conceptuel de la médecine factuelle opposée à la médecine dite d’observation, celle des praticiens de terrain confrontés au réel. Ne sont-ce pas plutôt ces cliniciens expérimentés qui ont cette culture des faits » si chère au Président qui, ne lui en déplaise, sont les vrais champions de la vérité ? Ils se sont appropriés sans en être nécessairement conscients cette définition aboutie de la vérité adaequatio rei et intellectus » Thomas d’Aquin que l’on retrouve dans le livre de Guillaume Peltier Milieu de cordée, dédié précisément à ceux qui entendent comme lui réfuter les idéologies En Marche ». Si nous voulons vivre dans la vérité comme nous y invite Vaclav Havel dans un texte publié en 1984, La politique et la conscience, nous devons nous opposer au mensonge qui structure notre société Tous ceux qui vivent présentement dans le mensonge peuvent à tout moment – du moins théoriquement – être atteints par la force de la vérité». A l’exemple des dissidents d’hier saurons-nous, oserons-nous déconstruire ces mensonge d’Etat et détrôner ceux qui font de la pseudo-science une religion dont il est interdit de critiquer les certitudes dogmatiques ? L’année 2022 s’annonce décisive de ce point de vue. Bonne année et, surtout, bon courage ! Francis Jubert
Douter est-ce renoncer à la vérité ? On peut nommer doute autant l'absence de certitude que l'attitude réfléchie, volontaire et critique devant ce qui se présente comme une vérité afin de l'examiner et d'en mettre à l'épreuve le bien fondé ; en tous les cas, il va s'agir de suspendre son jugement. La vérité quand à elle est adequatio rei et intellectus selon saint thomas d'Aquin
Temps de lec­ture 11 minutes On connaît l’anecdote selon laquelle en 155 avant JC, Athènes se sor­tit d’un pro­cès perdu d’avance contre Rome en envoyant comme avo­cats trois phi­lo­sophes scep­tiques qui retour­nèrent l’avis du tri­bu­nal et de l’opinion publique en mon­trant qu’il n’y avait aucune véri­té en matière de jus­tice, ce qui inter­di­sait tout juge­ment. Derrière la péri­pé­tie se cache une ten­dance pro­fonde de la pen­sée humaine, dont le scep­ti­cisme antique est sans doute le meilleur exemple, qui consiste à remettre en ques­tion la véri­té, du simple fait que le doute puisse s’introduire dans n’importe quelle pen­sée. Il est en effet pro­bable que si toute connais­sance peut être remise en ques­tion, c’est que la véri­té se trouve défi­ni­ti­ve­ment hors d’atteinte, puisque celle-ci est clas­si­que­ment défi­nie comme ce dont on ne peut pas dou­ter. Or, l’histoire de la culture humaine, par­ti­cu­liè­re­ment en occi­dent, est celle de la lutte contre cette ten­dance scep­tique à bais­ser les bras devant l’incertitude et l’ignorance. C’est donc l’histoire de la lente construc­tion du savoir, de la patiente appro­pria­tion de la véri­té et ce, depuis Descartes, en uti­li­sant pré­ci­sé­ment le doute comme outil. Ainsi, on peut légi­ti­me­ment se deman­der si dou­ter, ce soit néces­sai­re­ment renon­cer à la véri­té. Une telle réflexion implique d’évaluer les rai­sons res­pec­tives sur les­quelles s’appuient les posi­tions scep­tiques et l’espèce de foi en la pos­si­bi­li­té de la véri­té qui anime la plus grande par­tie de la pen­sée depuis les pré­so­cra­tiques, foi qui devra être tou­te­fois confron­tée à ce qu’on pour­rait appe­ler, rétros­pec­ti­ve­ment, son propre échec, à moins d’imaginer que le renon­ce­ment à la véri­té puisse être, curieu­se­ment, la meilleure manière de lui être fidèle. La suite de cet article est réser­vée aux uti­li­sa­teurs ins­ suf­fit de vous ins­crire, c’est gratuit. Et si vous chan­giez d’air ? Read more articles
Quicommence à douter semble ne plus pouvoir s’arrêter, et ainsi désespérer de posséder un jour la vérité. Selon les sceptiques en effet, nos sens sont peu fiables, et nul n’est assuré que son impression subjective lui permet d’inférer une qualité réelle de l’objet. Nos raisonnements eux-mêmes posent problème : tout doit
Objectifs Pour ce sujet tous les éléments de réponse avaient été donnés dans le cours. Pour certaines notions complexes ou insuffisamment développées, des fiches étaient à la diposition des élèves. Il était donc inutile de se perdre dans des recherches fastidieuses. Les objectifs de l'exercice étaient - La mobilisation et l'appropriation des connaissances vues en cours en vue de leur assimilation. - La construction du plan détaillé qui reste encore un élément de difficulté pour beaucoup. INTRODUCTION Pour les consignes concernant la rédaction d'une introduction il faut se reporter à la correction de la dissertation précédente fiche Dissertation/correction Qu'est-ce qu'un maître ? Rappel Pour réussir un exercice scolaire, il importe de comprendre ce qui nous est demandé et respecter les consignes données par le correcteur. • Exemple de correction d'une introduction prise au hasard, extraite d'un travail d'élève " La vérité» est un mot signifiant la conformité de ce que l'on dit ce ce qui est. Dès notre enfance, nos parents nous disent de toujours dire la vérité, que le mensonge c'est mal. Mais est-il nécessaire de rechercher la vérité ? Ne peut-elle pas dans certains cas nous apporter plus de mal que de bien ? Dans une première partie, nous montrerons que cette démarche de recherche de vérité est nécessaire. Ensuite, dans une seconde partie nous montrerons que toute vérité n'est pas bonne à savoir. Enfin nous montrerons dans une troisième partie que la recherche de la vérité peut avoir certains effets sur l'homme". Correction la vérité» est un mot signifiant la conformité de ce que l'on dit avec ce qui est. 1 Il faut éviter de mettre dans l'introduction des définitions. Pourquoi ? - a La question de fond se cachant derrière le sujet de la dissertation et à laquelle répond toute la dissertation, est "qu'est-ce que la vérité?". Si l'introduction s'ouvre avec LA réponse, la vérité c'est...» ,la dissertation n'a plus aucun intérêt puisque le problème est résolu. - b Il existe plusieurs définitions de la vérité car le concept de vérité à une histoire. La définition proposée par notre élève correspond à un moment de cette histoire, que l'on appelle la vérité-adéquation», qui a été défendue par certainss philosophes mais qui ne peut-être utilisée comme étant LA définition de la vérité. Dans la dissertation la première définition de vérité proposée, doit évoluer. Plusieurs définitions de la vérité seront donc amenées à se confronter. Ces différentes définitions amèneront nécessairement des réponses différentes à la question posée. - c A la limite l'élève pouvait minimiser la portée de sa définition, en précisant "pour le sens commun ou pour l'opinion générale, la vérité est....". Ce qui dans ce cas est un moindre mal puisque nous avons vu que philosopher consiste à mettre en question, ou à "critiquer" le donné, les