🍆 Au Secours Le Prince Aubert A Disparu

Interviewépar Nous Deux, le journaliste Julian Bugier est revenu sur la perte de son papa, disparu en 2013 alors qu'il n'avait que 59 ans et
Les enfants sont dĂ©jĂ  ! en vacances, et revient toujours la sempiternelle question de savoir comment les occuper
 Voici quelques idĂ©es d'activitĂ©s dans le quartier On va au Théùtre
 Théùtre des BĂ©liers Parisiens – 14 rue Saint-Isaure LE FABULEUX VOYAGE DE LA FEE MELODIE Coup de tonnerre au pays des notes MĂ©lodie la fĂ©e de la musique a perdu son La »! Elle part Ă  sa recherche, et fait durant son pĂ©riple des rencontres extraordinaires qui la guideront Ă  travers plusieurs univers pour mener Ă  bien sa quĂȘte. Mais attention, l’Ogre de Barbarie est dans les parages et il faudra beaucoup de courage Ă  MĂ©lodie pour l’affronter. Un voyage interactif et musical, mĂȘlant théùtre, chansons, ombres et illusions. A partir de 3 ans Du mercredi au samedi Ă  14h et le dimanche Ă  11h pendant les vacances de la Toussaint. DANS LA PEAU DE CYRANO Colin fait sa rentrĂ©e dans un nouveau collĂšge. Pas facile de passer du monde de l’enfance Ă  celui des grands, surtout quand on est diffĂ©rent». La route est semĂ©e d’embĂ»ches. Mais une rencontre dĂ©terminante avec son professeur de théùtre, figure paternelle et bienveillante, guidera ses pas vers un nouvel essor, comme une nouvelle naissance. Un spectacle drĂŽle et poĂ©tique oĂč un comĂ©dien seul en scĂšne interprĂšte une galerie de personnages hauts en couleur. A partir de 7 ans Du mercredi au vendredi Ă  15h30 et le dimanche Ă  18h pendant les vacances de la Toussaint. CinĂ© 13 Théùtre – 1 Avenue Junot LES RÊVES DE JESSICA Depuis que sa grand mĂšre lui a offert un livre de mythologie grecque, Jessica ne dort plus ses nuits sont peuplĂ©es de monstres comme le gros Chien CerbĂšre, la Gorgone MĂ©duse, le Minotaure ou encore les SirĂšnes
 DĂšs lors, sa mission est la suivante, terminer sa nuit et affronter ces monstres, grĂące Ă  son imagination, son humour, et sa meilleure arme la musique ! Une odyssĂ©e fantastique Ă©crite et mise en scĂšne par IrĂšne Favier, avec Jessica Berthe. A partir de 3 ans. Du mercredi au samedi Ă  15h30 pendant les vacances de la Toussaint. ACCORDEZ-MOI PARIS Une piĂšce de théùtre participative oĂč s'entremĂȘlent secrets, meurtre et passion. RĂ©solvez l'une des plus mystĂ©rieuses affaires du 19Ăšme siĂšcle et dĂ©masquez le coupable. Revivez la fabuleuse destinĂ©e d'un cabaret clandestin installĂ© en 1872 dans les anciennes carriĂšres de Montmartre, et savourez les anecdotes sur Paris Ă  travers deux siĂšcles d'histoire en passant de la Bastille au PĂšre Lachaise et Ă  la Butte Montmatrtre
 A partir de 8 ans. Du mercredi au dimanche Ă  17h pendant les vacances de la Toussaint. Le Funambule Montmartre – 53 rue des Saules AU SECOURS ! LE PRINCE AUBERT A DISPARU Qui retrouvera le Prince Aubert ? Au fil du spectacle, les indices sont donnĂ©s, tantĂŽt aux enfants, tantĂŽt Ă  la Princesse policiĂšre. Il ne reste qu’à recoller les morceaux. Humour et suspense sont au rendez-vous de cette histoire interactive, palpitante pour les enfants et hilarante pour les grands. Le Prince Aubert a Ă©tĂ© fait prisonnier par Madame Moche. Celle-ci projette Ă  prĂ©sent d’empoisonner le Roi. Tout le Royaume est en danger. Le temps est compté  La Princesse Pervenche, sorte de FantĂŽmette en herbe, va-t-elle deviner le complot qui se trame et dĂ©couvrir Ă  temps le vrai visage de Madame Moche ? Vrai garçon manquĂ©, la Princesse dĂ©tective plaĂźt autant aux filles qu’aux garçons. Les personnages de la mĂ©chante et du prince sont, eux, particuliĂšrement ridicules et comiques. Une vraie intrigue policiĂšre, pendant laquelle les enfants vont saisir les indices au fur et Ă  mesure avec, en gĂ©nĂ©ral, une longueur d’avance sur la jeune hĂ©roĂŻne ! A partir de 4 ans Du lundi au samedi Ă  14h pendant les vacances de la Toussaint. ReprĂ©sentation supplĂ©mentaire dimanche 2/11 Ă  16h FOURMI DE PAIN Connaissez-vous la vĂ©ritable histoire de la Petite fourmi de Pain ? Il Ă©tait une fois une Petite Fourmi, une Petite fourmi minuscule, si microscopique qu’on l’appelait petite fourmi », c’est pour dire
 Cette annĂ©e-lĂ , la nourriture Ă©tait difficile Ă  trouver et plus encore Ă  rapporter Ă  la fourmiliĂšre. Or un jour, Petite Fourmi heurta une chose qu’elle n’avait jamais vue dans la nature, une chose dorĂ©e, parfumĂ©e, craquante, exquise c’était une miette de pain
 Alors pour savoir d’oĂč vient ce pain et comment en obtenir pour tous, Petite Fourmi se met en route. Elle croise la Reine des Papillons, le Mulot dodu, ou encore l’AraignĂ©e mal embouchĂ©e
 Ecoutez l’histoire merveilleuse de Petite Fourmi qui partit Ă  la recherche du secret du pain. A partir de 3 ans Du mardi au vendredi Ă  10h30, samedi et dimanche Ă  11h pendant les vacances de la Toussaint ROSE AU BOIS DORMANT La princesse Rose est victime dĂšs son baptĂȘme du mauvais sort de la fĂ©e NĂ©penthes. "A l'aube de ses 16 ans, elle se piquera le doigt Ă  un fueseau et mourra". C'est sans compter sur l'aide de la fĂ©e Mimosa, marraine extravagante de Rose, et du prince Christian, froussard au grand coeur. A partir de 4 ans. Du mardi au vendredi Ă  15h15, le samedi Ă  16h, le dimanche Ă  14h pendant les vacances scolaires. Manufacture des Abbesses – 7 rue VĂ©ron RAIPONCE Raiponce c’est le nom d’une fleur
 C’est aussi le nom d’une jolie jeune fille qui s’ennuie bien fort, parce qu’une mĂ©chante sorciĂšre l’a enfermĂ©e dans une haute tour sans fenĂȘtre ni escalier. Raiponce a de trĂšs, trĂšs, trĂšs longs cheveux couleur d’or et chaque jour la sorciĂšre s’en sert pour grimper Ă  la tour et lui rendre visite. Mais par un beau matin, c’est un prince qui attrape la tresse de la jeune fille et monte jusqu’à la petite fenĂȘtre
 L’aventure de Raiponce peut commencer. A partir de 4 ans. Les mercredis Ă  15h30, jeudis et vendredis et dimanches Ă  15h pendant les vacances de la Toussaint. LA REINE DES BISOUS Une petite princesse, dont la maman reine est trĂšs occupĂ©e, parcourt tous les royaumes au volant de son avion rouge, pour trouver la reine des bisous. Elle fait alors la rencontre de la reine des gĂąteaux, la reine des fleurs et d'autres encore, mais toujours pas de reine des bisous
 Et c'est bien normal car on cherche parfois bien loin ce qu'on a prĂšs de soi. Une histoire rigolote, pour les tous petits, qui rappelle qu'il est important de prendre le temps de se dire qu'on s'aime et de se le montrer, tout simplement. A partir de 2 ans. Les mercredis Ă  14h, jeudis et vendredis Ă  10h, dimanches Ă  11h pendant les vacances de la Toussaint. Les Trois Baudets – 64 bd de Clichy M LE MECHANT Dans la ville de CamĂ©lia, un mystĂ©rieux mĂ©chant sĂšme la tristesse en arrachant toutes les fleurs. Le parc oĂč se retrouvent les enfants devient sa premiĂšre victime. Lorsque les gardiens du parc se mettent Ă  soupçonner les enfants et Ă  leur refuser lÊŒaccĂšs, ces dernier dĂ©cident alors de prendre les choses en main
 » Spectacle musical Ă  partir de 4 ans. Du 21 au 25 octobre Ă  11h et 15h LES LIVRES S'ANIMENT Quand les livres sÊŒouvrent, ils laissent sÊŒĂ©chapper une famille souris partie en pique-nique Ă  la campagne, un garçonnet qui dessine sur les murs de sa chambre, deux petits bonshommes de bois qui dĂ©construisent objets et vĂ©hicules au grĂ© de leurs aventures et un hippopotame mĂ©lomane mais incompris. Une sĂ©lection de courts-mĂ©trages issus du cĂ©lĂšbre studio Weston Woods, spĂ©cialisĂ© dans lÊŒadaptation Ă  lÊŒĂ©cran de grands classiques de la littĂ©rature jeunesse amĂ©ricaine. A partir de 2 ans. Du 28 octobre au 1er novembre Ă  11h et 15h. On va au musĂ©e
 ​Espace Dali – 11 rue Poulbot DALI FAIT LE MUR Une vingtaine d'artistes urbains ont relevĂ© le dĂ©fi. En dialogue avec les oeuvres exposĂ©es Ă  l'Espace Dali, chacun d'eux a créé une oeuvre qui ose confronter l'univers surrĂ©aliste au vocabulaire de l'art urbain peinture, pochoir, dessin, lumiĂšre, son, installation. Ouvert tous les jours de 10h Ă  18h MusĂ©e de Montmartre – 12 rue Cortot Le MusĂ©e de Montmartre a fait peau neuve. On dĂ©couvre les nouveaux espaces d'exposition, l'atelier de Suzanne Valadon et le salon de thĂ©. Exposition en cours L'esprit de Montmartre et l'Art Moderne. A partir du 24 octobre, exposition des planches originales et croquis de "Poulbots", la nouvelle BD de Patrick Prugne. On pratique une activitĂ© manuelle
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 dans l'un des nombreux ateliers de la Butte On va au square pendant qu'il fait encore beau
 Voir notre dossier spĂ©cial Squares et jardins pour enfants Ă  Montmartre​ Bonnes vacances les poulbots ! Illustration couverture "Poulbots" de Patrick Prugne – Editions Margot – Tous droits rĂ©servĂ©s
DiffĂ©rentsjeux sont proposĂ©s : le pendu, la rĂ©ponse au choix, le vrai ou faux Si vous voulez tester, il y a par exemple Zouck de Pierre Bottero ou Be Safe de Xavier-Laurent Petit. Pour la recherche dans le site La quantitĂ© de questionnaires est de plus en plus importante. Les livres sont rangĂ©s par nom d'auteur mais pour ĂȘtre plus rapide, vous pouvez aussi utiliser la fonction
La capitale haĂŻtienne, frappĂ©e par une pĂ©nurie de carburant, s'enfonce dans la violence. Au moins 89 personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es en une semaine dans des heurts entre gangs rivaux, selon le bilan d'une ONG communiquĂ© mercredi. Au moins 89 personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es en une semaine dans des affrontements entre gangs Ă  Port-au-Prince, capitale d'HaĂŻti oĂč les prix s'envolent et les carences de carburant s'aggravent toujours davantage."Au moins 89 personnes ont Ă©tĂ© assassinĂ©es et 16 autres sont portĂ©es disparues", a indiquĂ©, mercredi 13 juillet, le RĂ©seau national de dĂ©fense des droits humains dans un communiquĂ©, prĂ©cisant que le bilan partiel de ces violences fait Ă©galement Ă©tat de "74 blessĂ©s par balle ou Ă  l'arme blanche".Depuis une semaine, les rafales d'armes automatiques crĂ©pitent Ă  longueur de journĂ©e Ă  CitĂ© Soleil, commune la plus dĂ©favorisĂ©e et la plus densĂ©ment peuplĂ©e de l'aire mĂ©tropolitaine deux factions de gangs s'y affrontent sans que la police, en manque d'hommes et d'Ă©quipements, n'intervienne. Familles terrĂ©es chez ellesLe long des corridors des bidonvilles qui s'y sont formĂ©s au fil des quatre derniĂšres dĂ©cennies, des milliers de familles n'ont d'autre choix que de se terrer chez elles, sans pouvoir se ravitailler en eau et habitants sont victimes de balles perdues Ă  l'intĂ©rieur mĂȘme de leurs modestes logements, faits de simples tĂŽles, mais les ambulances ne sont pas autorisĂ©es Ă  circuler librement dans la zone pour venir en aide aux blessĂ©s."Nous appelons tous les belligĂ©rants Ă  permettre le passage des secours vers Brooklyn nom du quartier de CitĂ© Soleil oĂč se concentrent les violences, NDLR et Ă  Ă©pargner les civils", a exhortĂ©, mercredi, Mumuza Muhindo, chef de mission de MĂ©decins sans FrontiĂšres."Champ de bataille"EntravĂ©e dans ses opĂ©rations d'Ă©vacuations des victimes, l'organisation humanitaire a nĂ©anmoins opĂ©rĂ© une quinzaine de blessĂ©s par jour en moyenne depuis vendredi, dans son hĂŽpital situĂ© Ă  proximitĂ© de CitĂ© Soleil."Le long de la seule route menant Ă  Brooklyn, nous avons rencontrĂ© des cadavres en dĂ©composition ou brĂ»lĂ©s", a ajoutĂ© Mumuza Muhindo. "Il peut s'agir de personnes tuĂ©es lors des affrontements ou essayant de fuir et qui ont Ă©tĂ© abattues. C'est un vrai champ de bataille."Ces affrontements meurtriers entre gangs affectent l'ensemble des activitĂ©s Ă  travers la capitale car c'est Ă  CitĂ© Soleil que se situe le terminal pĂ©trolier qui alimente Port-au-Prince et tout le nord d'HaĂŻti. À travers la capitale, les stations-services ne distribuent plus une goutte de carburant, faisant drastiquement flamber les prix au marchĂ© colĂšre face Ă  cette situation, des chauffeurs de taxi-moto ont Ă©rigĂ©, mercredi, quantitĂ© de barricades Ă  travers les principaux axes routiers de Port-au-Prince. Face Ă  ce mouvement spontanĂ©, seuls les courts dĂ©placements Ă  moto Ă  l'intĂ©rieur des quartiers Ă©taient possibles, ont pu constater des journalistes de l' Ă  de tels alĂ©as, les habitants de la capitale peinent Ă  organiser leurs activitĂ©s quotidiennes, dĂ©jĂ  entravĂ©es par le risque d'enlĂšvement. Depuis plus de deux ans, les gangs multiplient les rapts crapuleux dans la ville, sĂ©questrant des personnes de toute origine socio-Ă©conomique et de toute nationalitĂ©. Jouissant d'une trĂšs large impunitĂ©, les bandes criminelles ont amplifiĂ© leurs actions au fil des semaines au moins 155 enlĂšvements ont Ă©tĂ© commis en juin contre 118 au mois de mai, a signalĂ© le Centre d'analyse et de recherches en droits humains, dans son dernier rapport publiĂ© AFP
Publishingplatform for digital magazines, interactive publications and online catalogs. Convert documents to beautiful publications and share them worldwide. Title: Français 6e - Lelivrescolaire.fr, Author: Length: 354 pages, Published: 2016-04-21 RĂ©sumĂ©s En 1928, Jules Supervielle fait paraĂźtre pour la premiĂšre fois L’Enfant de la haute mer. Ce rĂ©cit fantastique peut se lire comme une vision de l’expĂ©rience du vide pour des enfants qui, avec la guerre, ont connu l’absence de parents, la perte des repĂšres et Ă  qui la vie passĂ©e a pu apparaĂźtre comme un vĂ©ritable mirage. Cette vision semble confirmĂ©e par un autre rĂ©cit, plus tardif, encore plus connu et qui porte lui aussi les thĂšmes de la confrontation de l’enfance au vide – solitude, inanitĂ© des prĂ©occupations adultes, dialogue avec la nature, existence surnaturelle, confrontation Ă  la mort – il s’agit du Petit Prince, de Saint-ExupĂ©ry. Ces deux textes, parus respectivement en 1928 et 1943, Le Petit Prince paraĂźt pendant la seconde guerre mondiale, mais Saint-ExupĂ©ry y pense depuis plusieurs annĂ©es – la fin de Terre des hommes 1939 l’annonce entrent d’une maniĂšre problĂ©matique dans le cadre de cet entre-deux-guerres puisqu’ils semblent vouloir Ă©loigner l’enfance de la rĂ©alitĂ© créée par les hommes – par le dĂ©sert, la haute mer – mais l’y ramĂšnent plus fortement par une confrontation existentielle Ă  l’autre absent ou prĂ©sent, Ă  soi apprentissage, dĂ©couverte de soi par le voyage ou l’impossibilitĂ© Ă  quitter son univers, Ă  la mort enfin, dĂ©sirĂ©e dans les deux cas et, Ă  chaque fois, problĂ©matiquement rĂ©alisĂ©e. Cet article propose d’étudier ces deux textes Ă  la lueur de leur ancrage historique pour mettre en avant le rĂŽle d’écho, de miroir qu’ils peuvent jouer pour l’enfant dans la sociĂ©tĂ© de l’entre-deux-guerres, en examinant l’image de l’enfance qu’ils proposent – de mĂȘme que la lettre ouverte aux adultes qu’ils reprĂ©sentent – ainsi que leur rĂ©ception par les lectorats de l’époque. In 1928, Jules Supervielle published L'Enfant de la haute mer for the first time. This fantasy can be read as one vision of the experience of a void experienced by children who, with the war, knew the absence of parents, the loss of their bearings, and to whom their past life may have appeared as a mirage. This vision seems to be confirmed later by another, more famous story, which also deals with themes of childhood confronting a void—faced with solitude, the futility of adult preoccupations, interaction with nature, supernatural existence, and confrontation with death—this work is The Little Prince, by Saint-ExupĂ©ry. These two texts, published in 1928 and 1943, respectively The Little Prince appeared during the Second World War, but Saint-ExupĂ©ry had been thinking about it for several years—the end of Wind, Sand and Stars 1939 foretold it enter the frame of this interwar period, and problematically, since they seem to want to distance childhood from the reality created by men—with the desert, the high seas—yet bring it back more strongly through an existential confrontation with the Other absent or present, with oneself learning, self-discovery through travel, or the impossibility of leaving one's universe, and finally with death, which in both instances is something desired, and also problematically realized. This article studies these two texts in light of their historical moorings, in order to stress the role of the echo, or mirror, that these books became for children in the interwar period, by examining the vision of childhood they put forth—and even the open letter to adults they represented—and also by examining their readership’s reception at the de page EntrĂ©es d’index Haut de page DĂ©dicace À Titi, qui avait sept ans en 1939 Texte intĂ©gral 1En 1928, Jules Supervielle fait paraĂźtre pour la premiĂšre fois L’Enfant de la haute mer. Ce rĂ©cit fantastique, oĂč la mort ne dit son nom qu’à la fin, propose une vision personnelle de l’enfance influencĂ©e par le drame vĂ©cu enfant par Supervielle et Ă  son histoire partagĂ©e entre deux continents mais peut se lire aussi comme une vision de l’expĂ©rience du vide pour des enfants qui, avec la guerre, ont connu l’absence des parents, la perte des repĂšres et Ă  qui la vie passĂ©e a pu apparaĂźtre comme un vĂ©ritable mirage. Cette vision semble confirmĂ©e par un autre rĂ©cit, plus tardif, qui porte lui aussi les thĂšmes de la confrontation de l’enfance au vide Le Petit Prince de Saint-ExupĂ©ry. 1 Par exemple, il n'apparaĂźt ni dans La LittĂ©rature de jeunesse, itinĂ©raires d'hier Ă  aujourd'hui de ... 2Ces deux textes, parus respectivement en 1928 et 1943, entrent d’une maniĂšre problĂ©matique dans la catĂ©gorie de la littĂ©rature de jeunesse et Ă  peu prĂšs pour les mĂȘmes raisons ils se donnent comme des contes philosophiques adressĂ©s Ă  des lecteurs adultes mais sont tous deux illustrĂ©s – dĂšs 1941 pour L’Enfant de la haute mer – et paraissent aujourd’hui dans des collections dĂ©diĂ©es Ă  l’enfance. Il faut signaler que, malgrĂ© son statut particulier, Le Petit Prince est systĂ©matiquement mentionnĂ© dans les ouvrages critiques de littĂ©rature de jeunesse alors que L’Enfant de la haute mer ne l’est quasiment jamais1 s’agit-il d’un simple oubli » ?. Tous deux ne connaissent donc pas la mĂȘme matiĂšre critique, trĂšs abondante pour Le Petit Prince, beaucoup plus discrĂšte pour le conte de Supervielle. 2 Dans son Ă©dition du Petit Prince, Marie-Anne BarbĂ©ris note dĂ©jĂ  cette fraternitĂ© entre les deux con ... 3Sans doute pour ces deux Ɠuvres, distantes d’une quinzaine d’annĂ©es, ne s’agit-il pas tant de l’entre-deux-guerres, que de leur voisinage, du souffle de la dĂ©flagration encore sensible qui place au cƓur du monde et du rĂ©cit deux enfants isolĂ©s, livrĂ©s Ă  une nostalgie philosophique dont on se demande quel cataclysme les a dotĂ©s. On voudrait notamment s’interroger sur les modalitĂ©s de la confrontation de l’enfance au vide du cosmos qui fait de ces deux textes sinon des Ɠuvres destinĂ©es Ă  la jeunesse, du moins des porte-parole de la jeunesse2. On se propose ainsi d’étudier ces deux contes Ă  la lueur de leur ancrage historique pour mettre en avant le rĂŽle de miroir mĂȘme rĂ©trospectif, en ce qui concerne Le Petit Prince qu’ils peuvent jouer pour l’enfant de l’entre-deux-guerres, en examinant l’image de l’enfance qu’ils offrent de mĂȘme que la lettre ouverte aux adultes qu’ils reprĂ©sentent. Situations historiques et mĂ©taphores 3 Jules Supervielle, L'Enfant de la haute mer, La Revue Hebdomadaire, vol. 37, 16 juin 1928, p. 279-2 ... 4 Antoine de Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, Paris, Gallimard, NRF », 1945. 5 On trouvera dans la notice de Michel Autrand d'autres indices de cette filiation. Saint-ExupĂ©ry, ƒu ... 4Ces deux textes s’inscrivent Ă  des moments diffĂ©rents de l’entre-deux-guerres 1928 pour la premiĂšre publication de L’Enfant de la haute mer dans la Revue Hebdomadaire3 1931 pour la publication du recueil chez Gallimard, 1943 pour la publication Ă  New-York du Petit Prince, c’est-Ă -dire une fois la guerre commencĂ©e, mais seulement en 1945 pour sa publication en France4. Si l’on choisit de le retenir cependant, c’est que Saint-ExupĂ©ry annonce en 1939, Ă  la fin de Terre des hommes, plusieurs Ă©lĂ©ments emblĂ©matiques du Petit Prince5 6 Antoine de Saint-ExupĂ©ry, Terre des hommes, Paris, Gallimard, 1939, p. 181-182. Ah ! Quel adorable visage ! Il Ă©tait nĂ© de ce couple-lĂ  une sorte de fruit dorĂ©. [
] Les petits princes des lĂ©gendes n’étaient point diffĂ©rents de lui protĂ©gĂ©, entourĂ©, cultivĂ©, que ne saurait-il devenir ! Quand il naĂźt par mutation dans les jardins une rose nouvelle, voilĂ  tous les jardiniers qui s’émeuvent. On isole la rose, on cultive la rose, on la favorise. Mais il n’est point de jardinier pour les hommes6. 7 Antoine de Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, Gallimard, 1946, p. 91. 5Ces pages – les derniĂšres du recueil – sur Mozart assassinĂ© » contiennent en germe le petit garçon idĂ©alisĂ©, dĂ©jĂ  blond et prĂ©sentĂ© comme une rose nouvelle et extraordinaire. Dans le conte, le petit prince sera lui-mĂȘme le jardinier de sa rose. Et, si l’on veut bien croire cette belle histoire, elle s’est produite, il y a six ans dĂ©jĂ 7 », soit, au plus tard, en 1937. L’Enfant de la haute mer connaĂźt Ă©galement une premiĂšre esquisse, sous la forme d’un poĂšme de Gravitations 1925, Le Village sur les flots », prĂ©cĂ©dĂ© dans le recueil par un poĂšme intitulĂ© Haute mer ». Au moment oĂč il publie son texte, Supervielle ne peut encore se douter de la menace concrĂšte de la dĂ©cennie Ă  venir, alors que Saint-ExupĂ©ry rĂ©dige Le Petit Prince dans les premiĂšres annĂ©es de la seconde guerre mondiale. 6Quelle prĂ©sence la guerre a-t-elle dans ces deux rĂ©cits, en admettant qu’elle en ait une ? Dans La LittĂ©rature pour la jeunesse en Europe occidentale 1750-1925, Ganna Ottevaere - van Praag remarque 8 Ganna Ottevaere–Van Praag, La LittĂ©rature pour la jeunesse en Europe occidentale 1750-1925, thĂšse ... La guerre franco-allemande fournit un nouveau thĂšme Ă  de nombreux Ă©pisodes romanesques et alimente le patriotisme et le nationalisme souvent sectaire de beaucoup d’écrivains, mais les lettres enfantines françaises ne connaissent toutefois pas jusqu’en 1925, en dehors des histoires racontĂ©es en images, de grandes mutations8. 9 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 84. 10 Ibid., p. 91. 11 Alain Montandon, Du rĂ©cit merveilleux ou l'ailleurs de l'enfance, Paris, Imago, 2001, p. 15. 7UltĂ©rieurs Ă  cette date et prĂ©sentĂ©s comme des contes, nos deux textes mettent en jeu une temporalitĂ© particuliĂšre, mais ne s’ancrent pas moins dans le xxe siĂšcle auquel appartiennent leurs auteurs. DiffĂ©rents indices avion, cargo le signalent si Le Petit Prince a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© pendant la guerre, les seuls Ă©lĂ©ments qui rattachent le texte Ă  l’évocation de cette menace sont l’avion rien ne nous dit cependant que le narrateur soit un pilote de guerre » et le rĂ©volver qu’il veut tirer de sa poche pour dĂ©fendre le petit prince contre le serpent9. La mention des camarades10 » que le narrateur retrouve Ă  son retour ne nous Ă©claire pas davantage sur son activitĂ©. Dans L’Enfant de la haute mer, il serait vain de chercher une quelconque allusion directe Ă  la guerre. Plus manifestement, ces deux textes crĂ©ent un univers hors du monde et hors du temps Alain Montandon Ă©voque l’ univers symbolique » des contes, Ă  la fois utopique et uchronique11 » ou peut-ĂȘtre plus exactement un entre-deux, entre deux mondes, entre deux moments. 12 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 11. 13 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, Gallimard, 1931, p. 22. 14 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 59. 15 Ibid., p. 95. 16 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 7. 8Le dĂ©sert et la haute mer sont en effet des lieux transitoires, situĂ©s au milieu de nulle part. Ils constituent une premiĂšre Ă©tape de la dĂ©finition du vide » auquel est confrontĂ© l’enfant. Saint-ExupĂ©ry se plaĂźt Ă  le rĂ©pĂ©ter, Ă  mille milles de toute terre habitĂ©e, [ j’]Ă©tais bien plus isolĂ© qu’un naufragĂ© sur un radeau au milieu de l’ocĂ©an12. » Supervielle Ă©voque aussi des lieux essentiellement dĂ©sertiques13 ». MĂ©taphoriquement interchangeables, ces lieux fonctionnent en miroir et se donnent, dans un vocabulaire frontalier, voire militaire, comme un no man’s land nous sommes, dans le dĂ©sert comme en haute mer, entre deux pays, deux continents. On peut ajouter, pour Le Petit Prince, entre deux planĂštes et, pour ces enfants, entre la vie et la mort. Cette fonction de passage est d’ailleurs bien soulignĂ©e par les quelques rares humains qui traversent ces lieux aviateur naufragĂ©, petit prince tombĂ©14 » dans le dĂ©sert aprĂšs ses tribulations de planĂšte en planĂšte, marins qui croisent au large et jusqu’au lecteur Ă  qui il pourrait arriver de passer par lĂ 15 », ou potentiel marin rĂȘveur. Cet immuable lieu de transition est aussi un espace-temps, un hors-temps, vĂ©ritable parenthĂšse puisque les deux textes s’ouvrent par une Ă©vocation du monde que nous connaissons les interrogations du narrateur de L’Enfant de la haute mer soulignent depuis quel point de vue le village est dĂ©crit Comment s’était formĂ©e cette rue flottante ? Quels marins, avec l’aide de quels architectes, l’avaient construite dans le haut Atlantique Ă  la surface de la mer, au-dessus d’un gouffre de six mille mĂštres16 ? » et y reviennent in fine, comme pour dĂ©limiter le lieu et le temps de l’enchantement. 17 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 60. 18 Ibid., p. 59. 9À cette image du voyage se surimpose celle de l’immobilitĂ© forcĂ©e la panne de moteur et l’impossibilitĂ© pour l’enfant de quitter le village maritime. Cet espace-temps est donc celui d’une attente, d’un sursis, lieu de partance pour le ciel, pour la terre comme le dit le serpent Celui que je touche, je le rends Ă  la terre dont il est sorti » et d’ajouter Mais tu es pur et tu viens d’une Ă©toile17 », lieu d’un immuable dĂ©part qui est celui de la mort. Elle menace le pilote, elle a motivĂ© le retour du petit prince dans le dĂ©sert, elle est enfin ce que la vague souhaite offrir Ă  la petite fille, avec moins de succĂšs que le serpent. L’enjeu final de ces contes met donc la mort en question. AssociĂ©e Ă  la solitude des enfants, aux lieux dĂ©sertiques ou dĂ©sertĂ©s qu’ils traversent, aux vestiges d’un univers lointain ou en pĂ©ril visible dans l’avion tombĂ© chez Saint-ExupĂ©ry, dans les vieilles photographies, le village abandonnĂ© et comme saisi brutalement par la mort chez Supervielle, elle place le lecteur qui dĂ©couvre les rĂ©cits, notamment celui de Supervielle, face Ă  l’impression d’une Atlantide, d’un monde disparu, englouti. Par quel cataclysme ? Chez Saint-ExupĂ©ry, le petit prince, ne rencontre pas les deux milliards d’habitants18 » de la terre. Il n’en rencontre que trois l’aiguilleur, le marchand et le pilote. OĂč sont les autres hommes ? Que s’est-il passĂ© sur la terre que nous connaissons car c’est bien le xxe siĂšcle qui est dĂ©crit ici pour qu’elle soit ainsi transformĂ©e ? C’est ce questionnement qui appelle peut-ĂȘtre comme rĂ©ponse le souvenir de la guerre passĂ©e, ou de la guerre en cours. Et cet enfant, restĂ© seul. L’enfance confrontĂ©e au vide 10La situation des enfants prĂ©sentĂ©e dans ces deux contes est Ă©tonnamment parallĂšle les deux auteurs semblent vouloir Ă©loigner l’enfance de la rĂ©alitĂ© créée par les hommes mais l’y ramĂšnent plus fortement par une confrontation existentielle Ă  l’autre, Ă  soi, Ă  la mort enfin, dĂ©sirĂ©e dans les deux cas et problĂ©matiquement rĂ©alisĂ©e. 19 Ganna Ottevaere – van Praag, La LittĂ©rature pour la jeunesse en Europe occidentale 1750-1925, op. ... 11Ganna Ottevaere dĂ©gage quelques constantes dans la reprĂ©sentation des enfants dans la littĂ©rature pour la jeunesse aprĂšs la premiĂšre guerre mondiale ils sont valorisĂ©s mais souvent misĂ©rables, pris dans une sociĂ©tĂ© figĂ©e entre les riches et les pauvres, au sein de romans essentiellement sĂ©rieux19. Les deux enfants de notre corpus, valorisĂ©s Ă©galement, s’offrent en effet dans un total dĂ©nuement le petit prince en quĂȘte d’un mouton et d’une caisse est en rĂ©alitĂ© en grand danger de mourir de faim et de soif et la petite fille de la rue flottante, bien qu’elle trouve dans les placards des maisons de quoi se nourrir presque Ă  volontĂ©, n’a de contact avec personne et ne reçoit aucune affection. Alain Montandon, dans son Ă©tude sur Le Petit Prince, note Ă  propos de l’enracinement affectif impossible du jeune hĂ©ros 20 Alain Montandon, Le Petit Prince ou la mĂ©lancolie de l'enfant solaire », Du rĂ©cit merveilleux, op ... DĂšs le dĂ©but, le petit prince se heurte Ă  la question que l’aviateur se pose Ă©galement de savoir si l’intĂ©rieur est vide ou plein, si le chapeau est vide ou plein, s’il y a un Ă©lĂ©phant dans le boa. Puis il faudra mettre le mouton dans la cage, trouver un globe de verre pour la rose... Que quelque chose soit Ă  l’intĂ©rieur est le meilleur garant contre la mĂ©lancolie, l’angoisse de la mort et du vide20. 12La seconde face du vide », c’est donc l’absence, et sa consĂ©quence la solitude. 21 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 63. 22 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 11. 23 Ibid., p. 17. 24 Ibid., p. 19. 13La relation Ă  l’autre s’exprime en effet seulement par la recherche du contact le petit prince est en quĂȘte d’amis, comme il le clame dans les montagnes dĂ©sertiques de la terre — Soyez mes amis, je suis seul, dit-il. / — Je suis seul... je suis seul... je suis seul... rĂ©pondit l’écho21. » Ce besoin de combler une solitude, qui le mĂšne de planĂšte en planĂšte, ne lui permet pas de rencontrer vĂ©ritablement les hommes, Ă  l’exception du narrateur. Dans L’Enfant de la haute mer, la solitude est plus absolue encore puisque la fillette se croit seule au monde et le lecteur peut penser qu’elle l’est en effet, jusqu’au passage du cargo. Les objets qui l’environnent renvoient cependant Ă  un temps du souvenir, comme les photographies qui reprĂ©sentent une enfant qui lui ressemble Ă©trangement, en compagnie d’un marin et d’une femme. Cette contemplation ne rĂ©veille chez l’enfant aucune reconnaissance, aucun sentiment d’absence, quand la narration mĂ©nage pour le lecteur ce qui est Ă  l’évidence le rĂ©sultat d’une sĂ©paration. Le comportement de l’enfant manifeste pourtant une comprĂ©hension intuitive de sa situation puisqu’elle attache un jour au heurtoir d’une porte, un nƓud de crĂȘpe noir [
] puis elle le cach[e]22 », comme en repentir aprĂšs un acte tabou. Un certain nombre d’indices donnĂ©s au lecteur convergent ainsi vers la disparition de ceux qui auraient dĂ» entourer l’enfant Ă  l’image du village disparaissant sous les flots, le reste du monde semble avoir totalement disparu. Pourtant, le geste de jeter une lettre Ă  la mer est comparĂ© Ă  celui des navigateurs en perdition qui livrent aux flots leur dernier message dans une bouteille dĂ©sespĂ©rĂ©e23 », manifestant l’appel qu’il reprĂ©sente, et l’espoir d’une rĂ©ponse, posant un premier jalon de la rĂ©vĂ©lation finale elle est la disparue. Le passage du petit cargo semble ainsi destinĂ© Ă  annoncer Ă  la fillette la dĂ©sespĂ©rance de sa situation puisque ce n’est qu’à cette occasion que le dĂ©sir de prĂ©sence humaine se fait clairement jour, en mĂȘme temps que la souffrance elle fut stupĂ©faite d’avoir criĂ© Au secours ! » Elle comprit alors seulement le sens profond de ces mots. Et ce sens l’effraya24. » D’un mouvement irrĂ©flĂ©chi, inconscient, presque pulsionnel, naĂźt l’aveu d’une dĂ©tresse. L’indiffĂ©rence des marins, qui ne perçoivent pas son appel, la confirme dĂ©finitivement. 25 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 60. 26 Ibid., p. 74. 27 Ibid., p. 74. 28 Ibid., p. 75. 14C’est Ă©galement le sens de l’avertissement donnĂ© au petit prince par le serpent On est seul aussi chez les hommes25 ». Le narrateur a aussi Ă©prouvĂ© cette solitude puisqu’il prĂ©sente le petit prince comme la premiĂšre personne avec qui il ait pu parler vĂ©ritablement. L’enfant semble ainsi se dĂ©couvrir comme le seul Ă  ĂȘtre habitĂ© par une vie intĂ©rieure, le vide » qui l’entoure ne s’exprimant pas seulement par la rarĂ©faction de l’humanitĂ© autour de lui, mais aussi par la vacuitĂ© » des hommes. Le petit prince peut la vĂ©rifier dans l’épisode des rapides, oĂč les voyageurs sont totalement rĂ©ifiĂ©s Je trie les voyageurs, par paquets de mille, dit l’aiguilleur26. » DĂ©shumanisĂ©s, les hommes le sont autant dans leurs mouvements que dans leurs intentions puisqu’ [i]ls ne poursuivent rien du tout27 ». Les enfants, au contraire, sont en quĂȘte d’affection, mĂȘme si la personne Ă  laquelle ils s’attachent est ramenĂ©e Ă  une poupĂ©e de chiffons28 », objet transitionnel s’il en est, renvoyant encore une fois Ă  l’absence de l’adulte aimĂ© et attendu. 29 Barthes parle de la mort plate » dans laquelle fait entrer la photographie. Barthes, La Chambre c ... 30 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 17-18. 31 Ibid., p. 11. 32 Ibid., p. 11. 15Dans sa solitude, l’enfant de la haute mer vit ainsi dans une perpĂ©tuelle relation duelle avec elle-mĂȘme, induite notamment par la photographie, Ă  laquelle elle ne supporte plus de ressembler. L’image, dans sa finitude, dans la mort figĂ©e qu’elle reprĂ©sente29, la renvoie Ă  son apparence immuable Un jour, lasse de ressembler [
] Ă  la photographie [