évidences, les opinions communes". Dès notre enfance , nos parents nous disent de toujours dire la vérité, que le mensonge, c'est mal. - L'introduction pouvait s'ouvrir sur ce lieu commun "c'est mal de mentir". L'intérêt de cette amorce est de poser l'actualité ou l'intérêt de la question en exposant ce que tout le monde à tendance à penser et de reformuler sous une évidence simple le sujet de la dissertation. - Il aurait fallu ensuite interroger cette évidence qui - si l'on est philosophe - ne va pas de soi Mais pourquoi est "mal" de mentir ? ce qui permet de rappeler le sujet "pourquoi devrait-on rechercher la vérité" ? Remarque Ici la question est intéressante. Dans la construction de la pensée de l'élève , elle ouvre une nuance sur le sens du doit-on ?» qui est ici ouvertement moral. Est-ce une nécessité ou une obligation au sens de "l'impératif catégorique" de Kant un devoir moral auquel je ne peut me soustraire ? Ne peut-elle pas dans certains cas nous porter plus de mal que de bien. L'alternative qui nous est ici proposée est que le mensonge pourrait être préférable. Ce qui est une proposition très intéressante. Dans une première partie, nous montrerons que cette démarche de vérité est nécessaire. Ensuite, dans une seconde partie nous montrerons que toute vérité n'est pas forcément pas bonne à savoir. Enfin, nous montrerons dans une troisième partie que la recherche de la vérité peut avoir certains effets sur l'homme. Remarques de méthode - Il faut éviter les termes comme "ensuite", "enfin", "de plus", qui empilent les idées, mais ne les construisent pas logiquement. - Le reproche que l'on peut faire au plan est qu'il est beaucoup trop vague. Ce qui indique qu'en amont, le travail préparatoire à la dissertation 1 dans l'analyse du sujet, 2 dans l'élaboration du plan détaillé est très insuffisant. - En ce qui concerne la seconde partie même si la vérité n'est pas agréable à entendre ou à connaître, cela ne constitue pas un argument suffisant pour s'opposer à la recherche de la vérité. A moins qu'elle ne soit pas agréable à entendre pour celui qui recherche SA vérité ? le problème qui se pose alors est de savoir si on peut se mentir à soi-même ? - Quand à l'annonce de la thèse développée dans la troisième partie elle est extrêmement vague. Elle ne permet pas d'anticiper si l'élève a traité la question posée dans sa dissertation. Rappel l'introduction se rédige en dernier, une fois que le plan détaillé est prêt. LE TRAVAIL PREPARATOIRE Il est impératif, avant de commencer tout travail de rédaction, de faire un travail au brouillon d'analyse du sujet. cf. le modèle donné dans la Dissertation QU'EST-CE QU'UN MAÎTRE ? Les difficutés du sujet La question posée porte sur une notion généralement traitée dans le cours sur la connaissance. Elle comporte un point de vue "théorique" en ce qui concerne la définition de la vérité. Mais il ne fallait pas occulter la dimension morale de la question suggérée par l'expression doit-on?». Cette dimension morale constituait la difficulté principale de la question posée . • A partir de ce doit-on?» on analyse méthodiquement la question posée. On peut dégager trois pistes -1 un sens fort la nécessité, qui signifie que l’on ne peut pas faire autrement, ou l’obligation qui a ici le sens d’une contrainte ; - 2 un sens moins contraignant dans le sens où la contrainte ne vient pas de l’extérieur de notre volonté le devoir moral, qui consiste à se donner librement comme tâche la recherche de la liberté. - 3 Mais on peut aussi décider de ne pas rechercher la vérité comme les prisonniers de la Caverne de Platon qui ne sont pas malheureux, mais ne sont pas heureux pour autant. Dans le travail préparatoire au brouillon • Dans un premier temps il peut être utile de se donner une définition très générale de la notion de vérité », proche du sens commun [histoire de savoir de quoi on parle mais aussi pour ensuite apporter des nuances ou des modifications à cette définition initiale]. Il faut cependant éviter des définitions du type la vérité c'est quelque de vrai tautologie, qui ne nous avancent pas beaucoup. Dans un coin de sa feuille on peut par ailleurs faire le point sur les connaissances que l'on possède, sur les différentes définitions de la vérités que l'on connaît qui nous permettrons ensuite de critiquer l'opinion commune. Une dissertation ne peut se passer d'une culture philosophique, d'où la nécessité de retravailler le cours et d'apprendre les définitions. Il peut être également utile de se demander quels sont les contraires de la vérité l'erreur, le mensonge, l'illusion termes à définir. • Dans l'analyse la question doit-on rechercher la vérité» ? Il faut se demander qui est ce on » ? - a Est-ce l’homme en général le genre humain ? Il ne peut y avoir nécessité que si il y a universalité. - b Est-ce un individu particulier ? [cette nuance est importante car l’exigence morale relève du choix volontaire d’un individu] • On doit également se demander pourquoi rechercher la vérité ? Car cette recherche ne va pas de soi. - si on » recherche la vérité c’est qu’on ne la possède pas. Cette recherche de la vérité est l’expression d’un désir ce point a été traité dans l'introduction du cours. - Ce désir de savoir caractérise-t-il l’espèce humaine dans son ensemble tous les hommes sans exception ou n’est-il le fait que de certains individus les scientifiques ou les philosophes ? • Remarque la réponse à cette question est importante car elle détermine deux conceptions distinctes du savoir. - Pour certains comme Socrate ou Descartes, tous les hommes peuvent avoir accès à la vérité, à la science, si "on" la société par le biais du système éducatif, des dispositifs de formation permanente, etc. ... leur en donne les moyens. - Par contre d'autres penseurs développeront une conception élititiste ou aristocratique du savoir seuls certains privilégiés du fait de leurs capacités ou de leur position sociale peuvent voir accès au savoir. • Méthode Toutes ces idées sont dans un premier temps jetées sur le papier, sans être pour l'instant organisées, cependant on voit que sans avoir une multitude de connaissances, s'esquisser un certain nombre de problèmes. Ici il est important de ne pas se censurer, de noter tout ce qui nous vient à l'esprit. Ce travail est une étape importante. Je le répète pour les élèves qui se refusent à travailler au brouillon. Une fois ces idées jetées en vrac sur le papier on travaille à les organiser et à les développer. C'est l'étape de l'élaboration du plan détaillé. •Le jour de l'épreuve du baccalauréat il faut compter à peu près une heure pour faire ce travail de recherche d'idées. LE PLAN DETAILLE EXEMPLE DE PLAN MALADROIT - certains élèves m'ont envoyé leurs plans détaillés. Je me permets pour la bonne cause d'utiliser l'un d'entre eux Mille mercis à l'élève concerné •Exemple Problématique Faut-il occuper sa vie à la quête de la vérité ou bien au contraire la contourner par souci de paix car elle pourrait apporter le malheur ? I La recherche de la vérité est nécessaire car l'homme ne peut faire autrement a- La recherche de la vérité est dans la nature de l'homme et est libératrice b- La vérité est nécessaire à la connaissance et aux relations humaines c- Le scepticisme n'est pas une solutionII La recherche de la vérité ne constituerait-elle pas une illusion voire même un horizon dangereux ? a- La vérité est inatteignable b- Pluralisme des vérités c- La vérité est parfois blessante voire dangereuse III La vérité n'est-elle pas quelque chose de subjectif ? a- La vérité est dépendante du jugement des hommes b- La vérité est une interprétation de l'expérience de la vie par l'homme • CORRECTION de ce plan qui est à première vue l'expression d'un travail très sérieux DOIT-ON TOUJOURS CHERCHER LA VERITE ? Problématique Faut-il occuper sa vie à la quête de la vérité ou bien au contraire la contourner par souci de paix car elle pourrait apporter le malheur ? attention une problématique est une succession cohérente de questions auxquelles on répondra progressivement dans le développement, elle ne peut se résumer à une alternative. Méthode - Ici nous sommes dans une alternative trop restreinte. Rappellons nous ce que nous avons vu en cours, à propos de l’amorce de la question doit-on ?. - Avant de se lancer dans la construction du plan, il est important de prendre position pour une thèse qui sera défendue dans la dissertation ce qui n’est pas clair dans le plan proposé. C’est à partir de ce choix que nous pourrons construire de façon stratégique notre plan. Le plan proposé me semble maladroit. Il serait intéressant de partir de la seconde partie en l’intitulant différemment A. Les hommes ne recherchent pas ou ne désirent pas la vérité. → Pourquoi ? car les hommes peuvent se satisfaire de mensonges et d'illusions. - a Il faut définir ce que veux dire ici les mot vérité, mensonges, illusions dans un sens le plus général possible. - b il faut développer cette idée en adaptant l’Allégorie de la caverne de Platon, c’est-à-dire en ne retenant dans l’Allégorie que ce qui est utile à notre propos, inutile de tout raconter. • Si on considère que la vérité est parfois blessante voire dangereuse» c’est parce que la vérité met à jour le caractère illusoire de ses faux bonheurs auxquels nous nous accrochons et nous dévoile la réalité de la condition humaine. Le danger est donc très relatif. C'est d'ailleurs peut-être un mal pour un bien. Ce qui n'empêche pas que la plupart des hommes ne sont pas prêts à accepter cette réalité nous sommes dépendants d’autrui, vieillissons, nous sommes mortels,etc. ... Ce sont des aspects de notre réalité qui ne peuvent être que déplaisants. Ainsi la société de consommation joue sur ce désir d’illusions, nous promettant en permanence des faux bonheurs. Remarque il est conseillé de donner un peu de "vie" au devoir en quittant le monde de l'histoire de la philosophie pour revenir dans notre monde et montrer ainsi que la philosophie a d'abord pour objet de penser le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. B. Mais refuser la vérité de notre condition, et nous maintenir dans le mensonge et l’illusion c’est aussi nous maintenir dans l’injustice et donc dans le malheur. cf. Platon Si on peut maintenir les hommes dans l’ignorance, et leur faire croire n’importe quoi, on peut aussi les manipuler et les asservir. Dans la littérature, dans le cinéma ou dans l’histoire, il existe de nombreux exemples décrivant cet état de contrôle des populations sans que celles-ci soient pour la majorité de la population source de malheur exemples 1984 d’ORWELL ou le film V pour Vendetta des frères Wachowski, etc.. Remarque attention un exemple n’est pas un argument, il ne fait qu’illustrer et développer une idée afin de la rendre plus claire. Si on y réfléchit bien, dans ce paragraphe, la recherche de la vérité n’est donc dangereuse que pour ceux qui ont intérêt à maintenir les hommes dans l’ignorance. C La recherche de la vérité est donc nécessaire 1 Les hommes ne pourraient survivre dans un milieu qu’ils ne connaissent pas, car contrairement aux animaux ils n’ont pas d’instinct pour survivre dans la nature ; Ils doivent s’adapter, construire des outils qui leurs permettront de satisfaire leurs besoins. Le savoir est donc indispensable. Connaître est dans la nature de l’homme. 2 Un homme qui subit l’oppression et qui renonce à sa liberté de juger et de décider pour lui-même n’est plus un homme mais une chose qui obéit, il perd sa qualité de sujet. La recherche de la vérité est constitutive de l’homme, elle est libératrice et émancipatrice. la liberté distingue l’homme de l’animal. On peut ici reprendre l’idée de Platon qu’il n’y a que bonheur que dans la justice et que cette justice se fonde sur l’usage de la raison et la recherche de la vérité. [Dans le plan qui sert d'exemple, c’est ce qui est désigné par la périphrase la vérité est nécessaire aux relations humaines ». Par exemple peut-on construire une société ou une relation entre deux êtres sur le mensonge, la tromperie ? ] Remarque oui répond Boris Cyrulnik, ce qui ouvre la perspective d'une autre dissertation. - 3 Le genre humain peut accepter l'illusion et le mensonge, ce qui n'empêche pas certains individus de consacrer leur existence à la recherche de la vérité chercheurs, scientifiques, philosophes... . Dans ces cas individuels et singuliers, on peut considérer que la quête de la vérité relève d'un devoir ou d'une exigence morale. D Or la vérité semble aujourd’hui depuis Kant un horizon inaccessible. - 1 La vérité est relative à l’homme. Kant - 2 Faut-il pour cela renoncer à chercher la vérité ? Se contenter du scepticisme ou au mieux de l’utilitarisme ? Si c'est non pourquoi ? -3 Une théorie n'est vraie tant qu'on n'a pas démontré par l'expérimentation qu'elle est fausse Kar Popper En conclusion Si on revient au monde dans lequel on vit la Caverne de Platon, qui est un monde d'apparences et d'illusions, on peut défendre l'idée que c'est un devoir pour chaque homme de chercher comme Socrate, Descartes... la vérité afin de rendre ce monde meilleur. Remarque ici il est important de faire le lien entre le savoir et la morale. On pourrait concevoir que la recherche de la vérité, ce n’est que la recherche du savoir pour le savoir. Mais depuis Descartes cet idéal a disparu, le but du savoir c'est la puissance domination. L'homme devant devenir "le maître et le possesseur de la nature" par son savoir et sa maîtrise technique. Aujourd'hui la maîtrise du savoir assure une puissance aux hommes qui maîtrisent directement ou indirectement par le biais de l'économie ou de la technologie par exemple ce savoir. Ce qui n'est pas sans conséquences pour l’homme ou pour la planète. C'est une piste qui pouvait être développée dns le devoir. Développement Remarques en vrac au fil de la lecture des travaux • La définition de la vérité Les élèves ont tendance à substituer les termes de vérité et de réalité. La vérité, comme la fausseté l'erreur, le mensonge sont des propriétés du langage. La réalité elle, n'est ni vraie ni fausse, elle se contente d'être. Cette confusion s'enracine dans la théorie de la connaissance de Platon où effectivement au dernier stade de son apprentissage, le philosophe, dans une intuition spirituelle, fait en un même instant l'expérience de la vérité et de la réalité. Par la suite les philosophes tenteront d'élaborer une théorie de la vérité en terme d'adéquation ou de correspondance entre ce qui est et ce que l'on dit sur ce qui est. Mais cette théorie qui est encore celle de Descartes au XVII° siècle, s'avèrera être une impasse, aucun critère objectif si on exclut Dieu ne pouvant vérifier la parfaite correspondance entre ce qui est, et ce qui est dit sur ce qui est. • Remarque concernant la critique de Platon par Nietzche Dans la conception de Platon la vérité n'est pas une "valeur". Elle est au-delà de toutes les valeurs parce qu'il la conçoit comme l'origine de toutes choses comme Dieu le sera ensuite pour le christianisme. La métaphore du soleil est importante car le soleil éclaire tout ce qui constitue notre monde, le portant ainsi à l'existence. Pour Nietzsche ce qui est à l'origine de ce qui est ce n'est pas la vérité mais la vie. Sa critique consiste à dénoncer ce tour de passe-passe par lequel dans l'histoire de la philosophie, les hommes ont dévalorisé ce pouvoir créateur de la vie pour affirmer à la place celui de la raison. • Le mensonge On pourrait penser que l'homme, animal social, développe sa faculté de raisonner en recherchant le savoir vrai, en élaborant des théories logiques et cohérentes. Aujourd'hui des éthologues et des psychologues, des psychiatres, développent l'idée qu'il est positif pour l'enfant de mentir. Par exemple, le psychiatre Boris Cyrulnik défend l'idée d'un "devoir [moral] du mensonge" qui est pour lui une preuve d'empathie vis-à-vis de l'autre. Il remarque également que pour mentir il faut faire preuve d'une certaine virtuosité intellectuelle "mentir c'est savoir qu'avec un mot, un sourire, une posture, je vais pouvoir modifier les représentations de l'autre et entrer dans son monde intime. C'est une performance intellectuelle extrême, qui exige que moi menteur, je puisse me représenter les représentations de l'autre. Pour cela il faut que je sois très intelligent , mais surtout que je sois respectueux de l'autre. Le pervers dit ce qu'il pense, et c'est blessant ... quant au psychotique, de toutes les façons pour lui, l'autre n'existant pas, il dit ce qu'il pense sans se poser de questions. En résumé chez le psychotique, il n'y a pas du tout de représentation de l'autre, et chez le pervers, il n' y a pas de respect des représentations de l'autre. Et mentir c'est respecter l'autre. [Pour lire la suite passionnante LIEN cliquer Lecture "le mensonge est une preuve d'intelligence" , Boris Cyrulnik Cet article est intéressant car il remet en question un certain nombre de préjugés concernant la nécessité de dire la vérité, notamment celui qui poserait qu'il ne pourrait pas y avoir de lien social bâtit sur le mensonge. Or ce que démontre B. Cyrulnik c'est que le mensonge est tout aussi constructif. Les exemples ou les références trouvés dans les copies qui posent des problèmes intéressants • DEXTER Dans une copie, un élève cite l'exemple du personnage Dexter, tiré de la série du même nom. Ce personnage mène une double vie dans la journée, il travaille pour la police, la nuit il se transforme en un sérial killer. Ce personnage est en permanence travaillé par l'idée du mensonge sur lequel repose sa vie. Dire la vérité - si sa vérité consiste uniquement dans sa personnalité de criminelle la dimension oedipienne de la relation au père lui-même criminel est importante dans le scénario, ce serait détruire la vie de ses proches sa femmes, ses enfants, sa soeur -Il fait donc par devoir le choix du mensonge par empathie pour ses proches et certainement pour sa propre survie mais ce choix est loin de le satisfaire et le mine. Parallèlement dans ses activités criminelles, il manifeste une réelle exigence de vérité puisqu'il n'assassine que des criminels échappant à la justice, et est profondément perturbé si jamais, par erreur, il assassine un innocent même particulièrement antipathique. La vérité reste donc nécessaire pour justifier ses actes. Ce personnage qu'on pourrait qualifier de monstrueux, n'est donc en rien nihiliste puisqu'il croit en la vérité. Alors même qu'il vit dans le mensonge, le devoir de vérité reste pour lui une question récurrente, d'où ses perpétuelles questions existentielles sur sa propre vie qui reviennent dans chaque épisode. Ainsi il est en fait comme monsieur tout le monde. Il reste imprégné de valeurs profondément conservatrices, comme le mari qui tromperait sa femme avec une autre et en éprouverait du remord ou de la culpabilité. Pour lui vivre dans le mensonge est une aberration. Il se demande d'ailleurs sans arrêt ce que c'est qu'être un être humain, en utilisant des arguments qui montrent que pour lui, l'humanité et la quête de la vérité restent indissociables. • L'ALLEGORIE DE LA CAVERNE Dans cette dissertation il n'est pas nécessaire de revenir en détail sur la totalité de l'Allégorie. Il faut juste retenir les éléments qui permettent d'illustrer et de développer le raisonnement relativement à la question initialement posée. Trois étapes me semblent particulièrement importantes pour notre propos - 1 La Caverne Si on considère les hommes les prisonniers ils recherchent pas la vérité. Elle n'est pas nécessaire à leur existence. Ils peuvent vivre heureux et dns le mensonge. -2 La libération Il se trouve que parmi ses hommes, l'un deux a la possibilité de sortir de la caverne. On peut faire ici le parallèle avec Néo, le personnage de Matrix, qu'on libère alors qu'il n'a rien demandé. Cette libération est difficile et douloureuse, mais notre prisonnier libéré ne renonce pas, de même que Néo qui aurait la possibilité de faire le choix de son ancien compagnon qui choisit de trahir pour retourner dans la matrice car le monde dans lequel il vit est devenu trop difficile pour lui. Dans ce cas , la quête de la vérité résulte d'un choix personnel et devient une exigence morale que l'individu s'impose librement à lui-même. -3 Le retour dans la Caverne Pourquoi notre homme s'acharne-t-il dans sa quête ?Pourquoi celle-ci une fois terminée, choisit-il de revenir auprès de ses anciens compagnons sachant très bien ce qui l'attend car ayant atteint le savoir