], elle s’irrita contre elle-mĂȘme et son portrait, et rĂ©pandit violemment ses cheveux sur Ă©paules, espĂ©rant que son Ăąge en serait bouleversĂ©30. » Cette rĂ©volte soudaine est le contrepoint d’une vie rĂ©pĂ©titive dans laquelle elle anime seule l’ensemble du village. Le besoin instinctif de se conformer Ă  une vie normĂ©e la fait prisonniĂšre de son existence, parallĂšle Ă  celle des autres hommes s’ils existent et dĂ©nuĂ©e de sens. Cette aliĂ©nation est visible dans l’abondance des occurrences du verbe falloir » qui souligne combien elle agit mue par une force impĂ©rieuse, jamais motivĂ©e cependant comme s’il fallait Ă  tout prix que le village eĂ»t l’air habitĂ© et le plus ressemblant possible31. » Mais tous ses actes restent sans consĂ©quence, de mĂȘme que tous ses mouvements intĂ©rieurs sont sans objets. Il ne s’agit que de gestes mĂ©caniques, impulsifs, qu’elle-mĂȘme ne semble pas comprendre. Au contraire, l’inanitĂ© de ses efforts la ramĂšne Ă  la vacuitĂ© de son existence morte Elle fit un effort si tragique [pour crier] que son visage et son cou en devinrent presque noirs, comme ceux des noyĂ©s32. » Ces impulsions tĂ©moignent de l’infirmitĂ© de l’enfant prĂ©sence-absence dans un univers imaginaire qui fait d’elle une entitĂ© vide, toute en potentialitĂ©s. L’angoisse du vide contamine celle qui n’a pas d’identitĂ© car dĂ©pourvue de racines familiales, ou incapable de les lire. L’espace des possibles du conte apparaĂźt ici dans toute sa cruautĂ© c’est pour mieux rĂ©vĂ©ler la terrible situation de l’enfant que la connaissance mĂȘme de sa condition lui est ĂŽtĂ©e. Cette situation renvoie directement Ă  l’expĂ©rience vĂ©cue par Supervielle puisque ce n’est que par hasard qu’il apprend, Ă  neuf ans, que ceux qu’il croit ĂȘtre ses parents sont en rĂ©alitĂ© son oncle et sa tante. Cette petite fille coupĂ©e de tout, y compris de sa propre filiation, peut ainsi se donner comme l’image de l’enfant anĂ©anti, nĂ©antisĂ© par une catastrophe », au sens Ă©tymologique. 33 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 72. 34 Ibid., p. 68. 16Le voyage du petit prince le renvoie Ă  lui-mĂȘme d’abord Ă  travers sa relation avec sa rose qu’il a entourĂ©e de tous les soins, comme sa planĂšte qu’il anime » Ă  sa maniĂšre loin de sa rose, il dĂ©couvre au fil de ses rencontres la raison de son amour pour elle. C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante33 ». Ce secret concerne le motif de sa quĂȘte, en lui permettant de gagner le cƓur de certains ĂȘtres – le renard, le narrateur – et de comprendre ce qui fait l’un des bonheurs de l’existence crĂ©er des liens34 ». Il peut donc rĂ©aliser ce que dĂ©sire sans le savoir l’enfant de la haute mer et la mort – cette fin du voyage, au double sens de suite et d’arrĂȘt – lui est douce parce qu’elle s’écrit sur le mode de la nostalgie. 35 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 22. 36 Ibid., p. 20-21. 37 Gaston Bachelard, L'Eau et les rĂȘves, essai sur l'imagination de la matiĂšre, Corti, 1942, p. 177. L ... 38 Ibid., p. 77. 39 Supervielle, L'Inconnue de la Seine in L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 81 17Le vide », in fine, est en effet la confrontation Ă  la mort. Les deux contes en offrent une rĂ©alisation Ă  la fois poĂ©tique et problĂ©matique. Elle est toujours prĂ©sentĂ©e comme Ă©vidente le petit prince est mordu par le serpent et s’écroule sur le sable ; on dĂ©couvre finalement que la fillette de la haute mer est une crĂ©ature imaginĂ©e, double onirique d’une petite fille morte Ă  l’ñge de douze ans. L’OcĂ©an se donne Ă  la fois comme une allĂ©gorie et un rĂȘve de la mort, l’enfant Ă©tant dĂ©finie comme toujours sur le point de mourir, un ĂȘtre infiniment dĂ©shĂ©ritĂ© dans les solitudes aquatiques35 ». La mort reprĂ©senterait pour elle une dĂ©livrance, une fin de l’angoisse, comme la vague le rĂ©alise Alors une vague vint la chercher. [...] Il y avait longtemps que cette vague aurait voulu faire quelque chose pour l’enfant, mais elle ne savait pas quoi. Elle vit s’éloigner le cargo et comprit l’angoisse de celle qui restait36. » L’humanitĂ© – comme sentiment d’attention Ă  l’autre, empathie, sympathie – vient finalement de la mer elle-mĂȘme, figure fĂ©minine, maternelle Bachelard ne voit-il pas en elle l’élĂ©ment berçant37 ? qui s’incarne dans une vague personnifiĂ©e. On comprend, Ă  la lecture de Bachelard, comment mĂšre et mort s’incarnent si bien en l’ocĂ©an L’eau est une invitation Ă  mourir ; elle est une invitation Ă  une mort spĂ©ciale qui nous permet de rejoindre un des refuges matĂ©riels Ă©lĂ©mentaires38. » Le cosmos doit reprendre sa figure matricielle pour consoler l’enfant, il ne doit plus ĂȘtre seulement l’univers de l’absence. À l’échelle du recueil de Supervielle, la mĂ©taphore aquatique de la mort, une demi-mort toujours, se retrouve dans L’Inconnue de la Seine, dont l’hĂ©roĂŻne est une jeune noyĂ©e de dix-neuf ans. Elle recherche elle aussi une mort plus complĂšte en s’approchant progressivement de l’air libre Mourir enfin tout Ă  fait ! pensait-elle en s’élevant dans l’eau39. » Cette mort aquatique est prĂ©sentĂ©e comme particuliĂšrement nĂ©gative, quand la mort aĂ©rienne dans Les Boiteux du ciel offre la possibilitĂ© d’une quasi rĂ©surrection. Cette opposition mer-ciel Ă  l’échelle du recueil et non du conte se trouve dans la dualitĂ© terre-ciel du Le Petit Prince, dualitĂ© incarnĂ©e par le serpent qui rĂ©ussit lĂ  oĂč la vague, impuissante Ă  donner la mort Ă  l’enfant, a Ă©chouĂ©. 40 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 86. 41 Ibid., p. 91. 42 Ibid., p. 95. Une nostalgie poĂ©tique emplit tout le rĂ©cit qui s'achĂšve dans l'accomplissement du ... 43 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 22. 18Vague et serpent jouent le rĂŽle d’adjuvants de la mort et de passeurs. Si le voyage du petit prince vers la terre reprĂ©sentait un aller, le narrateur et lui feignent de croire Ă  un possible retour vers sa planĂšte, entre-temps devenu une Ă©toile40 » – Ă  la connotation plus poĂ©tique, moins scientifique que l’ironique astĂ©roĂŻde B612, et qui renvoie aussi Ă  l’au-delĂ  – retour pour lequel il a fait ses bagages mĂ©taphoriques le mouton, la caisse et la museliĂšre sur le dessin. La rĂ©alitĂ© de ce retour aux yeux du narrateur et sa dimension mĂ©taphysique sont confirmĂ©es par l’absence de corps sur le sable. Redevenue une planĂšte41 », l’étoile semble Ă  nouveau accessible, tellement que le mot final du pilote est pour le retour du petit prince sur terre Ă©crivez-moi vite qu’il est revenu42... » Cette survie nĂ©e d’une ferveur se retrouve Ă©galement chez Supervielle sur un autre mode puisqu’une enfant imaginaire peut naĂźtre d’une priĂšre intense cette enfant de l’OcĂ©an, nĂ©e un jour du cerveau de Charles Lievens [
] qui avait perdu sa fille ĂągĂ©e de douze ans [
] et [...] pensa longuement Ă  elle, avec une force terrible, pour le grand malheur de cette enfant43. » Une lettre ouverte aux lecteurs adultes 44 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 84. C'est aussi par cette expression qu'il le nomme lo ... 45 J'ai dĂ» vieillir ». Ibid., p. 21. 46 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 7. 47 Alain Montadon, Du rĂ©cit merveilleux, op. cit., p. 17. 19Ces enfants – petit prince et petite fille – semblent ĂȘtre adressĂ©s » aux grandes personnes. Le petit prince ne quitte son statut lĂ©gendaire pour devenir un petit bonhomme44 » que dans les Ă©changes avec le narrateur juste avant sa mort. Devenu, au moment de son plus extrĂȘme dĂ©nuement un enfant tout court et non plus cet enfant mystĂ©rieux, magique et idĂ©alisĂ© du conte, il incarne la fragilitĂ© de l’enfance confrontĂ©e au voyage de la vie. Il est une image de l’enfance de ce narrateur aussi, sans doute, qui, s’il a vieilli45, sait encore dĂ©dier son conte Ă  son ami quand il Ă©tait petit garçon46 ». Le fait que le narrateur ne retrouve pas le corps du petit prince, au matin, dit bien leur possible coĂŻncidence. Alain Montandon remarque Ă©galement que l’ aviateur du Petit Prince doit ĂȘtre victime d’un accident d’avion pour retrouver une image de soi enracinĂ©e dans l’enfance47 ». 48 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 9. 49 Ibid., p. 15. 50 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 49. 51 Alain Montandon, Le Petit Prince ou la mĂ©lancolie de l'enfant solaire », Du rĂ©cit merveilleux, op ... 20L’enfance est donnĂ©e sur le mode de la perte car ces deux enfants incarnent la nostalgie et non l’insouciance. Tous deux reprĂ©sentent l’enfance vue rĂ©trospectivement par un regard d’adulte qui projette en eux une sagesse millĂ©naire. Elle est illustrĂ©e par les questions du petit prince et suggĂšre chez celui qui contemple la fillette de la haute mer mais qui, puisqu’il n’y a personne dans la rue liquide, si ce n’est Charles Lievens lui-mĂȘme, son pĂšre, la faisant revivre dans sa mĂ©moire ? une grande surprise qui arrivait du fond des temps48. » Cette sagesse est aussi liĂ©e Ă  la quĂȘte de sens qui prend place dans un monde dĂ©peuplĂ©, monotone, comme abrasĂ©. Ce dĂ©sir de comprendre la vacuitĂ© du monde se lie Ă  la peur de la comprendre, signe de son absurditĂ© ; la fillette se refuse Ă  voir la rĂ©alitĂ© l’OcĂ©an, mĂȘme, celui qu’elle voyait sur les cartes, elle ne savait pas se trouver dessus, bien qu’elle l’eĂ»t pensĂ© un jour [
]. Mais elle avait chassĂ© l’idĂ©e comme folle et dangereuse49. » L’absurditĂ© du monde oblige ainsi Ă  une forme d’aveuglement douloureux. Mais ce refus n’est-il pas celui de l’adulte rĂ©voltĂ© ? De la mĂȘme maniĂšre, le petit prince fuit la vanitĂ© des hommes en laissant Ă  leurs planĂštes le roi, le vaniteux, le buveur, le businessman, le gĂ©ographe et l’allumeur de rĂ©verbĂšres qui, mĂȘme si son travail a un sens50 », a cependant vu la consigne Ă  laquelle il reste fidĂšle se vider de son sens avec l’accĂ©lĂ©ration de la rotation de sa petite planĂšte. VacuitĂ© du monde et vanitĂ© des hommes illustrent ce vide auquel se confrontent ces enfants sages », ces rĂȘves d’enfants projetĂ©s. Si les personnages que rencontre le petit prince constituent des figures parentales auxquelles toute identification est impossible51 », pour le lecteur adulte, elles sont aussi de vĂ©ritables repoussoirs, quand les deux narrateurs, et surtout l’aviateur, font figure de guides pour retrouver l’univers de l’enfance, oubliĂ©. 52 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 95. 53 Ibid., p. 22. 54 Alain Montandon, Le Petit Prince ou la mĂ©lancolie de l'enfant solaire », Du rĂ©cit merveilleux, op ... 55 Supervielle dit lui-mĂȘme que les enfants sont nĂ©cessaires Ă  sa vie, Ă  sa poĂ©sie », Supervielle, i ... 56 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 7. Je souligne. Et ce mĂȘme » tĂ©moigne bien de ses qu ... 21La clausule des deux contes prend la forme d’une adresse finale aux lecteurs – aux lecteurs adultes, ceux qui voyagent. Elle se donne comme une requĂȘte, Ă©crivez-moi vite qu’il est revenu52 », ou comme une mise en garde extrĂȘmement pessimiste Marins qui rĂȘvez en haute mer, [
] craignez de penser longtemps Ă  un visage aimĂ©. Vous risqueriez de donner naissance [
] Ă  un ĂȘtre [
] qui souffre [...] comme s’il vivait [
] pour [son] plus grand malheur53 ». Le marin est prĂ©sentĂ© comme responsable potentiel de cette souffrance, tout comme Charles Lievens est responsable du destin de l’enfant rĂȘvĂ©e. On sait combien l’idĂ©e de responsabilitĂ© est aussi au cƓur du Petit Prince, dans ses Ă©changes avec le renard. Cette responsabilitĂ© – liĂ©e aux liens entre les hommes – est notamment celle des adultes envers les enfants, l’attitude protectrice du narrateur Ă  l’égard du petit prince le dit nettement, mais les enfants de ces contes ne deviendront jamais adultes. Seuls, ils incarnent ce monde de qualitĂ©, de fantaisie, plein de sens et d’altruisme face Ă  la sociĂ©tĂ© adulte oĂč rĂšgne la quantitĂ©, le mĂ©canique, l’absurde, l’égoĂŻsme, la vanitĂ©54 ». Ces deux contes mettent en leur cƓur ce dialogue entre deux Ăąges en permettant aux lecteurs adultes de redĂ©couvrir l’enchantement, la capacitĂ© d’émerveillement, le formidable don d’affection de l’enfance. Mais pas seulement. Par leur pouvoir de conteur, les deux narrateurs font exister un monde oĂč l’enfance peut s’adresser aux lecteurs, et mĂȘme, Ă  des lecteurs qui lui ressemblent55 on peut se reporter Ă  la description que donne Saint-ExupĂ©ry de LĂ©on Werth dans sa dĂ©dicace le meilleur ami que j’ai au monde [
] qui peut tout comprendre, mĂȘme les livres pour enfants[, qui] a faim et froid [et] a bien besoin d’ĂȘtre consolĂ©[e]56 ». En somme, cette grande personne », ce lecteur ami », ressemble Ă©trangement aux enfants des contes, par son dĂ©nuement, sa tristesse, son besoin d’amour. CernĂ© par les guerres, habitant une Ă©poque dĂ©senchantĂ©e, le lecteur adulte qui dĂ©couvre ces textes porte en lui la mĂȘme dĂ©tresse, la mĂȘme solitude, la mĂȘme peur que ces enfants perdus, dans un monde vide. 22L’Enfant de la haute mer et Le Petit Prince entrent donc de maniĂšre particuliĂšrement problĂ©matique et vivante dans la catĂ©gorie de la littĂ©rature pour la jeunesse », jouant sur sa double adresse et renvoyant les deux publics en miroir. Ils se font presque militants » dans le contexte historique oĂč ils prennent place, en proposant l’image d’une enfance dĂ©jĂ  disparue, toujours dĂ©jĂ  absente, touchant la nostalgie de ceux qui ont oubliĂ©. La place du mystĂšre, l’invitation Ă  y croire, peuvent ĂȘtre une maniĂšre de leur proposer le rĂ©enchantement du monde qu’ils ont dĂ©senchantĂ©. Haut de page Notes 1 Par exemple, il n'apparaĂźt ni dans La LittĂ©rature de jeunesse, itinĂ©raires d'hier Ă  aujourd'hui de Denise Escarpit, Magnard, 2008, ni dans Introduction Ă  la littĂ©rature de jeunesse d'Isabelle NiĂšres-Chevrel, Didier jeunesse, 2009. Supervielle n'est pas non plus mentionnĂ© dans le Dictionnaire de la littĂ©rature de jeunesse 1914-1991 de Nic Diament, L'École des loisirs, 1993. 2 Dans son Ă©dition du Petit Prince, Marie-Anne BarbĂ©ris note dĂ©jĂ  cette fraternitĂ© entre les deux contes Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, Paris, Larousse, 1976, p. 112. 3 Jules Supervielle, L'Enfant de la haute mer, La Revue Hebdomadaire, vol. 37, 16 juin 1928, p. 279-289. 4 Antoine de Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, Paris, Gallimard, NRF », 1945. 5 On trouvera dans la notice de Michel Autrand d'autres indices de cette filiation. Saint-ExupĂ©ry, ƒuvres complĂštes, t. II, Paris, Gallimard, 1999, p. 1343. 6 Antoine de Saint-ExupĂ©ry, Terre des hommes, Paris, Gallimard, 1939, p. 181-182. 7 Antoine de Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, Gallimard, 1946, p. 91. 8 Ganna Ottevaere–Van Praag, La LittĂ©rature pour la jeunesse en Europe occidentale 1750-1925, thĂšse de doctorat, soutenue le 8 mars 1978 Ă  Amsterdam, p. 321. 9 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 84. 10 Ibid., p. 91. 11 Alain Montandon, Du rĂ©cit merveilleux ou l'ailleurs de l'enfance, Paris, Imago, 2001, p. 15. 12 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 11. 13 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, Gallimard, 1931, p. 22. 14 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 59. 15 Ibid., p. 95. 16 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 7. 17 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 60. 18 Ibid., p. 59. 19 Ganna Ottevaere – van Praag, La LittĂ©rature pour la jeunesse en Europe occidentale 1750-1925, op. cit., p. 371-402. 20 Alain Montandon, Le Petit Prince ou la mĂ©lancolie de l'enfant solaire », Du rĂ©cit merveilleux, op. cit., p. 40. 21 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 63. 22 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 11. 23 Ibid., p. 17. 24 Ibid., p. 19. 25 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 60. 26 Ibid., p. 74. 27 Ibid., p. 74. 28 Ibid., p. 75. 29 Barthes parle de la mort plate » dans laquelle fait entrer la photographie. Barthes, La Chambre claire, Seuil, 1980, p. 145. 30 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 17-18. 31 Ibid., p. 11. 32 Ibid., p. 11. 33 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 72. 34 Ibid., p. 68. 35 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 22. 36 Ibid., p. 20-21. 37 Gaston Bachelard, L'Eau et les rĂȘves, essai sur l'imagination de la matiĂšre, Corti, 1942, p. 177. L'auteur souligne. 38 Ibid., p. 77. 39 Supervielle, L'Inconnue de la Seine in L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 81 40 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 86. 41 Ibid., p. 91. 42 Ibid., p. 95. Une nostalgie poĂ©tique emplit tout le rĂ©cit qui s'achĂšve dans l'accomplissement du dĂ©sir de libĂ©ration de l'Ăąme face au corps » Ă©crit Alain Montandon dans Le Petit Prince ou la mĂ©lancolie de l'enfant solaire », Du rĂ©cit merveilleux, op. cit., p. 37. 43 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 22. 44 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 84. C'est aussi par cette expression qu'il le nomme lors de sa prĂ©sentation p. 12 avant de le nommer le petit prince ». 45 J'ai dĂ» vieillir ». Ibid., p. 21. 46 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 7. 47 Alain Montadon, Du rĂ©cit merveilleux, op. cit., p. 17. 48 Supervielle, L'Enfant de la haute mer, op. cit., p. 9. 49 Ibid., p. 15. 50 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 49. 51 Alain Montandon, Le Petit Prince ou la mĂ©lancolie de l'enfant solaire », Du rĂ©cit merveilleux, op. cit., p. 41. 52 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 95. 53 Ibid., p. 22. 54 Alain Montandon, Le Petit Prince ou la mĂ©lancolie de l'enfant solaire », Du rĂ©cit merveilleux, op. cit., p. 49. 55 Supervielle dit lui-mĂȘme que les enfants sont nĂ©cessaires Ă  sa vie, Ă  sa poĂ©sie », Supervielle, interviewĂ© par Claudine Chonez, Marianne, 21 fĂ©vrier 1934, citĂ© par Ricardo Paseyro, Jules Supervielle, Le Forçat volontaire, Le Rocher, 1987, p. 142. 56 Saint-ExupĂ©ry, Le Petit Prince, op. cit., p. 7. Je souligne. Et ce mĂȘme » tĂ©moigne bien de ses qualitĂ©s de lecteur !Haut de page Pour citer cet article RĂ©fĂ©rence Ă©lectronique Fanny DĂ©chanet-Platz, L’enfance et l’expĂ©rience du vide dans L’Enfant de la haute mer et Le Petit Prince », StrenĂŠ [En ligne], 6 2013, mis en ligne le 20 dĂ©cembre 2013, consultĂ© le 18 aoĂ»t 2022. URL ; DOI Haut de page
Ausecours ! le prince aubert a disparu ! du jeudi 25 aoĂ»t 2022 au samedi 27 aoĂ»t 2022 RĂ©duction Tarif Moins de 12 ans Pour ĂȘtre informĂ© des prochaines dates
C'est reparti pour des semaines de souffrance. La presse, aprĂšs nous avoir inondĂ©s de propos ineptes sur le tournoi de Roland-Garros, se gargarise du Mondial de balle-au-pied, cette annĂ©e au BrĂ©sil. Roland-Garros, c'est l'endroit oĂč se montrer, avec les lunettes Ă  la mode cette saison et un couvre-chef qui se distingue de celui du voisin. C'est bling-bling et nouveau riche, mais une fois sortis du stade, ces gens-lĂ  ne font de bruit qu'avec le Klaxon de leur Jaguar, dans le bouchon de la porte d'Auteuil. Avec le dieu football, on entre dans une autre dimension. Sociale, financiĂšre et religieuse. Dimension sociale, parce qu'elle s'Ă©tend sur une grande partie de la sociĂ©tĂ©. Hormis les irrĂ©ductibles rĂ©fractaires - dont je suis –, personne n'ignore qui est Benzema ou avec qui couche RibĂ©ry. Une travailleuse du boulevard, dont l'extrĂȘme jeunesse n'a pas freinĂ© les ardeurs, a fait fortune par la grĂące des hormones exigeantes d'un individu qu'on pourrait confondre avec un pensionnaire des Baumettes, si l'on n'y prenait garde. Mais ces gens lĂ , Monsieur, on les voit plutĂŽt au volant d'une Porsche dernier cri. Et ce sont pourtant des idoles adorĂ©es par la population. Et chacun sait, en Ă©coutant la radio, que les informations de premiĂšre importance concernant les "Bleus" sont prioritaires sur les catastrophes, les gĂ©nocides, les augmentations d'impĂŽts et les Ă©lections. Le veau d'or... Dimension financiĂšre, parce que ces individus dont la bobine n'inspire pas une confiance immodĂ©rĂ©e sont les seuls, en France, Ă  oser dĂ©voiler les salaires hallucinants qu'ils perçoivent pour courir derriĂšre un ballon et coller des coups de boule Ă  l'occasion. Dans un pays oĂč l'Ă©galitarisme est si maladif qu'on prĂ©fĂšre marcher Ă  pied Ă  cĂŽtĂ© de Rothschild que de rouler en Clio derriĂšre la Rolls du prĂ©cĂ©dent, seuls ces gars-lĂ  peuvent se permettre une telle impudeur. À l'instar des racailles qui brĂ»lent les voitures et cassent la gueule des petites vieilles, l'employĂ© smicard qui prend chaque jour le RER idolĂątre ces gens. Il a, lĂ , une indĂ©cence qui ne s'explique pas. Dimension religieuse, enfin. Comme dans l'empire dĂ©cadent, la transcendance cĂšde la place Ă  la religion du jeu. Le football est une religion, avec ses prĂȘtres, son dogme, ses nombreux exĂ©gĂštes et surtout une foule innombrable de fidĂšles. Sur certaines radios, des Ă©missions quotidiennes de plusieurs heures sont consacrĂ©es au commentaire des matchs. Je connais des gens pour qui la lecture des dĂ©clarations des footeux dans L'Équipe Ă©quivaut Ă  l'analyse quotidienne des articles de Boulevard Voltaire ! Quand on connaĂźt le niveau lexical et la conjugaison hĂ©sitante des interviewĂ©s, cela devient un sacerdoce digne de l'enseignement du langage des signes Ă  un aveugle... Reste une bonne nouvelle les BrĂ©siliens les plus pauvres se rĂ©voltent contre cette dĂ©bauche d'argent pour organiser ces modernes jeux du cirque. Il reste sur cette terre des gens capables de dĂ©noncer ce nĂ©o-paganisme auquel, en France, on n'Ă©chappe que rĂ©fugiĂ© dans une chartreuse. 47 vues 12 juin 2014 Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur possibilitĂ© d'ajouter de nouveaux commentaires a Ă©tĂ© dĂ©sactivĂ©e. Lesservices de l'État en PolynĂ©sie française. Accueil > ActualitĂ©s > Archives > 2015 > 28 juin 20145 - Infos mĂ©dias MRCC - Les recherches sont restĂ©es infructueuses pour retrouver M. Laurent Bourgnon, disparu lors d’une plongĂ©e au niveau de l’atoll Toau
L’accusĂ© affirme qu’il n’a pas voulu tuer ce garçon du Chemin-Bas-d’Avignon. AccusĂ© de tentative de meurtre, Kheireddine Benlahcen comparaĂźt depuis ce mercredi 30 mars devant la cour d’assises du Gard. Dans la matinĂ©e du 24 mars 2019, vers 8 h 30, il a griĂšvement blessĂ© d’un coup de cutter Ă  la gorge Mourad, un jeune automobiliste du Chemin-Bas-d’Avignon rencontrĂ© sur le parking du crĂ©matorium Ă  NĂźmes. La victime lui avait proposĂ© un verre de champagne. "Je n’ai pas voulu le tuer. Il m’avait insultĂ© et il m’a bousculĂ©. J’étais en colĂšre et stressĂ©", bredouille l’accusĂ© ĂągĂ© de 27 ans qui avance cette seule explication. AprĂšs l’agression, Khereddine Benlahcen est reparti Ă  pied vers le centre-ville et a rejoint Vacquerolles. "Aujourd’hui, je suis toujours traumatisĂ©" La victime a repris le volant et a rĂ©ussi Ă  rejoindre l’hĂŽpital oĂč il a Ă©tĂ© pris en charge. "Je n’avais de tĂ©lĂ©phone portable. Je n’allais pas attendre des secours. Aujourd’hui, je suis toujours traumatisĂ©, tĂ©moigne Mourad, la victime. Je tenais une boulangerie et je faisais les marchĂ©s. J’ai tout arrĂȘtĂ©. J’ai peur des gens. Je bois une bouteille d’alcool par jour." L’agresseur sera interpellĂ© le 27 mars au domicile de ses parents. Kheireddine Benlahcen a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© schizophrĂšne en 2018. SoupçonnĂ© d’avoir participĂ© Ă  vol Ă  main armĂ©e du loto des anciens au Chemin-Bas-d’Avignon, alors qu’il Ă©tait mineur – des faits qu’il a toujours niĂ© - le jeune homme a sombrĂ© en prison. "AprĂšs son incarcĂ©ration, il s’est encore plus renfermĂ© sur lui-mĂȘme, a tĂ©moignĂ© son pĂšre. Mais je n’avais jamais pensĂ© qu’il allait commettre des violences." Troubles psychiatriques Ce mercredi, l’accusĂ© qui souffre de troubles psychiatriques peine Ă  s’exprimer. Il est quasiment inaudible. Les yeux constamment baissĂ©s, ce jeune homme un peu perdu, dĂ©fendu par Me StĂ©phane Aubert et MichaĂ«l Poilpre, dodeline de la tĂȘte tout au long des dĂ©bats. L’expert psychiatre qu’il l’a examinĂ© quelques jours aprĂšs sa garde Ă  vue avait retenu l’abolition du discernement. Hier, son confrĂšre a parlĂ© d’une altĂ©ration lourde du discernement. Verdict ce jeudi.
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SUITE ET DÉLIVRANCE. Le lendemain, les enfants ne parlĂšrent dans la journĂ©e que du naufrage et des sauvages, du courage de M. de Rosbourg, de sa bontĂ© pour Paul. Paul, lui dit Marguerite, tu es et tu resteras toujours mon frĂšre, n’est-ce pas ? Je t’aime tant, depuis tout ce que tu as racontĂ© ! Tu aimes papa comme s’il Ă©tait ton papa tout de bon et papa t’aime tant aussi ! On voit cela quand il te parle, quand il te regarde. PAUL. Oui, Marguerite, tu seras toujours ma petite sƓur chĂ©rie, puisque nous avons le mĂȘme pĂšre. MARGUERITE. Dis-moi, Paul, est-ce que ton pĂšre, qui est mort, ne t’aimait-pas ? PAUL. Je ne devrais pas te le dire, Marguerite, puisque mon pĂšre m’a dĂ©fendu d’en parler ; mais je te regarde comme ma sƓur et mon amie, et je veux que tu saches tous mes secrets. Non, mon pĂšre d’Aubert ne m’aimait pas, ni maman non plus ; quand je n’étais pas avec Sophie, je m’ennuyais beaucoup ; j’étais toujours avec les domestiques, qui me traitaient mal, sachant qu’on ne se souciait pas de moi. Quand je m’en plaignais, maman me disait que j’étais difficile, que je n’étais content de rien, et papa me donnait une tape et me chassait du salon en me disant que je n’étais pas un prince, pour que tout le monde se prosternĂąt devant moi. MARGUERITE. Pauvre Paul ! Alors tu as Ă©tĂ© heureux avec papa, qui a l’air si bon ? PAUL. Heureux comme un poisson dans l’eau ! Mon pĂšre, ou plutĂŽt notre pĂšre, est le meilleur, le plus excellent des hommes. Les sauvages mĂȘmes l’aimaient et le respectaient plus que leur roi. Tu juges comme je dois l’aimer, moi qui ne le quittais jamais et qu’il aimait comme il t’aime. MARGUERITE. Et comment se fait-il que le Normand ne soit pas restĂ© avec vous ? PAUL. Tu sauras cela ce soir. MARGUERITE. Oh ! mon petit Paul, dis-le-moi, puisque je suis ta sƓur. PAUL, l’embrassant et riant. Une petite sƓur que j’aime bien, mais qui est une petite curieuse et qui doit s’habituer Ă  la patience. Marguerite voulut insister, mais Paul se sauva. Marguerite courut aprĂšs lui et appela Ă  son secours Jacques, qu’elle rencontra dans une allĂ©e. Tous deux se mirent Ă  la poursuite de Paul, qui leur Ă©chappa avec une agilitĂ© surprenante ; Sophie, Jean, Camille, Madeleine et LĂ©on s’étaient pourtant mis de la partie et couraient tous Ă  qui mieux mieux. Quelquefois Paul Ă©tait dans un tel danger d’ĂȘtre attrapĂ©, que tous criaient d’avance Il est pris, il ne peut pas Ă©chapper ; » mais au moment oĂč on avançait les bras pour le prendre, il faisait une gambade de cĂŽtĂ©, se lançait comme un daim et disparaissait aux yeux des enfants Ă©tonnĂ©s. Ils revinrent dans leur jardin haletants et furent surpris d’y trouver Paul. Tu cours comme un vrai sauvage, lui dirent Sophie et Marguerite. C’est Ă©tonnant que tu aies pu nous Ă©chapper. PAUL. C’est chez les sauvages en effet que j’ai appris Ă  courir, Ă  Ă©viter les dangers, Ă  reconnaĂźtre les approches de l’ennemi. Mais voilĂ  la cloche du dĂźner qui nous appelle ; mon estomac obĂ©it avec plaisir Ă  cette invitation. MARGUERITE. Et ce soir tu achĂšveras ton histoire, n’est-ce pas ? PAUL. Oui, petite sƓur, je te le promets. Et ils coururent tous au salon, oĂč on les attendait pour se mettre Ă  table. AprĂšs le dĂźner, et aprĂšs une trĂšs-petite promenade, qui fut trouvĂ©e bien longue et que les parents abrĂ©gĂšrent par pitiĂ© pour les gĂ©missements des enfants et pour les maux de toute sorte dont ils se plaignaient, on rentra au salon et chacun reprit sa place de la veille. Marguerite ne manqua pas de reprendre la sienne sur les genoux de son pĂšre, et de lui entourer le cou de son petit bras. Je suis restĂ© hier, dit Paul, au moment oĂč mon pĂšre appelait le Normand pour abattre des arbres et construire notre hutte. Les sauvages s’étaient dĂ©jĂ  mis au travail ; ils commençaient Ă  couper lentement et pĂ©niblement de jeunes arbres, avec des pierres tranchantes ou des morceaux de coquilles. Mon pĂšre et le Normand arrivĂšrent Ă  eux, les Ă©cartĂšrent, brandirent leurs haches et abattirent un arbre en deux ou trois coups. Les sauvages restĂšrent d’abord immobiles de surprise mais, au second arbre, ils coururent en criant vers le village, et on vit accourir avec eux leur roi et le chef ami qui Ă©tait chez eux en visite. Mon pĂšre et le Normand continuĂšrent leur travail. À chaque arbre qui tombait, les chefs approchaient, examinaient et touchaient la partie coupĂ©e, puis ils se retiraient et regardaient avec une admiration visible le travail de leurs nouveaux amis. Quand tous les arbres nĂ©cessaires furent coupĂ©s, taillĂ©s et prĂȘts Ă  ĂȘtre enfoncĂ©s en terre, mon pĂšre et le Normand firent signe aux sauvages de les aider Ă  les transporter. Tous s’élancĂšrent vers les arbres, qui dans cinq minutes furent enlevĂ©s et portĂ©s, ou traĂźnĂ©s en triomphe Ă  travers le village, avec des cris et des hurlements qui attirĂšrent les femmes et les enfants. On leur expliquait la cause du tumulte ; ils s’y joignaient en criant et gesticulant. Quand tous les arbres furent apportĂ©s sur l’emplacement oĂč devait ĂȘtre bĂątie la hutte, mon pĂšre et le Normand se firent des maillets avec leurs haches, et enfoncĂšrent en terre les pieux Ă©pointĂ©s par un bout. Ils eurent bientĂŽt fini et ils se mirent Ă  faire la couverture avec les bouts des cocotiers abattus, garnis de leurs feuilles, qu’ils posĂšrent en travers sur les murs formĂ©s par les arbres. Ils reliĂšrent ensuite avec des lianes les bouts des feuilles de cocotier, et les attachĂšrent de place en place aux arbres qui formaient les murs. Ensuite, ils bouchĂšrent avec de la mousse, des feuilles et de la terre humide, les intervalles et les trous qui se trouvaient entre les arbres. Je les aidai dans cette besogne ; mes petits amis les sauvages voulurent aussi nous aider et furent enchantĂ©s d’avoir rĂ©ussi, il ne s’agissait plus que de faire une porte. Mon pĂšre alla couper quelques branches longues et minces et se mit Ă  les entrelacer comme on fait pour une claie. Quand il en eut attachĂ© avec des lianes une quantitĂ© suffisante, lui et le Normand tirĂšrent leurs couteaux de leurs poches, et se mirent Ă  tailler une porte de la grandeur de l’ouverture qu’ils avaient laissĂ©e. Ils l’attachĂšrent ensuite aux murs, comme on attache un couvercle de panier. Les sauvages, qui s’étaient tenus assez tranquilles pendant le travail, ne purent alors contenir leur joie et leur admiration ; ils tournaient autour de la maison, ils y entraient, ils fermaient et ouvraient la porte comme de vĂ©ritables enfants de deux ans. Le roi s’approcha de mon pĂšre, lui frotta l’oreille de la sienne, et lui fit comprendre qu’il voudrait bien avoir cette maison. Mon pĂšre le comprit, le prit par la main, Les sauvages ne purent contenir leur joie et leur admiration. le fit entrer dans la maison et ferma la porte sur lui. Le roi ne se possĂ©da pas de joie, et commença avec ses sujets une ronde autour de la maison. Il fit signe Ă  mon pĂšre que cette nuit la maison servirait Ă  ses nouveaux amis, et qu’il ne la prendrait que le lendemain. Mon pĂšre lui expliqua, par signes aussi, que le lendemain il lui ferait une seconde chambre pour les femmes et les enfants, ce qui redoubla la joie du roi. Le chef ami regardait d’un Ɠil triste et envieux, lorsque tout Ă  coup son visage prit un air joyeux ; il dit quelques mots au roi, qui lui rĂ©pondit Vansi, Vansi, pravine. Alors le chef s’approcha du Normand, frotta son oreille contre la sienne, et le regarda d’un Ɠil inquiet. Mon commandant, dit le Normand, je n’aime pas ce geste-lĂ . Le sauvage me dĂ©plaĂźt ; au diable lui et son oreille ! — Tu vas le mettre en colĂšre, mon Normand, rends-lui son frottement d’oreille. Si nous les fĂąchons, ils sont mille contre un ; quand nous en tuerions chacun un cent, il en resterait encore dix-huit cents, et nous autres expĂ©diĂ©s, mon Paul restera victime de ta dĂ©licatesse. — C’est vrai, mon commandant ; c’est vrai cela. » En frottant son oreille contre celle du sauvage Tiens, diable rouge, la voilĂ  mon oreille de chrĂ©tien, qui vaut mieux que ton oreille de paĂŻen. » Le chef parut aussi joyeux que l’avait Ă©tĂ© le roi, et donna un ordre qu’exĂ©cuta un sauvage ; il reparut avec le lien de l’amitiĂ© ; le chef fit Ă  son bras et Ă  celui du Normand la mĂȘme cĂ©rĂ©monie qu’avait faite le roi Ă  mon pĂšre. Le Normand avait l’air mĂ©content et humiliĂ©. Mon commandant, dit-il, si ce n’était pas pour vous obĂ©ir, je ne me laisserais pas lier Ă  ce chien d’idolĂątre. J’ai dans l’idĂ©e qu’il n’en rĂ©sultera rien de bon. Pourvu que je reste prĂšs de vous et de Paul, Ă  vous servir tous deux et Ă  vous aimer, je ne demande rien au bon Dieu. » Mon pĂšre serra la main au bon Normand, que j’embrassai ; mes petits amis, qui imitaient tout ce que je faisais, voulurent aussi embrasser le Normand, qui allait les repousser avec colĂšre, lorsque je lui dis Mon bon Normand, mon ami, sois bon pour eux ; ils m’aiment. » Ce pauvre Normand ! je vois encore sa bonne figure changer d’expression Ă  ces paroles, et me regarder d’un air attendri en embrassant les sauvageons du bout des lĂšvres. Pendant ce temps on avait apportĂ© le repas du soir. Tout le monde s’assit par petits groupes comme le matin ; les femmes nous servaient. Mes amis sauvages me placĂšrent entre eux deux, en face de mon pĂšre, qui Ă©tait entre le roi et le Normand, liĂ© au bras du chef. AprĂšs le souper, que je mangeai de bon appĂ©tit, le chef dĂ©lia le Normand, qui fut obligĂ© de passer Ă  son cou la moitiĂ© du lien, et chacun se retira chez soi. Mais on voyait encore des tĂȘtes apparaĂźtre par les trous qui servaient d’entrĂ©e aux huttes. Paul, me dit mon pĂšre, avant de dormir, remercions Dieu de ce qu’il a fait pour nous ; aprĂšs nous avoir sauvĂ©s du naufrage, il nous a envoyĂ©s dans une tribu de braves gens, oĂč nous vivrons tranquillement jusqu’à ce que nous ayons la bonne chance d’ĂȘtre recueillis par des EuropĂ©ens, ce qui arrivera bientĂŽt, j’espĂšre. Prions aussi pour ceux qui ne sont plus. » Et me faisant mettre Ă  genoux entre lui et le Normand, Ă  la porte de notre cabane, il rĂ©cita avec nous le Pater, l’Ave, le Credo, le De profundis, puis il pria tout bas, aprĂšs quoi il se leva, posa sa main sur ma tĂȘte et me dit Mon fils, je te bĂ©nis. Que Dieu t’accorde la grĂące de ne jamais l’offenser et d’ĂȘtre un bon chrĂ©tien. » Il m’embrassa ensuite, je pleurai, et je le tins longtemps embrassĂ©. Avant d’entrer dans notre maison, nous vĂźmes tous les sauvages Ă  l’entrĂ©e de leur hutte, nous regardant avec curiositĂ©, mais en silence. Nous rentrĂąmes, le Normand ferma la porte. Il nous faudrait un verrou, mon commandant, dit-il. On ne sait jamais si l’on est en sĂ»retĂ© avec ces diables rouges. » Mon pĂšre sourit, lui promit d’en fabriquer un le lendemain, et je m’étendis entre lui et le Normand ; je ne tardai pas Ă  m’endormir. Mon pĂšre et le Normand, qui n’avaient pas dormi, pour ainsi dire, depuis quatre jours, s’endormirent aussi. Dans la nuit j’entendis ronfler le Normand, j’entendis aussi mon pĂšre parler en rĂȘvant Marguerite ! Marguerite ! ma femme ! mon enfant ! » Le lendemain, mon pĂšre et le Normand firent une seconde chambre Ă  la maison oĂč nous avions passĂ© la nuit, comme ils l’avaient promis au roi, puis ils bĂątirent une autre cabane pour nous-mĂȘmes. Le roi, impatient de s’installer dans son nouveau palais, y fit apporter tout de suite les nattes et les calebasses qui formaient son mobilier ; il avait aussi quelques noix de coco sculptĂ©es, des coquilles travaillĂ©es, des flĂšches, des arcs et des massues. Mon pĂšre tailla quelques chevilles, qu’il enfonça dans les intervalles des arbres, et il suspendit Ă  ces clous de bois les armes et les autres trĂ©sors du roi, qui fut si enchantĂ© de cet arrangement, qu’il appela tous les sauvages pour l’admirer. Leur respect pour mon pĂšre augmenta encore aprĂšs l’examen des chevilles. Ils ne pouvaient comprendre comment ces chevilles tenaient ; mon pĂšre, voyant leur inquiĂ©tude, en fit une devant eux et l’enfonça dans une fente, Ă  leur grande surprise et joie. J’aidais mon pĂšre et le Normand Ă  prĂ©parer les chevilles, Ă  couper des liens avec mon couteau, Ă  chercher la mousse et la terre pour boucher les trous. Cette seconde maison fut bien plus jolie et plus grande que la premiĂšre, et, malgrĂ© les dĂ©sirs du roi clairement exprimĂ©s, mon pĂšre voulut la garder, et la conserva pendant les cinq longues annĂ©es que nous avons passĂ©es prĂšs de ces sauvages. Les jours suivants il fabriqua des escabeaux et une table, puis il tapissa toute la chambre de grandes feuilles de palmier, qui faisaient un charmant effet. Il fit aussi, dĂšs le premier jour, une croix en bois, qu’il enfonça prĂšs du seuil de notre porte, et devant laquelle, matin et soir, nous faisions notre priĂšre Ă  genoux ; le dimanche et les fĂȘtes, nous chantions aussi des cantiques, des psaumes et d’autres chants d’église que m’apprit mon pĂšre. Les sauvages, qui nous regardaient d’abord, voulurent faire comme nous ensuite ; j’appris Ă  mes petits amis les paroles que je chantais ; ils prononçaient d’abord trĂšs-mal, ce qui nous faisait rire, mais au bout de peu de temps ils prononçaient aussi bien que nous. Nous leur apprĂźmes petit Ă  petit Ă  parler français, et eux nous apprirent leur langage ; nous finĂźmes par nous comprendre parfaitement. MARGUERITE. Oh ! dis-nous quelque chose en sauvage, Paul, je t’en prie. PAUL. Pelka mi hane, cou rou glou. CAMILLE. Oh ! que c’est joli ! que c’est doux ! Qu’est-ce que cela veut dire ? PAUL. Cela veut dire Je ne te quitterai jamais, amie de mon cƓur. » M. DE ROSBOURG. Brese ni Kouliche, na ne hapra. PAUL. Non, mon pĂšre, non, jamais, je vous le jure. MARGUERITE. Qu’est-ce que papa t’a dit ? PAUL. Mon pĂšre m’a dit Quand tu seras grand, tu nous oublieras. » Et moi je rĂ©ponds et je jure que je ne vous quitterai et que je ne vous oublierai jamais. Me sĂ©parer de vous, ce serait souffrir ou mourir. MARGUERITE, lui serrant les mains. Bon Paul, comme je t’aime ! PAUL. Et moi donc ! si tu pouvais savoir comme je t’aime, comme j’aime mon pĂšre, comme j’aime
 se tournant vers Mme de Rosbourg ma mĂšre !
 Le permettez-vous ? MADAME DE ROSBOURG, le serrant dans ses bras. Oui, mon fils, mon cher Paul, tu seras mon fils, et je serai ta mĂšre. » Paul reprit, aprĂšs un instant de silence Mais avant que nous ayons pu nous comprendre, il nous arriva un malheur bien grand, qui nous affligea profondĂ©ment. Notre bon Normand nous fut enlevĂ©. JACQUES. Comment par qui ? Pourquoi l’as-tu laissĂ© enlever ? PAUL. Nous n’avons pu l’empĂȘcher malheureusement. Je vous ai dit que le chef ami qui Ă©tait en visite chez le roi avait liĂ© amitiĂ© avec le Normand. Je vous ai dit que le Normand y avait de la rĂ©pugnance, qu’il ne laissa faire le chef que pour obĂ©ir Ă  son commandant. Nous ne savions pas alors que lorsqu’on s’était laissĂ© lier au bras d’un homme, on s’engageait Ă  ĂȘtre son ami, Ă  le protĂ©ger et Ă  le dĂ©fendre contre tous les dangers. Et quand, aprĂšs avoir coupĂ© le lien, on le mettait Ă  son cou, on s’engageait Ă  ne jamais se quitter, Ă  se suivre partout. Quelques jours aprĂšs son arrivĂ©e, le chef s’apprĂȘta Ă  retourner dans son Ăźle ; quatre Ă  cinq cents de ses sauvages vinrent le chercher. On fit un repas d’adieu, pendant lequel le roi parut liĂ© au bras de mon pĂšre, le Normand Ă  celui du chef, et moi Ă  ceux des petits sauvages. Nous Ă©tions loin de penser que cette cĂ©rĂ©monie, que mon pĂšre avait accomplie comme un jeu et sans en connaĂźtre les consĂ©quences, nous sĂ©parait de notre brave Normand. AprĂšs le repas, les chefs coupĂšrent les liens et les passĂšrent Ă  leur cou ; de mĂȘme que mes petits amis et moi. Tout le monde se leva. Le Normand voulut revenir prĂšs de mon pĂšre, mais le chef lui passa le bras dans le sien et l’entraĂźna doucement et amicalement vers la mer. Le roi en fit autant pour mon pĂšre, et nous allĂąmes tous voir partir le chef et ses sauvages. AprĂšs le dernier adieu du chef, le Normand voulut retirer son bras ; le chef le retint ; le Normand donna une secousse, mais le chef ne lĂącha pas prise. Au mĂȘme instant, deux ou trois cents sauvages se prĂ©cipitĂšrent sur lui, le jetĂšrent Ă  terre, le garrottĂšrent et l’emportĂšrent dans le canot du chef. Mon pĂšre voulut s’élancer Ă  son secours, mais en moins d’une seconde, lui aussi fut jetĂ© Ă  terre, liĂ© et emportĂ©. Mon pauvre Normand, mon pauvre Normand ! » criait mon pĂšre. Le Normand ne rĂ©pondait pas ; les sauvages l’avaient bĂąillonnĂ©. Paul, mon enfant, cria enfin mon pĂšre, ne me quitte pas. Reste lĂ , prĂšs de moi, que je te voie au moins en sĂ»retĂ©. » J’accourus prĂšs de lui ; on voulut me repousser, mais les petits sauvages parlĂšrent d’un air fĂąchĂ©, se mirent prĂšs de moi et me firent rester avec mon pĂšre. Je pleurais ; ils essuyaient mes yeux, me frottaient les oreilles avec les leurs ; en un mot, ils m’ennuyaient, et je cessai de pleurer pour faire cesser leurs consolations. Les sauvages emportĂšrent mon pĂšre dans sa maison. Le roi vint se mettre Ă  genoux prĂšs de lui en faisant des gestes suppliants et en tĂ©moignant son amitiĂ© d’une maniĂšre si touchante que mon pĂšre fut attendri et qu’il regarda enfin le roi en lui souriant de son air bon et aimable. Le roi comprit, fit un saut de joie et dĂ©lia une des mains de mon pĂšre en le regardant fixement. RassurĂ© par l’immobilitĂ© de mon pĂšre, il dĂ©lia l’autre main, puis les jambes. Voyant que mon pĂšre ne se sauvait pas, il ne chercha plus Ă  contenir sa joie et la tĂ©moigna d’une façon si bruyante, que mon pĂšre, ennuyĂ© de cette gaietĂ©, le prit par le bras et le poussa doucement en dehors de la porte, lui adressant un sourire et un signe de tĂȘte amical. Il ferma la porte, et nous nous trouvĂąmes seuls Mon pauvre Normand ! s’écria mon pĂšre. Pourquoi t’ai-je forcĂ© Ă  accepter ce lien maudit dont je ne connaissais pas les consĂ©quences ! Je comprends maintenant que ce chef le regarde comme ne devant plus le quitter. Mon pauvre Paul, c’est un ami et un protecteur de moins pour toi. — Mon pĂšre, lui rĂ©pondis-je, je n’ai besoin de rien ni de personne, tant que vous serez prĂšs de moi. Mais je regrette ce pauvre Normand ; il est si bon et il vous aime tant ! — Nous tĂącherons de le rejoindre, dit mon pĂšre. Le bon Dieu ne nous laissera pas Ă©ternellement Ă  la merci de ces sauvages ! Ce sont de braves gens, mais, ce n’est pas la France ni les Français. Et ma femme, et ma petite Marguerite ! Quel chagrin de ne pas les voir ! » À partir de ce jour, mon pĂšre et moi nous passions une partie de notre temps au bord de la mer, dans l’espĂ©rance d’apercevoir un vaisseau Ă  son passage tout en regardant, nous ne perdions pas notre temps ; mon pĂšre abattait des arbres, les prĂ©parait et les reliait ensemble pour en faire un bateau assez grand pour nous embarquer avec des provisions et nous mener en pleine mer. Je ne pouvais pas l’aider beaucoup ; mais, pendant qu’il travaillait, j’apprenais Ă  lire les lettres qu’il me traçait sur le sable. Il eut la patience de m’apprendre Ă  lire et Ă  Ă©crire de cette façon. Quand je sus lire, je traçais Ă  mon tour les lettres que je connaissais, puis des mots. Plus tard, mon bon pĂšre eut la patience de me tracer sur de grandes feuilles de palmier des histoires, des cartes de gĂ©ographie. C’est ainsi qu’il m’apprit le catĂ©chisme, l’histoire, la grammaire. Nous causions quelquefois des heures et des heures. Jamais je ne me fatiguais de l’entendre parler. Il est si bon, si patient, si gai, si instruit ! Et il m’apprit si bien Ă  aimer le bon Dieu, Ă  avoir confiance en sa bontĂ©, Ă  lui offrir toutes mes peines, Ă  les regarder comme l’expiation de mes fautes, que je me sentais toujours heureux, tranquille, mĂȘme dans la souffrance, tant j’étais sĂ»r que le bon Dieu m’envoyait tout pour mon bien, et qu’en souffrant j’obtenais le pardon de mes pĂ©chĂ©s. Quelles belles priĂšres nous faisions matin et soir au pied de notre croix ! Comme nous chantions avec ferveur nos cantiques et nos psaumes ! Oh, mon pĂšre, mon pĂšre, que je vous remercie de m’avoir appris Ă  ĂȘtre heureux malgrĂ© nos peines et nos chagrins ! C’est vous qui m’avez appris par vos paroles et par vos exemples Ă  aimer Dieu, Ă  vivre en chrĂ©tien. » Il y eut encore une petite interruption, aprĂšs laquelle Paul continua son rĂ©cit Nous sommes restĂ©s ainsi cinq longues annĂ©es Ă  attendre un vaisseau, et sans avoir des nouvelles de notre pauvre Normand. L’annĂ©e d’aprĂšs son enlĂšvement, le chef revint voir le roi ; mon pĂšre parlait dĂ©jĂ  bien son langage ; il lui demanda oĂč Ă©tait notre ami. Le chef rĂ©pondit d’un air triste qu’il Ă©tait perdu ; qu’il n’avait jamais voulu leur faire une maison comme celle que nous avions faite au roi, qu’il restait triste, silencieux, qu’il ne voulait les aider en rien, ni faire usage de sa hache ; qu’un beau jour enfin il avait disparu, on ne l’avait plus retrouvĂ© ; qu’il avait probablement pris un canot, et qu’il Ă©tait noyĂ© ou mort de faim et de soif. Nous fĂ»mes bien attristĂ©s de ce que nous disait le chef. Le roi lui raconta tout ce que mon pĂšre lui avait appris, et lui chanta les cantiques et les psaumes qu’il savait. Le chef demanda au roi de lui donner mon pĂšre, mais le roi le refusa avec colĂšre. Le chef se fĂącha ; ils commencĂšrent Ă  s’injurier ; enfin le chef s’écria Eh bien ! toi non plus, tu n’auras pas cet ami que tu refuses de me prĂȘter. » Et il leva sa massue pour en donner un coup sur la tĂȘte de mon pĂšre ; je devinai son mouvement et, m’élançant Ă  son bras, je le mordis jusqu’au sang. Le chef me saisit, me lança par terre avec une telle force que je perdis connaissance ; mais j’avais eu le temps de voir mon pĂšre lui fendre la tĂȘte d’un coup de sa hache. Je ne sais ce qui se passa ensuite. Mon pĂšre m’a racontĂ© qu’il y avait eu un combat terrible entre nos sauvages et ceux du chef, qui furent tous massacrĂ©s ; mon pĂšre fit des choses admirables de courage et de force. Autant de coups de hache, autant d’hommes tuĂ©s. Moi, on m’avait emportĂ© dans notre cabane. AprĂšs le combat, mon pĂšre accourut pour me soigner. Il me saigna avec la pointe de son couteau ; je revins Ă  moi, Ă  la grande surprise du chef. Je fus malade bien longtemps, et jamais mon pĂšre ne me quitta. Quand je m’éveillais, quand j’appelais, il Ă©tait toujours lĂ , me parlant de sa voix si douce, me soignant avec cette tendresse si dĂ©vouĂ©e. C’est Ă  lui aprĂšs Dieu que je dois la vie, trĂšs-certainement. Je me rĂ©tablis ; mais j’avais tant grandi qu’il me fut impossible de remettre ma veste et mon pantalon. Mon pĂšre me fit une espĂšce de blouse ou grande chemise, avec une Ă©toffe de coton que fabriquent ces sauvages ; c’était trĂšs-commode et pas si chaud que mes anciens habits. Mon pĂšre s’habilla de mĂȘme, gardant son uniforme pour les dimanches et fĂȘtes. Nous marchions nu-pieds comme les sauvages ; nous avions autour du corps une ceinture de lianes, dans laquelle nous passions nos couteaux, et mon pĂšre sa hache. Nous avions enfoncĂ© dans le sable, au bord de la mer, une espĂšce de mĂąt au haut duquel mon pĂšre avait attachĂ© un drapeau fait avec des feuilles de palmier de diffĂ©rentes couleurs. Le drapeau, surmontĂ© d’un mouchoir blanc, devait indiquer aux vaisseaux qui pouvaient passer qu’il y avait de malheureux naufragĂ©s qui attendaient leur dĂ©livrance. Un jour, heureux jour ! nous entendĂźmes un bruit extraordinaire sur le rivage. Mon pĂšre Ă©couta, un coup de canon retentit Ă  nos oreilles. Vous dire notre joie, notre bonheur, est impossible. Nous courĂ»mes au rivage, oĂč mon pĂšre agita son drapeau ; un beau vaisseau Ă©tait Ă  deux cents pas de nous. Quand on nous aperçut, on mit un canot Ă  la mer, une vingtaine d’hommes dĂ©barquĂšrent ; c’était un vaisseau français, l’Invincible commandĂ© par le capitaine Duflot. Les sauvages, attirĂ©s par le bruit, Ă©taient accourus en foule sur le rivage. DĂšs que le canot fut Ă  portĂ©e de la voix, mon pĂšre cria d’aborder. On fit force de rames, les hommes de l’équipage sautĂšrent Ă  terre ; mon pĂšre se jeta dans les bras du premier homme qu’il put saisir, et je vis des larmes rouler dans ses yeux. Il se nomma et raconta en peu de mots son naufrage. On le traita avec le plus grand respect, en lui demandant ses ordres. Il demanda si l’on avait du temps Ă  perdre. L’enseigne qui commandait l’embarcation dit qu’on avait besoin d’eau et de vivres frais. Mon pĂšre leur promit bon accueil, de l’eau, des fruits, du poisson en abondance. Les hommes restĂšrent Ă  terre et dĂ©pĂȘchĂšrent le canot vers le vaisseau pour prendre les ordres du capitaine. Peu d’instants aprĂšs, nous vĂźmes le capitaine lui-mĂȘme monter dans la chaloupe et venir Ă  nous. Il descendit Ă  terre, salua amicalement mon pĂšre, qui le prit sous le bras, et, tout en causant, nous nous dirigeĂąmes vers le village ; nous rencontrĂąmes le roi, qui accourait pour voir le vaisseau merveilleux dont lui avaient dĂ©jĂ  parlĂ© ses sujets. Il frotta son oreille Ă  celle du capitaine, auquel mon pĂšre expliqua que c’était un signe d’amitiĂ©. Le capitaine le lui rendit en riant. Le roi examinait attentivement les habits, les armes du capitaine et de sa suite. Les sauvages tournaient autour des hommes, couraient, gambadaient. On arriva au village. Mon pĂšre fit voir sa maison, que le capitaine admira trĂšs-sincĂšrement ; c’était vraiment merveilleux que mon pĂšre eĂ»t pu faire, avec une simple hache et un couteau, tout ce qu’il avait fait. Je vous dirai plus tard tous les meubles, les ustensiles de mĂ©nage qu’il avait fabriquĂ©s, et tout ce qu’il a appris aux sauvages. Mon pĂšre demanda au capitaine s’il voulait s’embarquer avant la nuit. Le capitaine demanda vingt-quatre heures pour remplir d’eau fraĂźche ses tonneaux et pour faire une provision de poisson et de fruits. Mon pĂšre y consentit Ă  regret il dĂ©sirait tant revoir la France, sa femme et son enfant ! Pour moi, cela m’était Ă©gal ; J’aimais mon pĂšre par-dessus tout ; avec lui j’étais heureux partout ; je n’avais que lui Ă  aimer dans le monde. SOPHIE Est-ce que tu n’aimais pas les petits sauvages qui t’aimaient tant ? PAUL. Je les aimais bien, mais j’avais passĂ© ces cinq annĂ©es avec la pensĂ©e et l’espĂ©rance de les quitter ; et puis ils Ă©taient plutĂŽt mes esclaves que mes amis ; ils m’obĂ©issaient comme des chiens et ne me commandaient jamais ; ils prenaient mes idĂ©es, ils ne me parlaient jamais des leurs ; en un mot, ils m’ennuyaient ; et pourtant je les ai regrettĂ©s ; leur chagrin quand je les ai quittĂ©s m’a fait de la peine. Tu vas voir cela tout Ă  l’heure. Mon pĂšre alla dire au roi que le chef blanc, son frĂšre le capitaine, demandait de l’eau, du poisson et des fruits. Le roi parut heureux de faire plaisir Ă  mon pĂšre en donnant Ă  son ami ce qu’il demandait. Les sauvages se mirent immĂ©diatement les uns Ă  cueillir des fruits du pays il y en avait d’excellents et inconnus en Europe, d’autres Ă  pĂȘcher des poissons pour les saler et les conserver. On servit un repas auquel tout le monde prit part, et Ă  la fin duquel mon pĂšre annonça au roi notre dĂ©part pour le lendemain. À cette nouvelle, le roi parut consternĂ©. Il Ă©clata en sanglots, se prosterna devant mon pĂšre, le supplia de rester. Les petits sauvages poussĂšrent des cris lamentables. Quand les autres sauvages surent la cause de ces cris, ils se mirent aussi Ă  hurler, Ă  crier ; de tous cĂŽtĂ©s on ne voyait que des gens prosternĂ©s, se traĂźnant Ă  plat ventre jusqu’aux pieds de mon pĂšre, qu’ils baisaient et arrosaient de larmes. Mon pĂšre fut touchĂ© et peinĂ© de ce grand chagrin ; il leur promit qu’il reviendrait un jour, qu’il leur apporterait des haches, des couteaux et d’autres instruments utiles et commodes ; qu’en attendant, il donnerait au roi sa propre hache et son couteau ; qu’il demanderait Ă  son frĂšre le chef blanc quelques autres armes et outils qui seraient distribuĂ©s au moment du dĂ©part. Il rĂ©ussit enfin Ă  calmer un peu leur douleur. Le capitaine proposa Ă  mon pĂšre de nous emmener coucher Ă  bord, de crainte que les sauvages ne nous tĂ©moignassent leur tendresse en nous enlevant la nuit et nous emmenant au milieu des terres. Mon pĂšre rĂ©pondit qu’il allait prĂ©cisĂ©ment le lui demander. Quand les sauvages nous virent marcher vers la mer, ils poussĂšrent des hurlements de douleur ; le roi se roula aux pieds de mon pĂšre et le supplia, dans les termes les plus touchants, de ne pas l’abandonner. Ô pĂšre ! que ferai-je sans toi ? disait-il. Qui m’apprendra Ă  prier ton Dieu, Ă  ĂȘtre juste, Ă  trouver le chemin de ton ciel ? Et si je prends ce chemin, je ne te retrouverai donc jamais ! Ô pĂšre, reste avec tes frĂšres, tes enfants, tes esclaves ! Oui, nous sommes tous tes esclaves, prends nos femmes, nos enfants pour te servir ; mĂšne-nous oĂč tu voudras, mais ne nous quitte pas, ne nous laisse pas mourir de tristesse loin de toi ! » AprĂšs ce discours, les petits sauvages m’en dirent autant, m’offrant d’ĂȘtre mes esclaves, de me faire rĂ©gner Ă  leur place aprĂšs la mort de leur pĂšre, le roi. Mon pĂšre et moi nous fĂ»mes attendris, mais nous restĂąmes inexorables. Mon pĂšre promit de revenir le lendemain, et nous montĂąmes dans la chaloupe. Le beau visage de mon pĂšre devint radieux quand il se vit sur mer, sur une embarcation française, entourĂ© de Français. Il ne parlait pas ; je le regardais, et moi qui le connais si bien, je vis qu’il priait. Moi aussi je remerciai Dieu, non de mon bonheur que je ne comprenais pas, mais du sien. La joie remplit mon cƓur, et je fus ingrat pour les sauvages par tendresse pour mon pĂšre. — Mon bon Paul, interrompit M. de Rosbourg, en lui serrant vivement la main, je ne saurais te dire combien ta tendresse me touche, mais je dois te rappeler Ă  l’ordre en te disant que tu nous as promis toute la vĂ©ritĂ© ; or, j’ai vainement et patiemment attendu le rĂ©cit de deux Ă©vĂ©nements que tu n’as certainement pas oubliĂ©s puisqu’il s’agissait de ma vie, et que je veux t’entendre raconter. — Oh ! mon pĂšre, reprit Paul en rougissant, c’est si peu de chose, cela ne vaut pas la peine d’ĂȘtre racontĂ©. M. DE ROSBOURG. Ah ! tu appelles peu de chose les deux plus grands dangers que j’aie courus. MARGUERITE. Quoi donc ? Quels dangers ? Paul, raconte-nous. PAUL. C’est d’abord qu’un jour mon pĂšre a Ă©tĂ© piquĂ© par un serpent et que les sauvages l’ont guĂ©ri et puis que mon pauvre pĂšre a fait une longue maladie et que les sauvages l’ont encore guĂ©ri. M. DE ROSBOURG. Ah çà ! mon garçon, tu te moques de nous de nous raconter en deux mots de pareils Ă©vĂšnements. Puisque tu parles si mal, je prends la parole. Écoutez. Paul sourit et croise ses bras d’un air rĂ©signĂ©. Un jour donc, nous Ă©tions entrĂ©s dans la forĂȘt ; il faisait chaud ; pour mĂ©nager mes bottes, plus qu’à moitiĂ© usĂ©es, j’étais nu-pieds. Paul portait une espĂšce de chaussons de feuilles de palmier. PAUL. Que mon pĂšre m’avait fait lui-mĂȘme. M. DE ROSBOURG. Eh ! oui, que je lui avais faits. Voyez le beau mĂ©rite ! Enfin, j’étais nu-pieds. Je marche sur un serpent qui me pique. Je le dis Ă  Paul et je cours vers la mer pour baigner la piqĂ»re. À moitiĂ© chemin, la tĂȘte me tourne, les forces me manquent, je tombe, je vois ma jambe noire et enflĂ©e, je me sens mourir. Paul avait entendu dire aux sauvages que sucer une piqĂ»re de serpent Ă©tait un remĂšde certain, mais que celui qui suçait s’exposait Ă  mourir lui-mĂȘme. Mon brave petit Paul il avait dix ans alors se jette Ă  terre prĂšs de moi et suce ma piqĂ»re. À mesure qu’il suçait le venin, je sentais la vie revenir en moi ; ma tĂȘte se dĂ©gageait ; les douleurs Ă  la jambe disparaissaient. Enfin je repris tout Ă  fait connaissance ; je me soulevai ; ma premiĂšre pensĂ©e avait Ă©tĂ© pour Paul, que je ne voyais pas prĂšs de moi. Jugez de mon effroi lorsque je vis mon Paul, mon fils, se dĂ©vouant Ă  la mort pour me sauver et suçant avec force cette affreuse piqĂ»re. Je poussai un cri, je le saisis dans mes bras ; il se dĂ©battit, me supplia de le laisser achever. Mon pĂšre, mon pĂšre, criait-il, il reste peut-ĂȘtre encore du venin ; laissez-moi continuer, laissez-moi vous sauver. Mon pĂšre, laissez-moi ! » Il se dĂ©battit si bien, qu’il m’échappa ; j’eus un nouvel Ă©blouissement dont il profita pour sucer ce qui restait de venin. Quand je repris de nouveau connaissance, je pus marcher jusqu’à la mer appuyĂ© sur l’épaule de mon cher petit sauveur. Pendant que je baignais ma jambe presque entiĂšrement dĂ©senflĂ©e, Paul courut prĂ©venir les sauvages, qui arrivĂšrent en toute hĂąte vers le roi ; ils m’emportĂšrent, me mirent sur la piqĂ»re je ne sais quelles herbes ; en trois jours je fus guĂ©ri. Mais j’avais eu des inquiĂ©tudes terribles pour mon pauvre Paul, dont la bouche et la langue avaient enflĂ© Ă©normĂ©ment. On lui fit mĂącher des herbes, manger un certain coquillage, et quelques heures aprĂšs l’enflure et la chaleur avaient disparu. VoilĂ  un des faits que monsieur Paul s’était permis d’oublier. L’autre maintenant. Un soir, je me sentis mal Ă  l’aise ; le chagrin me tuait ; ma femme et mon enfant que je ne devais peut-ĂȘtre jamais revoir, mes inquiĂ©tudes sur l’avenir de ce cher Paul, remplissaient mon cƓur d’une douleur d’autant plus amĂšre, que je la dissimulais Ă  ce pauvre enfant si plein de tendresse pour moi, si dĂ©solĂ© de mes moindres tristesses, si heureux de mes moindres gaietĂ©s. Le jour, je dissimulais de mon mieux mon chagrin ; mais la nuit, pendant le sommeil de cet enfant qui m’était devenu si cher, je m’y laissais aller, et j’avoue, Ă  la honte de mon courage de chrĂ©tien, que je passais les nuits Ă  pleurer et Ă  prier. Depuis quatre ans que je menais cette vie de misĂšre, ma santĂ© avait rĂ©sistĂ© ; mais au bout de ce temps la force m’abandonna, la fiĂšvre me prit et je tombai malade de ce que nous appelons, en France, une fiĂšvre typhoĂŻde. Pendant soixante-douze jours que dura ma maladie, mon Paul ne me quitta pas un instant ; la nuit et le jour je le trouvais au chevet de mon grabat, Ă©piant mon rĂ©veil, devinant mes dĂ©sirs. Seul il a veillĂ© Ă  tous mes besoins, il m’a soignĂ© avec ce que je puis nommer le gĂ©nie de l’amour. Il m’avait entendu parler du bien que pouvait faire un vĂ©sicatoire ou tout autre moyen d’irriter la peau ; les sauvages avaient une plante qui faisait venir sur la peau des rougeurs et mĂȘme des cloches quand on l’y laissait longtemps sĂ©journer. Cet enfant de dix ans, me voyant la tĂȘte prise, me mit de cette plante sous les pieds, puis aux mollets, puis d’un cĂŽtĂ©, puis d’un autre, jusqu’à ce que ma tĂȘte fĂ»t tout Ă  fait dĂ©gagĂ©e. Pendant deux mois, il continua l’application de cette plante, avec la sagacitĂ© d’un mĂ©decin, l’interrompant quand j’allais mieux, la remettant quand j’allais plus mal ; il pansait mes plaies avec du gras de poisson frais ; il me changeait de grabat en me prĂ©parant Ă  cĂŽtĂ© du mien une nouvelle couche de feuilles fraĂźches. Il me coulait dessus petit Ă  petit, d’abord par la tĂȘte et les Ă©paules, puis par les jambes. J’étais si faible que je ne pouvais m’aider en rien. Les sauvages Ă©taient si maladroits et si brusques, que leur aide me faisait gĂ©mir malgrĂ© moi ; Paul ne voulut plus qu’ils me touchassent. Il me donnait Ă  boire du lait de coco ou de l’eau fraĂźche avec quelques gouttes de citron. Tout le temps de ma longue maladie, ma cabane fut propre et rangĂ©e comme si je venais d’y entrer. Aussi, quand je fus en Ă©tat de comprendre et de voir, avec quelle douleur je regardai le visage hĂąve, pĂąle, amaigri, de mon pauvre enfant ! Combien je me reprochai de m’ĂȘtre laissĂ© aller Ă  un chagrin coupable et si contraire Ă  la rĂ©signation d’un chrĂ©tien ! Comme je fus touchĂ© et reconnaissant du dĂ©vouement de cet enfant, et comme je m’attachai Ă  lui, et Ă  la vie Ă  cause de lui ! Il avait passĂ© les heures, les jours, les semaines, Ă  me soigner et Ă  prier pour moi, tandis que, prĂšs de lui, je mourais de chagrin d’ĂȘtre loin de vous, ma femme et ma Marguerite. Je demandai pardon Ă  Dieu, je demandai du courage et une rĂ©signation plus chrĂ©tienne, et je guĂ©ris. Voyez, mes amis, si j’ai raison d’aimer mon Paul comme j’aime ma Marguerite. Il m’a deux fois sauvĂ© du dĂ©sespoir, de la mort du cƓur. Et c’est toi mon fils, qui me remercies, c’est toi qui prĂ©tends me devoir de la reconnaissance ! Ah Paul, tu te souviens de mes bienfaits, et tu oublies trop les tiens. » En achevant ces mots, M. de Rosbourg se leva et rĂ©unit dans un seul et long embrassement son fils Paul et sa fille Marguerite. Tout le monde pleurait. Mme de Rosbourg, Ă  son tour, saisit Paul dans ses bras, et, l’embrassant cent et cent fois, elle lui dit Et tu me demandais si tu pouvais m’appeler ta mĂšre ? Oui, je suis ta mĂšre reconnaissante. Sois et reste toujours mon fils, comme tu es dĂ©jĂ  celui de mon mari. » Quand l’émotion gĂ©nĂ©rale fut calmĂ©e, que Paul eut Ă©tĂ© embrassĂ© par tous, les parents s’aperçurent qu’il Ă©tait bien tard, que l’heure du coucher Ă©tait passĂ©e depuis longtemps. Chacun se retira, et jamais les priĂšres et les actions de grĂąces ne furent plus ferventes que ce soir-lĂ .
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37Charles Louis de FICQUELMONT (1777 – 1857) Gabriel-Charles-Louis-Bonnaventure comte de Ficquelmont, nĂ© le 23 mars 1777 au chĂąteau de Dieuze, (Ă  l’emplacement occupĂ© par la suite par l’ancien Tribunal construit en 1907), mort le 7 avril 1857 Ă  Venise, est un noble lorrain de naissance et autrichien d'adoption.

La Princesse Pervenche part Ă  la recherche de son cousin mystĂ©rieusement disparu, le Prince Aubert...elle demande de l'aide Ă  Madame Moche, qui n'est autre que...la sorciĂšre, dont le Prince ensorcelĂ© est devenu le serviteur, et qui s'apprĂȘte maintenant Ă  empoisonner le Roi ! ExclusivitĂ©! En partenariat avec le Théùtre Le Bout, organisateur du 4Ăšme Festival du Rire de Nice, vous propose de vivre cette incroyable aventure et celle de "Pierre et la princesse ensorcelĂ©e" Ă  des tarifs prĂ©fĂ©rentiels ! Un spectacle de Martin Leloup qui invite petits et grands amateurs d'aventure et d'humour, dĂšs 4 ans, Ă  mener l'enquĂȘte une vĂ©ritable intrigue policiĂšre et des personnages inattendus une princesse-dĂ©tective curieuse et aventuriĂšre , un prince ensorcelĂ© qui ne se souvient plus qu'il est Prince, et une redoutable sorciĂšre qui se cache derriĂšre le visage d'une dame respectable un spectacle rythmĂ© et interactif des indices sont donnĂ©s aux enfants, qui ont une longueur d'avance sur la princesse, et participent activement Ă  l'enquĂȘte une large place faite Ă  l'humour pour les petits comique de situation, jeux de mots, quiproquos, personnages loufoques ou ridicules ; et pour les grands second degrĂ© tout au long de la piĂšce rien que pour eux ! des chansons pour changer de rythme et vivre l'histoire autrement un dĂ©fi Ă  relever aider la Princesse Ă  dĂ©couvrir le double jeu de la mĂ©chante, sauver le Prince et le Royaume, en abordant des valeurs morales essentielles Suspense, surprise, rire et aventure pour tous ! Equipement Salle climatisĂ©e avec fauteuils vente sur place des livres pour enfants illustrĂ©s de Martin Leloup Tarifs Tarif enfant 8 euros Tarif adulte 10 euros Forfait 2 spectacles "spĂ©cial RĂ©crĂ©aNice" Le Prince Aubert a disparu + Pierre et la princesse ensorcelĂ©e Forfait enfant 13 euros au lieu de 16 euros Forfait adulte 15 euros au lieu de 20 euros Prix d'un livre de Martin Leloup "spĂ©cial RĂ©crĂ©aNice" 8,90 euros au lieu de 9,90 euros Vous trouverez sur place les livres de Pierre et la princesse ensorcelĂ©e, Toutankhamon et le scarabĂ©e d'or, La princesse au petit pois dans la tĂȘte, La princesse Rose et le retour de l'ogre Pour bĂ©nĂ©ficier des tarifs "spĂ©cial RĂ©crĂ©aNice", inscrivez-vous sur notre site, et donnez le code "RĂ©crĂ©aNice" Ă  la caisse lors de l'achat des billets ou des livres! Horaires les vendredis 1er juillet, 8 juillet, 15 juillet, 22 juillet et 29 juillet Ă  17h les lundis 4 juillet, 11 juillet, 18 juillet et 25 juillet Ă  17h les mercredis 6 juillet, 13 juillet, 20 juillet et 27 juillet Ă  15h AccĂšs en tramway, arrĂȘt OpĂ©ra-Vieille Ville ou CathĂ©drale Vieille-Ville Contact Festival du Rire de Nice au Théùtre du cours 5 rue de la Poissonnerie 06300 NICE tĂ©l 04 93 80 12 67 , theatreducours Quelques precisions ‱Les piĂšces pour enfants de Martin Leloup Un univers teintĂ© de magie, d'aventure et d'humour autour duquel Ă©voluent 4 soeurs, princesses et hĂ©roines de fabuleuses histoires, et de nombreux personnages surprenants...Martin Leloup est l'auteur de nombreuses piĂšces pour enfants, dont "La princesse au petit pois dans la tĂȘte", vĂ©ritable succĂšs jouĂ© plus de 1500 fois Ă  Paris! ‱La troupe des spectacles enfants du Théùtre parisien "Le Bout" Des comĂ©diens proches de leur jeune public, gĂ©nĂ©reux, qui s'adaptent aux rĂ©actions des enfants en les faisant rire et participer, et en improvisant avec eux Nous l'apprĂ©cions surtout pour un spectacle original, interactif, et rythmĂ© oĂč l'on rit beaucoup et oĂč l'on rĂ©flĂ©chit ; l'Ă©veil des petits aux Ă©motions et aux valeurs du spectacle vivant ; l'univers unique de l'auteur oĂč les personnages et les histoires sont liĂ©s entre eux Retrouver tous spectacles tous les festivals page d'acceuil
LĂ©quitation militaire est rĂ©organisĂ©e Ă  Saumur par le transfert en 1815 de l'École d'instruction des troupes Ă  cheval de Saint-Germain, et prend le nom d'École royale de cavalerie Ă  partir de 1825. Les principes d'Ă©quitation de D'Auvergne pĂ©nĂštrent Ă  Saumur en 1815, dĂ©fendus par Ducroc de Chabannes.
Description Infos pratiques Y aller Votre avis Description sur Théùtre Le Bout - Spectacles jeune public Le Théùtre Le Bout, Ă  Paris, connu pour sa programmation enfant trĂšs rĂ©ussie et l'interaction avec le jeune public, propose plusieurs spectacles pour enfants. ActualitĂ©s Théùtre Le Bout - Spectacles jeune public ‱ La princesse au petit pois dans la tĂȘte, dĂšs 3 ans L'histoire L’Ogre prĂ©pare un grand mĂ©choui. Il a l’intention de capturer un maximum d’enfants. La princesse n’est pas trĂšs maligne, mais elle est secondĂ©e par le jeune dentiste du Royaume, prĂȘt Ă  se transformer en vĂ©ritable chevalier pour gagner son amour. Parents et enfants sont hilares devant cette aventure interactive oĂč peur, sentiments, chansons et fous rires sont Ă  l’honneur. ‱ La princesse Rose et le retour de l'Ogre, la suite de la Princesse au petit pois, dĂšs 3 ans Un ogre revient se venger d'un princesse qui l'avait malmenĂ© autrefois. ‱ Au secours ! Le Prince Aubert a disparu, dĂšs 4 ans L'histoire le Prince a perdu la mĂ©moire et agit sous les ordres d'une trĂšs vilaine sorciĂšre. Quant Ă  son pĂšre, ce n'est pas mieux, il est ensorcelĂ© ! Pour sauver le Royaume de ce grand danger, la Princesse Pervenche a besoin des enfants. AidĂ©e des spectateurs, elle va chercher les indices qui vont permettre de sauver le royaume... Cette comĂ©die qui fait participer les enfants les amusera beaucoup, Ă  partir de 4 ans. ‱ Pierre et la Princesse ensorcelĂ©e, dĂšs 4 ans L'histoire La princesse Violette rĂšgne sur le royaume de NĂ©a et veille Ă  dispenser joie et bonheur. Jalouse, la vieille Mordurudru lui jette un sortilĂšge la Princesse Violette deviendra incapable d’aimer un ĂȘtre humain. Devenue mĂ©chante, faisant rĂ©gner le malheur, la princesse cherche un antidote. Le jeune Pierre, amoureux d’elle en secret, est-il le fou du village que l’on prĂ©tend ? Avec l’aide de ses amis les enfants, pourra-t-il aider la Princesse envoĂ»tĂ©e ? DĂšs 3 ans. ‱ Toutankhamon et le ScarabĂ©e d'Or L'histoire Le grand Vizir veut devenir maĂźtre d’Egypte. Il doit voler le ScarabĂ©e d’Or du Pharaon. Par le chantage, il force le prince Toutankhamon Ă  dĂ©rober pour lui ce fameux trĂ©sor
 La jeune princesse Ankhensenamon rĂ©ussira-t-elle Ă  contrer le plan machiavĂ©lique du mĂ©chant Vizir ? Les enfants font partie intĂ©grante de l’histoire et aident les deux jeunes amoureux Ă  contrecarrer les projets funestes du Grand PrĂȘtre. De trĂšs belles chansons rythment cette envoĂ»tante aventure Ă  travers l’histoire. DĂšs 5 ans. Infos Pratiques Afficher le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone Email contact Web Tarifs Adulte 12 € Enfant 10 € AccĂšs mĂ©tro Pigalle, bus 67 ou 72 Bon Ă  savoir RĂ©servation par tĂ©lĂ©phone ou dans les billetteries classiques Fnac, Virgin, kiosques, Grands magasins et billetteries internet - Paiements acceptĂ©s sur place chĂšques ou espĂšces. DerniĂšre mise Ă  jour 25/04/2022 Signaler une erreur Localisation Théùtre Le Bout - Spectacles jeune public Adresse 6 rue frochot 75009, Paris, Paris, Ile de France Cliquez ici pour voir l'itinĂ©raire sur GoogleMap Donnez votre avis sur Théùtre Le Bout - Spectacles jeune public Autres idĂ©es Spectacles - Ile de France Mouchette et les papillons - A la Folie Théùtre A la Folie Théùtre prĂ©sente "Mouchette et les papillons", un spectacle pour les enfants, de 2 Ă  7 ans. Le jour oĂč Mouchette croise un Papillon pour la premiĂšre fois, elle n'a plus qu'une seule idĂ©e en tĂȘte En devenir un ! Le chevalier du royaume des rĂȘves - A la Folie Théùtre A la Folie Théùtre, Ă  Paris, prĂ©sente "Le chevalier du royaume des rĂȘves", un spectacle pour les enfants de 5 Ă  10 ans. Chaque soir, Merlin attend avec impatience de s’endormir. Car il a un don
 Celui de ne jamais faire de cauchemars et de voyager dans ses rĂȘves. Merlin est un enfant diffĂ©rent et on se moque parfois de lui... LeCanada, deuxiĂšme plus grand pays du monde par sa superficie de 9 984 670 km 2 aprĂšs la Russie, occupe la partie septentrionale de l’AmĂ©rique du Nord.Il s’étend d’est en ouest de l’ocĂ©an Atlantique Ă  l’ocĂ©an Pacifique et vers le nord jusqu’à l’ocĂ©an Arctique, d’oĂč la devise : D’un ocĂ©an Ă  l’autre.Il partage deux frontiĂšres avec les États-Unis, au sud et au