absolu, on peut difficilement penser qu'il soit naïf à l'encontre du genre humain ? Rien ne l'y oblige, si ce n'est lui-même. En effet il estime à la fois que c'est son devoir d'homme, et à la fois qu'il est nécessaire de transformer ce monde de la caverne le bonheur de tous , la justice, ne pouvant que se fonder selon Platon que sur la connaissance de la vérité. Interprétation d'Audrey G. de l'Allégorie de la caverne " ... de même aujourd'hui la plupart des hommes ne sont pas prêts à accepter la réalité de notre condition humaine. Ils restent attachés à des bonheurs illusoires sans lesquels la réalité de nos existences paraitrait insupportable. La quête de la vérité fait apparaître la dimension mensongère de ces bonheurs factices et est plutôt désespérante. Par exemple le fait que nous soyons condamnés à vieillir est pour beaucoup insupportable dans une société où nous entretenons le culte de la jeunesse des corps. Vieillir devient intolérable. La société de consommation a pour fonction d'entretenir ces bonheurs illusoires, nous promettant par exemple, des crèmes anti-vieillissements, des interventions de chirurgie esthétique et la possibilité d'entretenir une éternelle jeunesse". mots-clés vérité, mensonge, Dexter, erreur, illusion, allégorie de la caverne, obligation, nécessité, devoir Cordialement "Admettre la relativité des vérités conduit-il à renoncer à toute idée de vérité?" Bien distinguer les "vérités" relatives à telle ou telle époque et l'idée de vérité. Une idée c'est ce à quoi rien de sensible ne correspond, autant dire que c'est un idéal, une sorte de principe régulateur qui permet de repérer Dans mon article précédent, je vous partageais ma conviction qu’il était nécessaire et vital d’apprendre à douter de tout pour avoir une chance de guérir. Non seulement pour éviter que les démarches au service de la santé et de la guérison deviennent des religions intégristes, mais surtout pour préserver le libre-arbitre du malade et pour respecter la complexité des processus naturels de guérison… Aujourd’hui, je vous invite à pousser encore plus loin notre apprentissage du doute pour questionner les fondements mêmes de la démarche scientifique. UNE THÉORIE SCIENTIFIQUE PEUT-ELLE ÊTRE VRAIE ? Avant de poser cette question fondamentale dans le domaine qui nous intéresse celui de la santé, faisons un bref détour par la physique, considérée comme l’archétype par excellence des sciences dites exactes ! La question devient alors Les théories de la physique peuvent-elles être vraies ? » À cette question, je réponds sans hésiter NON, elles ne le seront jamais ! Pourquoi ? À cause de ce qu’on appelle, en épistémologie, le réductionnisme scientifique ! Pour illustrer cette notion de réductionnisme, prenons un exemple bien connu des physiciens l’étude du mouvement d’un pendule simple. Je rappelle qu’un pendule, c’est une masse attachée à l’extrêmité d’un fil suspendu à un support fixe. Pour établir la loi d’oscillation des pendules, donc pour écrire l’équation qui décrit le mouvement du pendule sa vitesse, sa fréquence d’oscillation, l’accélération qu’il subit à chaque redescente, etc., les physiciens ont été obligés de réduire, de supprimer ou d’idéaliser 17 paramètres présents dans la réalité. En effet, pour pouvoir mettre sur papier une équation, ils ont dû supposer entre autres que la masse suspendue n’était pas un objet en trois dimensions, mais une masse concentrée en un point sans dimension ; que le fil était sans masse ; qu’il était inextensible ; qu’il était rectiligne ; qu’il n’y avait pas de frottement de l’air sur la masse suspendue ; qu’il n’y en avait pas plus sur le fil ; que l’attache du fil à son support ne présentait aucune résistance ; que le support ne pliait nullement sous le poids… Et j’en passe. Donc, pour énoncer cette loi très simple qui tient en une demi-ligne sur un cahier d’étudiant, les physiciens ont dû effectuer 17 simplifications ! En même temps, paradoxalement, quand on confronte les mesures réelles aux données calculées avec cette loi, on observe des convergences suffisamment proches pour pouvoir considérer cette formule comme satisfaisante, quoique fausse ! C’est cela qu’on appelle le réductionnisme scientifique. Pour pouvoir énoncer une théorie, quelle qu’elle soit, il est TOUJOURS nécessaire de sélectionner les faits, d’éliminer des facteurs pourtant présents, de retenir les seuls paramètres que l’on juge pertinents, de simplifier la réalité en l’idéalisant et de faire des moyennes statistiques. Sans le réductionnisme, aucun scientifique n’aurait jamais pu énoncer la moindre loi ! Même une des lois les plus célèbres de la physique E = mc2 n’est qu’une approximation de la réalité. Dans ce sens, on peut dire qu’aucune loi n’est vraie, puisqu’elle a été construite sur une idéalisation de la nature, et pas sur la nature elle-même ! On pourrait, dès lors, se poser les questions suivantes. Le réductionnisme est-il nécessaire et souhaitable ? La réponse est oui, sinon, aucune loi ne pourrait être énoncée ! Le réductionnisme est-il utile ? La réponse est oui car, grâce à ces lois, on peut préparer des actions et agir sur la nature. Le réductionnisme est-il dangereux ? La réponse est non, sauf si les scientifiques qui énoncent ou utilisent ces lois croient qu’il y a une équivalence entre la théorie et la réalité des faits ! QUAND LA SCIENCE DEVIENT-ELLE INTOLÉRANTE ET INTÉGRISTE ? Donc, comprenez-moi bien. Le problème ne vient pas tant du réductionnisme lui-même que de l’inconscience de ceux qui font la science ! Si un scientifique est inconscient de la relativité et de l’imprécision de toutes les lois avec lesquelles il travaille, il confond la carte avec le territoire représenté par cette carte. Et il tend alors à considérer la théorie comme La Vérité incontestable et indubitable, puique cette théorie se confond avec le Réel qui lui, ne peut être remis en doute. Du coup, il cherche à ce que les faits observés se plient à la théorie plutôt que de soumettre la théorie aux faits. En faisant cela, ce n’est plus de la science qu’il pratique, mais du scientisme. À ce propos, le philosophe Louis Jugnet écrivait fort justement Le scientisme, c’est […] l’impérialisme de la Science de laboratoire sur tous les domaines de la pensée et de la conscience de l’homme. » Une fois installé dans cette attitude rigide, il ne reste qu’un pas pour entrer dans l’intégrisme scientifique. Ce pas est franchi lorsqu’on rejette tous les faits nouveaux qui pourraient remettre en question la théorie, afin de préserver, coûte que coûte, l’orthodoxie scientifique ! LA SANTÉ HUMAINE PEUT-ELLE FAIRE L’OBJET D’ÉTUDES SCIENTIFIQUES ? Nous venons de voir que les sciences dites exactes ne sont pas si précises et exactes que cela. Alors, qu’en est-il lorsqu’on cherche à étudier l’être humain, dans toute sa complexité et dans toutes ses dimensions physiologique, psychologique, sociale, spirituelle, etc. ? Pour répondre à cette question, un nouveau retour vers la physique ne sera pas inutile ! Imaginez qu’on attache trois pendules ensemble. Le premier pendule est suspendu à un support fixe, le deuxième est suspendu à l’extrémité du premier et le troisième à l’extrémité du deuxième. Savez-vous que, dans ce cas, il devient non seulement impossible d’écrire l’équation du mouvement de cet ensemble pourtant simple, mais en plus l’évolution du système devient imprédictible ? Autrement dit, dès qu’un système devient trop complexe, aucune loi scientifique ne peut plus être énoncée ! Si on revient à l’être humain, et qu’on restreint pour l’instant notre étude à son seul corps physique, on comprend immédiatement qu’une description scientifique du fonctionnement du corps est strictement impossible ! Car le corps est composé de milliards de cellules, de centaines de tissus et d’organes, de milliers de substances physico-chimiques différentes… De plus, chaque organe influence le fonctionnement d’autres organes qui, à leur tour, rétroagissent sur cet organe ! C’est ce qu’on appelle, dans l’approche systémique, les boucles de rétroaction. Un exemple simple de boucle rétroactive, c’est le fonctionnement du chauffage central. La chaleur produite par la chaudière et transmise au radiateur influence le fonctionnement de la sonde du thermostat fixé au mur, par exemple. Lorsque la température désirée est atteinte, le thermostat rétroagit sur la chaudière en lui ordonnant de s’arrêter. Du coup, la température dans la pièce diminue, ce qui influence à nouveau le comportement du thermostat qui, à son tour, va commander à la chaudière de se remettre en route, et ainsi de suite… On retrouve les mêmes boucles de rétroaction à tous les niveaux du fonctionnement du corps humain. Ces boucles permettent au corps de maintenir ce que Claude Bernard appelait son homéostasie. L’intrication de ces nombreuses boucles confère au corps une telle complexité qu’il devient impossible d’en décrire le fonctionnement à l’aide des raisonnements simples et linéaires typiques à l’approche scientifique. Du coup, pour comprendre le corps humain dans son ensemble, il va être nécessaire de l’appréhender dans toute sa globalité et de renoncer à la mise en équation de son fonctionnement… Ici, comme ailleurs, la démarche scientifique réductrice et linéaire se révèle pauvre et inadaptée. Si en plus, on réintroduit dans la compréhension de la santé et de la maladie, les dimensions psychiques, émotionnelles, affectives, sociales, environnementales, spirituelles, qui ont toutes un impact sur notre équilibre physique, la démarche scientifique se retrouve dans l’impossibilité de traiter d’une quelconque manière les interactions à l’intérieur de et entre toutes ces sphères. Non seulement à cause de l’extrême complexité de l’être humain, mais aussi parce que la science ne peut travailler que sur des éléments observables et mesurables… LA MÉDECINE EST-ELLE SCIENTIFIQUE, FINALEMENT ? Malgré toutes les limites que je viens d’énoncer, la médecine officielle continue de vouloir se présenter comme scientifique. Probablement pour que tous les humains finissent par adhérer à sa vision, comme on adhère à une religion qui se veut universelle. La médecine prétend être scientifique, et pourtant elle ne l’est pas et ne pourra jamais l’être ! Car c’est un art, pas une science. Ceux qui prétendent le contraire tombent dans le piège du réductionnisme, du scientisme et/ou de l’intégrisme que j’ai définis plus haut. Leurs arguments pour défendre le statut scientifique de la médecine résistent très peu de temps à une analyse critique. Car le fait d’utiliser de plus en plus d’appareillages techniques et technologiques ne confère nullement à la médecine le statut de science ! De même que ce n’est pas parce que vous utilisez un GPS ou un téléphone intelligent que vous devenez, pour autant, un scientifique… Par ailleurs, fonder ses affirmations sur des statistiques ne transforme pas la médecine en une science. Je rappelle que pour qu’une affirmation devienne une loi scientifique, il faut que l’énoncé soit vérifié dans 100 % des cas. Or, en médecine, aucun énoncé ne se vérifie dans tous les cas… Enfin, la médecine se contente de décrire des phénomènes isolés les uns des autres en coupant systématiquement toutes les boucles rétroactives présentes dans le corps… C’est comme si on essayait de décrire le fonctionnement d’un thermostat de chauffage en n’étudiant que le lien entre la chaleur du radiateur et l’arrêt du thermostat, mais sans tenir compte du lien entre le thermostat et la chaudière ni du lien entre la chaudière et le radiateur. En linéarisant les boucles systémiques, on perd totalement la compréhension des phénomènes complexes. Pour toutes ces raisons, je vous invite à cultiver le doute à l’égard de toute démarche scientifique en général, et ainsi qu’à l’égard de la médecine officielle qui revendique un statut qu’elle ne possède même pas… En faisant cela, l’impérialisme de la pensée scientifique perdra un peu de terrain et de pouvoir, tandis que vous gagnerez en autonomie et en liberté ! LAISSEZ VOS COMMENTAIRES, VOS QUESTIONS, VOS TÉMOIGNAGES Mon vœu le plus cher, c’est que vous laissiez, sous cet article, des références de livres ou d’articles, des études, des enseignements qui viennent compléter, enrichir les propos tenus. Je vous invite aussi à partager les bénéfices que vous avez retirés de la lecture de ce texte. Pour que les autres visiteurs de ce blog soient nourris à leur tour, non seulement par mes écrits, mais aussi et surtout par vos apports. 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Letout premier numéro de La Tour de Garde disait : « La vérité, telle une petite fleur dans l’immensité de la vie, est entourée et presque étouffée par les mauvaises herbes luxuriantes de l’erreur. Pour la trouver, il faut être sans cesse à l’affût. []