15 mai 1918 – Le QM canonnier Ă©lĂšve pilote Georges, RenĂ©, Louis PACATTE se tue dans la chute en mer d’un hydravion Donnet-Denhaut de l’école de pilotage du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l FrĂ©jus. 18 mai 1986 – Un Atlantic n° 19, de la flottille 21F, avait dĂ©collĂ© de Djibouti pour un vol d’entraĂźnement. Aux alentours de la montagne du Day, le moteur gauche est victime d’une avarie brutale provoquant un virage du mĂȘme cĂŽtĂ©. Le relief est trop proche, l’appareil percute les contreforts de la montagne et se dĂ©sintĂšgre en tuant tous ses occupants. L’accident fait dix-neuf victimes Membres de l’équipage MP Ă©lectronicien de bord Michel, Raymond, RenĂ© BLANDIN, PM Ă©lectronicien de bord AndrĂ©, Alain, Patrick CHAUMONT, SM navigateur Laurent, Michel FAUBET, Mt navigateur Daniel, Victor d’HULSTER, Mt Ă©lectronicien de bord Eric, HervĂ©, Victor, Auguste MAUGARS, EV1 de rĂ©serve pilote Dominique, Jean MEUNIER, chef de bord, Mt mĂ©canicien de bord Eric, Jean, Louis MONTET, SM Ă©lectronicien de bord Pierre, Michel PUGI, QM1 mĂ©canicien de bord Patrick, Henri SIMOND. PM mĂ©canicien de bord Jacques, Marie, Franck TASSIN, PM pilote Christian, Louis, AloĂŻs de personnel technique au sol de la 21F QM1 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Didier FORMET, MP Ă©lectronicien d’aĂ©ronautique Michel, Charles, Paul PACATTE et PM Ă©lectromĂ©canicien d’aĂ©ronautique Dominique PY. 16 mai 1928 – A la suite de l’incendie d’un de ses moteurs et en tentant d’atterrir en urgence, un Farman 65 Goliath de l’escadrille 4B2 basĂ©e Ă  Karouba, s’écrase au sol Ă  Bordj Poil, Ă  8 kilomĂštres au nord d’El Ariana, prĂšs de Tunis. L’équipage composĂ© du Mot2 arrimeur pilote Jean, Albert, Marcel ARROUAYS, de l’Asp de rĂ©serve observateur Jean-Louis, Marie, AndrĂ© BÉZARD, chef de bord, du QM radio volant Henri, Joseph GOBERT, du SM mĂ©canicien pilote Georges, Louis, RenĂ© PAPIN et du QM mĂ©canicien volant Paul ROHR, pĂ©rit tout entier dans l’accident. 26 avril 1944 – Quelques minutes aprĂšs son dĂ©collage du plan d’eau de Dakar-Bel-Air, pour une mission de nuit d’escorte de convoi et alors qu’il vient de survoler l’üle de GorĂ©e, un Short Sunderland III s/n DV985 – I de la flottille 7FE, est victime d’une explosion interne et s’écrase en flamme. Le lendemain, seuls trois corps seront retrouvĂ©s parmi les dĂ©bris flottants Ă  la surface. L’équipage Ă©tait composĂ© de l’EV1 de rĂ©serve observateur George BONDON, chef de bord, l’EV1 de rĂ©serve Paul, Edouard, Etienne BOUVEYRON, observateur, le QM1 mĂ©canicien volant Germain, RenĂ©, ClĂ©ment COSSET, le Mt mĂ©canicien volant ThĂ©odore, Pierre, Armand GABOU, le SM2 pilote Gabriel, Bernard, Joseph, LĂ©opold GIMAT, le QM2 radio volant RenĂ©, Charles, Joseph GUILLOU, le QM mitrailleur bombardier Louis, Alexandre, Yves, Marie LE CORFEC, le SM mĂ©canicien volant RenĂ©, Marcel LE HENRY, le SM2 pilote Louis, Georges, HonorĂ© LEROY, le Mot2 mitrailleur bombardier Roger, Sylvestre MARTIN, le Mt radio volant François, Marie OFFRET, le QM2 radio volant Gaston, Paul, Ernest PARA et le QM2 radio volant Maurice, Marcel RABIER. 17 juin 1929 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement en solo, le Caudron 59 du quartier-maĂźtre Albert PARANTHOËN, Ă©lĂšve pilote Ă  l’école de l’AĂ©ronautique militaire d’Istres, entre en collision avec un appareil du mĂȘme type. Les deux appareils emmĂȘlĂ©s s’abattent sur le terrain. Le QM ParanthoĂ«n, gravement blessĂ©, est transportĂ© Ă  l’hĂŽpital Michel LĂ©vy de Marseille oĂč il dĂ©cĂšde quelques heures aprĂšs son admission. 30 juillet 1918 – Quelques instants aprĂšs avoir dĂ©collĂ© pour une patrouille au large de Calais, un hydravion Donnet-Denhaut 200ch n° 921 – du PC de Calais, pique brutalement Ă  la verticale et s’abat en mer Ă  300 mĂštres de la plage. Les corps des deux hommes de l’équipage, le QM fusilier pilote Yves, Marie PARANTHOËN et le Mot2 mĂ©canicien observateur Laurent, Emile LE TYNEVEZ, sont retrouvĂ©s le 3 aoĂ»t, Ă©chouĂ©s sur une plage prĂšs de Calais. 26 septembre 1952 – Le QM2 Ă©lĂšve pilote Henri PARÉ, en stage aux Etats-Unis, est mortellement blessĂ© lorsque le North American SNJ-6 BuAer 112287 qu’il pilotait dĂ©croche en virage s’écrase au sol en finale d’atterrissage, Ă  Saufley Field, aĂ©rodrome satellite de la NAS de Pensacola, Floride. 24 juin 1956 – Une formation de F4U-7 Corsair de la flottille effectue une mission de bombardement en semi-piquĂ© dans la rĂ©gion de Fedj M’Zala, dĂ©partement de Constantine. Le pilote de l’un des appareils BuAer 133719 – l’EV1 Pierre, Jean-Marie PARENT, voulant probablement ĂȘtre plus prĂ©cis dans son tir, ne redresse pas Ă  temps et s’écrase prĂšs de l’objectif. Le corps est rĂ©cupĂ©rĂ© le lendemain par un hĂ©licoptĂšre et transportĂ© Ă  l’hĂŽpital de Constantine. 15 mai 1985 – Pendant une sĂ©ance d’entraĂźnement Ă  la voltige, un Mudry CAP 10B n° 112 de l’escadrille 51S, s’abat sur le terrain de Rochefort-Soubise. Ses deux occupants, le QM2 mĂ©canicien, Ă©lĂšve pilote Alain, Olivier, Yves LECOUVREUR, et le MP pilote Roland, Albin, Vincent PARLATO, sont tuĂ©s sur le coup. 28 juin 1941 – Une formation de six Martin 167-A3 dĂ©colle de Madjaloun Liban. Elle est composĂ©e de trois appareil des l’escadrille 6B et trois autres de la 7B. La mission assignĂ©e est de bombarder deux cols qui dominent Palmyre Syrie, oĂč la garnison française rĂ©siste aux attaques des troupes du Commonwealth. Le bombardement s’effectue normalement mais, au retour, la petite formation est interceptĂ©e par une vingtaine de Curtiss Tomahawk de la RAAF. Le combat est inĂ©gal et, l’un aprĂšs l’autre, les bimoteurs français succombent avec, dans la plupart des cas, la mort de l’ensemble de leurs Ă©quipages. En quelques minutes, seize officiers, officiers mariniers et quartiers-maĂźtres vont pĂ©rir et il n’y aura que quatre survivants. La composition des Ă©quipages Ă©tait la suivante N° 41 – Mt mitrailleur bombardier Mathurin, Marie LE BOULAIRE, SM radio volant Louis, Joseph LE ROLLAND, EV1 pilote Marcellin GISBERT, faisant fonction d’observateur et LV pilote François, Xavier, Paul, Martial ZIEGLER, commandant l’escadrille 6B et chef de 93 – QM2 radio volant Ferdinand, LĂ©on BIEVER, QM2 mitrailleur bombardier Henri LE MARRE, Mt pilote Paul, Simon, Nicolas MONJOIN et EV1 pilote Aymond, Marie, Jean, AndrĂ© PLAYE, chef de bord et 204 – SM1 pilote Lucien HELF, EV1 pilote Pierre, Jean LACOSTE, chef de bord et navigateur, SM2 radio volant Jean, AimĂ© LE DÛ, QM2 mitrailleur bombardier EugĂšne, Henri, Pierre, Marie 58 – QM1 radio volant Victor, François, Alain BOURHIS, SM2 pilote Robert, Gustave, Sylvain CÉRÉSUÉLA, OE2 pilote Georges, Corentin, Marie LE FRIANT, chef de bord et observateur et QM1 radio volant AndrĂ©, Yves, Marie 274 – QM1 mĂ©canicien volant François, Marie LIBOUBAN, QM2 radio volant François, Henri, Victor PARMENTIER, sont tuĂ©s en vol par les tirs des chasseurs australiens. Le LV Francis LainĂ©, pilote et chef de bord et l’EV1 Pierre Massicot, observateur, survivent, gravement blessĂ©s, Ă  l’atterrissage forcĂ© de leur 21 – LV pilote Joseph, Charles, Jean de GAIL, chef de bord et observateur et QM radio volant Louis, Alphonse THIOT. Deux membres de l’équipage, le MT pilote Raymond Sarrotte et le SM mitrailleur bombardier Clotaire GuĂ©ret, rĂ©ussissent Ă  sauter en parachute. 26 fĂ©vrier 1917 – Un hydravion Donnet-Denhaut n° 60 – du CAM de Bizerte, est contraint Ă  un amerrissage forcĂ© Ă  la suite d’une panne de moteur. La mer est forte et l’appareil capote au contact. Le pilote est sauvĂ© par le youyou du torpilleur 274 mais le Mot1 mĂ©canicien observateur Baptistin, EugĂšne, Fernand PARRIMOND coule Ă  pic avant l’arrivĂ©e des sauveteurs. Son corps ne sera pas retrouvĂ©. 3 mai 1918 – Quelques instants aprĂšs avoir dĂ©collĂ© du CAM de Boulogne-sur-Mer, un hydravion Tellier 200ch n° 136 – est victime d’un blocage des gouvernes et, malgrĂ© les efforts de son pilote, il s’abat en mer et capote. La mer est assez grosse mais l’hydravion sectionnaire parvient Ă  amerrir correctement et sauve le pilote accrochĂ© Ă  un flotteur mais l’observateur, l’EV2 Olivier, Jean, François, Marie de PARSCAU du PLESSIX, prisonnier de la coque retournĂ©e, disparaĂźt avec elle lorsqu’elle coule. 19 mai 1940 – Les escadrilles de bombardement en piquĂ© AB2 et AB4, basĂ©es Ă  Berck Pas-de-Calais ont reçu pour mission d’attaquer un rassemblement de vĂ©hicules et de blindĂ©s au carrefour routier de Berlaimont dans le Nord. Lorsque les vingt Loire-Nieuport arrivent sur l’objectif, ils sont accueillis par les tirs nourris de la Flak lĂ©gĂšre qui vont provoquer de lourdes pertes. Sur les vingt pilotes engagĂ©s, neuf ne rentreront pas Ă  leur base dont trois trouveront la mort. Le Mt pilote Louis, Jules, Gabriel PASCAL est tuĂ© sur le coup lorsque son LN 401 n° 11 – dĂ©semparĂ©, s’écrase verticalement dans la pĂąture dite de Zulmar Cartignies, dans la commune de Landrecies Nord. Le Mt pilote Eloi, Raoul, Georges TÉOULET de l’AB4 est mortellement blessĂ© en vol Ă  bord de son LN 411 n° 3 – L’appareil se pose seul au lieu-dit Champ Garnier, dans la commune de Fontaine-au-Bois Nord. Le SM2 pilote Auguste François GOASGUEN qui a pu Ă©chapper au piĂšge de la Flak, est abattu par erreur Ă  Etreux Aisne par la DCA française. Son LN 411 n° 11 – s’écrase en feu sur une maison, le tuant sur le coup. 31 octobre 1919 – Un hydravion Tellier 200ch n° 54 – du CAM de Toulon, est accidentĂ© Ă  l’amerrissage en rade des Vignettes. Le QM mĂ©canicien observateur Lucien, Fernand PATINGRE est tuĂ© sur le coup. Le pilote, blessĂ©, est recueilli par les embarcations de secours. 28 novembre 1958 – En tentant de rejoindre le terrain de TĂ©lergma au retour d’une mission de reconnaissance armĂ©e, deux F4U-7 Corsair de la flottille pris sous la couche nuageuse, essaient de franchir le djebel Mesbaouda en pĂ©nĂ©trant dans les nuages. Mais ils n’ont pas pris assez d’altitude et percutent le relief montagneux prĂšs de Z’Mala, Ă  12 km au NE de Corneille, prĂšs de Batna. Les deux pilotes, l’EV1 de rĂ©serve Pierre, EugĂšne, Joseph PATRIS F4U-7 BuAer 133723 – et le SM2 Guy, Ferdinand SAINT VANNE F4U-7 BuAer 133682 – sont tuĂ©s sur le coup. Leurs corps, rĂ©cupĂ©rĂ©s plus tard par des troupes au sol, seront ramenĂ©s Ă  TĂ©lergma. 19 dĂ©cembre 1943 – Un Vickers Wellington XIII s/n HZ710 – de l’escadrille 1B de la 2Ăšme flottille de bombardement avait dĂ©collĂ© du terrain de Dakar-Oukam pour un mission de protection de convoi. Les conditions mĂ©tĂ©orologiques sont trĂšs mauvaises et, incapable d’assurer correctement sa mission, le chef de bord annonce par radio qu’il l’interrompt et rentre Ă  sa base. Un autre message signale que les grenades ASM ont Ă©tĂ© larguĂ©es. Vers 14 heures, le Wellington est Ă  la verticale de Ouakam et entame un long virage pour se prĂ©senter dans l’axe de la piste. Des tĂ©moins s’aperçoivent alors qu’un des moteurs Ă©met une fumĂ©e noire. A 14 h 24, l’avion percute la mer et explose Ă  deux milles de la cĂŽte. Des embarcations de pĂȘcheurs puis des vedettes de la Royal Navy se portent immĂ©diatement sur les lieux de l’accident mais ne trouvent aucun survivant. L’équipage Ă©tait composĂ© des QM1 radio volant Auguste, Joseph AQUADRO, EV1 pilote Victor, Louis, Henri CERINI, chef de bord, SM2 pilote Alexandre, EugĂšne, CĂ©lestin CRESTEL, QM2 radio volant GaĂ©tan, Jean, Joseph DUCLOS, PM pilote Henri, Denis MICHEL, QM mĂ©canicien volant Raymond PATUREAU et Asp de rĂ©serve Henri, Antoine PUCHOL, observateur. Les corps de Cerini, Michel et Patureau ne seront pas retrouvĂ©s. 21 dĂ©cembre 1923. C’est cette nuit lĂ  que se produit la plus grave catastrophe de l’aĂ©ronautique militaire de notre pays. Le 18 dĂ©cembre 1923, le dirigeable Dixmude, ex Zeppelin L-72 qui avait Ă©tĂ© remis Ă  la France par l’Allemagne au titre des dommages de guerre, quitte sa base de Cuers-Pierrefeu pour un raid d’essai sans escale au-dessus du Sahara avec cinquante personnes Ă  son bord. Il atteint In-Salah dans les dĂ©lais prĂ©vus et entame son voyage de retour. Son dernier message le positionne au-dessus de la Tunisie et il n’y en aura pas d’autres. Vers 2 h 30 du matin, alors que le dirigeable passe au large de la Sicile, des pĂȘcheurs aperçoivent dans le ciel les lueurs d’un vif incendie. Probablement frappĂ© par la foudre qui a enflammĂ© ses ballonnets d’hydrogĂšne, le Dixmude et tout son Ă©quipage s’abĂźment en mer Ă  quelques milles au large du petit port de Sciacca. Les recherches lancĂ©es par la Marine italienne et par des bĂątiments français venus de Bizerte ne permettent pas de retrouver de survivants, ni mĂȘme de corps. Ce n’est que le 26 qu’un pĂȘcheur remonte dans ses filets le corps du commandant, le LV du Plessis de GrenĂ©dan. Un autre corps, celui du QM Guillaume sera retrouvĂ© ultĂ©rieurement. Cette catastrophe a fait cinquante victimes – 40 membres de l’équipage Les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Pierre, Casimir, Baptiste ALBAGNAC et Georges, Louis BAILLOUX, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Ange, Jean, Louis BOULLEAU, les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Roger, Marius BOYER et Victorin, Louis BRUNIAS, le Mot arrimeur Maurice, Jules, Baptiste, Pierre CHARPENTIER, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Georges, Victor, Auguste CLAVEL, le QM arrimeur volant AndrĂ© CLOSVIROLA, le SM2 pilote de direction Joseph, Louis, Marie COLLET, le SM mĂ©canicien volant NoĂ«l, Marie COROUGE, le QM mĂ©canicien volant Marcel, Alexandre COUVÉ, le LV pilote de dirigeable Jean, Joseph, Anne, Marie, Julien du PLESSIS de GRENÉDAN, commandant, le Mot mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Raymond, Louis DUBOIS, les QM mĂ©caniciens volants Jean, Constant FELON, Charles, Georges FOUCHET et Louis GALLET, le Mt mĂ©canicien volant Charles, Jean GASPAILLARD, le QM radio volant Marie, Antoine, Emile GUILLAUME, le SM arrimeur Joseph GUILLEMOT, le Mt de manƓuvre pilote de direction RenĂ©, FĂ©lix, Marie HAMON, le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Louis, Jean IMBERT, le QM radio volant Pierre, Jean-Marie JAFFREZIC, le SM mĂ©canicien volant François, ClĂ©ment JAN, les QM arrimeurs Charles, Marcel KUBLER et Saint-Amand, Charles, Adolphe La FORGE, le SM mĂ©canicien volant Jean, François, AimĂ©, EugĂšne LIZÉE, le QM mĂ©canicien volant François, Auguste, Joseph, Mathurin MAINGUY, le LV pilote de dirigeable Sylvestre, Antoine MARCAGGI, le PM mĂ©canicien volant RenĂ©, Henri MOMBERT, le QM mĂ©canicien volant KlĂ©ber, EugĂšne, Marie, Albert NAL, le SM radio volant Adrien, Jean-Baptiste PAUC, le QM mĂ©canicien volant Charles, Joseph, RenĂ©, Louis QUÉMERAIS, les QM arrimeurs volants Jean RICHARD et GĂ©raud, François, Marie ROCHER, le Mot mĂ©canicien volant Jean, EugĂšne, Edouard ROUDEN, le LV pilote de dirigeable Adrien, AimĂ©, Victor ROUSTAN, commandant en second, le Mot arrimeur Charles, Paul SÉDILLOT, le SM arrimeur volant Louis, Marie TARTIVEL et le QM mĂ©canicien volant Jean, LĂ©opold VINCENOT.– 10 passagers le CC Victor, Louis BERRETTA, les LV pilotes de dirigeable Pierre BOURDIER et Maurice, Gabriel CONVENTS, le CF pilote de dirigeable Georges, LĂ©on, François, Jules HENNIQUE, commandant le CAM de Cuers-Pierrefeu, le LV pilote de dirigeable Serge, François, Roger GOISLARD de La DROITIÈRE, le CC pilote Henri, Jules LEFRANC, le LV observateur Georges, Etienne LEVESQUE, le Med1 LĂ©opold, Henri PÉLISSIER, le CC pilote de dirigeable Georges, Paul RENON, le LV pilote de dirigeable Henri, Marcel, AurĂ©lien ROUSTAN et, enfin, le CV Pierre, Edouard, Marie YVON, adjoint au Chef du Service central de l’AĂ©ronautique. 2 septembre 1969 – AprĂšs avoir dĂ©collĂ© du terrain d’HyĂšres pour un vol de nuit Ă  basse altitude, un Étendard IVM n° 65 de la flottille 17F percute la mer au large. Son pilote, le PM Maurice, Ferdinand PAUGET, est portĂ© disparu, prĂ©sumĂ© mort en mer. 23 mai 1940 – L’escadrille T2 a reçu l’ordre d’attaquer une colonne de blindĂ©s ennemis entre Samer et Boulogne-sur-Mer. Au moment oĂč les LatĂ©coĂšre 298 entament leur piquĂ© pour attaquer une batterie d’artillerie dans la rĂ©gion d’Hesdigneul Pas-de-Calais, ils sont interceptĂ©s par une formation de Messerschmitt Bf 109. Le LatĂ© n° 93 est gravement touchĂ© mais, bien que blessĂ©, son pilote parvient Ă  amerrir d’urgence devant Boulogne-sur-Mer et se jette Ă  l’eau ainsi que le radio navigant. Le troisiĂšme membre de l’équipage, le QM2 mĂ©canicien volant Raymond COUCAL, probablement tuĂ© en vol, coule avec l’appareil. L’appareil n° 3 – du LV Lamiot, commandant l’escadrille, moteur en feu, est Ă©galement obligĂ© d’amerrir en catastrophe devant Boulogne-sur-Mer. Le SM mitrailleur bombardier Gabriel, Yves, François, Marie PAUL qui a Ă©tĂ© tuĂ© en vol par les rafales ennemies, coule avec l’hydravion. Un troisiĂšme appareil enfin n° 4 – Ă©galement touchĂ© par les chasseurs, doit se poser, moteur arrĂȘtĂ©, dans un champ sur le territoire de la commune de Boisjean Pas-de-Calais. L’un des membres de l’équipage, le QM mitrailleur bombardier Georges TASSEL, qui a Ă©tĂ© griĂšvement blessĂ© par les tirs ennemis, meurt quelques minutes aprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©gagĂ© de l’épave. 24 janvier 1955 – Alors qu’à l’issue d’un exercice de tir en vol, il se prĂ©sente pour le break » sur le terrain annexe de Barin Field, un North American SNJ-5B BuAer 91038 de la NAS de Pensacola, Floride, quitte brutalement la formation, accentue son virage en perdant de l’altitude et s’écrase au sol. Son pilote, le Mot2 Ă©lĂšve pilote AndrĂ©, Louis PAULHE, est tuĂ© dans l’accident. 12 avril 1954 – Alors qu’il arrivait pour bombarder des concentrations viĂȘt minh autour du point d’appui Anne Marie» dans la cuvette de DiĂȘn BiĂȘn Phu, un PB4Y Privateer de la flottille BuAer 59774 – est atteint de plein fouet par les tirs de la DCA et s’écrase au sol. Les neuf membres de l’équipage, le SM2 armurier de bord Serge, AimĂ© BOURSON, le SM2 radio volant Marc, Christian CHAIGNE, le SM2 radio volant Jackie, Robert GIULIANO, le SM2 pilote Guy, Joseph, AndrĂ© GAUTHIEZ, le SM2 mĂ©canicien de bord Charles ILTIS, l’EV1 pilote Alexis MANFANOVSKY, chef de bord, le SM2 armurier de bord Jean, Hyacinthe PAUMIER, le SM2 mĂ©canicien de bord Pierre, Edmond PUYJALINET et le SM2 navigateur HervĂ©, Marie, Ernest RUELLO KERMELIN, sont portĂ©s disparus, prĂ©sumĂ©s tuĂ©s dans la chute de leur appareil. 19 dĂ©cembre 1952 – Parti du terrain de Cat Bi HaĂŻphong pour une mission de reconnaissance dans le Haut-Laos, un SB2C Helldiver de la flottille BuAer 89452 – percute le flanc d’une montagne prĂšs de Phou NoueĂŻ Cha, dans la rĂ©gion de Sam Neua. Les lieux de l’accident Ă©tant inaccessibles, l’équipage composĂ© du Mt mĂ©canicien volant AndrĂ©, Fernand, Henri LOTODÉ et de l’EV1 de rĂ©serve pilote Jacques, Lucien PAUNET, trĂšs certainement tuĂ© sur le coup, est portĂ© disparu. 16 aoĂ»t 1932 – Un Farman 168 Goliath n° 88 – venait de dĂ©coller du lac de Bizerte pour un vol de nuit lorsqu’il est victime d’une baisse de puissance alors qu’il survole la terre. Contraint Ă  un atterrissage de fortune, droit devant lui, sans que le pilote ne distingue le sol, l’appareil a la malchance de heurter de ses flotteurs une ligne Ă©lectrique prĂšs d’El Azib. DĂ©sĂ©quilibrĂ©, il bascule, touche le sol et prend feu. Ses quatre occupants, le SM radio volant Georges, Claude BERROCHE, le QM mĂ©canicien volant Gabriel, Paul, Joseph DELAHAYE, le CC pilote Jean, Henri, Marie DESPORTES, commandant la 4Ăšme Flottille de bombardement et le Mt mĂ©canicien pilote Marcel, Julien, François PÉAN, pĂ©rissent dans l’incendie. 2 fĂ©vrier 1918 – ImmĂ©diatement aprĂšs son dĂ©collage, un hydravion de chasse Hanriot HD 2 n° 201 – du CAM de Dunkerque, s’engage dans un virage trĂšs serrĂ©, dĂ©croche et s’abat dans un des bassins du port. Lorsque les secours parviennent Ă  dĂ©gager le pilote, l’EV1 auxiliaire Daniel, Pierre PÉLICHET, il a cessĂ© de vivre. 3 novembre 1949 – Un hydravion Sunderland III de la flottille s/n EJ163 – normalement basĂ©e Ă  Dakar-Bel-Air Ă©tait Ă  Saint-Mandrier pour participer Ă  un exercice de recherche ASM. Au dĂ©collage, par mer dĂ©jĂ  formĂ©e, il entre en rĂ©sonance avec la houle et, au troisiĂšme rebond, il se casse en deux au niveau du bord d’attaque de la voilure. La partie avant de la coque coule immĂ©diatement. Cette accident coĂ»te la vie Ă  quatre membres de l’équipage, le PM pilote Jean, Paul, Jacques AYRAL, le Mt pilote Jean, Francis CAOUS, le SM1 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique François LICHOU et l’EV1 pilote Georges, Roch, Henri, LĂ©on PÉLISSIER-COMBESCURE, chef de bord. L’EV1 PĂ©lissier-Combescure, qui avait pu se dĂ©gager, avait plongĂ© pour essayer de sauver les hommes prisonniers de l’épave. Les onze autres occupants de l’appareil, blessĂ©s pour la plupart, sont rĂ©cupĂ©rĂ©s par les secours arrivĂ©s sur les lieux de l’accident. 28 juin 1941 – Une formation de six Martin 167-A3 dĂ©colle de Madjaloun Liban. Elle est composĂ©e de trois appareil des l’escadrille 6B et trois autres de la 7B. La mission assignĂ©e est de bombarder deux cols qui dominent Palmyre Syrie, oĂč la garnison française rĂ©siste aux attaques des troupes du Commonwealth. Le bombardement s’effectue normalement mais, au retour, la petite formation est interceptĂ©e par une vingtaine de Curtiss Tomahawk de la RAAF. Le combat est inĂ©gal et, l’un aprĂšs l’autre, les bimoteurs français succombent avec, dans la plupart des cas, la mort de l’ensemble de leurs Ă©quipages. En quelques minutes, seize officiers, officiers mariniers et quartiers-maĂźtres vont pĂ©rir et il n’y aura que quatre survivants. La composition des Ă©quipages Ă©tait la suivante N° 41 – Mt mitrailleur bombardier Mathurin, Marie LE BOULAIRE, SM radio volant Louis, Joseph LE ROLLAND, EV1 pilote Marcellin GISBERT, faisant fonction d’observateur et LV pilote François, Xavier, Paul, Martial ZIEGLER, commandant l’escadrille 6B et chef de 93 – QM2 radio volant Ferdinand, LĂ©on BIEVER, QM2 mitrailleur bombardier Henri LE MARRE, Mt pilote Paul, Simon, Nicolas MONJOIN et EV1 pilote Aymond, Marie, Jean, AndrĂ© PLAYE, chef de bord et 204 – SM1 pilote Lucien HELF, EV1 pilote Pierre, Jean LACOSTE, chef de bord et navigateur, SM2 radio volant Jean, AimĂ© LE DÛ, QM2 mitrailleur bombardier EugĂšne, Henri, Pierre, Marie 58 – QM1 radio volant Victor, François, Alain BOURHIS, SM2 pilote Robert, Gustave, Sylvain CÉRÉSUÉLA, OE2 pilote Georges, Corentin, Marie LE FRIANT, chef de bord et observateur et QM1 radio volant AndrĂ©, Yves, Marie 274 – QM1 mĂ©canicien volant François, Marie LIBOUBAN, QM2 radio volant François, Henri, Victor PARMENTIER, sont tuĂ©s en vol par les tirs des chasseurs australiens. Le LV Francis LainĂ©, pilote et chef de bord et l’EV1 Pierre Massicot, observateur, survivent, gravement blessĂ©s, Ă  l’atterrissage forcĂ© de leur 21 – LV pilote Joseph, Charles, Jean de GAIL, chef de bord et observateur et QM radio volant Louis, Alphonse THIOT. Deux membres de l’équipage, le MT pilote Raymond Sarrotte et le SM mitrailleur bombardier Clotaire GuĂ©ret, rĂ©ussissent Ă  sauter en parachute. 4 septembre 1954 – Le SM2 pilote Louis, Albert, Henri PELLEREAU, aux commandes d’un F6F Hellcat de l’escadrille BuAer 78427 – effectue une sĂ©ance de voltige relative. AprĂšs une vrille rĂ©cupĂ©rĂ©e, le moteur se met Ă  fumer avant de s’arrĂȘter complĂštement Ă  environ 150 m d’altitude. L’appareil s’écrase, presque Ă  la verticale, prĂšs du village de Saint-Maur, Ă  20 kilomĂštres au SO de la BAN de Lartigue, provoquant la mort instantanĂ©e de son pilote. 26 aoĂ»t 1944 – DĂ©collĂ© d’Arzew AlgĂ©rie pour une mission de surveillance, un LatĂ©coĂšre 298 n° 10 – de l’escadrille 2S est repĂ©rĂ©, par des guetteurs, tombant Ă  la mer au large du cap Falcon. Les secours envoyĂ©s sur les lieux de l’accident ne trouvent aucun dĂ©bris. L’appareil est portĂ© disparu et son Ă©quipage, composĂ© du MP pilote Marcel, Louis, Marie, AndrĂ© HAMET, du SM1 radio volant Roger, Marcel MENOUX et du SM2 mĂ©canicien volant Jean, Marie PELLETIER, prĂ©sumĂ© mort en mer. 21 juin 1941 – L’escadrille 5T, dĂ©signĂ©e pour servir au SĂ©nĂ©gal, dĂ©colle de Berre pour Arzew en AlgĂ©rie, premiĂšre Ă©tape de son voyage. A 80 milles environ dans le 210° du cap Couronne Bouches-du-RhĂŽne, la formation traverse un banc de brouillard. A sa sortie, un des LatĂ©coĂšre 298 n° 80 – a disparu. Les recherches ne donneront aucun indice et l’équipage de l’appareil, composĂ© du SM1 radio volant Marius MOULY, du PM pilote Roger, Louis, Jules PELLOUIN et de l’OE2 observateur Jules, Victor, Marie QUINIO, chef de bord, est portĂ© disparu, prĂ©sumĂ© mort en mer. 21 mai 1929 – L’EV1 de rĂ©serve pilote Jean, Joseph GENEST, et l’EV1 pilote Robert, Alexandre, Henri PELTIER effectuaient un vol d’entraĂźnement Ă  la voltige Ă  bord d’un Morane Saulnier 130 n° 5 du cours de chasse du CAM FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l. A l’issue d’une vrille non rĂ©cupĂ©rĂ©e, l’appareil s’écrase dans le quartier de Valescure, tuant ses deux occupants. 27 septembre 1933 – Alors qu’il s’apprĂȘtait Ă  atterrir sur le terrain d’HyĂšres, un Levasseur PL 10 n° 33 de la SEBA s’abat sur la plage au lieu-dit L’Ayguade. Ses deux occupants, le SM mĂ©canicien pilote Henri LE GALL et le SM mitrailleur bombardier François, Marie PENNEC, sont tuĂ©s sur le coup. 10 mars 1981 – Quelques instants aprĂšs avoir dĂ©collĂ© de l’aĂ©rodrome de Hahaya Ă  Moroni dans l’archipel des Comores, un Atlantic n° 29 de la flottille 23F est victime d’un incendie de moteur. Hors de contrĂŽle, il s’écrase prĂšs de la localitĂ© de M’BoudĂ©, tuant ses dix-huit occupants. En plus de son Ă©quipage normal, l’appareil transportait une Ă©quipe technique d’entretien. L’équipage Ă©tait composĂ© du Mt Ă©lectronicien de bord Patrick, Elie, Etienne BAUDOIN, de l’EV1 pilote Jean-Yves, Georges CISTAC, du PM Ă©lectronicien de bord Alain, Henri, Jean-Baptiste DEMAISON, du Mt Ă©lectronicien de bord Dominique, Jean, Etienne FAURE, du PM Ă©lectronicien de bord Serge, Lucien LAPP, de l’EV1 navigateur aĂ©rien et coordonnateur tactique Olivier, Marie, GĂ©rard, Henri de LASSUS SAINT-GENIÈS, du Mt Ă©lectronicien de bord Dominique, Bernard, Marie MOISDON, du Mt navigateur Jean-Claude, Joseph MONTFORT, du LV pilote Philippe, RenĂ©, Pierre MOUGENOT, commandant d’aĂ©ronef, du MP mĂ©canicien de bord EugĂšne, Jean, Yves NORMANT, du Mt navigateur Eric, Claude, Daniel PÉRAUDEAU, du Mt mĂ©canicien de bord Michel, Louis, Jacques RÉNIER, du SM2 Ă©lectronicien de bord Patrick, Louis, Adrien, Henri ROUSSEAU et du SM2 radio de bord François-Xavier WINTERHALTER. L’équipe technique se composait du SM Ă©lectromĂ©canicien d’aĂ©ronautique Jean-Louis AUDREN, du PM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Yves HENNEQUART, du QM1 Ă©lectronicien d’aĂ©ronautique Bertrand, Pierre LION et du QM1 Ă©lectronicien d’équipement Eric LOURENÇO. 20 juillet 1940 – Une section de deux Vought 156F de l’escadrille AB3 survole la mer Ă  trĂšs basse altitude devant la ville de BĂŽne. Le chef de la section descend trop bas et l’appareil de son ailier n° 39 – percute la surface de l’eau. Son pilote, le SM Xavier, Joseph, Jean PERDOMO, assommĂ© par le choc, pĂ©rit noyĂ© Ă  son poste, malgrĂ© les efforts de son Ă©quipier pour le dĂ©gager. 20 dĂ©cembre 1951 – Au cours d’un atterrissage sur le terrain de Tan Son Nhut Cochinchine, un Consolidated P4Y Privateer de la flottille BuAer 59663 – est accidentĂ© en bout de piste. L’équipage parvient Ă  Ă©vacuer l’appareil par ses propres moyens sauf le SM2 pilote Edouard, AndrĂ©, Joseph PERRAULT qui est retrouvĂ© inanimĂ© dans l’épave par les sauveteurs. EvacuĂ© immĂ©diatement vers l’hĂŽpital Grall de Saigon, il dĂ©cĂšde pendant son transfert. 23 juin 1938 – Alors qu’il dĂ©colle de l’aĂ©rodrome de Beaumont-la-Ronce Indre-et-Loire, un Potez 540 n° 135 de la section de mouvements aĂ©riens de Villacoublay de l’armĂ©e de l’Air, est accidentĂ© et entiĂšrement dĂ©truit. Ses sept occupants sont tuĂ©s sur le coup et, parmi eux, le LV pilote RenĂ©, ClĂ©ment, François PERRET, en poste au ministĂšre de l’Air. 12 mars 1924 – Au dĂ©collage de la Charente Ă  Rochefort, un hydravion LiorĂ© et Olivier de l’Ecole du personnel volant d’Hourtin codĂ© embarque un flotteur et capote. Le QM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Roger GRELAUD est tuĂ© sur le coup. Les deux autres occupants, le QM mĂ©canicien pilote Gabriel, Fernand CRETIN et le LV observateur François, Jean PERRICHON, commandant du CAM d’Hourtin, griĂšvement blessĂ©s sont transportĂ©s Ă  l’hĂŽpital maritime de Rochefort oĂč le LV Perrichon dĂ©cĂšde quelques heures plus tard. Le QM Cretin survivra lui, jusqu’au 12 avril. 14 aoĂ»t 1929 – A l’issue d’un vol d’entraĂźnement, un Latham 43 n° 25 – de l’escadrille 3E1, capote en amerrissant sur l’étang de Berre. Pris sous la coque retournĂ©e, ses trois hommes d’équipage, le Mt mĂ©canicien volant Marcel, AndrĂ©, Adolphe, Yvon PERRIN, le QM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Jean, François RAOUL et le SM mĂ©canicien pilote Alexandre RODIER, pĂ©rissent noyĂ©s. 17 avril 1934 – À l’issue d’un vol d’entraĂźnement de nuit, un Farman 168 Goliath de l’escadrille 4B3 s’écrase au sol en tentant d’atterrir sur le terrain de Sidi-Ahmed prĂšs de Bizerte. Les cinq membres de l’équipage, les QM arrimeurs pilotes Henri, François, Emile BOURGOIS et Marcel, Joseph CHAVASSE-FRETTE, le Mt arrimeur pilote Camille, Hyacinthe, Yves, RenĂ©, Marie LE LAY, le QM radio volant Raymond MATTEI et le QM mĂ©canicien volant Louis, Gaston PERRINE, pĂ©rissent dans l’accident. 20 aoĂ»t 1916 – Le SM Ă©lectricien pilote Charles, Louis, Emile, Joseph, Marie PERRON et son observateur, le SM mĂ©canicien GuesnĂ©, du CAM de Dunkerque, effectuent une reconnaissance du port d’Ostende. Leur hydravion FBA 150 ch n° 316 – est touchĂ© par des tirs venus de la cĂŽte et s’abat en mer. L’observateur, blessĂ©, est capturĂ© par les Allemands. Le corps de Perron sera retrouvĂ© en mer le 6 septembre par un bĂątiment de guerre nĂ©erlandais. 4 fĂ©vrier 1970 – Quelques minutes aprĂšs son dĂ©collage de la BAN de Lann BihouĂ© pour participer Ă  un exercice tactique avec l’escadre de l’Atlantique, un P2V-7 Neptune BuAer 147571 de la flottille 25F se met en virage serrĂ© sur la gauche. MalgrĂ© semble-t-il, tous les efforts des pilotes pour le redresser, l’appareil s’écrase au sol dans la commune de Ploemeur, prĂšs du hameau de Kergantic Morbihan. Ses douze membres d’équipage, le Mt Ă©lectronicien de bord Jacques, ClĂ©ment, Auguste BIGOT, le PM navigateur aĂ©rien Michel, RenĂ© BIOUX, le LV pilote Henri, Robert, Charles DEBRAY, commandant d’aĂ©ronef, le PM Ă©lectronicien de bord GĂ©rard, Gaston, Jean, Marie DONAGHY, le Mt radio de bord Jean, Pierre FRANGE, le Mt mĂ©canicien de bord Jean, Marie, Alain FRISON, le PM pilote Louis, Michel JACQUEMARD, le PM mĂ©canicien de bord Pierre, Joseph, Marie LE GUERROUÉ, les PM Ă©lectroniciens de bord Achille, François LE RIBLAIR et RenĂ©, François MILEWSKI, le PM mĂ©canicien de bord Roger PERUCCHIETTI et l’EV2 navigateur Yvon, Simon SIVY, sont tous tuĂ©s sur le coup dans l’accident. 5 mai 1927 – Un Farman 61 Goliath immatriculĂ© F-ADFN parti de Dakar pour une traversĂ©e de l’Atlantique sud, disparaĂźt au cours de la tentative. Un radeau formĂ© d’une partie du train d’atterrissage est dĂ©couvert quelques semaines plus tard prĂšs des cĂŽtes brĂ©siliennes, laissant penser que l’appareil a bien traversĂ© l’Atlantique mais a Ă©tĂ© contraint Ă  un atterrissage forcĂ© sur une partie dĂ©solĂ©e du pays. L’équipage Ă©tait composĂ© du LV pilote HervĂ©, Marcel MOUNEYRÈS, en congĂ© de la Marine, du QM mĂ©canicien volant Louis, Antoine, Jules PETIT, en permission de l’escadrille 5B2 et du Cne de rĂ©serve de l’AĂ©ronautique militaire Jacques de SERRE de SAINT ROMAN. 19 mars 1929 – Un hydravion Latham 43 n° 18 de l’escadrille 3E1 est accidentĂ© Ă  l’amerrissage sur l’étang de Berre, provoquant la mort d’un des membres de son Ă©quipage, le SM arrimeur pilote Albert, Roland PETITDEMANGE . 31 janvier 1960 – Au cours d’un changement de formation en prĂ©paration Ă  l’atterrissage sur le terrain de Port-Lyautey aprĂšs un exercice de tir, un DH Vampire VB de l’escadrille n° 10176 – heurte en vol un des autres appareils et s’écrase en mer, Ă  12 milles dans le 010° de MĂ©hĂ©dia. Son pilote, l’EV1 Germain, Louis PETOT, est portĂ© disparu, prĂ©sumĂ© mort en mer. L’autre Vampire, lĂ©gĂšrement endommagĂ©, parvient Ă  rejoindre sa base et Ă  atterrir normalement. 1er octobre 1916 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement, un Breguet-Michelin n° 4 de l’escadrille BM118 de l’AĂ©ronautique militaire, s’abat au sol Ă  Vitry-le-François Haute-Marne. L’équipage, composĂ© du Mot2 mĂ©canicien observateur Jean, AndrĂ© PEYRISSON et du MdL pilote Alphonse VITRY, est tuĂ© sur le coup. 22 aoĂ»t 1916 – L’EV1 de rĂ©serve ThĂ©odore, Jean, FĂ©lix PHILIPPE, Ă©lĂšve pilote au CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l effectuait un vol d’entraĂźnement en solo Ă  bord du FBA 100 ch codĂ© 0 lorsque, pour une cause inconnue, son appareil tombe Ă  la mer Ă  trois milles dans le sud-est de Saint-RaphaĂ«l. La vedette de sauvetage, rapidement arrivĂ©e sur les lieux de la chute, ne trouve qu’un corps sans vie. 26 mai 1955 – Un F6F-5 Hellcat de l’escadrille basĂ©e Ă  Khouribga BuAer 79825 – et pilotĂ© par le QM2 pilote Claude, Yves PICARD effectue des passes de tir simulĂ© sur un convoi militaire qui circule sur la route qui va d’El Kelaa Ă  Bouguerir Maroc. Au cours de la derniĂšre passe, il s’engage dans un piquĂ© trop accentuĂ© dont il ne peut sortir et s’écrase sur la route entre deux vĂ©hicules, tuant sur le coup son pilote et blessant deux personnes au sol. 5 dĂ©cembre 1917 – Le QM mĂ©canicien observateur Henri, Camille, Alfred, DĂ©sirĂ© PICARD disparaĂźt dans la chute dans l’étang d’Hourtin d’un hydravion FBA 100ch Ă  bord duquel il Ă©tait passager. Son corps ne sera retrouvĂ© et identifiĂ© que le 26 avril 1918. 11 janvier 1933 – A la fin d’un vol d’exercice, un CAMS 55 de l’escadrille 4E1 n° 13 – 4 s’apprĂȘte Ă  amerrir sur le lac de Bizerte lorsqu’il est pris par dans un grain violent. DĂ©sĂ©quilibrĂ© par une forte rafale, il Ă©chappe au contrĂŽle de son pilote et heurte d’une aile une falaise de la baie des CarriĂšres et s’abat au sol. Quatre des occupants trouvent la mort dans cet accident le SM radio volant Jean, Lucien AUFFRAY, le QM mĂ©canicien volant Jean, Yvon, Marie DOUÉRIN, le LV pilote Georges, Marie, Charles DUPUY, commandant en second de l’escadrille et de l’EV1 de rĂ©serve pilote Gilbert, Pierre, Henri, François PICHERY, chef de bord. 12 mai 1948 – Pendant un vol de rĂ©ception par un Ă©quipage de l’ERC, au cours d’une manƓuvre de retournement, la verriĂšre d’un Bloch 175T n° 45 Ă©clate. Le pilote, aveuglĂ© par des Ă©clats et blessĂ© aux jambes donne l’ordre d’évacuation puis saute en parachute. Le radio le suit quelques secondes plus tard mais le Mt mĂ©canicien volant Robert, Roger PICT, ne se dĂ©gage de son habitacle que beaucoup plus tard et trop bas pour permettre Ă  son parachute de s’ouvrir normalement. Il tombe sur le territoire de la commune de Plou Cher et est tuĂ© sur le coup. 1er aoĂ»t 1939 – Un hydravion CAMS 37E n° 36, du cours d’application Ă  la mer de Berre, est victime d’un accident alors qu’il effectue des amerrissages devant Bormes-les-Mimosas Var. L’un de ses trois occupants, le QM pilote Bernard, Yves CHESNEAU, est tuĂ© sur le coup. Les deux autres, le SM pilote Pierre, Charles, Jacques BOURGUET et le QM pilote RenĂ©, Alfred, Ernest PIERRARD, griĂšvement blessĂ©s, sont Ă©vacuĂ©s vers l’hĂŽpital Sainte-Anne Ă  Toulon oĂč ils dĂ©cĂšdent le lendemain de leur admission. 16 septembre 1949 – Un hydravion Sunderland III de la flottille s/n ML851 – a dĂ©collĂ© du plan d’eau de la BAN de Dakar-Bel-Air pour un exercice de grenadage rĂ©el. Quelques instants plus tard, une explosion sourde est signalĂ©e Ă  environ 17 milles dans le 273° du feu des Almadies et, au mĂȘme instant, l’appareil cesse ses Ă©missions radios. Les secours dĂ©pĂȘchĂ©s immĂ©diatement dĂ©couvrent des dĂ©bris Ă©pars au milieu desquels flottent des corps. Il n’y a bien entendu aucun survivant. L’hypothĂšse la plus vraisemblable est que l’une des grenades a explosĂ© prĂ©maturĂ©ment au contact avec l’eau alors que l’appareil volait Ă  basse altitude. L’équipage Ă©tait composĂ© de dix hommes, le SM2 radio volant Marc, Alexandre AUBERT, le SM2 mitrailleur bombardier Jean, Auguste, Pierre BUSSIÈRES, le SM2 mĂ©canicien volant Robert CORVAISIER, l’EV1 de rĂ©serve pilote Jean DUPIN, l’IM2 volant Jean GUÉNÉGUÈS, Mt pilote LĂ©on, Marie HAMON, l’EV1 de rĂ©serve pilote Louis, Romain MARMONIER, commandant d’aĂ©ronef, le QM2 Ă©lectricien d’aĂ©ronautique François, Jean MÉVEL, le QM2 mĂ©canicien volant Raymond, Lucien, Joseph MOUGIN et le QM2 armurier d’aĂ©ronautique Lucien, AndrĂ© PIERRE. 12 aoĂ»t 1945 – En essayant de percer la couche nuageuse pour amerrir sur le lac de Constance, un LatĂ©coĂšre 298 de l’escadrille 3S n° 49 – percute une colline prĂšs de la localitĂ© d’Uhldingen Ă  12 kilomĂštres au nord-ouest d’Immenstaad Allemagne. Ses trois occupants, le SM2 pilote Joseph, Corentin, Marie GUICHAOUA le LV pilote Jacques, Marie PIERRET, commandant l’escadrille 3S, et le Mt mĂ©canicien volant Guillaume, Nicolas, Jean-Marie SELLIN, trouvent la mort dans l’accident. 13 aoĂ»t 1917 – Au cours d’une ascension d’entraĂźnement en captif dans la rade de Brest, l’EV2 observateur de captif, AndrĂ©, LĂ©on, Gustave, Edmond PILET fait une chute de la nacelle. Recueilli et transportĂ© sur le croiseur Montcalm, il meurt malgrĂ© les soins prodiguĂ©s par le mĂ©decin du bord. 11 mars 1964 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement Ă  la navigation de nuit, un AlizĂ© n° 29 de la flottille 6F, percute une colline au lieu-dit Les Couffines, dans la commune de Collias Gard. Ses trois hommes d’équipage, l’Asp de rĂ©serve navigateur Bertrand, Marie PILLIARD l’ EV1 pilote François, Marie, Henri RENVOISÉ et le Mt radio de bord Jacques, Hippolyte, François SALAÜN, sont tuĂ©s sur le coup. 6 dĂ©cembre 1940 – ImmĂ©diatement aprĂšs son dĂ©collage du terrain de Rabat, un Martin 167-A3 n° 148 – de l’escadrille 1B est victime d’une rupture de canalisation d’huile qui aveugle pratiquement le pilote et l’observateur. MalgrĂ© tous les efforts du pilote pour effectuer un atterrissage de fortune, l’appareil s’écrase Ă  un kilomĂštre du terrain. L’EV1 pilote Georges, Yves PINGUET, chef de bord, qui se trouvait au poste avant est tuĂ© sur le coup. Deux autres membres de l’équipage, dont le pilote, sont gravement blessĂ©s mais survivront. 17 aoĂ»t 1917 – Le QM mĂ©canicien Ă©lĂšve pilote Victor, Laurent, Urbain PISANO est mortellement blessĂ© dans la chute en mer d’un hydravion Donnet-Denhaut de l’école de pilotage du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l. 12 avril 1919 – Le QM canonnier observateur Antoine, Elie IGONIN et l’EV1 de rĂ©serve pilote Marcel, Henri PISSIN, commandant du CAM de Casablanca, sont tuĂ©s sur le coup lorsque leur hydravion, un Donnet-Denhaut 200ch, s’abat dans le port de Casablanca Maroc. 24 juin 1940 – Au cours d’une passe de mitraillage sur des troupes ennemies qui viennent d’occuper le fort du Chay Ă  Royan Charente-InfĂ©rieure, un Morane-Saulnier 406 de l’escadrille AC5 est abattu par la Flak et s’écrase dans un des fossĂ©s du fort. Son pilote, le SM de rĂ©serve Henri, Charles PIVET, est tuĂ© sur le coup. 22 octobre 1957 – Au retour d’une mission d’entraĂźnement au vol de nuit et en finale pour Ă  atterrir Ă  Oran-La SĂ©nia, un Lockheed P2V-6 Neptune de la flottille BuAer 126539 – perd brutalement de l’altitude, percute le lac salĂ© de la Sebkra, dans la commune de Valmy, et se dĂ©sintĂšgre complĂštement. Les huit hommes composant l’équipage, le SM2 pilote Pierre, Serge, Auguste, Jacques COURTEILLE, le Mt Ă©lectronicien de bord Francis HOQUET, le Mt radio volant Roger, Joseph LE CLECH, le Mt mĂ©canicien volant Alain LE PARC, le LV pilote Jacques, Paul, Max PIVET, commandant d’aĂ©ronef, le Mt radariste volant Marcel, Maurice, Gustave RENARD, le Mt armurier de bord Henri, Joachim, Marie ROGER et le SM2 navigateur aĂ©rien Pierre VIGER, sont tuĂ©s sur le coup. 17 mai 1939 – Au moment oĂč il se pose sur le porte-avions BĂ©arn, en baie de Douarnenez, Ă  quatre milles dans le 072° du cap de la ChĂšvre FinistĂšre, un Levasseur PL 101 n° 74 – BA-11 de la SESBA heurte de l’aile un support d’antenne et, dĂ©sĂ©quilibrĂ©, tombe Ă  la mer. Prisonnier de la mĂąture de l’aile supĂ©rieure Ă©croulĂ©e, l’EV1 pilote Carl, Marie, Henri, Pierre PLAINE-LÉPINE, meurt noyĂ© avant que les secours n’aient pu le dĂ©gager. Les deux autres membres d’équipage sont indemnes. 4 juin 1930 – Alors qu’il vient de dĂ©coller du terrain du Kouif, dans le dĂ©partement de Constantine, un Morane-Saulnier 230 de la SS de Sidi Ahmed se met en perte de vitesse et s’écrase en flammes. Ses deux occupants, le SM mĂ©canicien pilote Gustave, Alfred PLAN et le SM arrimeur pilote Emile POLLARD, sont tuĂ©s sur le coup. 19 juin 1923 – SitĂŽt aprĂšs avoir dĂ©collĂ© de la rade, un hydravion Georges LĂ©vy 300ch, codĂ© du CAM Cherbourg s’abat en mer. Les deux membres de l’équipage, le Mot2 mĂ©canicien pilote Jean, Christian MONTANGUON et l’EV1 pilote Maurice, Jean, Henri PLANTIÉ, pĂ©rissent dans la chute de leur appareil. 28 juin 1941 – Une formation de six Martin 167-A3 dĂ©colle de Madjaloun Liban. Elle est composĂ©e de trois appareil des l’escadrille 6B et trois autres de la 7B. La mission assignĂ©e est de bombarder deux cols qui dominent Palmyre Syrie, oĂč la garnison française rĂ©siste aux attaques des troupes du Commonwealth. Le bombardement s’effectue normalement mais, au retour, la petite formation est interceptĂ©e par une vingtaine de Curtiss Tomahawk de la RAAF. Le combat est inĂ©gal et, l’un aprĂšs l’autre, les bimoteurs français succombent avec, dans la plupart des cas, la mort de l’ensemble de leurs Ă©quipages. En quelques minutes, seize officiers, officiers mariniers et quartiers-maĂźtres vont pĂ©rir et il n’y aura que quatre survivants. La composition des Ă©quipages Ă©tait la suivante N° 41 – Mt mitrailleur bombardier Mathurin, Marie LE BOULAIRE, SM radio volant Louis, Joseph LE ROLLAND, EV1 pilote Marcellin GISBERT, faisant fonction d’observateur et LV pilote François, Xavier, Paul, Martial ZIEGLER, commandant l’escadrille 6B et chef de 93 – QM2 radio volant Ferdinand, LĂ©on BIEVER, QM2 mitrailleur bombardier Henri LE MARRE, Mt pilote Paul, Simon, Nicolas MONJOIN et EV1 pilote Aymond, Marie, Jean, AndrĂ© PLAYE, chef de bord et 204 – SM1 pilote Lucien HELF, EV1 pilote Pierre, Jean LACOSTE, chef de bord et navigateur, SM2 radio volant Jean, AimĂ© LE DÛ, QM2 mitrailleur bombardier EugĂšne, Henri, Pierre, Marie 58 – QM1 radio volant Victor, François, Alain BOURHIS, SM2 pilote Robert, Gustave, Sylvain CÉRÉSUÉLA, OE2 pilote Georges, Corentin, Marie LE FRIANT, chef de bord et observateur et QM1 radio volant AndrĂ©, Yves, Marie 274 – QM1 mĂ©canicien volant François, Marie LIBOUBAN, QM2 radio volant François, Henri, Victor PARMENTIER, sont tuĂ©s en vol par les tirs des chasseurs australiens. Le LV Francis LainĂ©, pilote et chef de bord et l’EV1 Pierre Massicot, observateur, survivent, gravement blessĂ©s, Ă  l’atterrissage forcĂ© de leur 21 – LV pilote Joseph, Charles, Jean de GAIL, chef de bord et observateur et QM radio volant Louis, Alphonse THIOT. Deux membres de l’équipage, le MT pilote Raymond Sarrotte et le SM mitrailleur bombardier Clotaire GuĂ©ret, rĂ©ussissent Ă  sauter en parachute. 13 mars 1967 – Un P2V-7 Neptune BuAer 147565 de la flottille 24F avait dĂ©collĂ© de la BAN de Lann BihouĂ© pour une mission de nuit de soutien ASM. Un dernier contact radar et radio avec l’escorteur d’escadre Surcouf vers 21 h 45, le situe en mer d’Iroise, Ă  40 milles environ dans le 235° du phare d’Ar-Men FinistĂšre. L’appareil ne donne ensuite plus signe de vie. Les recherches intensives aĂ©riennes et maritimes menĂ©es les jours suivants permettent de retrouver un seul corps, celui de l’officier coordonnateur tactique. Les autres occupants de l’appareil sont portĂ©s disparus, prĂ©sumĂ©s morts en mer. L’équipage Ă©tait composĂ© du PM Ă©lectronicien de bord LĂ©opold, Alfred CLAULIN, du PM mĂ©canicien de bord François, Marie CONAN et Raymond, LĂ©on, RenĂ© COUTURIER, du SM2 mĂ©canicien volant Louis, Yvon DELANNOY, du Mt Ă©lectronicien de bord Bernard, François, Jean-Marie GUÉNÉGAN, de l’EV2 navigateur Jacques, Bruno, Yves GUILLEMETTE, du Mt Ă©lectronicien de bord Joseph, Raymond, Alban HELLIOT, du LV de rĂ©serve navigateur Jean-François, Marie LUCAS, coordonnateur tactique, du Mt navigateur Michel, Jean MAURIN du Mt Ă©lectronicien de bord Jean-Claude, Emile, Yves, Louis PLÉDEL, du Mt pilote Guy, Jean, Roger STIVALET, du LV pilote ThadĂ©e, Yves, Marie, François, LĂ©opold TYL, commandant d’aĂ©ronef et du Mt Ă©lectronicien de bord et Joseph, AndrĂ©, Jacques VANPEENE. 18 aoĂ»t 1917 – Le LV pilote Frantz, Victorin PLENNEAU est tuĂ© dans la chute en mer d’un hydravion Donnet-Denhaut du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l. PortĂ© disparu dans un premier temps, son corps n’est retrouvĂ© que le 25. 10 aoĂ»t 1917 – Au retour d’une mission de surveillance, un Voisin Peugeot n° 2192 de l’escadrille cĂŽtiĂšre V485 s’abat au lieu-dit L’Hermitage, dans la commune d’Eu Seine-InfĂ©rieure. Ses deux occupants, le MdL d’artillerie pilote François LAFOURCADE et le QM canonnier observateur Auguste, Roland PLURIEN, sont tuĂ©s sur le coup. 21 janvier 1982 – Un Douglas C-54 n° 49 148 de l’escadrille 9S basĂ©e sur l’aĂ©rodrome de La Tontouta, en Nouvelle CalĂ©donie, effectuait un vol d’entraĂźnement aux dĂ©collages et atterrissages de nuit. Pour une raison indĂ©terminĂ©e, il s’écrase sur les flancs du mont Kokoreta, au lieu-dit Bangou, dans la commune de PaĂŻta. Il n’y a aucun survivant parmi les sept occupants de l’appareil. L’équipage Ă©tait composĂ© du LV pilote Guy, Alain, Marie CELTON, commandant d’aĂ©ronef, du MP pilote Marcel, Daniel, François, Denis CRUSSON, du PM Ă©lectronicien de bord Jean, Daniel DECOUDU, du Mt mĂ©canicien volant Paul, LĂ©on GAVARD-PIVET, du PM mĂ©canicien de bord Bernard, Louis, Joseph, Marie LE FURAUT, du MP mĂ©canicien volant MonroĂ«, Jacques PODLESNIK et du PM navigateur Claude, François WULLAERT. 5 juin 1918 – L’EV1 de rĂ©serve pilote FĂ©lix, Marie, Raymond POEYARRÉ du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l, en stage de pilote de chasse Ă  l’école d’aĂ©ronautique militaire de Biscarrosse, est mortellement blessĂ© dans la chute sur la plage de son appareil en vrille. 18 juin 1930 – Un LiorĂ© et Olivier H193 de la Section de servitude d’HyĂšres, effectue un vol d’entraĂźnement le long de la cĂŽte est de la MĂ©diterranĂ©e. Sans s’en apercevoir, l’équipage dĂ©passe la frontiĂšre et se trouve devant Vintimille Italie lorsqu’une panne de moteur le contraint Ă  un amerrissage forcĂ©. Mais celui-ci, fait vent arriĂšre, se passe mal et l’appareil capote. Les deux occupants assis aux siĂšges avant, le SM radio, pilote RenĂ© GUILLET et le SM radio volant ClĂ©ment, Joseph, Alexandre POGAM, meurent noyĂ©s. Les deux autres membres de l’équipage sont recueillis par des pĂȘcheurs. 10 juillet 1918 – Le Mot3 sans spĂ©cialitĂ© Ă©lĂšve observateur de captif Joseph, Marie POHIN du CAM de Rochefort, est mortellement blessĂ© en tombant de la nacelle au cours d’une ascension de ballon captif. 20 juin 1940 – Le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Roland, RenĂ© POINTEL, griĂšvement blessĂ© dans un accident d’aviation sur le terrain de La Baule-Escoublac, dĂ©cĂšde de ses blessures peu de temps aprĂšs son admission Ă  l’hĂŽpital de Saint-Nazaire. 19 juin 1917 – Le Mot1 mĂ©canicien Marcel POIRIER, dĂ©tachĂ© au Groupe d’entraĂźnement des Divisions de l’AĂ©ronautique militaire du Plessis-Belleville, est mortellement blessĂ© dans la chute Ă  Ermenonville Oise, du Caudron Ă  bord duquel il servait comme mitrailleur/ L’identitĂ© de son pilote, Ă©galement tuĂ© dans l’accident, n’a pu ĂȘtre Ă©tablie avec prĂ©cision. 18 aoĂ»t 1918 – Parti du CAM de Sousse Tunisie pour une escorte de convoi cĂŽtier, un hydravion Donnet-Denhaut 200ch est victime d’une panne de moteur alors qu’il survole la cĂŽte prĂšs de Korba, Ă  une centaine de kilomĂštres au nord. Les deux membres de l’équipage, l’EV1 observateur Jean, Charles, AndrĂ© POISSON et le QM torpilleur pilote Gaston, ClĂ©ment FAVEAU, sont tuĂ©s dans la chute, suivi de l’incendie de leur appareil. 24 janvier 1938 – Au cours d’un vol de prise en mains pour des pilotes nouvellement affectĂ©s et alors qu’il survole l’étang de Berre, l’hĂ©lice d’un LatĂ©coĂšre 290 n° 7 de l’escadrille 4T1 se dĂ©tache et va sectionner les mĂąts soutenant la voilure. Une aile se replie, l’hydravion se met en vrille et percute l’eau. Les quatre hommes qui constituaient l’équipage, les SM pilotes Alexandre, François, Henri AUBERT, Emiland LOCTIN et Jean POITIER et le Mt mĂ©canicien d’aĂ©ronautique AndrĂ©, Pierre RAT, sont tuĂ©s sur le coup. 4 juin 1930 – Alors qu’il vient de dĂ©coller du terrain du Kouif, dans le dĂ©partement de Constantine, un Morane-Saulnier 230 de la SS de Sidi Ahmed se met en perte de vitesse et s’écrase en flammes. Ses deux occupants, le SM mĂ©canicien pilote Gustave, Alfred PLAN et le SM arrimeur pilote Emile POLLARD, sont tuĂ©s sur le coup. 13 mars 1928 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement, un Morane-Saulnier MS 130 de l’escadrille d’instruction du CAM de Rochefort s’abat au sol. Ses deux occupants, le Mt mĂ©canicien volant AndrĂ©, Jean-Marie BRÉBANT et le LV pilote Roger, Victor POMMIER , griĂšvement blessĂ©s, sont transportĂ©s Ă  l’hĂŽpital maritime de Rochefort oĂč ils dĂ©cĂšdent quelques heures plus tard. 20 juillet 1945 – En phase finale de dĂ©collage du plan d’eau de la BAN de Dakar – Bel-Air, un Short Sunderland III de la flottille 7FE s/n ML841 – M, rebondit plusieurs fois sur des lames avant de se briser en deux et de couler presque immĂ©diatement. Il y a dix victimes parmi les occupants de l’appareil les Mot2 EAR Ă©lĂšves observateurs, Henri, Camille BÉRAUD, Jean, Marie, Georges BONIS-CHARANCLE et Jacques, Alfred, Antoine BRUN, le SM2 radio volant Louis DARS, le Mt mitrailleur bombardier Raymond, Joseph, Marie HOUSSAY, le QM1 radio volant Joseph LE DEUN, l’EV1 de rĂ©serve observateur RenĂ©, Michel, Jean LEMARCHAND, le Mot2 EAR Ă©lĂšve observateur Jacques, Henri, Albert LICHTENBERGER, le Mot radio volant Alfred PONCET et le QM armurier d’aĂ©ronautique Louis, Gabriel ROBIN. 27 janvier 1961 – En dĂ©collant du terrain de Tambacounda SĂ©nĂ©gal, un JRF Goose de la flottille BuAer 34078 – est victime d’une perte de vitesse, passe sur le dos et s’écrase en flammes en bout de piste. Les six occupants de l’appareil pĂ©rissent dans l’accident et parmi eux le CC pilote HervĂ©, Marie, Joseph de FORNEL, chef de bord, le SM2 mĂ©canicien de bord Pierre, Paul, Gontran NANTILLET et le VA pilote Pierre, Jean, Arnaud PONCHARDIER, commandant la Marine en AOF. Le VA Ponchardier Ă©tait accompagnĂ© de son Ă©pouse et d’un couple d’amis. 14 dĂ©cembre 1959 – Au cours d’un vol de contrĂŽle aprĂšs rĂ©vision Ă  l’établissement de la DCAN de Cuers-Pierrefeu, un AU-1 Corsair BuAer 129413, s’écrase sur le territoire de la commune de Tourtour Var. Son pilote, le Mt Raymond PONS est tuĂ© sur le coup dans l’accident qui cause Ă©galement la mort d’une femme, atteinte au sol par des dĂ©bris de l’appareil. 15 septembre 1955. Une section hunter-killer » de deux TBM Avenger de la flottille dĂ©colle d’Aspretto pour un entraĂźnement ASM de nuit sur la cĂŽte Est de la Corse. En traversant l’üle en formation serrĂ©e pour rejoindre la cĂŽte orientale, les deux appareils percutent un sommet. L’accident s’est produit au lieu-dit Tranzicone, dans la commune d’Olivese. Lorsque les secours arrivent il n’y a plus rien Ă  faire, sept hommes viennent de perdre la du TBM 3W BuAer 85954 – Ă©tait composĂ© du Mt radio volant Jean, Rolland BARRAU, du SM2 navigateur Christian, AndrĂ© LETELLIER, de l’EV2 de rĂ©serve navigateur Jean, AndrĂ© PONTILLON et de l’OE3 pilote Roger, Charles VAZEILLE. Celui du TBM 3S BuAer 91448 – comprenait, le SM2 mĂ©canicien de bord Marcel, Paul CULTY, le Mt armurier de bord Yves GRILLOT et le SM2 pilote Jean LE BERRE. 12 avril 1935 – Un Farman 166 Goliath de l’EPV du CEAM d’Hourtin s’abat au lieu-dit Lassalle, dans la commune de Lesparre Gironde. Trois des membres de son Ă©quipage, le SM arrimeur pilote Joseph, Henri PONZEVERA, le QM mĂ©canicien volant Maurice, Albert, Louis, Pierre RENAC et le Mot arrimeur pilote Luc, Lucien REYDY, pĂ©rissent dans la chute de leur appareil. Un quatriĂšme occupant le SM mitrailleur-bombardier Roger, RenĂ© ALLOUARD, gravement blessĂ©, dĂ©cĂ©dera le 25 mai Ă  l’hĂŽpital maritime de Rochefort.. 12 juillet 1944 – Au retour d’une mission de surveillance en mer, dans l’impossibilitĂ© Ă  cause du brouillard rĂ©gnant sur la rĂ©gion d’Agadir et Ă  court de carburant, un Convair PBY-5 Catalina BuAer 48361 – F-35 de la flottille 6FE est contraint d’amerrir au large de Safi Maroc. La mer est grosse et l’appareil se brise en deux parties au contact de l’eau. La partie avant flotte encore mais la cabine de pilotage est dĂ©jĂ  sous la surface, ne laissant aucune chance de survie Ă  ses trois occupants, l’Asp de rĂ©serve observateur Yvon, Pierre, RenĂ© DUCREST, le LV pilote Roger, Louis JACQUEMIN, chef de bord et le Mt pilote Emile, Edmond POPLIMONT et. Les six autres membres de l’équipage se retrouvent Ă  l’eau mais, lorsque deux heures plus tard des embarcations de pĂȘcheurs arrivent sur les lieux de l’accident, ils ne sont plus que quatre, le Mt radio volant Camille, RenĂ©, LĂ©on YBERT et le QM mĂ©canicien volant Fernand, Joseph, Ferdinand LECORDIER ont coulĂ©s Ă  pic. 20 dĂ©cembre 1945 – Peu aprĂšs son dĂ©collage de la BAN de Saint-Mandrier, un Dornier 24 de la flottille 9Ftr n° 1 – qui se rendait Ă  Arzew en AlgĂ©rie, s’écrase Ă  un kilomĂštre dans le 175° de la pointe de Saint-Elme dans la commune de la Seyne-sur-Mer. Des six membres de l’équipage, le LV pilote Hubert, Marie, Robert BENEYTON, chef de bord, le Mt mĂ©canicien volant Jean-Louis CAMUS, le Mt pilote Pierre, Marie CAROFF, l’EV2 de rĂ©serve observateur RenĂ©, Joseph, Mathurin GUINARD, le PM pilote Yves, Marie HAMON et le Mt radio volant Albert, Emile PORTRAT et des onze passagers, le PM Claude MERCEUR, les Mots François BOURGLAN, Jules CADICHON, Charles DARZENS, Louis DESNOYER, Pierre DUPUY, Louis LE DOZE, Joseph LE DOZE, Maurice PEROT, Maurice PIERRE, Pierre TEMOIN et GĂ©rard TEXIER, cinq survivants sont vus agrippĂ©s Ă  un rĂ©servoir d’essence mais quand les secours arrivent, un seul, le Mot François Bourglan, est retrouvĂ© vivant. L’accident s’étant produit sans tĂ©moin et l’épave de l’appareil n’ayant pu ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ©e, ses raisons ne seront jamais connues. 21 aoĂ»t 1917 – Le SM canonnier, Ă©lĂšve pilote Paul, Marie POSTEC, du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l, en stage Ă  l’école de pilotage de l’AĂ©ronautique militaire de VendĂŽme Loir-et-Cher, est mortellement blessĂ© dans la chute de son avion sur le terrain britannique de Poulines. 23 aoĂ»t 1938 – Au cours d’une sĂ©ance d’entraĂźnement aux amerrissages de nuit en rade de Cherbourg Manche, un LiorĂ© et Olivier 258 de l’escadrille 1B1 est accidentĂ©. Quatre des six membres de l’équipage, les SM pilotes Louis, Jean, SĂ©bastien LANIEL et Gaston, Maurice, RenĂ© LE BRUN, le QM radio volant Jean POSTOLLEC et le Mt mĂ©canicien volant HervĂ© POULIQUEN, sont tuĂ©s sur le coup. Deux autres, dont l’EV1 commandant d’aĂ©ronef, sont gravement blessĂ©s. 24 octobre 1963 – En tentant d’amerrir de nuit, par suite d’une panne de moteur, un TBM Avenger de l’escadrille BuAer 69442 – basĂ©e Ă  Cuers-Pierrefeu percute la mer Ă  quelques dizaines de mĂštres du rivage, au lieu-dit Saint-Pierre-la-Mer, dans la commune de Fleury Aude, Les quatre occupants, le SM2 pilote JoĂ«l, Henri, Louis DANTON, le Mt navigateur aĂ©rien Roger POTIER, le SM1 mĂ©canicien de bord AndrĂ©, François, Marie TRUTIN et un passager, le Cne de l’armĂ©e de Terre Armand de LIVRET, sont tuĂ©s dans la chute de leur appareil. 23 aoĂ»t 1918 – ImmĂ©diatement aprĂšs son dĂ©collage pour une mission de reconnaissance, un hydravion Donnet-Denhaut 150ch n° 681 – du CAM de PlatĂ©ali GrĂšce, s’abat en vrille dans la rade. Les deux occupants de l’appareil, l’EV2 observateur Louis, Maxime GUÉLARD et le QM mĂ©canicien pilote EugĂšne, Robert POTIRON, sont tuĂ©s sur le coup. 17 mai 1930 – Alors qu’il participe Ă  un meeting d’aviation sur l’aĂ©rodrome d’El Aouina Tunisie, l’EV2 de rĂ©serve pilote Michel, Alfred, Maurice POU, de l’escadrille 4C1 basĂ©e Ă  Sidi Ahmed, se tue au cours d’une dĂ©monstration de voltige. Son appareil, un Morane Saulnier 130 n° 133 de la SS de Sidi Ahmed, s’écrase au sol au terme d’une vrille amorcĂ©e trop bas. 12 dĂ©cembre 1962 – Deux SNCASO Vautour IIN de la 30Ăšme Escadre de chasse de nuit de l’ArmĂ©e de l’Air entrent en collision en vol et s’écrasent dans la commune de Saint-Michel-d’Euzet Gard. Les quatre membres d’équipage, le Lt pilote LAURENT et le LV de rĂ©serve navigateur AndrĂ©, Jean, Marie POUBLAN dans l’appareil n° 342 et le Lt pilote RENAUDIN et le Sgt THIBAULT dans le n° 316, trouvent la mort dans l’accident. 12 janvier 1939 – Au cours d’une Ă©volution serrĂ©e Ă  basse altitude, un CAMS 37E de la SE de Brest, se met en perte de vitesse et s’abat dans la commune de Plomodiern FinistĂšre. Ses trois occupants, le SM2 mĂ©canicien volant Pierre, Marie COLLET, le Mot arrimeur Louis LE BOT et le SM2 pilote Corentin, Jean, Marie POUDOULEC, sont tuĂ©s sur le coup. 27 juin 1951 – Arrivant de Saint-Mandrier, l’hydravion quadrimoteur Breguet 730 Sirius de l’escadrille n° 2 – se prĂ©sente en finale pour amerrir sur l’oued SĂ©bou Ă  Port-Lyautey. L’approche est trop basse et dĂ©saxĂ©e et le pilote remet les gaz. L’hydravion se cabre alors, puis part en abattĂ©e sur la gauche, une aile touche le sol et l’appareil s’écrase. Quatre membres de son Ă©quipage, le SM2 mĂ©canicien volant Joseph, Louis CARIOU, le QM2 radio volant Raymond, Hubert JEANDOT, le SM2 radio volant Roger POUGET et le PM mĂ©canicien volant Maurice SOUNY, sont tuĂ©s sur le coup. Deux autres, l’EV1 de rĂ©serve pilote Jean, AndrĂ© JAUSSOIN, chef de bord, et l’EV2 de rĂ©serve navigateur Pierre, Michel THIÉBAUT, griĂšvement blessĂ©s, dĂ©cĂšdent aprĂšs leur transport Ă  l’hĂŽpital. Une septiĂšme victime enfin est Ă  dĂ©plorer, le technicien civil de la SNECMA Roger SCHACK, Ă©galement tuĂ© sur le coup. Les vingt autres membres d’équipage et passagers, sont tous plus ou moins gravement blessĂ©s mais survivront. 27 juin 1946 – Au cours d’un exercice de combat tournoyant, un SBD-5 Dauntless de la Flottille BuAer 54590 – se met en perte de vitesse, s’engage dans une vrille qui ne peut ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ©e et s’abat sur le territoire de la commune de Carqueiranne Var. GriĂšvement blessĂ©s, les deux membres de l’équipage, l’EV2 de rĂ©serve pilote Henri, Adrien, Edouard COLIN et le SM2 mitrailleur bombardier Jean, Damien POUJADE, sont transportĂ©s Ă  l’hĂŽpital Sainte-Anne de Toulon oĂč ils dĂ©cĂšdent peu aprĂšs leur admission. 10 avril 1918 – En amerrissant par mer formĂ©e devant Etretat Seine-InfĂ©rieure, un hydravion FBA 150ch n° 567 – du CAM du Havre, est accidentĂ©. L’observateur est recueilli blessĂ© mais le SM canonnier pilote François, Marie POULIQUEN, est tuĂ© sur le coup. 23 aoĂ»t 1938 – Au cours d’une sĂ©ance d’entraĂźnement aux amerrissages de nuit en rade de Cherbourg Manche, un LiorĂ© et Olivier 258 de l’escadrille 1B1 est accidentĂ©. Quatre des six membres de l’équipage, les SM pilotes Louis, Jean, SĂ©bastien LANIEL et Gaston, Maurice, RenĂ© LE BRUN, le QM radio volant Jean POSTOLLEC et le Mt mĂ©canicien volant HervĂ© POULIQUEN, sont tuĂ©s sur le coup. Deux autres, dont l’EV1 commandant d’aĂ©ronef, sont gravement blessĂ©s. 26 novembre 1948 – Un Wellington XIV de la flottille s/n PF 996 – participe Ă  un exercice d’attaque de nuit d’un sous-marin au large du cap Falcon, prĂšs d’Oran. Pour probablement vouloir conserver son objectif dans le faisceau du projecteur ventral, le pilote effectue un virage Ă  trĂšs basse altitude. Au cours de cette manƓuvre l’aile touche l’eau et l’appareil, dĂ©sĂ©quilibrĂ©, s’écrase en me. Les recherches, immĂ©diatement entreprises par le sous-marin, permettent de retrouver quatre corps seulement. L’équipage se composait des EV1 de rĂ©serve pilote Jean, Albert BOULICAUT, EV1 navigateur RenĂ©, Charles BRESSON, SM2 mĂ©canicien volant Charles DEBS, EV1 pilote François, Yves, Louis, RenĂ© FAURE, chef de bord, Mt radariste volant Manuel, JĂ©rĂŽme FERRANDIS, SM radios volants AndrĂ©, Pierre, Marie LAURENT et Jean, Gabriel, EugĂšne LE MEUR et PM mitrailleur bombardier RenĂ©, François POULIQUEN. 29 juin 1918 – Un hydravion FBA 150ch n° 607 du PC du Cap Janet Bouches-du-RhĂŽne s’abat en vrille Ă  l’embouchure du vallon des Auffes. Ses deux occupants, le QM mĂ©canicien pilote Marcel, Albert GUY et le SM timonier pilote Alphonse, François POULMARCH, sont tuĂ©s sur le coup. 8 septembre 1939 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement de pilotes de rĂ©serve rĂ©cemment mobilisĂ©s, un hydravion LiorĂ© et Olivier H257bis de l’escadrille B2 s’abat sur l’étang de Berre. Trois des membres de l’équipage, le Mt pilote de rĂ©serve Joseph, RenĂ©, Maurice BEYAERT, le QM2 mĂ©canicien volant AndrĂ©, Odilon, Alphonse LEULLIETTE et le Mt mitrailleur bombardier Jean POUPON sont retirĂ©s morts des dĂ©bris de l’appareil. Deux autres en rĂ©chappent avec des blessures. 21 mars 1935 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement Ă  la navigation de nuit, un Farman 168 Goliath n° 191 – de la SE de Brest, est pris dans une bourrasque et, dĂ©sĂ©quilibrĂ© et hors de contrĂŽle, s’abat au fort des Capucines, dans la commune de Roscanvel FinistĂšre. L’équipage, composĂ© des PM mĂ©canicien pilote Gustave, Louis CHAILLOT, QM arrimeur, pilote AndrĂ© LE CERFF, QM radio volant Jean LE MARTRET, EV2 de rĂ©serve pilote Bernard, Adrien POUSSINEAU, chef de bord, QM mĂ©canicien volant Albert, Marie TOQUER et PM mĂ©canicien volant NoĂ«l, Charles, Marie TROMEUR, est tuĂ© sur le coup. 9 septembre 1970 – Au retour d’un vol de nuit et en approche GCA, un Etendard IVM n° 31 de l’escadrille 59S s’abat en mer Ă  environ 8 milles dans le sud d’HyĂšres. Son pilote, l’EV2 de rĂ©serve Christian, Joseph POUZOULET disparaĂźt dans la chute de l’appareil. 8 novembre 1942 – Cette journĂ©e restera comme l’un des plus noires de l’histoire de l’AĂ©ronautique navale. TĂŽt le matin, une importante force navale amĂ©ricaine se prĂ©sente devant les cĂŽtes du Maroc. Son objectif dĂ©barquer des troupes en plusieurs forces françaises prises totalement par surprise essaient nĂ©anmoins de rĂ©agir. A Port-Lyautey sont basĂ©es la 1Ăšre flottille de chasse escadrilles 1AC et 2AC et la 3Ăšme flottille de bombardement escadrilles 2B et 3B. AlertĂ©s par les tirs des bĂątiments amĂ©ricains, les Ă©quipes au sol s’empressent d’armer les Martin 167 A-3 de cette derniĂšre unitĂ©. Lorsque, vers 9 heures, les premiers bimoteurs prennent l’air, ils sont attaquĂ©s par des Grumman F4F Wildcat de la chasse embarquĂ©e du commandant de flottille, dĂ©collĂ© le premier, est rapidement abattu au nord de l’embouchure de l’oued SĂ©bou et son Ă©quipage, composĂ© du Mt radio volant Jean, Maurice BÉDU du LV pilote Jean, Pierre, AmĂ©dĂ©e, Bernard BILLIOQUE, faisant fonction d’observateur, du CC pilote Henri, Albert MATHON, chef de bord et du QM mĂ©canicien volant Pierre, Jean, Marie PRADINE, est portĂ© disparu. Seuls les corps du CC Mathon et du QM Pradine seront retrouvĂ©s quelques semaines plus tard. 23 aoĂ»t 1944 – Un Vickers Wellington XIII s/n HZ588 – N de l’escadrille 5B de la 2Ăšme flottille de bombardement avait dĂ©collĂ© de sa base de Dakar-Ouakam pour une mission d’escorte de convoi. A partir de 20 h 30, plus aucun contact ne peut ĂȘtre Ă©tabli avec l’appareil. Les recherches lancĂ©es le lendemain et les jours suivant ne rĂ©vĂšlent aucun indice. L’appareil et son Ă©quipage de sept hommes, composĂ© du QM1 mĂ©canicien volant AimĂ©, Marcel BASTIEN, de l’EV1 de rĂ©serve observateur RenĂ©, Jules, Vital CUNIN, commandant d’aĂ©ronef, de l’Asp de rĂ©serve observateur Pierre, Edouard, Claude MARTIN, du QM2 radio volant Robert, Georges, Augustin MOIZANT, de l’OE2 pilote Roger PRAT, du Mt radio volant Louis, Marcel RAPP et du SM pilote Guy, Louis, Marie RICHAUDEAU, sont portĂ©s disparus. 23 juillet 1925 – SitĂŽt aprĂšs avoir dĂ©collĂ©, un hydravion Georges LĂ©vy 300ch de l’escadrille 1R1 du CAM de Cherbourg s’abat dans la rade. Ses trois membres d’équipage, le QM mitrailleur bombardier Georges, Charles, Emile BOUVARD, le Mot arrimeur pilote Pierre, Henri MOUNEYDIER et le QM arrimeur volant Louis, Auguste PRÉVOST, pĂ©rissent dans l’accident. 24 mars 1917 – AprĂšs avoir dĂ©collĂ© pour un vol de reconnaissance du temps et atteint une altitude de 300 mĂštres, un FBA 150ch n° 413 – du CAM de Dunkerque, se met en vrille, s’abat en mer et capote. L’un des deux occupants, le Mot Le Tynevez, est immĂ©diatement secouru mais le second, le QM mĂ©canicien pilote Antoine PRÉVOT, prisonnier de la coque retournĂ©e, a cessĂ© de vivre lorsque les sauveteurs rĂ©ussissent Ă  le dĂ©gager. 11 avril 1917 – Au cours d’une reconnaissance en mer, Ă  la suite d’une panne de moteur, un FBA 150ch n° 376 du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l, est contraint d’amerrir Ă  25 milles au sud du Dramont Var. GrĂące aux pigeons voyageurs embarquĂ©s, les deux hommes d’équipage peuvent prĂ©venir le Centre mais, quand les secours arrivent sur place, ils ne trouvent aucune trace de l’appareil. Le Mt mĂ©canicien pilote EugĂšne, Jules, Alexis JULLIEN et l’EV1 auxiliaire observateur Charles, Michel PRIEUR, sont portĂ©s disparus, prĂ©sumĂ©s morts en mer. 17 mai 1940 – Au cours d’un entraĂźnement au bombardement en piquĂ©, un Loire-Nieuport 411 n° 2 – de l’escadrille AB4, ne redresse pas Ă  temps et s’abĂźme en mer devant le cap LĂ©vy Ă  Cherbourg. Son pilote, le SM Adrien, Louis, Marie PRIGENT, est tuĂ© sur le coup. 31 dĂ©cembre 1917 – Le SM canonnier, Ă©lĂšve pilote Henri, Louis PRIGENT, aux commandes d’un FBA 150ch n° 319 de l’école de pilotage du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l, est victime d’une chute en vrille en mer. Recueilli par une embarcation de sauvetage, il dĂ©cĂšde pendant son transfert Ă  l’infirmerie du centre. 12 septembre 1919 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement, un hydravion Donnet-Denhaut 200ch n° 1222 – du CAM de Toulon, disparaĂźt dans le golfe de Giens Var. Les recherches entreprises ne permettent pas de trouver d’indices. Les deux membres de l’équipage, le SM mĂ©canicien observateur Emile, Alexandre GUILLEMOTO et le SM fusilier pilote Paul, ThĂ©ophile, Jean PRIMA sont portĂ©s disparus, prĂ©sumĂ©s morts en mer. 7 septembre 1966 – À la suite d’une panne de moteur, un AlizĂ© n° 46 de la flottille 4F est contraint Ă  un amerrissage forcĂ© au large de Lorient Morbihan. Deux membres de l’équipage parviennent Ă  sortir de l’appareil et sont sauvĂ©s grĂące Ă  leur radeau individuel mais le troisiĂšme, le PM navigateur Yvon, Jean, François PRIOUX, ne peut pas se dĂ©gager et coule avec l’appareil. 12 mai 1916 – Parti de FrĂ©jus Ă  destination de Bizerte, le dirigeable CMT est victime d’un incendie et s’abat alors qu’il est en vue des cĂŽtes de Sardaigne. Les cinq hommes composant l’équipage pĂ©rissent dans l’accident. Cet Ă©quipage mixte Ă©tait composĂ© de l’Adjt pilote de dirigeable Camille, Albert BRICE, du Cne pilote de dirigeable RenĂ©, Jean, Henri CAUSSIN, du Mot2 Ă©lectricien radio de dirigeable Maurice, Louis, Nicolas PROUTEAU, de l’Adjt mĂ©canicien de dirigeable Abel, Adrien, Edmond RÉMIA et du LV Ă©lĂšve pilote de dirigeable Antoine, Louis, Marie BARTHÉLEMY de SAIZIEU. Brice, Caussin et RĂ©mia appartenaient Ă  l’AĂ©rostation militaire. 17 aoĂ»t 1960 – Un AVRO Lancaster de l’escadrille n° WU 26 – revenait de mĂ©tropole vers Agadir, transportant douze passagers en plus de son Ă©quipage habituel. Alors que l’appareil se trouve 25 kilomĂštres au sud de Had Ouled Frej, un message est reçu par le contrĂŽle de Camp CazĂšs, signalant un incendie au moteur n° 3 et annonçant une tentative d’atterrissage forcĂ©. Mais il est trop tard, rongĂ© par le feu, le longeron principal de la voilure cĂšde et l’aile droite se replie. DĂ©semparĂ©, le Lancaster s’écrase au sol prĂšs du douar de Khemis M’Touch, dans la rĂ©gion de Sidi Bennour, Ă  une centaine de kilomĂštres environ dans le SSO de Casablanca. Tous les occupants sont tuĂ©s sur le coup. L’équipage Ă©tait composĂ© du MP mĂ©canicien de bord Bernard BRÉLIVET, du SM2 radio volant Jacques, Pierre DURAND, de l’EV2 de rĂ©serve pilote Jean-Claude JÉGOU, des OE3 pilotes Henri, Francis JOURDAN et Joseph, Jean, Marie LE HIRESS, commandant d’aĂ©ronef, du Mt mĂ©canicien volant Edmond, Jean, Marie MARTIN et du PM radio volant Jean, Emile, Auguste MOUSSET. Les passagers Ă©taient le QM2 armurier d’aĂ©ronautique Claude, Paul BARBÉ, le PM pilote Maurice, Dominique, Pierre CANTAT, les SM2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Jacques, Roland, Marcel HERBETTE, Gilbert, Louis, Marie LE ROUZIC et Jean, Louis MARC, l’agent de la poste aux ArmĂ©es Armand, Marius PÉZÉ, le QM1 Ă©lectricien Christian, Charles PHIPPS, le SM2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Joseph PROVOST, le PM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Lucien, Jean, Louis ROMANI, l’IM1 volant Jacques, Jean, Victor ROULS, le Sgt/Maj Louis, Victor PRINCE-SOULIER de l’armĂ©e de Terre et le Mot2 maĂźtre d’hĂŽtel Pierre VICARIOT. 10 avril 1933 – Au retour d’un vol d’entraĂźnement par nuit lunaire, un Farman 168 Goliath n° 120 – de la SE de Berre capote Ă  l’amerrissage, probablement Ă  cause d’un effet de mirage. Les cinq hommes composant l’équipage, les SM arrimeur pilote Paul, Henri, Roger CHAPON, le QM arrimeur pilote Jacques, Paul, Achille FRAISSÉ, le SM arrimeur pilote François, Yves, Joseph JACQ, le SM mĂ©canicien volant Yves, Guillaume, Marie LE BARS et le Mt mĂ©canicien pilote Charles, Jean, Gaston PRULEAU, pĂ©rissent dans l’accident. 16 novembre 1918 – L’apprenti marin Maurice, Alfred, Adolphe PRUVOST du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l, Ă©lĂšve pilote Ă  l’école de pilotage de l’AĂ©ronautique militaire d’AmbĂ©rieu, est mortellement blessĂ© dans la chute de son avion sur le terrain de Loyettes Ain. 19 dĂ©cembre 1943 – Un Vickers Wellington XIII s/n HZ710 – de l’escadrille 1B de la 2Ăšme flottille de bombardement avait dĂ©collĂ© du terrain de Dakar-Oukam pour un mission de protection de convoi. Les conditions mĂ©tĂ©orologiques sont trĂšs mauvaises et, incapable d’assurer correctement sa mission, le chef de bord annonce par radio qu’il l’interrompt et rentre Ă  sa base. Un autre message signale que les grenades ASM ont Ă©tĂ© larguĂ©es. Vers 14 heures, le Wellington est Ă  la verticale de Ouakam et entame un long virage pour se prĂ©senter dans l’axe de la piste. Des tĂ©moins s’aperçoivent alors qu’un des moteurs Ă©met une fumĂ©e noire. A 14 h 24, l’avion percute la mer et explose Ă  deux milles de la cĂŽte. Des embarcations de pĂȘcheurs puis des vedettes de la Royal Navy se portent immĂ©diatement sur les lieux de l’accident mais ne trouvent aucun survivant. L’équipage Ă©tait composĂ© des QM1 radio volant Auguste, Joseph AQUADRO, EV1 pilote Victor, Louis, Henri CERINI, chef de bord, SM2 pilote Alexandre, EugĂšne, CĂ©lestin CRESTEL, QM2 radio volant GaĂ©tan, Jean, Joseph DUCLOS, PM pilote Henri, Denis MICHEL, QM mĂ©canicien volant Raymond PATUREAU et Asp de rĂ©serve Henri, Antoine PUCHOL, observateur. Les corps de Cerini, Michel et Patureau ne seront pas retrouvĂ©s. 10 mars 1945 – Un Supermarine Walrus I s/n Z1815 – de l’escadrille 4S s’écrase au hameau de Cavalligna, dans la commune de Santa-Maria-di-Lota Corse. L’accident fait quatre victimes, l’équipage, composĂ© du Mt pilote Adrien, NoĂ«l DEVOIR et du Mot mitrailleur bombardier Jacques PUCHU et deux passagers, le SM mĂ©canicien François, Claude RUBINI et le QM2 canonnier Louis, Antoine LÉONARDI de l’UnitĂ© Marine d’Ajaccio. 18 mai 1986 – Un Atlantic n° 19, de la flottille 21F, avait dĂ©collĂ© de Djibouti pour un vol d’entraĂźnement. Aux alentours de la montagne du Day, le moteur gauche est victime d’une avarie brutale provoquant un virage du mĂȘme cĂŽtĂ©. Le relief est trop proche, l’appareil percute les contreforts de la montagne et se dĂ©sintĂšgre en tuant tous ses occupants. L’accident fait dix-neuf victimes Membres de l’équipage MP Ă©lectronicien de bord Michel, Raymond, RenĂ© BLANDIN, PM Ă©lectronicien de bord AndrĂ©, Alain, Patrick CHAUMONT, SM navigateur Laurent, Michel FAUBET, Mt navigateur Daniel, Victor d’HULSTER, Mt Ă©lectronicien de bord Eric, HervĂ©, Victor, Auguste MAUGARS, EV1 de rĂ©serve pilote Dominique, Jean MEUNIER, chef de bord, Mt mĂ©canicien de bord Eric, Jean, Louis MONTET, SM Ă©lectronicien de bord Pierre, Michel PUGI, QM1 mĂ©canicien de bord Patrick, Henri SIMOND. PM mĂ©canicien de bord Jacques, Marie, Franck TASSIN, PM pilote Christian, Louis, AloĂŻs de personnel technique au sol de la 21F QM1 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Didier FORMET, MP Ă©lectronicien d’aĂ©ronautique Michel, Charles, Paul PACATTE et PM Ă©lectromĂ©canicien d’aĂ©ronautique Dominique passagers S/C Umberto CIRASARO de la 13Ăšme DBLE, PM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Gilbert, Michel CROUILLES, de l’UnitĂ© Marine de DjiboutiEV2 RenĂ©, François, AndrĂ© FOIN de l’aviso-escorteur Amiral Charner, Maj mĂ©canicien de bord Bernard, Gabriel JOLLARD et MP pilote Jean, Pierre, ClĂ©ment MAROT de l’escadrille 23S dĂ©tachĂ©s sur le BCR Var. 23 juillet 1940 – Alors qu’il dĂ©colle du lac de Bizerte pour rejoindre Aspretto en Corse, un LatĂ©coĂšre 298 n° 42 de l’escadrille 3S6 se met en perte de vitesse et s’abat dans l’eau. Deux de ses membres d’équipage, le QM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Yves, Marie LAVANANT et le QM de rĂ©serve radio volant RenĂ©, LĂ©onard PUGLIESE sont tuĂ©s sur le coup. Le troisiĂšme, le SM2 pilote Louis, Albert KAUFFMANN, est transportĂ© griĂšvement blessĂ© Ă  l’hĂŽpital de Sidi Abdallah oĂč il dĂ©cĂšde quelques heures plus tard. 12 avril 1954 – Alors qu’il arrivait pour bombarder des concentrations viĂȘt minh autour du point d’appui Anne Marie» dans la cuvette de DiĂȘn BiĂȘn Phu, un PB4Y Privateer de la flottille BuAer 59774 – est atteint de plein fouet par les tirs de la DCA et s’écrase au sol. Les neuf membres de l’équipage, le SM2 armurier de bord Serge, AimĂ© BOURSON, le SM2 radio volant Marc, Christian CHAIGNE, le SM2 radio volant Jackie, Robert GIULIANO, le SM2 pilote Guy, Joseph, AndrĂ© GAUTHIEZ, le SM2 mĂ©canicien de bord Charles ILTIS, l’EV1 pilote Alexis MANFANOVSKY, chef de bord, le SM2 armurier de bord Jean, Hyacinthe PAUMIER, le SM2 mĂ©canicien de bord Pierre, Edmond PUYJALINET et le SM2 navigateur HervĂ©, Marie, Ernest RUELLO KERMELIN, sont portĂ©s disparus, prĂ©sumĂ©s tuĂ©s dans la chute de leur appareil. 18 mai 1986 – Un Atlantic n° 19, de la flottille 21F, avait dĂ©collĂ© de Djibouti pour un vol d’entraĂźnement. Aux alentours de la montagne du Day, le moteur gauche est victime d’une avarie brutale provoquant un virage du mĂȘme cĂŽtĂ©. Le relief est trop proche, l’appareil percute les contreforts de la montagne et se dĂ©sintĂšgre en tuant tous ses occupants. L’accident fait dix-neuf victimes Membres de l’équipage MP Ă©lectronicien de bord Michel, Raymond, RenĂ© BLANDIN, PM Ă©lectronicien de bord AndrĂ©, Alain, Patrick CHAUMONT, SM navigateur Laurent, Michel FAUBET, Mt navigateur Daniel, Victor d’HULSTER, Mt Ă©lectronicien de bord Eric, HervĂ©, Victor, Auguste MAUGARS, EV1 de rĂ©serve pilote Dominique, Jean MEUNIER, chef de bord, Mt mĂ©canicien de bord Eric, Jean, Louis MONTET, SM Ă©lectronicien de bord Pierre, Michel PUGI, QM1 mĂ©canicien de bord Patrick, Henri SIMOND. PM mĂ©canicien de bord Jacques, Marie, Franck TASSIN, PM pilote Christian, Louis, AloĂŻs de personnel technique au sol de la 21F QM1 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Didier FORMET, MP Ă©lectronicien d’aĂ©ronautique Michel, Charles, Paul PACATTE et PM Ă©lectromĂ©canicien d’aĂ©ronautique Dominique passagers S/C Umberto CIRASARO de la 13Ăšme DBLE, PM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Gilbert, Michel CROUILLES, de l’UnitĂ© Marine de DjiboutiEV2 RenĂ©, François, AndrĂ© FOIN de l’aviso-escorteur Amiral Charner, Maj mĂ©canicien de bord Bernard, Gabriel JOLLARD et MP pilote Jean, Pierre, ClĂ©ment MAROT de l’escadrille 23S dĂ©tachĂ©s sur le BCR Var.
Lesinge pointe la tĂȘte hors d'un buisson et fait trois galipettes. SINGE : Trop tard, petit lionceau ! (disparaĂźt de nouveau) LĂ©o se retrouve seul parmi les hautes herbes jaunes. ScĂšne 3 Peu aprĂšs, un zĂšbre s'approche en broutant. LĂ©o l'aperçoit et sursaute. Ombre de Nicolas Aubert. LÉO : (s'enfuit) Au secours ! Au secours ! Un guĂ©pard !