L'analyse du professeur Alain déclarait que le doute est le sel de l’esprit », en précisant que si croire est agréable », c’est pourtant une ivresse dont il faut se passer », sinon adieu à liberté, justice, paix ». L’implacable sentence qu’il prononce a ainsi de quoi faire frémir, mais le beauté de la formule ne peut cacher l’hésitation bien légitime de celui qui a une fois osé le doute. Descartes lui-même avouait, pour les mœurs, qu’il est besoin parfois de suivre des opinions qu’on sait fort incertaines ». Or les mœurs ne sont autres que les comportements des hommes, leurs actes, c’est-à-dire ce qui est justement la manifestation exemplaire de leurs libertés. Faut-il alors penser que le doute est une entrave à la liberté ? Faut-il à l’inverse supposer que le doute la permet ? L’épineuse question révèle sa portée dès l’instant où l’on prend la mesure de l’exigence dubitative. Il ne s’agit pas simplement en effet de mettre à distance son accord, de critiquer en surface un point de vue le doute est fondamentalement existentiel, puisqu’il touche au critère de la vérité, au fondement du juste, au sens même de la conviction nécessaire à toute pensée et toute action. Douter vraiment, c’est se retrouver seul au monde, sans certitude aucune. Si tout nous échappe, comment retrouver une assise, comme faire des choix, c’est-à-dire tout simplement être capable de peser le pour et le contre afin de décider sans entrave du comportement à tenir ce qui est le sens même de la liberté ? Nous nous attacherons d’abord à montrer que le doute est le résultat de la déstabilisation, et ne peut à cet égard être considéré comme une démarche positive. Nous en viendrons toutefois à saisir que l’aliénation apparente du doute produit une crise et un sursaut de la raison, qui se trouve alors en mesure de faire table rase de ses handicaps afin de poser les vraies questions du choix. Nous montrerons cependant et enfin que ce pouvoir du doute n’est pas dépouillé d’ambiguïté, puisqu’il conduit à une affirmation sans fin de soi, particulièrement risquée pour celui qui se soucie des conséquences de son action et des effets de sa liberté. ...
\n\n \ndouter est ce renoncer à la vérité
Douterce n'est pas renoncer à la vérité : le doute comme moyen de découvrir la vérité (à condition de définir la vérité) En effet, 1. La vérité consiste en une somme de jugements élaborés par les hommes quand ils font usage de leur raison (est vrai un énoncé ayant une valeur universelle) 2. C'est donc l'usage de la raison qui
Lui, n'a pas eu quatre heures pour réfléchir sur le sujet. Mais, il a eu cinq ans pour l'étudier et le mettre à l'épreuve. Avant qu'il entame un marathon de 2 h 30, dans la librairie Point-Virgule, à Aurillac, pour dédicacer son livre Les leçons du pouvoir Stock, on a demandé à François Hollande de se pencher, comme les lycéens lundi 18 juin, sur un sujet du bac de philosophie "Peut-on renoncer à la vérité ?" Qui plus est lorsque l'on est président de la République. "Le mensonge mérite la pire des sanctions" François Hollande "Non, je pense que la vérité, c'est encore la meilleure pédagogie. On peut essayer avec le mensonge mais ça ne tient pas. On peut biaiser la vérité mais il y aura à un moment un retour de la sincérité. Et puis il faut assumer la vérité." Avant de rejoindre la libraire, rue des Carmes, l'ex-président s'est offert un bain de foule. L'ancien chef de l'Etat est même allé plus loin que la question posée aux lycéens littéraires en évoquant deux faits marquants de son mandat 2012-2017. Le rejet de sa politique, dans les sondages, et l'affaire Cahuzac, qui a conduit au départ du ministre du Budget, en mars 2013 "Est-ce que toutes les vérités sont bonnes à dire ? C'est une autre question. Non, et ça se paye parfois par l'impopularité. Mais, le mensonge mérite la pire des sanctions. Et d'ailleurs, dans le quinquennat, ceux qui ont menti, et il y en a eu devant le Parlement et l'opinion, l'ont payé cher. Et à juste raison." Malik Kebour Photos Louis Fayet
Renoncerà l'idéale de vérité, ce n'est pas douter ; c'est renoncé à rechercher la vérité, à penser, à s'interroger, à reconnaître la pensée rationnelle comme capable d'élaborer des vérités universelles. Mots clés • douter : être dans l'incertitude, hésiter, soupçonner.
La difficulté à atteindre la vérité peut conduire l'homme à douter de sa réalité. Faut-il vraiment rechercher la vérité ou au contraire trouver une forme de sagesse en y renonçant ? I La vérité un idéal inaccessible ? 1 Le scepticisme Si l'on définit la vérité comme l'adéquation entre le discours et la réalité, alors atteindre la vérité suppose un moyen de vérifier si ce que l'on dit correspond bien à la réalité en soi. Les sceptiques comme Sextus Empiricus considèrent que l'homme ne peut pas atteindre la vérité, dans la mesure où ni sa raison, ni ses sens ne lui permettent de saisir la réalité telle qu'elle est. Cette thèse a des implications morales. Ce qui rendrait l'homme malheureux, ce n'est pas le doute mais le fait de croire posséder la vérité. Suspendre son jugement permettrait donc à l'homme d'être heureux. 2 Les limites du scepticisme Pour Aristote, un scepticisme intégral conduit à l'inaction, car toute action implique une croyance qui la motive, et au silence, car dire quelque chose implique toujours une affirmation. Ainsi, le scepticisme se nie lui-même. Il semble donc nécessaire de ne pas abandonner l'idéal de vérité. II La vérité une valeur parmi d'autres ? Le terme d'idéal est ambigu, car il désigne tantôt ce que l'on ne peut pas atteindre, tantôt ce que l'on doit poursuivre. La vérité est un idéal en ce qu'il paraît légitime de la rechercher. Atteindre la vérité est donc un objectif porteur de sens. La vérité est ainsi une valeur importante, d'un point de vue individuel et collectif. Mais n'entre-t-elle pas en conflit avec d'autres valeurs importantes ? 1 Vérité et politique Certes, la vérité est une valeur importante en politique on attend des hommes politiques qu'ils disent la vérité, des citoyens qu'ils se tiennent informés de l'actualité. Mais dans la mesure où l'activité politique engage des décisions quant à l'avenir, la politique ne saurait se réduire à une science. C'est pourquoi l'efficacité d'un discours importe plus que sa vérité pour les sophistes. La politique n'est pas la simple mise en œuvre d'une vérité préalablement dégagée. Elle implique des convictions qui ne sont pas de l'ordre de la connaissance. Pourtant, la constitution d'un espace public implique des débats dont l'horizon est toujours la vérité. Ainsi, pour Arendt, si la vérité n'est pas la seule valeur qui compte en politique, elle revêt néanmoins une importance considérable pour distinguer les différentes opinions. Respecter la vérité factuelle » est une condition du débat. À noter Alain insiste sur la nécessité, pour les citoyens, de s'interroger sur la vérité des discours des différents acteurs publics. Si le citoyen doit obéir aux pouvoirs, il doit cependant aussi s'en méfier. 2 Vérité et bonheur Dans la mesure où la recherche de la vérité implique un effort, elle semble s'opposer au bonheur individuel. Pourquoi chercher la vérité si celle-ci vient déranger mon confort ? En ce sens, l'illusion paraît plus douce que l'effort à fournir pour atteindre la vérité. Kant montre que la recherche de la vérité est aussi un effort d'émancipation de toutes les tutelles illégitimes qui prétendent dicter à l'individu sa conduite ou sa pensée. Il s'agit de sortir d'un état de minorité dont nous sommes nous-mêmes responsables, par paresse ou par lâcheté. Ainsi, la vérité est un idéal au sens où les hommes doivent sans cesse la chercher pour être véritablement libres.