Les historiens — anciens et modernes — qui ont Ă©tudiĂ© le cri ont distinguĂ© Le cri de combat, sans signification prĂ©cise, qui est une manifestation instinctive, a pour but et pour effet d’effrayer l’adversaire, de s’animer au combat, de se doper » en quelque sorte, de se rendre en mĂȘme temps moins sensible Ă  la fatigue et Ă  la douleur. Le cri de combat s’exprime par la clameur, la huĂ©e, les vocifĂ©rations. Le cri de guerre, qui a un sens prĂ©cis, exprime une idĂ©e, une invocation, une priĂšre, un mot d’ordre, un nom
 Le cri d’armes, en usage au temps de la fĂ©odalitĂ© du Xe au XVe siĂšcle, qui est trĂšs caractĂ©ristique des usages de cette Ă©poque. Toute classification trop systĂ©matique a ses dĂ©fauts, mais en matiĂšre historique, a pour principal mĂ©rite de servir, d’échafaudage aux thĂ©oriciens et d’aider Ă  clarifier les idĂ©es. Certains cris pourraient ĂȘtre de l’une ou de l’autre classe ; aussi nous efforcerons nous de suivre avant tout l’évolution de cette institution coutumiĂšre. 1 LE CRI DE COMBAT OU CRI PRIMITIF Le cri de combat, ou cri primitif, est destinĂ© Ă  jeter l’épouvante dans le cƓur de l’ennemi. Il est employĂ© depuis les temps les plus reculĂ©s il l’est encore d’ailleurs dans la lutte du judoka et karatĂ©. L’animal lui-mĂȘme – comme le taureau ou l’élĂ©phant – chauffe » pour ainsi dire sa fureur par des ronflements, des beuglements, des barrissements avant de charger. De tout temps les nations ont eu pour usage de jeter de grands cris avant le combat pour s’encourager, – se gonfler » – effrayer l’adversaire. Le cri Ă©tait en usage chez les HĂ©breux les murailles de JĂ©richo tombĂšrent aux cris du peuple, et non seulement des trompettes omni populo voce fuante. Chaque peuple avait une façon particuliĂšre de crier. Il s’agissait, si nous en croyons l’Illiade et L’OdyssĂ©e, de hurlements effroyables. Les Romains des anciens temps, avaient leur cri qu’ils jetaient au contact de l’ennemi. Ils le considĂ©raient comme une arme efficace. Les lĂ©gionnaires marchaient en silence et en ordre, mais quand ils arrivaient sur l’adversaire, au signal qui leur Ă©tait donnĂ©, ils criaient d’une voix perçante. La vigueur avec laquelle ils se faisaient entendre augmentait leur valeur, et leur donnait la certitude de la victoire. D’aprĂšs l’historien JosĂšphe, dans la Guerre de Palestine, PompĂ©e fit mettre Ă  ses soldats le doigt dans les oreilles afin qu’ils ne soient pas effrayĂ©s. Tite Live assure qu’aux cris des soldats de Scipion les oiseaux tombaient morts du ciel. Le cri Ă©tait, on le voit, considĂ©rĂ© comme un moyen de combat efficace parfois, si nous en croyons CĂ©sar, une affaire Ă©tait dĂ©cidĂ©e au premier choc et dĂšs le cri de combat. Il y avait d’ailleurs, au nombre des stratagĂšmes, une ruse de guerre qui consistait Ă  choisir le champ de bataille de telle sorte que les Ă©chos en multiplient les effets, et sĂšment une terreur panique » telle que l’ennemi fuie sans combattre, se croyant accablĂ© par le nombre. VĂ©gĂšce nous rapporte que les Germains poussaient des cris qui parfois les effrayaient eux-mĂȘmes le baritus. Ils s’accompagneront aussi, plus tard, de chants barbares trĂšs durs pour entraĂźner la troupe – le barditus, d’oĂč le nom de barde – chants hurlĂ©s en cadence avec le bouclier devant la bouche pour que la rĂ©flexion des sons en soit amplifiĂ©e peut-ĂȘtre y trouvons-nous l’origine de certaine musique instinctive contemporaine 
 Nous trouvons un Ă©cho des diffĂ©rents cris dans la Chanson de Roland si chĂšre Ă  nos amis laonnois. AprĂšs le dĂ©sastre de Roncevaux, Charlemagne conduit les Français au combat pour venger la mort de Roland. Les deux troupes – françaises et sarrazines – se rencontrent aux cris de Montjoie dun cĂŽtĂ© du nom de Joyeuse, l’épĂ©e de Charlemagne de PrĂ©cieuse de l’autre du nom de l’épĂ©e du roi paĂŻen Ce sont des cris de combat fĂ©odaux et nationaux. Nous en parlerons plus loin. Mais aprĂšs que Naimes eĂ»t tuĂ© Malprime, son adversaire, la bataille devient terrible. L’émir fait donner toutes ses rĂ©serves, ses troupes accourent de toute part les unes braient et hennissent, les autres aboient comme des chiens les cris primitifs accompagnent l’attaque des troupes barbares devant laquelle plie l’armĂ©e des chevaliers français 
 – Ogier le Danois et les autres preux font des prodiges de vaillance pour reprendre l’avantage. Charlemagne livre un combat singulier Ă  Baliguant ; fort malmenĂ© un instant, il parvient Ă  tuer son adversaire. Alors il crie Montjoie » pour qu’on se rallie Ă  lui. La Chanson de Roland est un tĂ©moignage trĂšs caractĂ©ristique des coutumes des temps anciens, et de la chevalerie. Nous y retrouvons les exemples du cri de combat, du cri de guerre, du cri fĂ©odal et dĂ©jĂ  du cri royal ou cri national utilisĂ© comme cri Ă  la rescousse » et cri de ralliement » – autre classification des historiens 
 2 LE CRI DE GUERRE Le cri de combat devient cri de guerre lorsque la forme en est fixĂ©e d’avance. C’est le signe que la bataille s’ordonne, le cri a un sens prĂ©cis, exprime une idĂ©e, rĂ©pĂ©tĂ© avec force il s’apparente avec ce que nous appelons slogan. Le cri de guerre des Romains est feri ! frappe !. Ils frappaient en effet de leur Ă©pĂ©e sur leur bouclier. Les Grecs criaient allala » ou allali » d’oĂč le terme de chasse hallali. Le vieux cri de guerre celtique Torr he brenn » casse la tĂȘte remonte trĂšs loin, peut-ĂȘtre Ă  l’ñge des cavernes ! Aussi anciens sont les cris de guerre des Irlandais A boo » Ă  la victoire qui figurent au cimier des armoiries des Desmond et Mac Carthy. Le cri de guerre antique de l’Ecosse le slughan » ou slogan se retrouve dans le cri de clan des Mac Donnel, Mac Alpine, Mac Gregor, et d’autres encore. Le cri de guerre des Cosaques Huraj ! » au paradis dont est issu le hurrah ! » remonte aussi fort loin. Le cri de guerre, on le voit n’est plus le hurlement sauvage, mais est devenu un mot, une phrase, une formule. Souvent il invoque les secours du ciel, le nom d’un chef, celui dune ville, le souvenir d’une victoire. Les HĂ©breux crient le glaive du seigneur ! » ou le glaive de GĂ©dĂ©on ! ». Depuis Constantin, les chrĂ©tiens invoquent Dieu, la Vierge, les Saints ce sont des cris dinvocation ». Ferdinand Lot a Ă©tudiĂ© la langue du commandement de I’armĂ©e romaine et le cri de guerre française au Moyen Age 
 Il a retrouvĂ© dans les manuels militaires byzantins – notamment dans le Strategicon de l’Empereur Maurice, les commandements latins du VIe siĂšcle. Le cri de guerre impĂ©rial, de l’Empire chrĂ©tien Ă©tait une invocation – Adiuta ! criait un officier. – Deus ! rĂ©pondait toute la troupe. Ce fut, suppose-t-il, l’invocation personnelle de Clovis Ă  Tolbiac 
 Ce cri, si l’on en croit Orderic Vital, avait Ă©tĂ© conservĂ©, on ne sait comment, par les Normands. L’abbĂ© Merlette, pense que ce fut le cri de guerre royal puis impĂ©rial qu’avaient gardĂ© les mĂ©rovingiens et les carolingiens. Selon lui Diex aĂŻe » serait le cri authentique de Roland et de Charlemagne. Au XIe siĂšcle le cri des Anglais est Croix de Dieu ! », celui des Normands Dieu nous garde ! ». Au XIIIe siĂšcle les troupes de don Pedro d’Aragon contre les Mores d’Espagne, avant le combat s’agenouillent. AprĂšs une brĂšve priĂšre ils frappent le sol de leur lance en criant Desperta ferro ! » fer rĂ©veille-toi ! et se prĂ©cipitent sur l’ennemi en criant A Gur ! » A Dieu !. Au XIVe siĂšcle les hordes de Tamerlan crient Tchalpiguan ! » chargeons ! sabrons !. Au XVIe siĂšcle les Moscovites crient Dieu et le Grand Prince ! » formule encore fĂ©odale. En France, le cri dembuscade est Tue ! tue ! », celui des Espagnols est A mat ! »  Le cri primitif naturel comme le ahan ! du bĂ»cheron, le cri de guerre sont employĂ©s simultanĂ©ment au cours des combats. DonnĂ© au contact de l’adversaire, le cri peut donner lieu de mĂ©prise Froissart rapporte que le roi Philippe de Valois et le roi Edouard III d’Angleterre se trouvaient l’un Buironfosse, l’autre Ă  la Flamengrie prĂšs de Vervins en ThiĂ©rache. Leurs armĂ©es Ă©taient prĂȘtes Ă  en venir aux mains. Un liĂšvre se leva aux premiers rangs de l’armĂ©e française et les soldats firent de grandes huĂ©es aprĂšs le liĂšvre ». Or il Ă©tait coutume de faire des chevaliers » quand se dĂ©clenchait la bataille sans observer le cĂ©rĂ©monial traditionnel qui demandait en particulier la veillĂ©e d’armes. Le prince ou le chef de guerre donnait simplement au chevalier l’accolade avec son Ă©pĂ©e, et le parrain lui mettait les Ă©perons dorĂ©s. Ce jour-lĂ  donc, entendant les clameurs qui s’élevaient en avant des troupes, on crut Ă  l’arriĂšre qu’on commençait Ă  se battre. AussitĂŽt chacun prit ses armes, et on fit sur le champ plusieurs chevaliers. Le comte de Haynaut pour sa part en fit quatorze. Mais, ajoute notre chroniqueur, la bataille ne se donna pas 
 et les chevaliers créés Ă  cette occasion furent toujours appelĂ©s depuis les chevaliers du liĂšvre ». 3 LE CRI D’ARMES. CRI FEODAL OU CRI DU CHEVALIER Alors que le cri de guerre a pour objet surtout d’exciter le combattant contre l’adversaire. Le cri d’armes est une expression fĂ©odale. C’est, du Xe au XVe siĂšcle, le cri personnel du chef militaire qu’est le chevalier banneret. Le cri d’armes, en forme de devise est reproduit par acclamation en chƓur ; c’est un cri de subordination rĂ©pĂ©tĂ© quand le chef lui-mĂȘme, son porte-enseigne ou son hĂ©raut d’armes en donne le signal ou le ton ». Telle est la dĂ©finition qu’en donne le gĂ©nĂ©ral Bardin dans son dictionnaire militaire. Dans l’histoire des institutions fĂ©odales le cri darmes est un Ă©lĂ©ment trĂšs caractĂ©ristique de l’organisation sociale de l’époque. Il est rĂ©servĂ© en effet aux seuls chevaliers bannerets, c’est-Ă -dire aux seuls seigneurs ayant droit de porter banniĂšre. Chacun deux avait son cri particulier. Il y avait donc, dans la vieille milice française, autant de cris darmes que de banniĂšres. Le roi de France – le premier des seigneurs – avait son cri Montjoie qui deviendra Montjoie Saint-Denis, et prendra le caractĂšre de cri national unique. D’oĂč les expressions françaises du vieux langage lever le cri » pour exprimer l’appel du chef de guerre, aller au cri » pour exprimer le rassemblement des vassaux sous ses ordres pour aller Ă  la guerre. Notons que tous les gentilshommes n’avaient pas le droit de cri. L’aĂźnĂ© d’une famille – lorsqu’il Ă©tait banneret – avait seul le nom, le cri et les pleines armes. Seul il avait le droit de faire profĂ©rer aux siens un cri particulier et de l’inscrire sur sa banniĂšre. De lĂ  aussi l’expression banniĂšres de chevalier portant un cri ». Les cadets ne pouvaient lancer le cri de leur famille qu’en y ajoutant celui de leur branche. De mĂȘme, ils ne pouvaient en porter le blason qu’avec brisure. Il convient de rappeler ici ce qu’était le chevalier banneret, en esquissant les Ă©tapes habituelles de sa carriĂšre. Jusqu’à l’ñge de 7 ans, le futur chevalier Ă©tait laissĂ© aux soins des femmes. Il Ă©tait ensuite PAGE jusqu’à 14 ans, c’est-Ă -dire attachĂ© Ă  un chĂątelain, Chevalier qu’il avait fonction de servir. Sorti hors de page » vers 14 ans, il Ă©tait ÉCUYER, c’est-Ă -dire attachĂ© Ă  un chevalier qu’il secondait en paix comme en guerre soignant ses armes, ses chevaux, l’aidant Ă  revĂȘtir sa cuirasse, le secourant dans la bataille, le remontant avec l’un de ses grands chevaux s’il en Ă©tait besoin, Ie soignant, gardant ses prisonniers, etc. Il avait dĂ©jĂ  de ce fait un entraĂźnement poussĂ© Ă  l’emploi des armes. Lorsqu’il avait pu faire preuve de sa valeur soit Ă  la guerre, soit en tournoi, il pouvait ĂȘtre armĂ© chevalier vers 21 ans. Il Ă©tait alors chevalier bachelier et avait droit de porter pennon le pennon Ă©tait un enseigne, sorte de fanion, qui se terminait en pointe. Il avait aussi d’ailleurs droit de girouette, et sur sa gentilhommiĂšre, ou chĂąteau, en forme de pennon Ă  pointe, tournait le floquet ou pennoncel. Le plus souvent le chevalier bachelier n’était pas assez riche pour porter banniĂšre et prenait parti sous un banneret auquel il amenait son pennon 
 Mais quand il parvenait Ă  rĂ©unir un domaine dau moins quatre bacelles et avait un certain nombre de vassaux, il pouvait demander Ă  porter banniĂšre. La bacelle Ă©quivalait Ă  10 mas ou meix – mesure agraire correspondant aux labours dune charrue Ă  deux bƓufs. Pour avoir la prĂ©rogative de porter banniĂšre – qui Ă©tait une marque de grande noblesse – le chevalier bachelier devait avoir servi et suivi Ă  la guerre, avoir aussi assez de terres pour que des gentilshommes accompagnent sa banniĂšre. II lui fallait avoir au moins 50 hommes d’armes 25 pour combattre et 25 pour lui et la banniĂšre garder » ce qui reprĂ©sentait environ 150 cavaliers Ă  cheval, sans compter les gens de pied, archers, arbalĂ©triers ou piquenaires. Lorsqu’il rĂ©unissait les conditions voulues, le chevalier bachelier devait apporter Ă  la premiĂšre bataille oĂč il se trouvait son pennon et prĂ©senter sa compagnie » au connĂ©table ou aux marĂ©chaux qui intervenaient auprĂšs du prince, pour que lui soit accordĂ© le droit de porter banniĂšre ». Alors, on coupait l’extrĂ©mitĂ© pointue du pennon qui prenait un forme carrĂ©e ou rectangulaire et devenait banniĂšre, d’oĂč l’expression ancienne faire de pennon banniĂšre » pour marquer le passage d’une dignitĂ© Ă  une autre dignitĂ© plus Ă©levĂ©e. De mĂȘme la girouette du banneret prenait la forme rectangulaire ou carrĂ©e. En principe Ă  l’occasion d’une premiĂšre bataille le chevalier bachelier pouvait demander Ă  porter banniĂšre, Ă  la deuxiĂšme Ă  devenir banneret, Ă  la troisiĂšme il pouvait aspirer Ă  devenir baron qui Ă©tait le plus haut degrĂ© de la noblesse seigneuriale. Les seigneurs français portant banniĂšre avaient leur cri, qui Ă©tait inscrit sur leur banniĂšre. Le cri fĂ©odal Ă©tait un moyen de commandement il servait Ă  donner le signal du combat, Ă  rallier les hommes d’armes dans la mĂ©lĂ©e confuse du champ de bataille Ă  cette Ă©poque de combat individuel. Quelle Ă©tait la forme du cri d’armes ? Souvent les familles criaient simplement leurs noms dans la science hĂ©raldique nous trouverons souvent aprĂšs la description des armes et supports de blason d’un seigneur l’expression crie son nom ». C’est le cas d’Acigny, d’Aspremont, de Beauffremont. Ces derniers adoptĂšrent un jour pour cri Dieu aide au premier chrĂ©tien » ce qui poussa les Montmorency qui avaient dĂ©jĂ  cette formule de cri Ă  le transformer en Dieu aide au premier baron chrĂ©tien ! » Les Duras, les Joinville, les Gamache, les Kergorlan, les RubemprĂ© et bien d’autres crient leurs noms. Souvent y est jointe une invocation – Ă  Dieu – les la Palu crient Eh ! Dieu ! Aidez-moi ! » – les Potier crient Par Dieu » – les Barville crient Dieu Ă  nous ». Les invocations Ă  Notre-Dame sont nombreuses Bourbon Notre Dame ! » est le cri de Navarre, Notre Dame au Seigneur de Coucy ! » est celui bien connu des Sires de Coucy. De mĂȘme on crie Vergy Notre Dame », N. D. Sancerre ! », N. D. Guesclin ! » c’est le cri du connĂ©table Bertrand de Guesclin, Bourbon Notre Dame ! », N. D. Belle Val ! », Notre Dame Ribemont » crie le seigneur de Bousiers 
 Les invocations aux saints sont innombrables en France et ailleurs Montigny Saint Christophe ! » c’est le cri des Heuchins d’ostrevant. Saint Aubert ! c’est le cri des Graincourt en Artois. Saint Pol ! celui des d’Hautecloque les Pindray crient Meltes Saint AndrĂ© ! ; les Saint Yrieix Saint Yrieix Ă  moi ! » ; les Vienne en Bourgogne Saint Georges au puissant Duc ! ». Parfois est Ă©voquĂ© le souvenir des croisades les Blondel, les Crouy, les Chanel crient JĂ©rusalem ! » – les Chauvigny crient Chevaliers pleuvent JĂ©rusalem ! ». Nous trouvons aussi des cris de fidĂ©litĂ© au roi pro rege ! pro rege !. Souvent sont créées des noms de villes ou de forteresse En Picardie, et en Artois les Amerwal, les Ollehain, le Vidame de Picquigny, les Ranchicourt crient Boulogne » ; il est vrai qu’ils en portent les armes. Les VendĂŽme crient Chartres ! ». Il s’agit de ville conquise, lorsque le comte de Louvain abandonne le cri ancestral Louvain au riche duc ! » pour Limbourg Ă  celui qui l’a conquise ». Les comtes de Kimberley, en Grande-Bretagne ont conservĂ© jusqu’à nos jours pour cri d’armes Azincourt » en souvenir d’une victoire qui nous a Ă©tĂ© cruelle mais grĂące Ă  Dieu, leur cri de nos jours est figĂ© en expression hĂ©raldique. De mĂȘme les Dauphins Ă  Auvergne faisaient crier Clermont au Dauphin d’Auvergne ! ». Le cri d’armes Ă©tait parfois le reflet des meubles d’un blason, ce qui explique le cri des comtes de Flandres Flandres au Lyon ! » des Flavines en CambrĂ©sis le leu Bantoux ! ». – Les Waudripont portent deux lions adossĂ©s dos Ă  dos ; leur cri est Cul Ă  cul Waudripont ! » Les Wandelancourt crient Mon aigle »  Un Ă©pisode peut ĂȘtre l’origine de la formule d’un cri en 1495, Ă  la bataille de Formone, Charles VIII appelle Ă  son secours un seigneur de la maison de Montoison dont le cri et la devise deviendront Ă  la rescousse Montoison ! » ; le cri des Morialine Ă  la rescousse Morialine » a une origine semblable. Enfin, nous retrouvons les cris primitifs et cris de combat sans doute les plus anciens dans les cris d’armes. – des Chasteler Pring ! Pring ! tue ! tue ! – des comtes de Bar Au feu ! Au feu ! – des Altvillars Halaac ! halaac ! Ă  la bache ! – des Carbonnel d’Hierville Huc ! huc ! Carbonnel ! – des Coligny Haut la lance Pillot ! – des Contamine A moi ! – des Coucy N. D. au Seigneur de Coucy !, Coucy Ă  la Merveille !, Place Ă  la banniĂšre ! – des d’Eternac main droite ! – des Freminville En avant ! – des Grant de Vaux Tenons ferme ! – des Keranguat DĂ©fends toi ! – des Tournon Au plus dur ! – des Vaudenay Au bruit ! – etc. Emploi du cri d’armes Le cri d’armes d’un banneret Ă©tait le cri du corps qu’il commandait, et de toutes les banniĂšres qu’il pouvait avoir sous ses ordres. Les bannerets choisissaient gĂ©nĂ©ralement l’un d’entre eux, celui qui leur semblait le plus qualifiĂ© pour une bataille. Le cri de guerre Ă©tait alors celui du commandant en chef choisi. Froissart rapporte qu’en 1364, avant la bataille de Cocherel entre Navarrois et Anglais, les chefs français ayant pris leurs dispositions pour le combat, parlĂšrent longtemps entre eux quel cri pour la journĂ©e ils crieraient » et Ă  quelle banniĂšre ou pennon ils se rallieraient. Longtemps ils voulurent du cri N. D. Auxerre » du comte d’Auxerre dont ils voulaient faire leur souverain en ce jour Ă  cause de sa naissance et de l’importance de ses terres. Mais, ajoutet-il, celui-ci s’excusa fort gracieusement » Ă  cause de sa jeunesse et de son inexpĂ©rience. C’est sur Bertrand du Guesclin qu’ils finirent par s’accorder ; on crierait N. D. Guesclin ! » car c’est Ă  lui que fut confiĂ© le commandement en cette journĂ©e. Lorsque les banniĂšres Ă©taient rassemblĂ©es en corps de bataille, les bannerets Ă©taient en effet placĂ©s sous les ordres d’un chef marĂ©chal de France, ou lieutenant GĂ©nĂ©ral, dont on prenait le cri. La banniĂšre rĂ©glait le mouvement des troupes pendant le combat. En cas de dĂ©route le ralliement se faisait autour de cette banniĂšre. Dans certains cas le cri d’armes Ă©tait utilisĂ© par ruse. En 1382, au pont de Commines, le marĂ©chal de Sancerre ordonna que chacun fit le cri de sa banniĂšre » bien que les bannerets n’y fussent pas tous, pour faire croire aux Flamands que les troupes françaises Ă©taient plus nombreuses qu’elles n’étaient en rĂ©alitĂ©. Plus tard, quand les musiques militaires auront remplacĂ© le cri, la mĂȘme ruse consistera Ă  faire sonner la marche des Suisses, celle des Dragons, Ă  faire jouer la marche française des Gardes, Ă  faire sonner quantitĂ© de trompettes, battre tambours, et timbales, pour faire croire aux ennemis qu’il y a plus de troupes qu’ils ne pensaient. Le cri d’armes Ă©tait poussĂ© au manient de donner l’assaut, ou pour rallier la troupe ; il l’était aussi pour soutenir le banneret en danger, ou pour le dĂ©livrer s’il Ă©tait pris c’était le cri Ă  la rescousse ». Nous en trouvons un exemple dans le beau livre de Mm Martinet Montloon. Au cours de la premiĂšre croisade Thomas de Marle prĂšs du pont de fer, est au premier rang au siĂšge de JĂ©rusalem. Thomas voit que les Turcs ne pourront rĂ©sister Il sortit du fossĂ© la tĂȘte ensanglantĂ©e Vint Ă  la grand porte aux assises bien fermes Une brĂȘche Ă©tant faite Ă  cĂŽtĂ© dans la pierre le Seigneur cria Marle » Ă  tous ses chevaliers. Trente de sa contrĂ©e alors sont arrivĂ©s 
 et au bout de leur lance aussitĂŽt l’on hissĂ© par la brĂšche du mur il se fit balancer 
 » Le cri d’armes fut utilisĂ© parfois de maniĂšre dĂ©loyale. Etant en pĂ©ril, les vaincus ont utilisĂ© le cri de leurs vainqueurs ainsi le rapporte la chronique des Albigeois, les ennemis fuyaient par crainte de la mort et criaient Ă  haute voix Montfort ! Montfort ! » feignant d’ĂȘtre ainsi des nĂŽtres, et Ă©chappĂšrent par cette ruse aux mains de ceux qui les poursuivaient ! » Une anecdote mĂ©rite d’ĂȘtre citĂ©e parce que trĂšs caractĂ©ristique de l’esprit de la chevalerie fidĂšle Ă  sa lĂ©gende le Duc de Bourbon assiĂ©geait Verteuil que dĂ©fendait Renaud de Montferrand. Tous deux se trouvaient face Ă  face et s’escrimaient l’un contre l’autre dans l’obscuritĂ© d’une galerie sans s’ĂȘtre reconnus. DerriĂšre le Duc, les hommes d’armes ayant criĂ© Bourbon ! Bourbon ! » l’écuyer Renaud de Montferrand Ă©bahi se recula et dit Comment ! Messeigneurs, c’est le duc de Bourbon ? – Oui certes ! rĂ©pondit le Borgne de Veaulse, c’est le Duc en personne. – Alors ! dit Renaud de Montferrant, je dois bien louer Dieu de m’avoir fait la grĂące et l’honneur d’avoir fait armes avec un si vaillant Prince – et vous, Borgne de Veaulse, dites-lui que je lui requiers qu’il lui plaise en cette honorable place oĂč il est il me fasse chevalier de sa main, car je ne le puis jamais ĂȘtre plus honorablement. » Le combat fut interrompu, le Duc arma chevalier son adversaire, qui devint son alliĂ©. L’usage du cri d’armes, cri fĂ©odal, fut aboli lorsque le combat collectif, combat de masse, remplaça le combat individuel, et l’ ordre mince » remplaça la mĂȘlĂ©e – surtout avec la crĂ©ation par Charles VII des compagnies d’ordonnances, base de l’armĂ©e royale. .. Alors on n’observe jamais au plus grand silence que dans les armĂ©es lorsqu’on est sur le point d’en venir aux mains, car on est attentif aux ordres des officiers, on entend le bruit des tambours, des trompettes, des timbales, mĂȘlĂ© Ă  celui des armes Ă  feu quand le combat commence. Les ordonnances de 1534 et de 1557 ont mĂȘme imposĂ© le silence de la façon la plus sĂ©vĂšre quiconque en ordre de bataille devant l’ennemi parlera ou criera aura la langue percĂ©e 
 Les cris d’armes particuliers ont aussi Ă©tĂ© abolis Ă  la crĂ©ation des compagnies d’ordonnance. Cela a dispensĂ© les bannerets d’amener leurs vassaux au service ordinaire, les banniĂšres et la qualitĂ© de banneret mĂȘme disparaissent de nos institutions. L’armĂ©e royale est créée, l’époque fĂ©odale est close, la Monarchie va centraliser tous les pouvoirs, et les derniers grands fĂ©odaux disparaĂźtront un jour sous le couperet de Richelieu. Le duc d’Epernon mourra en 1661 alors commencera vraiment le rĂšgne du Grand Roi. Mais si la fĂ©odalitĂ© s’éteint, du moins grĂące Ă  l’art hĂ©raldique les cris d’armes se retrouvent souvent avec des devises dont elles diffĂšrent Ă  l’origine dans les blasons de quelques anciennes familles, inscrits au cimier de leurs armes dans la forme oĂč ils Ă©taient jadis Ă©crits sur les banniĂšres et oĂč les lançaient les hĂ©rauts d’armes Ă  l’occasion des tournois pour annoncer les chevaliers qui entraient en lice. Et nous en retrouvons de nos jours une trace dans l’ex-libris du lieutenant de vaisseau Robert de Roucy des fusiliers marins, mort en 1919 des blessures qu’il avait reçues dans les combats hĂ©roĂŻques de Dixmude en 1915. Il avait adoptĂ©, en effet, pour cri de guerre en souvenir de ses ancĂȘtres sans souci, sans merci, Roucy ! » – alors que sa devise plus authentique peut ĂȘtre, portait virtute virescit ! ». LE CRl ROYAL Montjoie Saint-Denis ! Nous ne pouvons manquer d’esquisser ici l’histoire du cri royal qui Ă©tait Ă  l’origine un cri seigneurial – celui du premier des seigneurs – avant de devenir cri unique, cri national. Le cri royal Montjoie Saint Denis » a fait l’objet de bien des Ă©tudes – mais son origine n’est pas connue avec exactitude. Orderic Vital dit qu’en 1119 les Français ayant entendu le cri d’armes des Anglais qui venaient Ă  eux criĂšrent Mont-Joye qui est le cri darmes de notre nation – sed ingressi, tersa vice clamarerunt ». Le mĂȘme cri se retrouve Ă  Antioche en 1191. AprĂšs la Chronique de Flandres, en 1214, Ă  la bataille de Bouvines, Philippe Auguste ayant eu son cheval tuĂ© sous lui, cria Montjoie » Ă  haute voix et fut aussitĂŽt remontĂ© sur un autre destrier. L’origine de Montjoie » a fait l’objet de nombreuses recherches, depuis des siĂšcles et d’hypothĂšses passionnĂ©es. On a prĂ©tendu qu’il remontait Ă  Clovis – l’étymologie mĂȘme est incertaine ; on ne peut retenir l’explication qu’en donne lAuteur de la Chanson de Roland
 le meum gaudium » a fait couler beaucoup d’encre. Dans le vocabulaire mĂ©diĂ©val le montjoie est un mont, ou un tas de pierres Ă©levĂ© Ă  dessein, peut-ĂȘtre simplement le tertre sur lequel le prince est placĂ© pour suivre la bataille, et plante sa banniĂšre. Il faut remarquer que l’invocation Ă  Saint Denis a Ă©tĂ© ajoutĂ©e au cri darmes du roi Ă  partir de l’époque oĂč loriflamme a Ă©tĂ© IevĂ©e. L’oriflamme Ă©tait la banniĂšre militaire de l’abbaye de Saint Denis. Ce monastĂšre Ă©tait en droit d’armer ses vassaux pour dĂ©fendre ses terres. Mais, comme l’abbĂ© ne pouvait prendre la tĂȘte de ses troupes pour les conduire au combat, il confiait son Ă©tendard et le commandement de celles-ci au comte de Vexin qui Ă©tait le protecteur de son Ă©glise. Le roi Louis VI, I’EveillĂ©, plus connu sous le nom de Louis le Gros, ayant acquis le comtĂ© de Vexin, tira le premier l’oriflamme de l’autel de Saint-Denis et la fit porter dans ses armĂ©es pendant la guerre contre l’Angleterre en 1124, alors quaĂ  la suite des revers qu’avait dĂ©jĂ  subis la chevalerie française, la situation paraissait dĂ©sespĂ©rĂ©e. D’aprĂšs la Chanson de Roland la banniĂšre de Charlemagne Ă©tait un Ă©tendard rouge semĂ© de croix et de roses d’or. Il existe en effet une parentĂ© possible entre lĂ©tendard de Charlemagne et celui de Saint Denis. Raoul de Presles dit avoir vu sur l’autel de Saint-Denis deux banniĂšres rouges dont l’une Ă©tait appelĂ©e la banniĂšre de Charlemagne »  Ce n’est pas une preuve certes car on attribuait facilement Ă  Charlemagne tout ce qui Ă©tait beau et ancien 
 Cela pourtant n’aurait rien d’étonnant Charlemagne devait ĂȘtre fort attachĂ© Ă  Saint Denis, oĂč en 754 avec son frĂšre Carloman, Ă  I’ñge de 12 ans, il avait reçu l’onction de Saint-Boniface au sacre du roi PĂ©pin son pĂšre. Mais la description de la banniĂšre a variĂ© 
 la plus vraisemblable indique qu’elle Ă©tait de soie rouge couleur de feu semĂ©e de flammes dor. Nous savons par expĂ©rience que la soie est matiĂšre pĂ©rissable. Il est bien peu probable qu’elle ait pu ĂȘtre conservĂ©e aussi longtemps. Quoi qu’il en soit au XIIe siĂšcle elle aurait eu 5 pointes et on peut y retrouver une origine orientale – 3 seulement au XIVe siĂšcle, 2 au XVe et XVIe siĂšcle 
 Ce qui est certain, c’est qu’arborĂ©e pour la premiĂšre fois en 1124 par Louis le Gros, elle le fut pour la derniĂšre fois en 1465 par Louis XI qui, allant contre les Bourguignons, se dispensa alors des cĂ©rĂ©monies traditionnelles tenues soit pour lever cette banniĂšre soit pour la remettre Ă  l’issue d’une guerre. Nous savons qu’en 1249, au siĂšge de Damiette, c’est le cri de Montjoie Saint Denis qui retentit quand, Ă  la suite de Saint-Louis, les chevaliers chrĂ©tiens sortent des vaisseaux pour se jeter dans un combat trĂšs dur contre les InfidĂšles. Le Monjoie-Saint-Denis sera encore criĂ© Ă  maintes reprises Ă  Furnes en 1292, Ă  Azincourt en 1415, au siĂšge de Montargis en 1426 – Ă  Pontoise avec Charles VII en 1441 
 mais les historiens et chroniqueurs ne le mentionnent plus depuis 
 et on ignore ce qu’elle est devenue. Celui qui portait l’oriflamme avait le titre de porte oriflamme ». C’était la plus haute dignitĂ© de l’ArmĂ©e, et une charge prĂ©fĂ©rĂ©e Ă  toute autre. Arnoul d’Andrelieu, en 1368, sous le rĂšgne de Charles V, donna sa dĂ©mission de marĂ©chal de France pour ĂȘtre honorĂ© de la dignitĂ© de porte oriflamme. Contrairement Ă  ce que l’on pourrait croire, le cri d’armes Montjoie Saint Denis » n’était pas attachĂ© au porte oriflamme, mais au roi d’armes. Le roi d’armes Ă©tait alors un personnage de la maison du roi, dont la charge Ă©tait importante. Depuis Louis le Gros, il Ă©tait le porte-parole, l’ambassadeur du roi ou du commandant en chef. MontĂ© sur un cheval blanc afin de pouvoir ĂȘtre facilement reconnu, tenant Ă  la main une masse d’armes ou un bĂąton Ă  manche de velours violet semĂ© de lis l’or et surmontĂ© d’une couronne fermĂ©e ancĂȘtre du bĂąton de marĂ©chal placĂ© Ă  la tĂȘte des hĂ©rauts et poursuivants d’armes – il Ă©tait dĂ©signĂ© sous le nom de Montjoie. Ainsi aprĂšs la bataille d’Azincourt, nous rapporte Monstrelet, Henri V d’Angleterre vainqueur de cette journĂ©e parcourut le champ de bataille oĂč gisaient tant de chevaliers français, vaincus surtout par ses archers. Il fit venir le Montjoie, roi d’armes de France qui Ă©tait prisonnier, pour lui demander le nom du chĂąteau qu’il voyait prĂšs de lui. – Azincourt ! rĂ©pondit celui-ci, et c’est de ce nom que fut baptisĂ©e la cĂ©lĂšbre bataille qui sonna le glas de la chevalerie française. L’époque fĂ©odale est rĂ©volue, la Monarchie s’affirme, le cri national au combat devient France ! France ! » et Vive le roi ». Il deviendra plus tard avec NapolĂ©on Vive l’Empereur ! ». Beaucoup plus tĂŽt avait Ă©tĂ© poussĂ© un cri d’armes international, un cri europĂ©en le cri de l’Occident celui bien connu, de Godfroy de Bouillon Ă  la premiĂšre croisade Dieu le veult ! Dieu le veult ! ». H. DE BUTTET Ouvrages consultĂ©s Daniel Histoire de la Milice française 17. PANKOUKE EncyclopĂ©die militaire M. BULLET Dissertation sur divers sujets de I’Histoire de France 1759. BARDIN Dictionnaire militaire 1820. Oscar de WATTEVILLE Le cri de guerre chez les diffĂ©rents peuples 1889 Le Colonel DE ROCHAS Cris de guerre, devises, etc. 1890. DE BERSAS DE LA MEGIE LĂ©gendaire de la Noblesse de France 1865. ROGER Noblesse et chevalerie du ComtĂ© de Flandre, d’Artois et de Picardie 1843.

Devenule prĂ© de Clagny avant la RĂ©volution, puis le quartier des PrĂ©s Ă  partir de 1779, il fut progressivement construit, avec la crĂ©ation du boulevard de la Reine en 1777, et surtout avec l’arrivĂ©e de la ligne de chemin de fer (Paris Saint-Lazare) au cours de la Monarchie de juillet (1839), puis avec la construction des quartiers de Clagny, et au nord, de Glatigny.
26 janvier 1954 – Au cours d’un vol de liaison entre le Cannet-des-Maures et FrĂ©jus, un Dassault MD 312 de l’escadrille de la BAN de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l n° 299 – percute le sommet de la colline Saint-Martin dans le massif des Maures et s’écrase au lieu-dit Les Lauques, dans la commune de Sainte-Maxime Var. Les six occupants de l’appareil, le SM2 pilote Albert CHANVIN, l’ouvrier d’état expĂ©rimentateur AimĂ©, Alexandre CLÉMENT, le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Roger, Louis, François FALCOU, le Mt pilote Bernard, François, RenĂ©, Marie MADELIN, l’EV1 navigateur Aloys RABAIN et le QM2 mĂ©canicien volant RenĂ©, Maurice, Esprit TOSELLO, sont tuĂ©s sur le coup 22 aoĂ»t 1941 – Un Martin 167-A3 n° 141 – de l’escadrille 5BR avait dĂ©collĂ© de Dakar pour une mission de reconnaissance au-dessus de Freetown Sierra Leone, alors colonie britannique. InterceptĂ© par la chasse, le bimoteur est abattu en flammes et ses quatre occupants sont tuĂ©s. L’équipage Ă©tait composĂ© du SM2 mĂ©canicien volant Jean-Marie CARPIER, de l’IM1 volant Louis, Joseph KOCH, observateur, du LV pilote Charles, Louis, Paul MORANGE, commandant l’escadrille et du QM2 radio volant RenĂ©, Arthur RABATHALY. 26 avril 1944 – Quelques minutes aprĂšs son dĂ©collage du plan d’eau de Dakar-Bel-Air, pour une mission de nuit d’escorte de convoi et alors qu’il vient de survoler l’üle de GorĂ©e, un Short Sunderland III s/n DV985 – I de la flottille 7FE, est victime d’une explosion interne et s’écrase en flamme. Le lendemain, seuls trois corps seront retrouvĂ©s parmi les dĂ©bris flottants Ă  la surface. L’équipage Ă©tait composĂ© de l’EV1 de rĂ©serve observateur George BONDON, chef de bord, l’EV1 de rĂ©serve Paul, Edouard, Etienne BOUVEYRON, observateur, le QM1 mĂ©canicien volant Germain, RenĂ©, ClĂ©ment COSSET, le Mt mĂ©canicien volant ThĂ©odore, Pierre, Armand GABOU, le SM2 pilote Gabriel, Bernard, Joseph, LĂ©opold GIMAT, le QM2 radio volant RenĂ©, Charles, Joseph GUILLOU, le QM mitrailleur bombardier Louis, Alexandre, Yves, Marie LE CORFEC, le SM mĂ©canicien volant RenĂ©, Marcel LE HENRY, le SM2 pilote Louis, Georges, HonorĂ© LEROY, le Mot2 mitrailleur bombardier Roger, Sylvestre MARTIN, le Mt radio volant François, Marie OFFRET, le QM2 radio volant Gaston, Paul, Ernest PARA et le QM2 radio volant Maurice, Marcel RABIER. 20 mai 1931 – L’escadrille 7B1 du porte-avions BĂ©arn a Ă©tĂ© dĂ©barquĂ©e de son bĂątiment Ă  Casablanca pour effectuer un vol autour du Maroc. Dans la rĂ©gion de Kasbah-Tadla, un de ses Levasseur PL 7 se brise littĂ©ralement en vol, ne laissant aucune chance de survie Ă  ses quatre occupants. L’équipage Ă©tait composĂ© du QM mitrailleur bombardier ArsĂšne, Marie GUILLOU, du QM radio volant Louis, Charles JOLIDON du QM mĂ©canicien volant RenĂ©, Marius, Auguste du SM mĂ©canicien pilote Jean, Yves, Marie RIOU. 12 septembre 1957 – Un SNCAN 1101 de l’escadrille n° 38 – dĂ©colle du terrain de Querqueville Manche Ă  destination de la base des Mureaux. ImmĂ©diatement aprĂšs le dĂ©collage, le moteur perd de la puissance et l’appareil s’abat dans la rade. Ses deux occupants sont tout d’abord portĂ©s disparus mais le corps du SM2 mĂ©canicien volant AndrĂ©, Gabriel, RenĂ© RADDE est retrouvĂ© le 26 septembre et celui du CV Jacques, Henri, Louis DELORT est retrouvĂ© le 5 octobre. 31 aoĂ»t 1967 – Parti de la base de la RAF de Kinloss en Ecosse, un Atlantic n° 39 de la flottille 22F participait Ă  un exercice en mer au large du Groenland. A la suite d’ennuis techniques, le chef de bord dĂ©cide de regagner son terrain de dĂ©part. GĂȘnĂ© par la brume, il percute un sommet sur l’üle du Prins Karl, dans l’archipel du Spitzberg NorvĂšge. Les dĂ©bris de l’appareil sont retrouvĂ©s le 2 septembre par un hĂ©licoptĂšre soviĂ©tique et, parmi eux, les corps des onze membres de l’équipage qui Ă©tait composĂ© de l’OE2 navigateur aĂ©rien Maurice, Urbain CORDIER, coordonnateur tactique, du PM mĂ©canicien volant AndrĂ©, Jean CROUX, du Mt navigateur aĂ©rien AndrĂ© DAMY, du Mt Ă©lectronicien de bord Claude, Alain, Joseph GUICHARD, du PM pilote Jean, Pierre, Hughes, Edouard HAESSLEIN, du Mt navigateur aĂ©rien Albert, Henri LAPORTE, des Mt Ă©lectroniciens de bord Jean-Paul LE VIAVANT et Jacques, LĂ©on, François MORIN, de l’OE1 pilote Claude, Auguste RAGUIN, chef de bord, du Mt Ă©lectronicien de bord François, Louis REUNGOAT et du SM mĂ©canicien volant Michel, Valentin, Pierre, Marie STÉPHANO. 22 juillet 1949 – A l’occasion du sĂ©jour au Maroc du croiseur-Ă©cole Jeanne d’Arc, divers exercices sont organisĂ©s au profit des officiers Ă©lĂšves prĂ©sents Ă  bord, dont une sortie en vol sur trois PBY-5 Catalina de l’escadrille alors stationnĂ©e Ă  Agadir. Quelque temps aprĂšs le dĂ©collage des trois appareils, tout contact est perdu avec l’un d’entre eux BuAer 46564 – Les recherches menĂ©es par les autres Catalina, aidĂ©s par le sous-marin AstrĂ©e, ne permettent de trouver aucune trace de l’appareil et des ses passagers. L’équipage du Catalina Ă©tait composĂ© du SM2 radio volant Robert, Joseph BRETON, du Mt mitrailleur bombardier Jean FÈVRE, du SM2 mĂ©canicien volant Rolland, MoĂŻse GROSMAITRE, du Mt pilote RenĂ© HUIBAN, des SM2 mĂ©caniciens volants Gabriel, Jean LE BOT et Louis, François MOY, du SM2 radio volant Jean, Marcel RAIGNE, de l’EV1 de rĂ©serve pilote Michel, Raymond, Louis ROUVIÈRE, chef de bord et du Mt pilote Pierre, Jean, Louis TOUZET. Les officiers-Ă©lĂšves passagers Ă©taient les EV2 Daniel AUBRON, Louis, Bernard, Marie AUDIC, Jean, Louis, Marie, Michel COUËTOUX, Louis, Julien DAUTRY, Claude JAFFRÈS, AndrĂ©, Albert ROBERT, Gonzague, Pierre, Marie, Bernard GALOUZEAU de VILLEPIN et l’IGM3 Michel, Henri, AndrĂ© NOÉ. 24 novembre 1943 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement au grenadage Ă  basse altitude, prĂšs de l’üle de GorĂ©e devant Dakar, un Vickers Wellington IX s/n MP691 – 22 de l’escadrille 5B 2Ăšme flottille, touche la mer d’une aile. Au choc, l’appareil se casse en deux parties qui coulent immĂ©diatement, entraĂźnant avec elles le Mt pilote HervĂ© GOUZIEN et le SM1 mĂ©canicien volant Ernest, Jean, Emmanuel RAOUL dont les corps ne seront pas retrouvĂ©s. Trois survivants, blessĂ©s, sont sauvĂ©s par des indigĂšnes arrivĂ©s en pirogues. 14 aoĂ»t 1929 – A l’issue d’un vol d’entraĂźnement, un Latham 43 n° 25 – de l’escadrille 3E1, capote en amerrissant sur l’étang de Berre. Pris sous la coque retournĂ©e, ses trois hommes d’équipage, le Mt mĂ©canicien volant Marcel, AndrĂ©, Adolphe, Yvon PERRIN, le QM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Jean, François RAOUL et le SM mĂ©canicien pilote Alexandre RODIER, pĂ©rissent noyĂ©s. 10 mai 1948 – Au cours d’un vol de liaison entre Cuers et Toussus-le-Noble, alors qu’il survole le RhĂŽne Ă  basse altitude, un SNCAN 1000 n° 612 du SAMAN heurte le cĂąble d’un bac Ă  La Coucourde DrĂŽme et s’abat dans le fleuve. Les corps de ses trois occupants, le SM2 mĂ©canicien volant Henri, Pierre FERLICOT, le Mt pilote Albert, François, Marie RAOULT et le QM2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Fernand, Marcel, Henri SEIGNEUR, seront retrouvĂ©s quelques jours plus tard en divers points en aval du fleuve. 6 fĂ©vrier 1947 – Pendant un vol de fonctionnement aprĂšs rĂ©vision, un Morane Saulnier MS 500 de l’escadrille perd une aile en vol et s’écrase au lieu-dit Pen ar MĂ©nez, dans la commune de Locmaria-PlouzanĂ© FinistĂšre. Ses deux occupants, le SM2 mĂ©canicien volant Jean, Yves RAOULT et le PM pilote AndrĂ©, Jean VITALI, sont tuĂ©s sur le coup. 23 aoĂ»t 1944 – Un Vickers Wellington XIII s/n HZ588 – N de l’escadrille 5B de la 2Ăšme flottille de bombardement avait dĂ©collĂ© de sa base de Dakar-Ouakam pour une mission d’escorte de convoi. A partir de 20 h 30, plus aucun contact ne peut ĂȘtre Ă©tabli avec l’appareil. Les recherches lancĂ©es le lendemain et les jours suivant ne rĂ©vĂšlent aucun indice. L’appareil et son Ă©quipage de sept hommes, composĂ© du QM1 mĂ©canicien volant AimĂ©, Marcel BASTIEN, de l’EV1 de rĂ©serve observateur RenĂ©, Jules, Vital CUNIN, commandant d’aĂ©ronef, de l’Asp de rĂ©serve observateur Pierre, Edouard, Claude MARTIN, du QM2 radio volant Robert, Georges, Augustin MOIZANT, de l’OE2 pilote Roger PRAT, du Mt radio volant Louis, Marcel RAPP et du SM pilote Guy, Louis, Marie RICHAUDEAU, sont portĂ©s disparus. 11 avril 1934 – Au cours d’un dĂ©collage en section du lac de Bizerte, un CAMS 37A n° 82 – de l’escadrille 4S1 heurte une balise et capote. Son pilote et chef de bord, le LV Paul, Armand, Marie, Henri de RASCAS de CHÂTEAUREDON est tuĂ© sur le coup dans l’accident. Les deux autres membres de l’équipage, blessĂ©s, sont recueillis par des embarcations. 24 janvier 1938 – Au cours d’un vol de prise en mains pour des pilotes nouvellement affectĂ©s et alors qu’il survole l’étang de Berre, l’hĂ©lice d’un LatĂ©coĂšre 290 n° 7 de l’escadrille 4T1 se dĂ©tache et va sectionner les mĂąts soutenant la voilure. Une aile se replie, l’hydravion se met en vrille et percute l’eau. Les quatre hommes qui constituaient l’équipage, les SM pilotes Alexandre, François, Henri AUBERT, Emiland LOCTIN et Jean POITIER et le Mt mĂ©canicien d’aĂ©ronautique AndrĂ©, Pierre RAT, sont tuĂ©s sur le coup. 22 aoĂ»t 1966 – Un Sud Aviation 321G Super Frelon n° 103 effectuait un vol de convoyage de Marignane Ă  FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l avec un Ă©quipage mixte de l’escadrille 20S et de l’ERC. A la hauteur de la commune de PourriĂšres Var, il est victime de la rupture d’un manchon d’une pale du rotor principal et, incontrĂŽlable, il s’écrase au lieu-dit La Neuve. Les huit occupants de l’appareil pĂ©rissent dans l’accident. L’équipage se composait du LV pilote Georges, Marcel, Marie BLONDEAU, du PM mĂ©canicien de bord Paul, Marcel BROUDIN, de l’OPE mĂ©canicien volant AimĂ©, RenĂ© DUROUGE, du Mt Ă©lectronicien de bord AndrĂ©, Auguste, Marie GUAQUÈRE, du PM mĂ©canicien de bord Yves, Louis LE SERREC, du MP mĂ©canicien de bord Maurice, GĂ©rard LUBAIN, du CC pilote Bernard, Edmond NIOGRET, dĂ©tachĂ© du SC. AĂ©ro, commandant d’aĂ©ronef et du PM Ă©lectronicien de bord Michel, Jacques RAULT. 11 fĂ©vrier 1941 – Au cours d’un exercice de vol en formation en section au large du cap SiciĂ©, deux LatĂ©coĂšre 298 de l’escadrille 3T basĂ©e Ă  Berre entrent en collision. Les trois occupants de l’appareil n° 71 le SM mĂ©canicien volant Paul, Joseph, Marie DUCLOS, l’EV1 pilote Georges, Emile, RenĂ© RAVEUX, chef de section et le QM radio volant AndrĂ©, LĂ©on TARDIVAT, s’abattent en mer avec leur appareil et disparaissent avec lui. Dans l’appareil n° 77 le Mot2 radio volant Michel, Emile, RĂ©my DÉJARDIN et le SM pilote Jean, Roger, Georges ROUSSEAU, subissent le mĂȘme sort que leurs camarades mais, le troisiĂšme homme d’équipage, le SM mĂ©canicien volant Tanguy, parvient in extremis Ă  sauter en parachute et est rĂ©cupĂ©rĂ© par une embarcation de pĂȘcheurs. 23 juillet 1992 – Alors qu’il dĂ©colle du terrain de Salon-de-Provence, un Fouga Magister n° 515 de l’Ecole de l’Air percute en bout de piste et explose. Son seul occupant, l’EV1 Ă©lĂšve pilote Amoudane RAVI, est tuĂ© sur le coup. 10 mars 1927 – Au cours d’une ascension d’entraĂźnement, un ballon captif du CAM de Rochefort est atteint par la foudre et incendiĂ©. L’un des passagers saute en parachute et se pose indemne. L’autre, l’EV1 Ă©lĂšve pilote de dirigeable Jean, Gabriel, Louis, Marie RÉCAMIER, dĂ©jĂ  atteint de graves brĂ»lures, subit d’autres blessures dans la chute au sol de la nacelle. TransportĂ© Ă  l’hĂŽpital maritime de Rochefort, il y dĂ©cĂšde le 12. 20 dĂ©cembre 1941 – Une formation de Bristol Blenheim IV du GB Lorraine des FAFL qui effectue une mission de bombardement prĂšs de Benghazi Libye est attaquĂ©e par des chasseurs allemands. L’un des appareils est immĂ©diatement abattu prĂšs de Barce, provoquant la mort de son Ă©quipage composĂ© du S/C pilote Jean, Jules, Marie REDOR ex SM2 pilote, Ă©vadĂ© de Tripoli du Liban le 18 fĂ©vrier 1941, du Lt observateur Maurice JACQUELOT de BOISROUVRAY et du S/C mitrailleur Jean PERBOST. 1er mai 1917 – Lors d’une ascension pour un rĂ©glage de tirs d’artillerie, l’EV1 auxiliaire, observateur de captif Georges, Emile, Marie RÉGNARD, en service Ă  la 31Ăšme Compagnie d’aĂ©rostiers de l’armĂ©e de Terre, est attaquĂ© par des chasseurs ennemis et est tuĂ© dans sa nacelle prĂšs de Longueval-Barbonval Aisne. 6 octobre 1918 – L’aile d’un Donnet-Denhaut 200ch n° 1486 du CAM d’Alger se replie alors qu’il vient de dĂ©coller pour un vol de surveillance. L’appareil s’abat dans la rade et se retourne. Les embarcations de secours rapidement arrivĂ©es sur les lieux de l’accident, recueillent l’observateur indemne mais le corps du second membre de l’équipage, le SM timonier pilote François, Marie RÉGUER, n’est pas retrouvĂ©. 20 janvier 1945 – DĂ©collant de l’aĂ©rodrome de Nice pour une mission de surveillance anti sous-marine, un amphibie Supermarine Walrus I s/n X9532 – R14 de l’escadrille 4S est victime d’une perte de puissance et est contraint Ă  un amerrissage forcĂ©. Le train d’atterrissage n’a pas eu le temps d’ĂȘtre relevĂ© et l’appareil capote. Les deux opĂ©rateurs radio parviennent Ă  se dĂ©gager mais le PM pilote Marie, Auguste, Joseph REICHARD et le LV observateur Ernest, Fabien SOURDON, chef de bord, demeurent prisonniers de l’habitacle et meurent noyĂ©s. 12 mai 1916 – Parti de FrĂ©jus Ă  destination de Bizerte, le dirigeable CMT est victime d’un incendie et s’abat alors qu’il est en vue des cĂŽtes de Sardaigne. Les cinq hommes composant l’équipage pĂ©rissent dans l’accident. Cet Ă©quipage mixte Ă©tait composĂ© de l’Adjt pilote de dirigeable Camille, Albert BRICE, du Cne pilote de dirigeable RenĂ©, Jean, Henri CAUSSIN, du Mot2 Ă©lectricien radio de dirigeable Maurice, Louis, Nicolas PROUTEAU, de l’Adjt mĂ©canicien de dirigeable Abel, Adrien, Edmond RÉMIA et du LV Ă©lĂšve pilote de dirigeable Antoine, Louis, Marie BARTHÉLEMY de SAIZIEU. Brice, Caussin et RĂ©mia appartenaient Ă  l’AĂ©rostation militaire. 12 avril 1935 – Un Farman 166 Goliath de l’EPV du CEAM d’Hourtin s’abat au lieu-dit Lassalle, dans la commune de Lesparre Gironde. Trois des membres de son Ă©quipage, le SM arrimeur pilote Joseph, Henri PONZEVERA, le QM mĂ©canicien volant Maurice, Albert, Louis, Pierre RENAC et le Mot arrimeur pilote Luc, Lucien REYDY, pĂ©rissent dans la chute de leur appareil. Un quatriĂšme occupant est gravement blessĂ©. 22 octobre 1957 – Au retour d’une mission d’entraĂźnement au vol de nuit et en finale pour Ă  atterrir Ă  Oran-La SĂ©nia, un Lockheed P2V-6 Neptune de la flottille BuAer 126539 – perd brutalement de l’altitude, percute le lac salĂ© de la Sebkra, dans la commune de Valmy, et se dĂ©sintĂšgre complĂštement. Les huit hommes composant l’équipage, le SM2 pilote Pierre, Serge, Auguste, Jacques COURTEILLE, le Mt Ă©lectronicien de bord Francis HOQUET, le Mt radio volant Roger, Joseph LE CLECH, le Mt mĂ©canicien volant Alain LE PARC, le LV pilote Jacques, Paul, Max PIVET, commandant d’aĂ©ronef, le Mt radariste volant Marcel, Maurice, Gustave RENARD, le Mt armurier de bord Henri, Joachim, Marie ROGER et le SM2 navigateur aĂ©rien Pierre VIGER, sont tuĂ©s sur le coup. 8 janvier 1929 – Un Ă©quipage de l’escadrille de la CEPA effectue un dernier vol d’essai de l’hydravion prototype SPCA Paulhan-Pillard n° 01. Alors qu’il survole de Lion de Mer dans la baie de Saint-RaphaĂ«l, l’appareil pique brusquement du nez, percute la surface de l’eau et s’engloutit. Les cinq membres de l’équipage, le LV pilote Roger, Louis, Marie, Robert CAMPARDON, chef de bord, le QM mĂ©canicien volant Marcel, Emile, Julien, Ernest FOUCRAY, le Mt mĂ©canicien volant Lucien, Louis GRESSIN, le QM mitrailleur bombardier Jean-Baptiste, Louis RENAUD et le LV observateur Joseph, Marie, Louis, Vincent REQUIN, disparaissent dans la chute de leur appareil. Un seul corps, celui du LV Requin, sera retrouvĂ©. 1er et 2 dĂ©cembre 1923 – Un Latham trimoteur n° 4 – de l’escadrille H103 du CAM de Cherbourg et montĂ© par un Ă©quipage de huit hommes est contraint, Ă  la suite d’une panne d’un de ses moteurs, Ă  amerrir en mer, Ă  15 miles au sud de la cĂŽte anglaise 50° 30’ N et 14° W. En voulant passer Ă  l’arriĂšre de la coque, le LV pilote Raymond, Edmond DAUVIN, est heurtĂ© par l’hĂ©lice du moteur central qui tournait encore et tuĂ© sur le coup. Ses camarades arriment son corps aux mats de la cabane pour Ă©viter qu’il ne soit emportĂ© par les vagues. L’hydravion en perdition est rejoint le 2, vers 1 h du matin, par l’aviso Ailette dĂ©pĂȘchĂ© Ă  sa recherche. Au cours de la manƓuvre, l’appareil est heurtĂ© Ă  plusieurs reprises par le bĂątiment gĂȘnĂ© par la grosse mer et chavire. Il coule rapidement, entraĂźnant avec lui trois autres hommes, le Mt canonnier mitrailleur bombardier ThĂ©ophile, François, Marie BANTAS, le PM mĂ©canicien pilote Auguste, LĂ©on DUNAUD et le LV pilote Louis, Marius RENAUD. Les quatre autres membres de l’équipage, le LV Protche, le PM PĂ©ladan, les SM Birhard et NevĂ© seront repĂȘchĂ©s par l’Ailette. 21 mars 1940 – Un LatĂ©coĂšre 298 n° 11 – de l’escadrille T1 dĂ©colle du port de Boulogne-sur-Mer. Lourdement chargĂ©, l’appareil ne parvient pas Ă  dĂ©jauger et s’écrase sur la digue sud, provoquant l’explosion immĂ©diate de son chargement de bombes. Les trois membres de l’équipage le LV pilote Emile, Robert DESMONS, officier en second de l’escadrille T1, le QM radio volant Paul, Alphonse, Gabriel RENAUD et le SM mĂ©canicien volant Charles, Joseph WERLÉ, disparaissent dans l’accident. 10 mars 1981 – Quelques instants aprĂšs avoir dĂ©collĂ© de l’aĂ©rodrome de Hahaya Ă  Moroni dans l’archipel des Comores, un Atlantic n° 29 de la flottille 23F est victime d’un incendie de moteur. Hors de contrĂŽle, il s’écrase prĂšs de la localitĂ© de M’BoudĂ©, tuant ses dix-huit occupants. En plus de son Ă©quipage normal, l’appareil transportait une Ă©quipe technique d’entretien. L’équipage Ă©tait composĂ© du Mt Ă©lectronicien de bord Patrick, Elie, Etienne BAUDOIN, de l’EV1 pilote Jean-Yves, Georges CISTAC, du PM Ă©lectronicien de bord Alain, Henri, Jean-Baptiste DEMAISON, du Mt Ă©lectronicien de bord Dominique, Jean, Etienne FAURE, du PM Ă©lectronicien de bord Serge, Lucien LAPP, de l’EV1 navigateur aĂ©rien et coordonnateur tactique Olivier, Marie, GĂ©rard, Henri de LASSUS SAINT-GENIÈS, du Mt Ă©lectronicien de bord Dominique, Bernard, Marie MOISDON, du Mt navigateur Jean-Claude, Joseph MONTFORT, du LV pilote Philippe, RenĂ©, Pierre MOUGENOT, commandant d’aĂ©ronef, du MP mĂ©canicien de bord EugĂšne, Jean, Yves NORMANT, du Mt navigateur Eric, Claude, Daniel PÉRAUDEAU, du Mt mĂ©canicien de bord Michel, Louis, Jacques RÉNIER, du SM2 Ă©lectronicien de bord Patrick, Louis, Adrien, Henri ROUSSEAU et du SM2 radio de bord François-Xavier WINTERHALTER. L’équipe technique se composait du SM Ă©lectromĂ©canicien d’aĂ©ronautique Jean-Louis AUDREN, du PM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Yves HENNEQUART, du QM1 Ă©lectronicien d’aĂ©ronautique Bertrand, Pierre LION et du QM1 Ă©lectronicien d’équipement Eric LOURENÇO. 21 dĂ©cembre 1923. C’est cette nuit lĂ  que se produit la plus grave catastrophe de l’aĂ©ronautique militaire de notre pays. Le 18 dĂ©cembre 1923, le dirigeable Dixmude, ex Zeppelin L-72 qui avait Ă©tĂ© remis Ă  la France par l’Allemagne au titre des dommages de guerre, quitte sa base de Cuers-Pierrefeu pour un raid d’essai sans escale au-dessus du Sahara avec cinquante personnes Ă  son bord. Il atteint In-Salah dans les dĂ©lais prĂ©vus et entame son voyage de retour. Son dernier message le positionne au-dessus de la Tunisie et il n’y en aura pas d’autres. Vers 2 h 30 du matin, alors que le dirigeable passe au large de la Sicile, des pĂȘcheurs aperçoivent dans le ciel les lueurs d’un vif incendie. Probablement frappĂ© par la foudre qui a enflammĂ© ses ballonnets d’hydrogĂšne, le Dixmude et tout son Ă©quipage s’abĂźment en mer Ă  quelques milles au large du petit port de Sciacca. Les recherches lancĂ©es par la Marine italienne et par des bĂątiments français venus de Bizerte ne permettent pas de retrouver de survivants, ni mĂȘme de corps. Ce n’est que le 26 qu’un pĂȘcheur remonte dans ses filets le corps du commandant, le LV du Plessis de GrenĂ©dan. Un autre corps, celui du QM Guillaume sera retrouvĂ© ultĂ©rieurement. Cette catastrophe a fait cinquante victimes – 40 membres de l’équipage Les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Pierre, Casimir, Baptiste ALBAGNAC et Georges, Louis BAILLOUX, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Ange, Jean, Louis BOULLEAU, les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Roger, Marius BOYER et Victorin, Louis BRUNIAS, le Mot arrimeur Maurice, Jules, Baptiste, Pierre CHARPENTIER, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Georges, Victor, Auguste CLAVEL, le QM arrimeur volant AndrĂ© CLOSVIROLA, le SM2 pilote de direction Joseph, Louis, Marie COLLET, le SM mĂ©canicien volant NoĂ«l, Marie COROUGE, le QM mĂ©canicien volant Marcel, Alexandre COUVÉ, le LV pilote de dirigeable Jean, Joseph, Anne, Marie, Julien du PLESSIS de GRENÉDAN, commandant, le Mot mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Raymond, Louis DUBOIS, les QM mĂ©caniciens volants Jean, Constant FELON, Charles, Georges FOUCHET et Louis GALLET, le Mt mĂ©canicien volant Charles, Jean GASPAILLARD, le QM radio volant Marie, Antoine, Emile GUILLAUME, le SM arrimeur Joseph GUILLEMOT, le Mt de manƓuvre pilote de direction RenĂ©, FĂ©lix, Marie HAMON, le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Louis, Jean IMBERT, le QM radio volant Pierre, Jean-Marie JAFFREZIC, le SM mĂ©canicien volant François, ClĂ©ment JAN, les QM arrimeurs Charles, Marcel KUBLER et Saint-Amand, Charles, Adolphe La FORGE, le SM mĂ©canicien volant Jean, François, AimĂ©, EugĂšne LIZÉE, le QM mĂ©canicien volant François, Auguste, Joseph, Mathurin MAINGUY, le LV pilote de dirigeable Sylvestre, Antoine MARCAGGI, le PM mĂ©canicien volant RenĂ©, Henri MOMBERT, le QM mĂ©canicien volant KlĂ©ber, EugĂšne, Marie, Albert NAL, le SM radio volant Adrien, Jean-Baptiste PAUC, le QM mĂ©canicien volant Charles, Joseph, RenĂ©, Louis QUÉMERAIS, les QM arrimeurs volants Jean RICHARD et GĂ©raud, François, Marie ROCHER, le Mot mĂ©canicien volant Jean, EugĂšne, Edouard ROUDEN, le LV pilote de dirigeable Adrien, AimĂ©, Victor ROUSTAN, commandant en second, le Mot arrimeur Charles, Paul SÉDILLOT, le SM arrimeur volant Louis, Marie TARTIVEL et le QM mĂ©canicien volant Jean, LĂ©opold VINCENOT.– 10 passagers le CC Victor, Louis BERRETTA, les LV pilotes de dirigeable Pierre BOURDIER et Maurice, Gabriel CONVENTS, le CF pilote de dirigeable Georges, LĂ©on, François, Jules HENNIQUE, commandant le CAM de Cuers-Pierrefeu, le LV pilote de dirigeable Serge, François, Roger GOISLARD de La DROITIÈRE, le CC pilote Henri, Jules LEFRANC, le LV observateur Georges, Etienne LEVESQUE, le Med1 LĂ©opold, Henri PÉLISSIER, le CC pilote de dirigeable Georges, Paul RENON, le LV pilote de dirigeable Henri, Marcel, AurĂ©lien ROUSTAN et, enfin, le CV Pierre, Edouard, Marie YVON, adjoint au Chef du Service central de l’AĂ©ronautique. 21 novembre 1945 – Effectuant son premier vol de nuit en solo sur avion d’armes, l’Asp de rĂ©serve Ă©lĂšve pilote Robert, Henri, Marc RENUCCI, est mortellement blessĂ© dans un accident. Pour une raison inconnue, immĂ©diatement aprĂšs avoir dĂ©collĂ© du terrain annexe de Cecil Field, son SB2C-4 Helldiver BuAer 20500 de la NAS de Jacksonville, Floride, ne peut pas prendre d’altitude et percute une rangĂ©e d’arbres bordant l’aĂ©rodrome. 11 mars 1964 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement Ă  la navigation de nuit, un AlizĂ© n° 29 de la flottille 6F, percute une colline au lieu-dit Les Couffines, dans la commune de Collias Gard. Ses trois hommes d’équipage, l’Asp de rĂ©serve navigateur Bertrand, Marie PILLIARD l’ EV1 pilote François, Marie, Henri RENVOISÉ et le Mt radio de bord Jacques, Hippolyte, François SALAÜN, sont tuĂ©s sur le coup. 8 janvier 1929 – Un Ă©quipage de l’escadrille de la CEPA effectue un dernier vol d’essai de l’hydravion prototype SPCA Paulhan-Pillard n° 01. Alors qu’il survole de Lion de Mer dans la baie de Saint-RaphaĂ«l, l’appareil pique brusquement du nez, percute la surface de l’eau et s’engloutit. Les cinq membres de l’équipage, le LV pilote Roger, Louis, Marie, Robert CAMPARDON, chef de bord, le QM mĂ©canicien volant Marcel, Emile, Julien, Ernest FOUCRAY, le Mt mĂ©canicien volant Lucien, Louis GRESSIN, le QM mitrailleur bombardier Jean-Baptiste, Louis RENAUD et le LV observateur Joseph, Marie, Louis, Vincent REQUIN, disparaissent dans la chute de leur appareil. Un seul corps, celui du LV Requin, sera retrouvĂ©. 14 mars 1927 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement, un hydravion CAMS 46 codĂ© H 21 de l’école de pilotage du CEAM d’Hourtin, se met en vrille et s’abat dans l’étang. Ses deux occupants, le Mot clairon Ă©lĂšve pilote RenĂ©, Emile MERCK et le LV pilote Louis, Ernest, Jules REULLIER, sont tuĂ©s sur le coup. 31 aoĂ»t 1967 – Parti de la base de la RAF de Kinloss en Ecosse, un Atlantic n° 39 de la flottille 22F participait Ă  un exercice en mer au large du Groenland. A la suite d’ennuis techniques, le chef de bord dĂ©cide de regagner son terrain de dĂ©part. GĂȘnĂ© par la brume, il percute un sommet sur l’üle du Prins Karl, dans l’archipel du Spitzberg NorvĂšge. Les dĂ©bris de l’appareil sont retrouvĂ©s le 2 septembre par un hĂ©licoptĂšre soviĂ©tique et, parmi eux, les corps des onze membres de l’équipage qui Ă©tait composĂ© de l’OE2 navigateur aĂ©rien Maurice, Urbain CORDIER, coordonnateur tactique, du PM mĂ©canicien volant AndrĂ©, Jean CROUX, du Mt navigateur aĂ©rien AndrĂ© DAMY, du Mt Ă©lectronicien de bord Claude, Alain, Joseph GUICHARD, du PM pilote Jean, Pierre, Hughes, Edouard HAESSLEIN, du Mt navigateur aĂ©rien Albert, Henri LAPORTE, des Mt Ă©lectroniciens de bord Jean-Paul LE VIAVANT et Jacques, LĂ©on, François MORIN, de l’OE1 pilote Claude, Auguste RAGUIN, chef de bord, du Mt Ă©lectronicien de bord François, Louis REUNGOAT et du SM mĂ©canicien volant Michel, Valentin, Pierre, Marie STÉPHANO. 10 novembre 1943 – Un Caudron Simoun n° 364 de la BAN de Thiersville, pris par le mauvais temps au cours d’une liaison entre Alger et Bizerte, s’abat dans la rĂ©gion d’AĂŻn Souda, Ă  environ 30 kilomĂštres Ă  l’ouest de Souk Ahras AlgĂ©rie. Quatre de ses occupants, le CF pilote Antoine, Henri, Jean de GAIL, l’OPE pilote Pierre REUNGOAT, le QM mĂ©canicien volant Marcel, Jean-Baptiste, Ange TANGUY et le Lt/Col GOUNOUILHOU de l’armĂ©e de Terre, sont tuĂ©s sur le coup ou dĂ©cĂšdent pendant leur Ă©vacuation vers l’hĂŽpital de Souk Ahras. Un cinquiĂšme est gravement blessĂ© mais survivra. 12 avril 1935 – Un Farman 166 Goliath de l’EPV du CEAM d’Hourtin s’abat au lieu-dit Lassalle, dans la commune de Lesparre Gironde. Trois des membres de son Ă©quipage, le SM arrimeur pilote Joseph, Henri PONZEVERA, le QM mĂ©canicien volant Maurice, Albert, Louis, Pierre RENAC et le Mot arrimeur pilote Luc, Lucien REYDY, pĂ©rissent dans la chute de leur appareil. Un quatriĂšme occupant est gravement blessĂ©. 31 janvier 1967 – Un Fouga Magister n° 386 – QN de l’école de pilotage de l’armĂ©e de l’Air de Cognac GE 315, s’écrase sur le territoire de la commune d’ArdilliĂšres Charente-Maritime. Son pilote, le Mot2 Ă©lĂšve Alain, Louis, Yves RIALLAND, est mortellement blessĂ© dans la chute de l’appareil. 21 dĂ©cembre 1923 – C’est cette nuit lĂ  que se produit la plus grave catastrophe de l’aĂ©ronautique militaire de notre pays. Le 18 dĂ©cembre 1923, le dirigeable Dixmude, ex Zeppelin L-72 qui avait Ă©tĂ© remis Ă  la France par l’Allemagne au titre des dommages de guerre, quitte sa base de Cuers-Pierrefeu pour un raid d’essai sans escale au-dessus du Sahara avec cinquante personnes Ă  son bord. Il atteint In-Salah dans les dĂ©lais prĂ©vus et entame son voyage de retour. Son dernier message le positionne au-dessus de la Tunisie et il n’y en aura pas d’autres. Vers 2 h 30 du matin, alors que le dirigeable passe au large de la Sicile, des pĂȘcheurs aperçoivent dans le ciel les lueurs d’un vif incendie. Probablement frappĂ© par la foudre qui a enflammĂ© ses ballonnets d’hydrogĂšne, le Dixmude et tout son Ă©quipage s’abĂźment en mer Ă  quelques miles au large du petit port de Sciacca. Les recherches lancĂ©es par la Marine italienne et par des bĂątiments français venus de Bizerte ne permettent pas de retrouver de survivants, ni mĂȘme de corps. Ce n’est que le 26 qu’un pĂȘcheur remonte dans ses filets le corps du commandant, le LV du Plessis de GrenĂ©dan. Un autre corps, celui du QM Guillaume sera retrouvĂ© ultĂ©rieurement. Cette catastrophe a fait cinquante victimes – 40 membres de l’équipage Les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Pierre, Casimir, Baptiste ALBAGNAC et Georges, Louis BAILLOUX, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Ange, Jean, Louis BOULLEAU, les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Roger, Marius BOYER et Victorin, Louis BRUNIAS, le Mot arrimeur Maurice, Jules, Baptiste, Pierre CHARPENTIER, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Georges, Victor, Auguste CLAVEL, le QM arrimeur volant AndrĂ© CLOSVIROLA, le SM2 pilote de direction Joseph, Louis, Marie COLLET, le SM mĂ©canicien volant NoĂ«l, Marie COROUGE, le QM mĂ©canicien volant Marcel, Alexandre COUVÉ, le LV pilote de dirigeable Jean, Joseph, Anne, Marie, Julien du PLESSIS de GRENÉDAN, commandant, le Mot mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Raymond, Louis DUBOIS, les QM mĂ©caniciens volants Jean, Constant FELON, Charles, Georges FOUCHET et Louis GALLET, le Mt mĂ©canicien volant Charles, Jean GASPAILLARD, le QM radio volant Marie, Antoine, Emile GUILLAUME, le SM arrimeur Joseph GUILLEMOT, le Mt de manƓuvre pilote de direction RenĂ©, FĂ©lix, Marie HAMON, le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Louis, Jean IMBERT, le QM radio volant Pierre, Jean-Marie JAFFREZIC, le SM mĂ©canicien volant François, ClĂ©ment JAN, les QM arrimeurs Charles, Marcel KUBLER et Saint-Amand, Charles, Adolphe La FORGE, le SM mĂ©canicien volant Jean, François, AimĂ©, EugĂšne LIZÉE, le QM mĂ©canicien volant François, Auguste, Joseph, Mathurin MAINGUY, le LV pilote de dirigeable Sylvestre, Antoine MARCAGGI, le PM mĂ©canicien volant RenĂ©, Henri MOMBERT, le QM mĂ©canicien volant KlĂ©ber, EugĂšne, Marie, Albert NAL, le SM radio volant Adrien, Jean-Baptiste PAUC, le QM mĂ©canicien volant Charles, Joseph, RenĂ©, Louis QUÉMERAIS, les QM arrimeurs volants Jean RICHARD et GĂ©raud, François, Marie ROCHER, le Mot mĂ©canicien volant Jean, EugĂšne, Edouard ROUDEN, le LV pilote de dirigeable Adrien, AimĂ©, Victor ROUSTAN, commandant en second, le Mot arrimeur Charles, Paul SÉDILLOT, le SM arrimeur volant Louis, Marie TARTIVEL et le QM mĂ©canicien volant Jean, LĂ©opold VINCENOT. – 10 passagers le CC Victor, Louis BERRETTA, les LV pilotes de dirigeable Pierre BOURDIER et Maurice, Gabriel CONVENTS, le CF pilote de dirigeable Georges, LĂ©on, François, Jules HENNIQUE, commandant le CAM de Cuers-Pierrefeu, le LV pilote de dirigeable Serge, François, Roger GOISLARD de La DROITIÈRE, le CC pilote Henri, Jules LEFRANC, le LV observateur Georges, Etienne LEVESQUE, le Med1 LĂ©opold, Henri PÉLISSIER, le CC pilote de dirigeable Georges, Paul RENON, le LV pilote de dirigeable Henri, Marcel, AurĂ©lien ROUSTAN et, enfin, le CV Pierre, Edouard, Marie YVON. 23 aoĂ»t 1944 – Un Vickers Wellington XIII s/n HZ588 – N de l’escadrille 5B de la 2Ăšme flottille de bombardement avait dĂ©collĂ© de sa base de Dakar-Ouakam pour une mission d’escorte de convoi. A partir de 20 h 30, plus aucun contact ne peut ĂȘtre Ă©tabli avec l’appareil. Les recherches lancĂ©es le lendemain et les jours suivant ne rĂ©vĂšlent aucun indice. L’appareil et son Ă©quipage de sept hommes, composĂ© du QM1 mĂ©canicien volant AimĂ©, Marcel BASTIEN, de l’EV1 de rĂ©serve observateur RenĂ©, Jules, Vital CUNIN, commandant d’aĂ©ronef, de l’Asp de rĂ©serve observateur Pierre, Edouard, Claude MARTIN, du QM2 radio volant Robert, Georges, Augustin MOIZANT, de l’OE2 pilote Roger PRAT, du Mt radio volant Louis, Marcel RAPP et du SM pilote Guy, Louis, Marie RICHAUDEAU, sont portĂ©s disparus. 20 juin 1918 – Un hydravion Donnet-Denhaut 200ch n° 1136 du CAM de Marsala Italie est contraint Ă  un amerrissage au cours d’une reconnaissance menĂ©e dans le canal de Sicile, au large du cap Bon. Les premiĂšres recherches aĂ©riennes permettent de repĂ©rer l’appareil flottant normalement mais lorsque les bĂątiments arrivent sur les lieux, ils ne trouvent plus rien. L’équipage, composĂ© du QM mĂ©canicien observateur Gaston, Emile RICHE et du QM fourrier pilote Paul, AndrĂ©, Marie SAVARY, est portĂ© disparu, prĂ©sumĂ© mort en mer. 6 fĂ©vrier 1920 – Le 16 janvier 1920, au cours d’un vol d’entraĂźnement au CAM de Berre, l’EV1 pilote Robert RICHER, aux commandes d’un hydravion Donnet-Denhaut 200ch, est victime d’un accident. RelevĂ© gravement blessĂ©, il est transportĂ© Ă  l’hĂŽpital de Marseille Bouches du RhĂŽne oĂč il dĂ©cĂšde le 6 fĂ©vrier. 19 juin 1940 – Une formation mixte de Loire-Nieuport 401 et 411 des escadrilles AB2 et AB4, dĂ©colle dans la soirĂ©e du terrain d’HyĂšres pour bombarder, de nuit, des objectifs dans la rĂ©gion d’Imperia, sur la cĂŽte ligure, en Italie. Au retour, deux appareils de l’AB4 sont manquants. Le LN 411 n° 5 codĂ© du Mt pilote Marcel, Pierre, Auguste BILLIEN et le LN 411 n° 6 codĂ© du SM pilote Raymond, Joseph, Maurice RICQUIER. Les deux appareils ont probablement disparu en mer car aucun indice ne sera retrouvĂ© et les enquĂȘtes menĂ©es aprĂšs la guerre auprĂšs des autoritĂ©s italiennes ne donneront rien non plus. 2 novembre 1918 – A la suite probablement d’une panne de moteur, un hydravion Borel Odier n° 05 du CAM d’Antibes, effectuant une liaison postale entre Nice et la Corse, est contraint un amerrissage de fortune au large de Nice. Lorsque les secours arrivent sur les lieux, ils ne retrouvent aucune trace de l’appareil qui a disparu avec son Ă©quipage, composĂ© du SM mĂ©canicien pilote Angelo, Joseph RIMOLDI et du QM mĂ©canicien observateur Marcel ROBERT. 4 aoĂ»t 1943 – DĂ©collant du terrain de Dakar-Ouakam pour une mission de protection de convoi, un Lockheed Hudson IIIA s/n FH336 – de l’escadrille 1BR est victime d’une perte de puissance des moteurs, s’écrase et prend feu. Ses cinq hommes d’équipage, l’EV1pilote Marcel, Pierre, Henri DOUXAMI, chef de bord, l’EV1 de rĂ©serve observateur François GUICHARD, le SM1 mĂ©canicien volant Yves, Jean NÉDELEC, le QM2 mitrailleur bombardier Jean, Joseph, Marie RIO et le SM2 radio volant Henri, Georges TOUCHARD, sont tuĂ©s sur le coup. 23 septembre 1925 – Au cours d’une mission de bombardement de la ville de Chefchaoued, dans le massif du Rif Maroc, un Farman 60 Goliath n° 133 – de l’escadrille 5B2, est portĂ© disparu. Son Ă©quipage Ă©tait composĂ© des QM arrimeur pilote Maurice, EugĂšne, Charles, ThĂ©odore DUSSOLON, QM radio volant François, Jean-Louis GOARNIGOU, SM pilote Etienne, François, Henri MARCHAU, SM mitrailleur bombardier Clet, Marie RIOU, et Mot mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Jean-Louis SÉGALEN. Certains corps ne seront retrouvĂ©s qu’en 1929. 20 mai 1931 – L’escadrille 7B1 du porte-avions BĂ©arn a Ă©tĂ© dĂ©barquĂ©e de son bĂątiment Ă  Casablanca pour effectuer un vol autour du Maroc. Dans la rĂ©gion de Kasbah-Tadla, un de ses Levasseur PL 7 se brise littĂ©ralement en vol, ne laissant aucune chance de survie Ă  ses quatre occupants. L’équipage Ă©tait composĂ© du QM mitrailleur bombardier ArsĂšne, Marie GUILLOU, du QM radio volant Louis, Charles JOLIDON du QM mĂ©canicien volant RenĂ©, Marius, Auguste du SM mĂ©canicien pilote Jean, Yves, Marie RIOU. 28 dĂ©cembre 1999 – Une section de deux hĂ©licoptĂšres Lynx de la flottille 31F a dĂ©collĂ© de la BAN de Saint-Mandrier pour un entraĂźnement Ă  la navigation tactique Ă  basse altitude. Peu aprĂšs le dĂ©collage, le n° 803 est victime d’ennuis mĂ©caniques le rendant incontrĂŽlable et, malgrĂ© les efforts de ses pilotes, il s’écrase prĂšs du hameau de la TuiliĂšre, dans la commune de Pierrefeu-du-Var Var. Le LV Emmanuel, Jacques, Roger RIOULT, pilote et commandant d’aĂ©ronef est tuĂ© sur le coup, les deux autres membres de l’équipage sont blessĂ©s. 22 novembre 1916 – Au cours d’une mission de reconnaissance sur les lignes ennemies, l’ingĂ©nieur hydrographe de 2Ăšme classe Charles, Gaston, Adolphe RIVIER, dĂ©tachĂ© comme observateur dans une escadrille de l’AĂ©ronautique militaire, est gravement blessĂ© par des tirs venus du sol. TransportĂ© Ă  l’hĂŽpital de Verdun aprĂšs le retour de son appareil Ă  sa base, il y dĂ©cĂšde quelques heures aprĂšs son admission. 9 avril 1947 – Victime d’une perte de vitesse au dĂ©collage, un SNCAC de l’escadrille n° 174 – s’écrase sur le terrain de Cuers-Pierrefeu. Les cinq occupants, gravement blessĂ©s, sont transportĂ©s Ă  l’hĂŽpital Sainte-Anne de Toulon oĂč trois d’entre eux, le SM2 radio volant Maurice AXAT, le Mt mĂ©canicien volant RenĂ©, Auguste, Joseph BÉBIN et le SM1 pilote FrĂ©dĂ©ric, Jean, Marie RIVOALEN, dĂ©cĂšdent peu aprĂšs leur arrivĂ©e. 24 avril 1954 – Au cours d’une mission de bombardement d’une batterie de 37mm AA aux alentours de DiĂȘn BiĂȘn Phu, un F6F-5 Hellcat de la flottille BuAer 79404 – est touchĂ© par la DCA. Son pilote, le SM2 Daniel, Michel, Henri ROBERT, parvient Ă  sauter en parachute mais tombe dans les lignes ennemies. Fait prisonnier, il meurt de privation et maladie dans un camp Ă  Moc Chau Tonkin, le 8 juin suivant. 2 novembre 1918 – A la suite probablement d’une panne de moteur, un hydravion Borel Odier n° 05 du CAM d’Antibes, effectuant une liaison postale entre Nice et la Corse, est contraint un amerrissage de fortune au large de Nice. Lorsque les secours arrivent sur les lieux, ils ne retrouvent aucune trace de l’appareil qui a disparu avec son Ă©quipage, composĂ© du SM mĂ©canicien pilote Angelo, Joseph RIMOLDI et du QM mĂ©canicien observateur Marcel ROBERT. 5 dĂ©cembre 1953 – En mission de reconnaissance Ă  basse altitude le long de la RP 38, dans la rĂ©gion de Cho Chu Tonkin, deux F6F-5 Hellcat de la flottille sont pris Ă  partie par la DCA viĂȘt minh. Les deux appareils sont touchĂ©s, mais celui du chef de patrouille BuAer 80065 – est plus gravement atteint et son moteur mis en feu. Son pilote, l’EV1 Jean, AndrĂ© ROBIN, tente un atterrissage de fortune Ă  quatre kilomĂštres de Cho MoĂŻ mais, Ă  l’instant oĂč il va toucher le sol, l’appareil explose et ses dĂ©bris se rĂ©pandent sur plusieurs centaines de mĂštres. L’EV Robin, probablement tuĂ© sur le coup, est portĂ© disparu. Sunderland III de la flottille 7FE s/n ML841 – M, rebondit plusieurs fois sur des lames avant de se briser en deux et de couler presque immĂ©diatement. Il y a dix victimes parmi les occupants de l’appareil les Mot2 EAR Ă©lĂšves observateurs, Henri, Camille BÉRAUD, Jean, Marie, Georges BONIS-CHARANCLE et Jacques, Alfred, Antoine BRUN, le SM2 radio volant Louis DARS, le Mt mitrailleur bombardier Raymond, Joseph, Marie HOUSSAY, le QM1 radio volant Joseph LE DEUN, l’EV1 de rĂ©serve observateur RenĂ©, Michel, Jean LEMARCHAND, le Mot2 EAR Ă©lĂšve observateur Jacques, Henri, Albert LICHTENBERGER, le Mot radio volant Alfred PONCET et le QM armurier d’aĂ©ronautique Louis, Gabriel ROBIN. 13 dĂ©cembre 1963 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement, un ZĂ©phyr n° 13 de l’escadrille s’écrase dans la commune de Carqueiranne Var. Son pilote, le SM2 Pierre, Joseph ROCHE est tuĂ© sur le coup. 7 septembre 1939 – Les deux hydravions Loire 130 du bĂątiment de ligne Dunkerque avaient dĂ©collĂ© du Poulmic pour une mission de surveillance anti-sous-marine au large de Brest. Mission terminĂ©e, le premier hydravion rejoint sa base de dĂ©part mais on reste sans nouvelles du second. MalgrĂ© les recherches lancĂ©es, aucune trace ne sera retrouvĂ©e de l’appareil n° 2 – ni de son Ă©quipage composĂ© du QM radio volant Marcel, Joseph COADIC, du Mt mĂ©canicien volant RĂ©my, Edouard, Gaston JACQUIAUD, du SM radio volant Fernand MONNET, du Mt pilote Pierre ROCHEFORT et de l’EV1, observateur et commandant d’aĂ©ronef, Jean, Marie, Paul de TESSIÈRES. Ces cinq hommes auront le triste privilĂšge d’ĂȘtre les premiers morts français de la Seconde Guerre mondiale. 21 dĂ©cembre 1923 – C’est cette nuit lĂ  que se produit la plus grave catastrophe de l’aĂ©ronautique militaire de notre pays. Le 18 dĂ©cembre 1923, le dirigeable Dixmude, ex Zeppelin L-72 qui avait Ă©tĂ© remis Ă  la France par l’Allemagne au titre des dommages de guerre, quitte sa base de Cuers-Pierrefeu pour un raid d’essai sans escale au-dessus du Sahara avec cinquante personnes Ă  son bord. Il atteint In-Salah dans les dĂ©lais prĂ©vus et entame son voyage de retour. Son dernier message le positionne au-dessus de la Tunisie et il n’y en aura pas d’autres. Vers 2 h 30 du matin, alors que le dirigeable passe au large de la Sicile, des pĂȘcheurs aperçoivent dans le ciel les lueurs d’un vif incendie. Probablement frappĂ© par la foudre qui a enflammĂ© ses ballonnets d’hydrogĂšne, le Dixmude et tout son Ă©quipage s’abĂźment en mer Ă  quelques miles au large du petit port de Sciacca. Les recherches lancĂ©es par la Marine italienne et par des bĂątiments français venus de Bizerte ne permettent pas de retrouver de survivants, ni mĂȘme de corps. Ce n’est que le 26 qu’un pĂȘcheur remonte dans ses filets le corps du commandant, le LV du Plessis de GrenĂ©dan. Un autre corps, celui du QM Guillaume sera retrouvĂ© ultĂ©rieurement. Cette catastrophe a fait cinquante victimes – 40 membres de l’équipage Les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Pierre, Casimir, Baptiste ALBAGNAC et Georges, Louis BAILLOUX, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Ange, Jean, Louis BOULLEAU, les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Roger, Marius BOYER et Victorin, Louis BRUNIAS, le Mot arrimeur Maurice, Jules, Baptiste, Pierre CHARPENTIER, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Georges, Victor, Auguste CLAVEL, le QM arrimeur volant AndrĂ© CLOSVIROLA, le SM2 pilote de direction Joseph, Louis, Marie COLLET, le SM mĂ©canicien volant NoĂ«l, Marie COROUGE, le QM mĂ©canicien volant Marcel, Alexandre COUVÉ, le LV pilote de dirigeable Jean, Joseph, Anne, Marie, Julien du PLESSIS de GRENÉDAN, commandant, le Mot mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Raymond, Louis DUBOIS, les QM mĂ©caniciens volants Jean, Constant FELON, Charles, Georges FOUCHET et Louis GALLET, le Mt mĂ©canicien volant Charles, Jean GASPAILLARD, le QM radio volant Marie, Antoine, Emile GUILLAUME, le SM arrimeur Joseph GUILLEMOT, le Mt de manƓuvre pilote de direction RenĂ©, FĂ©lix, Marie HAMON, le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Louis, Jean IMBERT, le QM radio volant Pierre, Jean-Marie JAFFREZIC, le SM mĂ©canicien volant François, ClĂ©ment JAN, les QM arrimeurs Charles, Marcel KUBLER et Saint-Amand, Charles, Adolphe La FORGE, le SM mĂ©canicien volant Jean, François, AimĂ©, EugĂšne LIZÉE, le QM mĂ©canicien volant François, Auguste, Joseph, Mathurin MAINGUY, le LV pilote de dirigeable Sylvestre, Antoine MARCAGGI, le PM mĂ©canicien volant RenĂ©, Henri MOMBERT, le QM mĂ©canicien volant KlĂ©ber, EugĂšne, Marie, Albert NAL, le SM radio volant Adrien, Jean-Baptiste PAUC, le QM mĂ©canicien volant Charles, Joseph, RenĂ©, Louis QUÉMERAIS, les QM arrimeurs volants Jean RICHARD et GĂ©raud, François, Marie ROCHER, le Mot mĂ©canicien volant Jean, EugĂšne, Edouard ROUDEN, le LV pilote de dirigeable Adrien, AimĂ©, Victor ROUSTAN, commandant en second, le Mot arrimeur Charles, Paul SÉDILLOT, le SM arrimeur volant Louis, Marie TARTIVEL et le QM mĂ©canicien volant Jean, LĂ©opold VINCENOT. – 10 passagers le CC Victor, Louis BERRETTA, les LV pilotes de dirigeable Pierre BOURDIER et Maurice, Gabriel CONVENTS, le CF pilote de dirigeable Georges, LĂ©on, François, Jules HENNIQUE, commandant le CAM de Cuers-Pierrefeu, le LV pilote de dirigeable Serge, François, Roger GOISLARD de La DROITIÈRE, le CC pilote Henri, Jules LEFRANC, le LV observateur Georges, Etienne LEVESQUE, le Med1 LĂ©opold, Henri PÉLISSIER, le CC pilote de dirigeable Georges, Paul RENON, le LV pilote de dirigeable Henri, Marcel, AurĂ©lien ROUSTAN et, enfin, le CV Pierre, Edouard, Marie YVON. 3 fĂ©vrier 1937 – Une section de trois Levasseur PL 101 de l’escadrille 7S1 du porte-avions BĂ©arn, en escale Ă  Dakar SĂ©nĂ©gal a effectuĂ© un voyage jusqu’à Podor, ville situĂ©e Ă  330 kilomĂštres au NE de Dakar. Au cours d’une prĂ©sentation devant les autoritĂ©s locales, deux appareils entrent en collision et s’écrasent au sol. Les six membres des Ă©quipages Ă©taient le QM1 mitrailleur bombardier Jean, François ABAZIOU, l’EV1 pilote Michel, Maurice, AndrĂ© ALLARD, chef de la section, le SM mĂ©canicien volant Joseph, Bernard BERTOLINI, le QM mĂ©canicien volant Guillaume LASTENNET. Aucun , le SM pilote Antoine, Louis, AndrĂ© ROCHETTE et le QM1 radio volant Charles, Louis ROUX. Aucun n’a eu le temps de sauter en parachute et ils trouvent tous la mort dans l’accident. 14 aoĂ»t 1929 – A l’issue d’un vol d’entraĂźnement, un Latham 43 n° 25 – de l’escadrille 3E1, capote en amerrissant sur l’étang de Berre. Pris sous la coque retournĂ©e, ses trois hommes d’équipage, le Mt mĂ©canicien volant Marcel, AndrĂ©, Adolphe, Yvon PERRIN, le QM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Jean, François RAOUL et le SM mĂ©canicien pilote Alexandre RODIER, pĂ©rissent noyĂ©s. 5 fĂ©vrier 1925 – Le Mot1 arrimeur pilote Edmond, Roger RODIER, Ă©lĂšve Ă  l’école de chasse du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l, est tuĂ© dans la chute en vrille de son monoplace Nieuport 23 codĂ© sur l’aĂ©rodrome de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l. 7 mai 1986 – Au cours d’une mission d’entraĂźnement Ă  la reconnaissance Ă  basse altitude sur la Bretagne et la Normandie, le rĂ©acteur d’un Etendard IVP n° 103 de la flottille 16F prend feu. L’appareil s’engage ensuite dans une vrille que se termine par l’écrasement sur la territoire de la commune de Saint-Pierre-du-Jonquet Calvados. Le pilote, l’EV1 LoĂŻc, Claude, Marie RODIER s’éjecte mais Ă  trop basse altitude pour permettre l’ouverture de son parachute. 22 octobre 1957 – Au retour d’une mission d’entraĂźnement au vol de nuit et en finale pour Ă  atterrir Ă  Oran-La SĂ©nia, un Lockheed P2V-6 Neptune de la flottille BuAer 126539 – perd brutalement de l’altitude, percute le lac salĂ© de la Sebkra, dans la commune de Valmy, et se dĂ©sintĂšgre complĂštement. Les huit hommes composant l’équipage, le SM2 pilote Pierre, Serge, Auguste, Jacques COURTEILLE, le Mt Ă©lectronicien de bord Francis HOQUET, le Mt radio volant Roger, Joseph LE CLECH, le Mt mĂ©canicien volant Alain LE PARC, le LV pilote Jacques, Paul, Max PIVET, commandant d’aĂ©ronef, le Mt radariste volant Marcel, Maurice, Gustave RENARD, le Mt armurier de bord Henri, Joachim, Marie ROGER et le SM2 navigateur aĂ©rien Pierre VIGER, sont tuĂ©s sur le coup. 16 mai 1928 – A la suite de l’incendie d’un de ses moteurs et en tentant d’atterrir en urgence, un Farman 65 Goliath de l’escadrille 4B2 basĂ©e Ă  Karouba, s’écrase au sol Ă  Bordj Poil, Ă  8 kilomĂštres au nord d’El Ariana, prĂšs de Tunis. L’équipage composĂ© du Mot2 arrimeur pilote Jean, Albert, Marcel ARROUAYS, de l’Asp de rĂ©serve observateur Jean-Louis, Marie, AndrĂ© BÉZARD, chef de bord, du QM radio volant Henri, Joseph GOBERT, du SM mĂ©canicien pilote Georges, Louis, RenĂ© PAPIN et du QM mĂ©canicien volant Paul ROHR, pĂ©rit tout entier dans l’accident. 17 avril 1939 – L’escadrille T1 venait de recevoir ses premiers LatĂ©coĂšre 298. Au cours d’un vol d’entraĂźnement au bombardement en semi-piquĂ© sur l’étang de Berre, l’un des appareils n° 18 – est victime, Ă  la ressource, d’un dĂ©crochage Ă  haute vitesse et percute la surface de l’eau. Les trois hommes composant l’équipage, l’EV1 pilote Jacques, Gilbert, Edouard DUTILLEUL, le SM radio volant Joseph, RenĂ©, Hermann ROHRBACH, et l’Asp de rĂ©serve observateur Marcel, Albert, EugĂšne VERGRIETE, pĂ©rissent dans l’accident. 8 mai 1954 – Le lendemain de la chute du camp retranchĂ© de DiĂȘn BiĂȘn Phu, au cours d’une mission de bombardement prĂšs de Tuan Giao Tonkin, un P4Y Privateer de la Flottille BuAer 59785 – est touchĂ© par la DCA viĂȘt minh. Trois hommes parviennent Ă  Ă©vacuer l’avion avant qu’il ne s’écrase au sol ; deux d’entre eux, les SM2 Carpentier et KĂ©romnĂšs atterrissent indemnes et sont fait prisonniers. Le troisiĂšme, le SM2 radio volant Jean, Jacques, Antoine HOOG, gravement blessĂ©, ne survit pas Ă  ses blessures. Tous les autres membres de l’équipage, le Mt mĂ©canicien volant Francis, Pierre BOUYSSOU, le SM2 radio volant RenĂ©, Jean, Gabriel LACROSSE, le SM2 navigateur aĂ©rien Yves, Joseph, Louis LE COZ, l’EV1 pilote François, Pierre, Roger MONGUILLON, commandant d’aĂ©ronef, le SM2 pilote AndrĂ©, Edouard ROISSAT et le SM2 mĂ©canicien volant Louis, RenĂ© STÉPHAN, pĂ©rissent dans la chute de leur appareil. 