Lemercredi 17 août, Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a invité son jeune auditoire francophone, réuni au Palladium-Haupthalle
Le baccalauréat de philosophie en ligne Rechercher dans ce blog vendredi 4 mai 2018 Douter est-ce renoncer à la vérité ? Dissertation bac 2018 corrigée, Pondichéry séries technologiques Publié par Dubrevetaubac à 0641 Aucun commentaire Enregistrer un commentaire Forum pédagogique Pages vues Le bac de philosophie Biblitothèque scolaire gratuite Le site Camus Archives du blog ► 2020 1 ► avril 1 ► 2019 66 ► juin 35 ► mai 28 ► avril 1 ► janvier 2 ▼ 2018 78 ► juin 24 ▼ mai 45 Dissertation, sujet 2, bac philosophie Liban, séri... Commentaire bac philosophie Liban, série L 2018 ... Dissertation, sujet 1, bac philosophie Liban, séri... Commentaire bac philosophie Liban, série L 2018 ... Dissertation, sujet 2, bac philosophie Liban, séri... Dissertation, sujet 1, bac philosophie Liban, séri... Corrigé du commentaire, Alain Propos, philo Washin... Corrigé de la dissertation n°2 séries ES Washingto... Corrigé de la dissertation n° 1 Washington bac ES ... Corrigé de la dissertation n° 2 Washington bac S 2... Corrigé en ligne, dissertation n° 1 Washington S, ... Corrigé du commentaire bac philo 2018 Washington S... Corrigé de la dissertation n° 1 Washington bac L 2... Corrigé bac Washington, commentaire, série L corri... Dissertation 2 - L'homme politique doit-il être ef... L'actualité de Washington sé... L'actualité de Washington ES... L'actualité de Washington, s... Commentaire bac philosophie Liban, série ES 2018 ;... Dissertation, sujet 2, bac philosophie Liban, séri... Dissertation, sujet 1, bac philosophie Liban, séri... Commentaire bac philosophie Liban, série ES 2018 ;... Dissertation, sujet 1, bac philosophie Liban, séri... Dissertation, sujet 2, bac philosophie Liban, séri... L'actualité de Sujets de phi... Commentaire bac philosophie Liban, série S 2018 ; ... Dissertation, sujet 2, bac philosophie Liban, séri... Dissertation, sujet 1, bac philosophie Liban, séri... L'actualité de Sujets philo ... Corrigé ES, commentaire Auguste Comte, Opuscules d... Doit-on attendre de la technique qu'elle mette fin... Peut-on vivre sans morale? Corrigé philo Pondichér... Plotin, Ennéades commentaire corrigé, série S Pond... Une loi injuste vaut-elle mieux que l'absence de l... Bac 2018 sur en français, philoso... Toute démonstration est-elle scientifique?Série S ... Douter est-ce renoncer à la vérité ? Dissertation ... La culture sert-elle à changer le monde? Philo 201... Sujets corrigés philosophie Pondichéry séries tech... L'actualité de Les corrigés ... L'actualité de Les corrigés ... L'actualité de Consultez les... L'actualité de Les sujets de... L'actualité de Sujets de phi... L'actualité de Sujets de phi... ► avril 9 ► 2017 46 ► novembre 1 ► octobre 6 ► septembre 10 ► juin 12 ► mai 1 ► avril 15 ► janvier 1 ► 2016 45 ► décembre 2 ► novembre 1 ► octobre 3 ► juin 12 ► mai 11 ► avril 9 ► mars 6 ► janvier 1 ► 2015 52 ► octobre 9 ► août 1 ► juin 16 ► mai 3 ► avril 23 ► 2014 10 ► juin 7 ► avril 2 ► février 1 ► 2013 6 ► décembre 4 ► novembre 1 ► mai 1 ► 2012 4 ► décembre 3 ► août 1 ► 2011 31 ► décembre 4 ► novembre 6 ► octobre 3 ► septembre 9 ► janvier 9 ► 2010 115 ► décembre 11 ► novembre 36 ► octobre 13 ► septembre 1 ► juillet 3 ► juin 1 ► mai 9 ► avril 11 ► mars 3 ► février 8 ► janvier 19 Messages les plus consultés Peut-on douter de tout? Par prepabac Le 12/08/2012 Commenta...  Est-il absurde de désirer l'impossible? Par prepabac Le 14/... Peut-on reprocher à la philosophie d'être inutile? Par prepabac ... Toute vérité est-elle démontrable? Par prepabac Le 13/08/2012 Comment... Peut-on désirer sans souffrir? Par prepabac Le 14/08/2012 Commenta... Sommes-nous maîtres de nos désirs? Par prepabac Le 12/08/201... L'homme est-il un loup pour l'homme? Par prepabac Le 15/08/... Peut-on changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde? Par prepabac ... Le prince Nicolas Machiavel, chapitre 18 Le devoir intégralement rédigé fait 3 pages word , il comprend une introduction très dévelop... La culture dénature t'-elle l'homme? Dissertation intégralement rédigée La culture dénature t'-elle l'homme? Dissertati... .