28 juin 1941 – Une formation de six Martin 167-A3 dĂ©colle de Madjaloun Liban. Elle est composĂ©e de trois appareil des l’escadrille 6B et trois autres de la 7B. La mission assignĂ©e est de bombarder deux cols qui dominent Palmyre Syrie, oĂč la garnison française rĂ©siste aux attaques des troupes du Commonwealth. Le bombardement s’effectue normalement mais, au retour, la petite formation est interceptĂ©e par une vingtaine de Curtiss Tomahawk de la RAAF. Le combat est inĂ©gal et, l’un aprĂšs l’autre, les bimoteurs français succombent avec, dans la plupart des cas, la mort de l’ensemble de leurs Ă©quipages. En quelques minutes, seize officiers, officiers mariniers et quartiers-maĂźtres vont pĂ©rir et il n’y aura que quatre survivants. La composition des Ă©quipages Ă©tait la suivante N° 41 – Mt mitrailleur bombardier Mathurin, Marie LE BOULAIRE, SM radio volant Louis, Joseph LE ROLLAND, EV1 pilote Marcellin GISBERT, faisant fonction d’observateur et LV pilote François, Xavier, Paul, Martial ZIEGLER, commandant l’escadrille 6B et chef de 93 – QM2 radio volant Ferdinand, LĂ©on BIEVER, QM2 mitrailleur bombardier Henri LE MARRE, Mt pilote Paul, Simon, Nicolas MONJOIN et EV1 pilote Aymond, Marie, Jean, AndrĂ© PLAYE, chef de bord et 204 – SM1 pilote Lucien HELF, EV1 pilote Pierre, Jean LACOSTE, chef de bord et navigateur, SM2 radio volant Jean, AimĂ© LE DÛ, QM2 mitrailleur bombardier EugĂšne, Henri, Pierre, Marie 58 – QM1 radio volant Victor, François, Alain BOURHIS, SM2 pilote Robert, Gustave, Sylvain CÉRÉSUÉLA, OE2 pilote Georges, Corentin, Marie LE FRIANT, chef de bord et observateur et QM1 radio volant AndrĂ©, Yves, Marie 274 – QM1 mĂ©canicien volant François, Marie LIBOUBAN, QM2 radio volant François, Henri, Victor PARMENTIER, sont tuĂ©s en vol par les tirs des chasseurs australiens. Le LV Francis LainĂ©, pilote et chef de bord et l’EV1 Pierre Massicot, observateur, survivent, gravement blessĂ©s, Ă  l’atterrissage forcĂ© de leur 21 – LV pilote Joseph, Charles, Jean de GAIL, chef de bord et observateur et QM radio volant Louis, Alphonse THIOT. Deux membres de l’équipage, le MT pilote Raymond Sarrotte et le SM mitrailleur bombardier Clotaire GuĂ©ret, rĂ©ussissent Ă  sauter en parachute. 16 septembre 1916 – Le QM fusilier Yves ROLLAND, Ă©lĂšve Ă  l’école de pilotage du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l, effectue un de ses premiers vols en solo lorsque, pour une raison inconnue, son hydravion s’abĂźme en mer Ă  un mille au sud du centre. Lorsque les secours arrivent, ils ne peuvent que constater le dĂ©cĂšs du pilote, probablement tuĂ© sur le coup dans la chute de son appareil. 12 juin 1949 – Une patrouille de quatre SBD-5 Dauntless de la flottille a dĂ©collĂ© du porte-avions Arromanches au large d’Oran pour un exercice d’attaque. Alors que la formation survole Mostaganem, l’un des appareils BuAer 34832 – est victime d’une panne de moteur. En tentant un atterrissage forcĂ© sur le territoire de la commune de Mazagran AlgĂ©rie, il se met en perte de vitesse et s’écrase au sol. Le pilote, le LV Michel, Denis, Gabriel ROLLIN est tuĂ© sur le coup et son passager, le QM2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Serge, Joseph, Jacques ZANI, dĂ©cĂšde pendant son transfert Ă  l’hĂŽpital de Mostaganem. 5 aoĂ»t 1944 – Le SM2 mĂ©canicien volant Henri, Jean ROMANETTI s’évade le 15 octobre 1940 de la BAN de Karouba et rejoint l’üle de Malte. Il s’engage ensuite dans les FAFL et, aprĂšs diverses affectations, rejoint le GB Lorraine Squadron 342 de la RAF. Le 5 aoĂ»t 1944, un Douglas Boston IIIA s/n BZ198 – OA-T de cette unitĂ© est touchĂ© par la Flak et s’écrase en feu au lieu-dit Les Poiriers dans la commune de La Villette Calvados. Deux membres de son Ă©quipage, l’A/C Romanetti et le Sgt RenĂ© PIERRON, sont tuĂ©s sur le coup. 17 aoĂ»t 1960 – Un AVRO Lancaster de l’escadrille n° WU 26 – revenait de mĂ©tropole vers Agadir, transportant douze passagers en plus de son Ă©quipage habituel. Alors que l’appareil se trouve 25 kilomĂštres au sud de Had Ouled Frej, un message est reçu par le contrĂŽle de Camp CazĂšs, signalant un incendie au moteur n° 3 et annonçant une tentative d’atterrissage forcĂ©. Mais il est trop tard, rongĂ© par le feu, le longeron principal de la voilure cĂšde et l’aile droite se replie. DĂ©semparĂ©, le Lancaster s’écrase au sol prĂšs du douar de Khemis M’Touch, dans la rĂ©gion de Sidi Bennour, Ă  une centaine de kilomĂštres environ dans le SSO de Casablanca. Tous les occupants sont tuĂ©s sur le coup. L’équipage Ă©tait composĂ© du MP mĂ©canicien de bord Bernard BRÉLIVET, du SM2 radio volant Jacques, Pierre DURAND, de l’EV2 de rĂ©serve pilote Jean-Claude JÉGOU, des OE3 pilotes Henri, Francis JOURDAN et Joseph, Jean, Marie LE HIRESS, commandant d’aĂ©ronef, du Mt mĂ©canicien volant Edmond, Jean, Marie MARTIN et du PM radio volant Jean, Emile, Auguste MOUSSET. Les passagers Ă©taient le QM2 armurier d’aĂ©ronautique Claude, Paul BARBÉ, le PM pilote Maurice, Dominique, Pierre CANTAT, les SM2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Jacques, Roland, Marcel HERBETTE, Gilbert, Louis, Marie LE ROUZIC et Jean, Louis MARC, l’agent de la poste aux ArmĂ©es Armand, Marius PÉZÉ, le QM1 Ă©lectricien Christian, Charles PHIPPS, le SM2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Joseph PROVOST, le PM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Lucien, Jean, Louis ROMANI, l’IM1 volant Jacques, Jean, Victor ROULS, le Sgt/Maj Louis, Victor PRINCE-SOULIER de l’armĂ©e de Terre et le Mot2 maĂźtre d’hĂŽtel Pierre VICARIOT. 12 mai 1944 – Au cours d’un exercice de combat aĂ©rien, deux Douglas A-24 de l’école de chasse de l’armĂ©e de l’Air de MeknĂšs entrent en collision. L’appareil n° 42-54206 s’écrase au sol tuant ses deux occupants, le SM1 pilote RenĂ©, Pascal DESNUS, moniteur, et le SM pilote RenĂ©, AndrĂ©, Pierre RONGIÈRE, Ă©lĂšve. L’autre A-24, bien qu’endommagĂ©, parvient Ă  atterrir normalement. 5 fĂ©vrier 1954 – Participant Ă  un exercice de poursuite, un F6F-5 Hellcat de l’escadrille BuAer 72440 – s’écrase Ă  plat, Ă  l’issue d’une ressource Ă  grande vitesse, Ă  4 kilomĂštres dans l’est du village de Saint-Maur AlgĂ©rie. Son pilote, le QM2 Jean, Victor ROOSE, est tuĂ© sur le coup. 14 janvier 1988 – Au cours d’en exercice de combat aĂ©rien contre un Etendard IVP, un F8E FN Crusader n° 42 de la flottille 12F s’écrase en mer au large de l’üle d’Ouessant. Son pilote, l’EV1 Yves, Claude ROSE, s’est Ă©jectĂ© tardivement et son corps ne sera pas retrouvĂ©. 17 aoĂ»t 1929 – Le QM mĂ©canicien Ă©lĂšve pilote Roger, Jean, FĂ©lix ROUANET est griĂšvement blessĂ© dans un accident en atterrissant sur le terrain de Valence Drome, aux commandes d’un Caudron 59 de l’Ecole de pilotage d’Istres. TransportĂ© Ă  l’hĂŽpital il y dĂ©cĂšde peu de temps aprĂšs son admission. 21 dĂ©cembre 1923 – C’est cette nuit lĂ  que se produit la plus grave catastrophe de l’aĂ©ronautique militaire de notre pays. Le 18 dĂ©cembre 1923, le dirigeable Dixmude, ex Zeppelin L-72 qui avait Ă©tĂ© remis Ă  la France par l’Allemagne au titre des dommages de guerre, quitte sa base de Cuers-Pierrefeu pour un raid d’essai sans escale au-dessus du Sahara avec cinquante personnes Ă  son bord. Il atteint In-Salah dans les dĂ©lais prĂ©vus et entame son voyage de retour. Son dernier message le positionne au-dessus de la Tunisie et il n’y en aura pas d’autres. Vers 2 h 30 du matin, alors que le dirigeable passe au large de la Sicile, des pĂȘcheurs aperçoivent dans le ciel les lueurs d’un vif incendie. Probablement frappĂ© par la foudre qui a enflammĂ© ses ballonnets d’hydrogĂšne, le Dixmude et tout son Ă©quipage s’abĂźment en mer Ă  quelques miles au large du petit port de Sciacca. Les recherches lancĂ©es par la Marine italienne et par des bĂątiments français venus de Bizerte ne permettent pas de retrouver de survivants, ni mĂȘme de corps. Ce n’est que le 26 qu’un pĂȘcheur remonte dans ses filets le corps du commandant, le LV du Plessis de GrenĂ©dan. Un autre corps, celui du QM Guillaume sera retrouvĂ© ultĂ©rieurement. Cette catastrophe a fait cinquante victimes – 40 membres de l’équipage Les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Pierre, Casimir, Baptiste ALBAGNAC et Georges, Louis BAILLOUX, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Ange, Jean, Louis BOULLEAU, les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Roger, Marius BOYER et Victorin, Louis BRUNIAS, le Mot arrimeur Maurice, Jules, Baptiste, Pierre CHARPENTIER, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Georges, Victor, Auguste CLAVEL, le QM arrimeur volant AndrĂ© CLOSVIROLA, le SM2 pilote de direction Joseph, Louis, Marie COLLET, le SM mĂ©canicien volant NoĂ«l, Marie COROUGE, le QM mĂ©canicien volant Marcel, Alexandre COUVÉ, le LV pilote de dirigeable Jean, Joseph, Anne, Marie, Julien du PLESSIS de GRENÉDAN, commandant, le Mot mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Raymond, Louis DUBOIS, les QM mĂ©caniciens volants Jean, Constant FELON, Charles, Georges FOUCHET et Louis GALLET, le Mt mĂ©canicien volant Charles, Jean GASPAILLARD, le QM radio volant Marie, Antoine, Emile GUILLAUME, le SM arrimeur Joseph GUILLEMOT, le Mt de manƓuvre pilote de direction RenĂ©, FĂ©lix, Marie HAMON, le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Louis, Jean IMBERT, le QM radio volant Pierre, Jean-Marie JAFFREZIC, le SM mĂ©canicien volant François, ClĂ©ment JAN, les QM arrimeurs Charles, Marcel KUBLER et Saint-Amand, Charles, Adolphe La FORGE, le SM mĂ©canicien volant Jean, François, AimĂ©, EugĂšne LIZÉE, le QM mĂ©canicien volant François, Auguste, Joseph, Mathurin MAINGUY, le LV pilote de dirigeable Sylvestre, Antoine MARCAGGI, le PM mĂ©canicien volant RenĂ©, Henri MOMBERT, le QM mĂ©canicien volant KlĂ©ber, EugĂšne, Marie, Albert NAL, le SM radio volant Adrien, Jean-Baptiste PAUC, le QM mĂ©canicien volant Charles, Joseph, RenĂ©, Louis QUÉMERAIS, les QM arrimeurs volants Jean RICHARD et GĂ©raud, François, Marie ROCHER, le Mot mĂ©canicien volant Jean, EugĂšne, Edouard ROUDEN, le LV pilote de dirigeable Adrien, AimĂ©, Victor ROUSTAN, commandant en second, le Mot arrimeur Charles, Paul SÉDILLOT, le SM arrimeur volant Louis, Marie TARTIVEL et le QM mĂ©canicien volant Jean, LĂ©opold VINCENOT. – 10 passagers le CC Victor, Louis BERRETTA, les LV pilotes de dirigeable Pierre BOURDIER et Maurice, Gabriel CONVENTS, le CF pilote de dirigeable Georges, LĂ©on, François, Jules HENNIQUE, commandant le CAM de Cuers-Pierrefeu, le LV pilote de dirigeable Serge, François, Roger GOISLARD de La DROITIÈRE, le CC pilote Henri, Jules LEFRANC, le LV observateur Georges, Etienne LEVESQUE, le Med1 LĂ©opold, Henri PÉLISSIER, le CC pilote de dirigeable Georges, Paul RENON, le LV pilote de dirigeable Henri, Marcel, AurĂ©lien ROUSTAN et, enfin, le CV Pierre, Edouard, Marie YVON. 15 aoĂ»t 1916 – Un hydravion FBA 150ch n° 308 du CAM de Venise avait dĂ©collĂ© pour une mission de reconnaissance du port de Trieste alors dans l’Empire austro-hongrois. InterceptĂ© par des hydravions de chasse autrichiens, il est abattu par le Linienschiffsleutenant Gottfried von Banfield, qui deviendra l’as de la Marine austro-hongroise. Les deux membres de l’équipage, le QM mĂ©canicien observateur Auguste, Henri COSTEROUSSE et l’EV1 pilote Jean, Jules, Henri ROULIER disparaissent dans la chute de leur appareil. 17 aoĂ»t 1960 – Un AVRO Lancaster de l’escadrille n° WU 26 – revenait de mĂ©tropole vers Agadir, transportant douze passagers en plus de son Ă©quipage habituel. Alors que l’appareil se trouve 25 kilomĂštres au sud de Had Ouled Frej, un message est reçu par le contrĂŽle de Camp CazĂšs, signalant un incendie au moteur n° 3 et annonçant une tentative d’atterrissage forcĂ©. Mais il est trop tard, rongĂ© par le feu, le longeron principal de la voilure cĂšde et l’aile droite se replie. DĂ©semparĂ©, le Lancaster s’écrase au sol prĂšs du douar de Khemis M’Touch, dans la rĂ©gion de Sidi Bennour, Ă  une centaine de kilomĂštres environ dans le SSO de Casablanca. Tous les occupants sont tuĂ©s sur le coup. L’équipage Ă©tait composĂ© du MP mĂ©canicien de bord Bernard BRÉLIVET, du SM2 radio volant Jacques, Pierre DURAND, de l’EV2 de rĂ©serve pilote Jean-Claude JÉGOU, des OE3 pilotes Henri, Francis JOURDAN et Joseph, Jean, Marie LE HIRESS, commandant d’aĂ©ronef, du Mt mĂ©canicien volant Edmond, Jean, Marie MARTIN et du PM radio volant Jean, Emile, Auguste MOUSSET. Les passagers Ă©taient le QM2 armurier d’aĂ©ronautique Claude, Paul BARBÉ, le PM pilote Maurice, Dominique, Pierre CANTAT, les SM2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Jacques, Roland, Marcel HERBETTE, Gilbert, Louis, Marie LE ROUZIC et Jean, Louis MARC, l’agent de la poste aux ArmĂ©es Armand, Marius PÉZÉ, le QM1 Ă©lectricien Christian, Charles PHIPPS, le SM2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Joseph PROVOST, le PM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Lucien, Jean, Louis ROMANI, l’IM1 volant Jacques, Jean, Victor ROULS, le Sgt/Maj Louis, Victor PRINCE-SOULIER de l’armĂ©e de Terre et le Mot2 maĂźtre d’hĂŽtel Pierre VICARIOT. 17 mai 1950 – AussitĂŽt aprĂšs avoir dĂ©collĂ© du terrain d’Inezgane, prĂšs d’Agadir, le Bloch 175T n° 61 – pilotĂ© par le LV Raoul, Marie, Jean de CARPENTIER, commandant la flottille bascule sur une aile, touche le sol et explose, tuant tous ses occupants. Les deux autres membres de l’équipage Ă©taient le Mt radio volant Alfred, Pierre LAURENT et le PM mĂ©canicien volant RenĂ©, Alphonse, François ROUMY. L’enquĂȘte rĂ©vĂ©lera que les commandes d’ailerons avaient Ă©tĂ© inversĂ©es. 23 septembre 1952 – Quelques instants aprĂšs son dĂ©collage de la BAN de Tan Son Nhut, pour une mission de reconnaissance et de bombardement, le moteur extĂ©rieur droit d’un P4Y Privateer de la flottille BuAer 59839 – prend feu. Presque immĂ©diatement, l’appareil devient incontrĂŽlable et s’écrase au sol prĂšs de la bourgade de An Nhon Xa, dans la province de Gia Dinh. Dix membres de l’équipage, le CC pilote Paul, Marie, Alphonse, Augustin AUDIBERT, commandant la flottille, le SM1 mitrailleur bombardier RenĂ©, EugĂšne, Joseph BLIN, le SM2 mĂ©canicien de bord Pierre, Jacques, AndrĂ© COCHE, le SM radio volant Robert DEBERGHES, le SM armurier volant Robert DÉPREUX, le Mt mĂ©canicien volant AndrĂ©, Marie DUPONT, le SM2 radio volant Michel, Pierre FAGET l’EV1 de rĂ©serve pilote Pierre, Marie, LĂ©opold LASSALLE, le Mt radio volant AndrĂ©, Paul ROUSSE et trois passagers qui avaient embarquĂ©s pour la mission, l’IMP volant François, Jean ENAULT, l’IM1 observateur Henri, Lucien, Marie SOURET de la BAN de Tan Son Nhut et le CC pilote Marc, Lucien, Camille VENOT, commandant le GAN Indochine, sont tuĂ©s sur le coup. Le onziĂšme membre de l’équipage, le SM pilote Daniel ThĂ©denat, est retrouvĂ© trĂšs gravement blessĂ© dans les dĂ©bris de l’appareil. Il survivra Ă  ses blessures et continuera sa carriĂšre dans l’AĂ©ronautique navale. 11 fĂ©vrier 1941 – Au cours d’un exercice de vol en formation en section au large du cap SiciĂ©, deux LatĂ©coĂšre 298 de l’escadrille 3T basĂ©e Ă  Berre entrent en collision. Les trois occupants de l’appareil n° 71 le SM mĂ©canicien volant Paul, Joseph, Marie DUCLOS, l’EV1 pilote Georges, Emile, RenĂ© RAVEUX, chef de section et le QM radio volant AndrĂ©, LĂ©on TARDIVAT, s’abattent en mer avec leur appareil et disparaissent avec lui. Dans l’appareil n° 77 le Mot2 radio volant Michel, Emile, RĂ©my DÉJARDIN et le SM pilote Jean, Roger, Georges ROUSSEAU, subissent le mĂȘme sort que leurs camarades mais, le troisiĂšme homme d’équipage, le SM mĂ©canicien volant Tanguy, parvient in extremis Ă  sauter en parachute et est rĂ©cupĂ©rĂ© par une embarcation de pĂȘcheurs. 10 mars 1981 – Quelques instants aprĂšs avoir dĂ©collĂ© de l’aĂ©rodrome de Hahaya Ă  Moroni dans l’archipel des Comores, un Atlantic n° 29 de la flottille 23F est victime d’un incendie de moteur. Hors de contrĂŽle, il s’écrase prĂšs de la localitĂ© de M’BoudĂ©, tuant ses dix-huit occupants. En plus de son Ă©quipage normal, l’appareil transportait une Ă©quipe technique d’entretien. L’équipage Ă©tait composĂ© du Mt Ă©lectronicien de bord Patrick, Elie, Etienne BAUDOIN, de l’EV1 pilote Jean-Yves, Georges CISTAC, du PM Ă©lectronicien de bord Alain, Henri, Jean-Baptiste DEMAISON, du Mt Ă©lectronicien de bord Dominique, Jean, Etienne FAURE, du PM Ă©lectronicien de bord Serge, Lucien LAPP, de l’EV1 navigateur aĂ©rien et coordonnateur tactique Olivier, Marie, GĂ©rard, Henri de LASSUS SAINT-GENIÈS, du Mt Ă©lectronicien de bord Dominique, Bernard, Marie MOISDON, du Mt navigateur Jean-Claude, Joseph MONTFORT, du LV pilote Philippe, RenĂ©, Pierre MOUGENOT, commandant d’aĂ©ronef, du MP mĂ©canicien de bord EugĂšne, Jean, Yves NORMANT, du Mt navigateur Eric, Claude, Daniel PÉRAUDEAU, du Mt mĂ©canicien de bord Michel, Louis, Jacques RÉNIER, du SM2 Ă©lectronicien de bord Patrick, Louis, Adrien, Henri ROUSSEAU et du SM2 radio de bord François-Xavier WINTERHALTER. L’équipe technique se composait du SM Ă©lectromĂ©canicien d’aĂ©ronautique Jean-Louis AUDREN, du PM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Yves HENNEQUART, du QM1 Ă©lectronicien d’aĂ©ronautique Bertrand, Pierre LION et du QM1 Ă©lectronicien d’équipement Eric LOURENÇO. 2 juillet 1947 – ImmĂ©diatement aprĂšs avoir dĂ©collĂ© de la BAN de Lartigue-Tafaraoui pour un vol d’instruction d’élĂšves radios volants, un AVRO Anson I de l’escadrille s/n LT831 – s’écrase prĂšs du douar Ouardia Ă  2 kilomĂštres environ de la base. Trois de ses occupants, l’EV1 pilote Robert, Georges GOSSELIN, chef de bord, le Mot2 Ă©lĂšve radio volant Bernard LABORDE et l’IM3 volant de rĂ©serve Pierre, Marie, Bernard, François ROUSSEAU, sont tuĂ©s dans l’accident. Quatre autres subissent des blessures diverses mais non mortelles. 5 dĂ©cembre 1943 – Au cours d’une sĂ©ance d’entraĂźnement Ă  la voltige, un Morane Saulnier 315 n° 134 de l’école de pilotage d’Igoudar Maroc s’abat en vrille et s’écrase au sol. Ses deux occupants, le QM2 mĂ©canicien Ă©lĂšve pilote Maurice, Gaston, Lucien MARCHAND, et le PM pilote Bernard, Emilien, LĂ©on ROUSSEL, sont tuĂ©s sur le coup dans la chute de leur appareil. 17 novembre 1925 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement, un Blanchard BRD-1 n° 7 – de l’escadrille 5R1 part brutalement en vrille et s’écrase en mer Ă  environ un kilomĂštre au sud du Dattier, en baie de Cavalaire Var. Le QM mĂ©canicien DaydĂ© est retrouvĂ© vivant accrochĂ© Ă  un flotteur. Les corps des trois autres membres d’équipage, le Mot Ă©lĂšve radio volant Adolphe, François, Bernard, LĂ©on LASSERRE, le SM canonnier pilote GĂ©rassime, Bertrand, Auguste ROUSSELET et le LV observateur AndrĂ©, Paul ROUSSET, chef de bord, ne seront pas retrouvĂ©s. L’accident, vraisemblablement du Ă  une rupture en vol de la cellule, va conduire l’EMGM Ă  retirer le type du service. 17 novembre 1925 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement, un Blanchard BRD-1 n° 7 – de l’escadrille 5R1 part brutalement en vrille et s’écrase en mer Ă  environ un kilomĂštre au sud du Dattier, en baie de Cavalaire Var. Le QM mĂ©canicien DaydĂ© est retrouvĂ© vivant accrochĂ© Ă  un flotteur. Les corps des trois autres membres d’équipage, le Mot Ă©lĂšve radio volant Adolphe, François, Bernard, LĂ©on LASSERRE, le SM canonnier pilote GĂ©rassime, Bertrand, Auguste ROUSSELET et le LV observateur AndrĂ©, Paul ROUSSET, chef de bord, ne seront pas retrouvĂ©s. L’accident, vraisemblablement du Ă  une rupture en vol de la cellule, va conduire l’EMGM Ă  retirer le type du service. 30 janvier 1919 – Le SM mĂ©canicien pilote Henri, Joseph ROUSSILLON et le QM mĂ©canicien observateur François, Adolphe, Marius TRENQUIER, tous deux affectĂ©s Ă  la CEPA du CAM de FrĂ©jus – Saint-RaphaĂ«l, sont victimes d’un accident alors qu’ils effectuent un vol d’essai Ă  bord d’un hydravion Georges LĂ©vy 300ch n° 601. TransportĂ©s Ă  l’infirmerie du centre, ils y dĂ©cĂšdent peu aprĂšs leur admission. 21 dĂ©cembre 1923 – C’est cette nuit lĂ  que se produit la plus grave catastrophe de l’aĂ©ronautique militaire de notre pays. Le 18 dĂ©cembre 1923, le dirigeable Dixmude, ex Zeppelin L-72 qui avait Ă©tĂ© remis Ă  la France par l’Allemagne au titre des dommages de guerre, quitte sa base de Cuers-Pierrefeu pour un raid d’essai sans escale au-dessus du Sahara avec cinquante personnes Ă  son bord. Il atteint In-Salah dans les dĂ©lais prĂ©vus et entame son voyage de retour. Son dernier message le positionne au-dessus de la Tunisie et il n’y en aura pas d’autres. Vers 2 h 30 du matin, alors que le dirigeable passe au large de la Sicile, des pĂȘcheurs aperçoivent dans le ciel les lueurs d’un vif incendie. Probablement frappĂ© par la foudre qui a enflammĂ© ses ballonnets d’hydrogĂšne, le Dixmude et tout son Ă©quipage s’abĂźment en mer Ă  quelques miles au large du petit port de Sciacca. Les recherches lancĂ©es par la Marine italienne et par des bĂątiments français venus de Bizerte ne permettent pas de retrouver de survivants, ni mĂȘme de corps. Ce n’est que le 26 qu’un pĂȘcheur remonte dans ses filets le corps du commandant, le LV du Plessis de GrenĂ©dan. Un autre corps, celui du QM Guillaume sera retrouvĂ© ultĂ©rieurement. Cette catastrophe a fait cinquante victimes – 40 membres de l’équipage Les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Pierre, Casimir, Baptiste ALBAGNAC et Georges, Louis BAILLOUX, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Ange, Jean, Louis BOULLEAU, les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Roger, Marius BOYER et Victorin, Louis BRUNIAS, le Mot arrimeur Maurice, Jules, Baptiste, Pierre CHARPENTIER, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Georges, Victor, Auguste CLAVEL, le QM arrimeur volant AndrĂ© CLOSVIROLA, le SM2 pilote de direction Joseph, Louis, Marie COLLET, le SM mĂ©canicien volant NoĂ«l, Marie COROUGE, le QM mĂ©canicien volant Marcel, Alexandre COUVÉ, le LV pilote de dirigeable Jean, Joseph, Anne, Marie, Julien du PLESSIS de GRENÉDAN, commandant, le Mot mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Raymond, Louis DUBOIS, les QM mĂ©caniciens volants Jean, Constant FELON, Charles, Georges FOUCHET et Louis GALLET, le Mt mĂ©canicien volant Charles, Jean GASPAILLARD, le QM radio volant Marie, Antoine, Emile GUILLAUME, le SM arrimeur Joseph GUILLEMOT, le Mt de manƓuvre pilote de direction RenĂ©, FĂ©lix, Marie HAMON, le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Louis, Jean IMBERT, le QM radio volant Pierre, Jean-Marie JAFFREZIC, le SM mĂ©canicien volant François, ClĂ©ment JAN, les QM arrimeurs Charles, Marcel KUBLER et Saint-Amand, Charles, Adolphe La FORGE, le SM mĂ©canicien volant Jean, François, AimĂ©, EugĂšne LIZÉE, le QM mĂ©canicien volant François, Auguste, Joseph, Mathurin MAINGUY, le LV pilote de dirigeable Sylvestre, Antoine MARCAGGI, le PM mĂ©canicien volant RenĂ©, Henri MOMBERT, le QM mĂ©canicien volant KlĂ©ber, EugĂšne, Marie, Albert NAL, le SM radio volant Adrien, Jean-Baptiste PAUC, le QM mĂ©canicien volant Charles, Joseph, RenĂ©, Louis QUÉMERAIS, les QM arrimeurs volants Jean RICHARD et GĂ©raud, François, Marie ROCHER, le Mot mĂ©canicien volant Jean, EugĂšne, Edouard ROUDEN, le LV pilote de dirigeable Adrien, AimĂ©, Victor ROUSTAN, commandant en second, le Mot arrimeur Charles, Paul SÉDILLOT, le SM arrimeur volant Louis, Marie TARTIVEL et le QM mĂ©canicien volant Jean, LĂ©opold VINCENOT. – 10 passagers le CC Victor, Louis BERRETTA, les LV pilotes de dirigeable Pierre BOURDIER et Maurice, Gabriel CONVENTS, le CF pilote de dirigeable Georges, LĂ©on, François, Jules HENNIQUE, commandant le CAM de Cuers-Pierrefeu, le LV pilote de dirigeable Serge, François, Roger GOISLARD de La DROITIÈRE, le CC pilote Henri, Jules LEFRANC, le LV observateur Georges, Etienne LEVESQUE, le Med1 LĂ©opold, Henri PÉLISSIER, le CC pilote de dirigeable Georges, Paul RENON, le LV pilote de dirigeable Henri, Marcel, AurĂ©lien ROUSTAN et, enfin, le CV Pierre, Edouard, Marie YVON. 21 dĂ©cembre 1923. C’est cette nuit lĂ  que se produit la plus grave catastrophe de l’aĂ©ronautique militaire de notre pays. Le 18 dĂ©cembre 1923, le dirigeable Dixmude, ex Zeppelin L-72 qui avait Ă©tĂ© remis Ă  la France par l’Allemagne au titre des dommages de guerre, quitte sa base de Cuers-Pierrefeu pour un raid d’essai sans escale au-dessus du Sahara avec cinquante personnes Ă  son bord. Il atteint In-Salah dans les dĂ©lais prĂ©vus et entame son voyage de retour. Son dernier message le positionne au-dessus de la Tunisie et il n’y en aura pas d’autres. Vers 2 h 30 du matin, alors que le dirigeable passe au large de la Sicile, des pĂȘcheurs aperçoivent dans le ciel les lueurs d’un vif incendie. Probablement frappĂ© par la foudre qui a enflammĂ© ses ballonnets d’hydrogĂšne, le Dixmude et tout son Ă©quipage s’abĂźment en mer Ă  quelques milles au large du petit port de Sciacca. Les recherches lancĂ©es par la Marine italienne et par des bĂątiments français venus de Bizerte ne permettent pas de retrouver de survivants, ni mĂȘme de corps. Ce n’est que le 26 qu’un pĂȘcheur remonte dans ses filets le corps du commandant, le LV du Plessis de GrenĂ©dan. Un autre corps, celui du QM Guillaume sera retrouvĂ© ultĂ©rieurement. Cette catastrophe a fait cinquante victimes – 40 membres de l’équipage Les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Pierre, Casimir, Baptiste ALBAGNAC et Georges, Louis BAILLOUX, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Ange, Jean, Louis BOULLEAU, les Mot2 mĂ©caniciens d’aĂ©ronautique Roger, Marius BOYER et Victorin, Louis BRUNIAS, le Mot arrimeur Maurice, Jules, Baptiste, Pierre CHARPENTIER, le SM mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Georges, Victor, Auguste CLAVEL, le QM arrimeur volant AndrĂ© CLOSVIROLA, le SM2 pilote de direction Joseph, Louis, Marie COLLET, le SM mĂ©canicien volant NoĂ«l, Marie COROUGE, le QM mĂ©canicien volant Marcel, Alexandre COUVÉ, le LV pilote de dirigeable Jean, Joseph, Anne, Marie, Julien du PLESSIS de GRENÉDAN, commandant, le Mot mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Raymond, Louis DUBOIS, les QM mĂ©caniciens volants Jean, Constant FELON, Charles, Georges FOUCHET et Louis GALLET, le Mt mĂ©canicien volant Charles, Jean GASPAILLARD, le QM radio volant Marie, Antoine, Emile GUILLAUME, le SM arrimeur Joseph GUILLEMOT, le Mt de manƓuvre pilote de direction RenĂ©, FĂ©lix, Marie HAMON, le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Louis, Jean IMBERT, le QM radio volant Pierre, Jean-Marie JAFFREZIC, le SM mĂ©canicien volant François, ClĂ©ment JAN, les QM arrimeurs Charles, Marcel KUBLER et Saint-Amand, Charles, Adolphe La FORGE, le SM mĂ©canicien volant Jean, François, AimĂ©, EugĂšne LIZÉE, le QM mĂ©canicien volant François, Auguste, Joseph, Mathurin MAINGUY, le LV pilote de dirigeable Sylvestre, Antoine MARCAGGI, le PM mĂ©canicien volant RenĂ©, Henri MOMBERT, le QM mĂ©canicien volant KlĂ©ber, EugĂšne, Marie, Albert NAL, le SM radio volant Adrien, Jean-Baptiste PAUC, le QM mĂ©canicien volant Charles, Joseph, RenĂ©, Louis QUÉMERAIS, les QM arrimeurs volants Jean RICHARD et GĂ©raud, François, Marie ROCHER, le Mot mĂ©canicien volant Jean, EugĂšne, Edouard ROUDEN, le LV pilote de dirigeable Adrien, AimĂ©, Victor ROUSTAN, commandant en second, le Mot arrimeur Charles, Paul SÉDILLOT, le SM arrimeur volant Louis, Marie TARTIVEL et le QM mĂ©canicien volant Jean, LĂ©opold VINCENOT.– 10 passagers le CC Victor, Louis BERRETTA, les LV pilotes de dirigeable Pierre BOURDIER et Maurice, Gabriel CONVENTS, le CF pilote de dirigeable Georges, LĂ©on, François, Jules HENNIQUE, commandant le CAM de Cuers-Pierrefeu, le LV pilote de dirigeable Serge, François, Roger GOISLARD de La DROITIÈRE, le CC pilote Henri, Jules LEFRANC, le LV observateur Georges, Etienne LEVESQUE, le Med1 LĂ©opold, Henri PÉLISSIER, le CC pilote de dirigeable Georges, Paul RENON, le LV pilote de dirigeable Henri, Marcel, AurĂ©lien ROUSTAN et, enfin, le CV Pierre, Edouard, Marie YVON, adjoint au Chef du Service central de l’AĂ©ronautique. 22 juillet 1949 – A l’occasion du sĂ©jour au Maroc du croiseur-Ă©cole Jeanne d’Arc, divers exercices sont organisĂ©s au profit des officiers Ă©lĂšves prĂ©sents Ă  bord, dont une sortie en vol sur trois PBY-5 Catalina de l’escadrille alors stationnĂ©e Ă  Agadir. Quelque temps aprĂšs le dĂ©collage des trois appareils, tout contact est perdu avec l’un d’entre eux BuAer 46564 – Les recherches menĂ©es par les autres Catalina, aidĂ©s par le sous-marin AstrĂ©e, ne permettent de trouver aucune trace de l’appareil et des ses passagers. L’équipage du Catalina Ă©tait composĂ© du SM2 radio volant Robert, Joseph BRETON, du Mt mitrailleur bombardier Jean FÈVRE, du SM2 mĂ©canicien volant Rolland, MoĂŻse GROSMAITRE, du Mt pilote RenĂ© HUIBAN, des SM2 mĂ©caniciens volants Gabriel, Jean LE BOT et Louis, François MOY, du SM2 radio volant Jean, Marcel RAIGNE, de l’EV1 de rĂ©serve pilote Michel, Raymond, Louis ROUVIÈRE, chef de bord et du Mt pilote Pierre, Jean, Louis TOUZET. Les officiers-Ă©lĂšves passagers Ă©taient les EV2 Daniel AUBRON, Louis, Bernard, Marie AUDIC, Jean, Louis, Marie, Michel COUËTOUX, Louis, Julien DAUTRY, Claude JAFFRÈS, AndrĂ©, Albert ROBERT, Gonzague, Pierre, Marie, Bernard GALOUZEAU de VILLEPIN et l’IGM3 Michel, Henri, AndrĂ© NOÉ. 3 fĂ©vrier 1937 – Une section de trois Levasseur PL 101 de l’escadrille 7S1 du porte-avions BĂ©arn, en escale Ă  Dakar SĂ©nĂ©gal a effectuĂ© un voyage jusqu’à Podor, ville situĂ©e Ă  330 kilomĂštres au NE de Dakar. Au cours d’une prĂ©sentation devant les autoritĂ©s locales, deux appareils entrent en collision et s’écrasent au sol. Les six membres des Ă©quipages Ă©taient le QM1 mitrailleur bombardier Jean, François ABAZIOU, l’EV1 pilote Michel, Maurice, AndrĂ© ALLARD, chef de la section, le SM mĂ©canicien volant Joseph, Bernard BERTOLINI, le QM mĂ©canicien volant Guillaume LASTENNET. Aucun , le SM pilote Antoine, Louis, AndrĂ© ROCHETTE et le QM1 radio volant Charles, Louis ROUX. Aucun n’a eu le temps de sauter en parachute et ils trouvent tous la mort dans l’accident. 21 mai 1957 – En mission de reconnaissance armĂ©e Ă  basse altitude dans la rĂ©gion de Batna AlgĂ©rie, le P4Y Privateer de la flottille BuAer 59870 – basĂ©e Ă  Karouba, suit une vallĂ©e entre le djebel Hanar et le djebel El-Affrou. Des courants rabattants violents l’empĂȘchent de prendre une altitude suffisante pour s’en dĂ©gager et il s’écrase en pleine zone rebelle. Six des douze membres de l’équipage, le SM1 mĂ©canicien de bord Jean CARIOU, le Mot1 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique RenĂ©, Valentin, Yves, Raymond DELÉPINE, le SM2 navigateur aĂ©rien François, Marie GOURMELON, le SM1 radio volant Jacques, Roger GRANET, le SM2 mĂ©canicien volant Michel, Ghislain MATON et le SM2 radio volant GĂ©rard, Raymond ROUX, sont tuĂ©s sur le coup. L’EV2 de rĂ©serve navigateur Jacques, Charles, Henri KERVELLA, griĂšvement blessĂ©, est achevĂ© par des rebelles arrivĂ©s les premiers Ă  l’épave. Deux survivants, l’EV1 pilote Claude, Alexis SURET, chef de bord et le SM2 radariste volant RenĂ©, François, Marie JOSSE sont emmenĂ©s par les rebelles et probablement assassinĂ©s sommairement plus tard. Trois autres survivants, qui avaient pu se cacher dans une grotte proche des lieux de la chute de leur appareil, seront rĂ©cupĂ©rĂ©s le lendemain par les troupes amies. 20 juillet 1938 – Un Levasseur PL 101 de l’escadrille 7S1 tombe Ă  la mer en baie de Douarnenez FinistĂšre au cours d’un entraĂźnement a l’appontage sur le porte-avions BĂ©arn. Deux des membres de l’équipage sont recueillis indemnes par la chaloupe du bord mais le troisiĂšme, l’EV1 pilote Joseph, Louis, Marie ROUX, prisonnier de la voilure supĂ©rieure qui s’est affaissĂ©e, meurt noyĂ©. 18 fĂ©vrier 1954 – Un Junkers 52 de l’escadrille n° 1015 – avait dĂ©collĂ© de la BAN de Lartigue pour transporter Ă  Karouba l’échelon d’accompagnement de la Flottille en dĂ©placement sur cette base. Du fait de trĂšs mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques, l’appareil est contraint de se dĂ©router et reçoit l’ordre de rejoindre El Aouina, l’aĂ©rodrome de Tunis. En voulant atteindre cette nouvelle destination par le sud ouest, l’avion percute un sommet noyĂ© dans la brume, au lieu-dit Kef Ed Dhoua, dans le djebel Lahimer, prĂšs de Zaghouan, Ă  45 kilomĂštres au sud de Tunis. Les quatre membres de l’équipage, le MP mĂ©canicien volant Roger, Prosper, Pierre BERTIN, l’EV1 de rĂ©serve pilote Robert EVEN, chef de bord, le SM2 pilote Michel, Georges, Marcel HAUSS et le Mt radio volant RenĂ©, AndrĂ©, Charles, Auguste LELIONNAIS ainsi que les onze passagers transportĂ©s, qui Ă©taient tous affectĂ©s Ă  la flottille le QM2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Louis, Emile ANDRÉ, le Mot1 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique RenĂ©, Paul, Georges ANTOMARCHI,le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique AndrĂ©, Alexandre, Joseph, Marie CHEVAL, le SM2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Ygnacio, Antoine DE LABACA, le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Joseph, Marie DILER, le SM2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Robert, Edouard, Pierre, Marie GAUDEL, l’EV2 de rĂ©serve AndrĂ©, Paul JAQUEMIN, le QM2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Pierre, Victor, Raymond LE BOULICAUT, le SM2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Bernard, Louis, Marie LE MANCQ, le Mot2 mĂ©canicien d’aĂ©ronautique Raymond, AimĂ©, Paul LE SAULNIER et le Mot3 armurier d’aĂ©ronautique Maurice, RenĂ©, Pol ROUYER, pĂ©rissent tous dans la catastrophe. 2 fĂ©vrier 1944 – Ayant dĂ©collĂ© de Dakar-Ouakam en fin d’aprĂšs-midi pour une mission d’escorte de convoi, le Vickers Wellington XI s/n HZ539 – T de l’escadrille 5B, l’une des deux composantes de la 2Ăšme flottille de bombardement, Ă©met Ă  20 h 48 un message annonçant son retour du fait de difficultĂ©s de moteur. Sa position est alors de 16° 55’ N et 17° 35’ W. Ce sera son dernier contact et l’appareil ne donnera plus aucune nouvelle. Les recherches lancĂ©es le lendemain ne donnent aucun rĂ©sultat. Aucune Ă©pave, si petite soit-elle, n’est aperçue et l’espoir de retrouver des survivants disparaĂźt. L’équipage Ă©tait composĂ© du QM radio volant Roger, Jean, Raoul ARROUÈS, de l’EV1 de rĂ©serve observateur Edouard, Marie, Claude CARTIER-BRESSON, du LV pilote Victor, Jean, Baptiste, Antoine DURANDO, chef de bord, et du QM1 mitrailleur bombardier François, Jules, DĂ©sirĂ©, Alfred LEPOITTEVIN, du PM pilote Max, Gustave NIEL, du Mt pilote RenĂ©, Julien ROY et du SM radio volant Georges VARY. Le 23 juin 1944 – Au cours d’un vol d’entraĂźnement Ă  basse altitude au large d’Agadir, un Convair PBY-5 Catalina BuAer 48357 – F-34 de la flottille 6FE heurte la surface de l’eau. Le choc provoque la rupture du fuselage en deux parties qui s’enflamment avant de couler rapidement. Deux des occupants, qui ont Ă©tĂ© projetĂ©s Ă  la mer, sont recueillis par un chalutier espagnol arrivĂ© sur les lieux. Quatre autres membres de l’équipage, le SM2 radio volant Robert, Jacques, Albert DESVERNINE, le SM2 pilote Jean, Pierre HUBIN, le QM1 mĂ©canicien volant Roger, Mathurin MADEC, le SM pilote Louis, François, Marie RUBAUD, disparaissent avec l’appareil. Le corps d’un cinquiĂšme, celui du QM1 mĂ©canicien volant Jean-Louis, Tanguy, Marie NÉZOU, est retrouvĂ© le lendemain. 12 avril 1954 – Alors qu’il arrivait pour bombarder des concentrations viĂȘt minh autour du point d’appui Anne-Marie» dans la cuvette de DiĂȘn BiĂȘn Phu, un PB4Y Privateer de la flottille BuAer 59774 – est atteint de plein fouet par les tirs de la DCA et s’écrase au sol. Les neuf membres de l’équipage, le SM2 armurier de bord Serge, AimĂ© BOURSON, le SM2 radio volant Marc, Christian CHAIGNE, le SM2 radio volant Jackie, Robert GIULIANO, le SM2 pilote Guy, Joseph, AndrĂ© GAUTHIEZ, le SM2 mĂ©canicien de bord Charles ILTIS, l’EV1 pilote Alexis MANFANOVSKY, chef de bord, le SM2 armurier de bord Jean, Hyacinthe PAUMIER, le SM2 mĂ©canicien de bord Pierre, Edmond PUYJALINET et le SM2 navigateur HervĂ©, Marie, Ernest RUELLO KERMELIN, sont portĂ©s disparus, prĂ©sumĂ©s tuĂ©s dans la chute de leur appareil. 18 novembre 1932 – Au cours d’un entraĂźnement au lancer de torpille pour un pilote nouvellement affectĂ©, un Levasseur PL 14 n° 8 de l’escadrille 7B2 percute la surface de la mer en baie de Saint-Mandrier. Les flotteurs arrachĂ©s, l’appareil passe sur le dos et coule presque immĂ©diatement, ne laissant aucune chance de survie aux trois hommes qui composaient l’équipage, le QM arrimeur pilote Yves, Marie DOLOU, le QM mitrailleur bombardier François, Laurent RUNAVOT et le SM mĂ©canicien pilote EugĂšne, Emile TINGAUD.
Cest dans le cadre somptueux et plein d’ondes spirituelles et positives de la Chapelle des PĂ©nitents Ă  Saint-Martin de Castillon dans le LubĂ©ron situĂ© au milieu des champs de lavande et au son du chant des cigales que vient d’avoir lieu le vernissage de la derniĂšre exposition d’Ella Falanga artiste peintre et art thĂ©rapeute.
Dans la presse Les Podcasts Impression Gratuit pour les moins de 2 ans Qui retrouvera le Prince Aubert ? Au fil du spectacle, les indices sont met Ă  votre disposition diffĂ©rents services afin de vous aider Ă  organiser vos sorties spectacle. ItinĂ©raire, plan d'accĂšs, informations sur le lieu de reprĂ©sentation...Le calendrier vous aidera Ă  mieux choisir le jour et l'horaire suceptible de vous fois la reprĂ©sentation terminĂ©e, n'oubliez pas de revenir visiter votre espace perso pour rĂ©diger une critique et partager votre expĂ©rience avec les autres espace perso vous permet Ă©galement de consulter et imprimer vos billets. En cas d'empĂȘchement, vous pourrez procĂ©der Ă  l'annulation d'une votre propre Newsletter et restez informĂ© en prioritĂ© des bons plans !L'espace perso est accessible en haut Ă  droite de votre Ă©cran ! RĂ©server Carrefour Écrire une critique Seuls les utilisateurs identifiĂ©s peuvent laisser un avis Au Secours, le prince Aubert a disparu-, Princesse pervenche/ Théùtre Funambule Montmartre/Le Bout (2014/2015) -Le Songe D'une Nuit D'Ă©tĂ© -Par Farouk Bermouga (mai 2015) -Les commĂšres- Par George Beller/MichĂšle Kern (2014)
Qui retrouvera le Prince Aubert ?Au fil du spectacle, les indices sont donnĂ©s, tantĂŽt aux enfants, tantĂŽt Ă  la Princesse policiĂšre. Il ne reste qu’à recoller les morceaux. Humour et suspense sont au rendez-vous de cette histoire interactive, palpitante pour les enfants et hilarante pour les grands. Le Prince Aubert a Ă©tĂ© fait prisonnier par Madame Moche. Celle-ci projette Ă  prĂ©sent d’empoisonner le Roi. Tout le Royaume est en danger. Le temps est comptĂ©... La Princesse Pervenche, sorte de FantĂŽmette en herbe, va-t-elle deviner le complot qui se trame et dĂ©couvrir Ă  temps le vrai visage de Madame Moche - Vrai garçon manquĂ©, la Princesse dĂ©tective plaĂźt autant aux filles qu’aux garçons. Les personnages de la mĂ©chante et du prince sont, eux, particuliĂšrement ridicules et comiques. Une vraie intrigue policiĂšre, pendant laquelle les enfants vont saisir les indices au fur et Ă  mesure avec, en gĂ©nĂ©ral, une longueur d’avance sur la jeune hĂ©roĂŻne ! Le Saviez-vous?Cette comĂ©die qui en est Ă  sa 6Ăšme annĂ©e de succĂšs, entraĂźne les enfants dans une aventure pleine de rires et de rebondissements. Du mĂȘme auteur "La Princesse au petit pois dans la tĂȘte", "la Princesse Rose et le retour de l’Ogre", "Toutankhamon et le scarabĂ©e d’or", "Pierre et la Princesse ensorcelĂ©e". RenseignementLes enfants devront ĂȘtre accompagnĂ©s d’un adulte. Retrait des billets conseillĂ© en amont auprĂšs du service culturel en mairie car le nombre de places est limitĂ©. Pour un public enfant Ă  partir de 4 ans ComĂ©die DurĂ©e 1H
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